Broots :

J'entrai dans le bureau de Sydney sans prendre la peine de frapper car j'étais inquiet pour Mlle Parker. Il était assis derrière son bureau, en train de lire un bon bouquin et de regarder de temps en temps quelques dossiers révélant les résultats de ses tests sur des jumeaux. Il ne remarqua ma présence seulement quand les portes furent un grand bruit en se refermant derrière moi.

S : Broots ! Vous n'avez pas l'air d'aller bien.

B : Je m'inquiète pour Mlle Parker. Elle m'a demandé de l'appeler dès que j'aurais les résultats des recherches qu'elle m'a demandé de faire mais elle ne répond pas. J'ai essayé plusieurs fois sur son portable ainsi que chez elle mais rien !

S : Calmez-vous Broots. Je vais aller voir si elle est chez elle et si elle n'y est pas, on cherchera à partir du Centre.

B : D'accord.

Sydney se leva de son fauteuil, enfila sa veste, prit ses clefs et sortit. Je ne savais pas comment il faisait pour rester calme face à tous les genres de situations. Je ne l'avais vu perdre de contrôle que très peu de fois.

Comment fait-il pour rester calme ?

Mlle Parker avait peut-être des problèmes ! Il fallait que je m'occupe en attendant l'appel de Sydney.

MP :

La deuxième cassette venait de se finir et j'étais soulagée de voir que le cameraman qui était chargé de me suivre était vraiment incompétent ! Il était mal placé cette fois-ci encore. Raines n'avait rien vu ! De plus, le regard que Jarod et moi avions échangé m'avait semblé durer moins longtemps sur la bande qu'en réalité. A moins, qu'étant captivée par son regard et par le fait de lui dire ce que je ressentais par le mien, j'avais perdu la notion du temps. Je ne savais même plus où j'étais. Il y avait juste lui et moi : un instant volé hors du temps et de l'espace.

R : Qu'avez-vous à dire pour votre défense Mlle Parker ?

MP : Vous vous prenez pour un juge ? Ce qui reste du Triumvirat et de la commission T ne sera pas très content en apprenant ce petit interrogatoire !

R : Ce qui reste du Triumvirat et de la commission T est très coopératif depuis que M. Parker a donné sa vie pour que les rouleaux n'arrivent pas dans les mains de Jarod.

Ce type était vraiment…il n'y avait même pas de mot pour le qualifier ! Il s'était mis le Triumvirat dans la poche avec l'histoire des rouleaux, ce qui avait dû renforcer son pouvoir au Centre.

R : J'attends une réponse.

MP : Vous l'avez vu par vos propres yeux, je ne pouvais rien faire pour capturer Jarod. Les enregistrements le montrent très bien.

R : Vous auriez dû essayer !

J'entendis de la colère dans sa voix entrecoupée d'inspirations bruyantes.

R : Mais passons…

Il ouvrit à nouveau la porte pour laisser entrer deux nettoyeurs portant une table. Ils repartirent en emmenant la télévision et les enregistrements puis revinrent avec un fauteuil sur lequel Raines s'installa et plusieurs petites cassettes que l'un des nettoyeurs posa sur la table.

R : …peut-être que vos conversations téléphoniques de ce dernier mois nous aiderons à y voir plus clair.

Jarod m'avait appelée deux fois le mois dernier. J'espérais qu'il avait brouillé ses appels jusqu'à mon téléphone que ce soit le fixe ou le portable.

Raines inséra l'une des cassettes dans le lecteur et s'apprêta à appuyer sur lecture quand son portable sonna. Il se leva et sortit de manière à ce que je n'entende pas sa conversation. C'était quand même un comble !

Je profitai de son absence pour écouter la bande. Je la passai rapidement pour arriver à l'appel de Jarod. Je fus soulagée en constatant qu'on n'entend rien de notre conversation ! Jarod était vraiment un génie ! Je rembobinai la cassette et la bande s'arrêta juste quand Raines réapparu dans la pièce. Il s'installa à nouveau à la table et commença l'écoute de mes conversations téléphoniques.

Broots :

B : D'accord Sydney. Je commence les recherches.

Je raccrochai. Sydney venait de m'appeler pour me dire que Mlle Parker n'était pas chez elle. Cela signifiait qu'elle avait sans doute des ennuis avec le Centre, donc avec Raines ou Lyle. Je m'installai à mon bureau et commençai à taper tout un tas de code sur mon clavier. Je commençai par fouiller du côté de Raines.