MP :
J'ouvris les yeux lentement, j'étais si fatiguée. Je n'avais pas beaucoup dormi car Jarod et moi avions parlé toute la nuit. Je sentis quelque chose de chaud autour de moi alors je décidai d'ouvrir complètement les yeux. Jarod. J'étais dans ses bras. Apparemment, nous nous étions instinctivement rapprochés l'un de l'autre et nous avions dormi comme ça. Je n'osai pas bouger par peur de le réveiller mais je devais aussi avouer que la situation ne me déplaisait pas. Un instant volé où je pouvais être moi et, comme toujours, c'était avec Jarod.
Soudain, je le sentis bouger alors je refermai les yeux pour "voir" sa réaction. Et puis, je trouvais juste qu'il profite lui aussi de ce moment comme je venais de le faire. Je savais qu'il souriait en me voyant là. Je sentis sa main effleurer ma joue. Une douce caresse qui me montrait à quel point ça faisait du bien de se sentir aimée. Car oui, je savais ce que Jarod ressentait pour moi, même si je disais le contraire. Comment aurais-je pu ne pas savoir ? Surtout depuis qu'il m'avait envoyer ce bonbon sur lequel était écrit "Be my Valentine". C'était plus que clair et ce qui avait failli se passer sur Carthis ne faisait que le confirmer.
J'ouvris les yeux et mon regard tomba directement dans le sien. Je me relevai et m'asseyai correctement sur le canapé. Il se leva et me dit qu'il allait préparer le petit déjeuner. En attendant, j'allai dans la salle de bain. Toute cette pièce respirait sa présence. Tous ses parfums étaient dans l'air et, n'ayant aucun produit, j'utilisai les siens.
Après avoir mangé dans la même ambiance qu'hier soir, je dis:
MP: Il faut que je retourne au Centre.
J: Tu es sûre que c'est la meilleure solution ?
MP: Tu sais aussi bien que moi que oui. Si on veut se débarrasser du Centre, c'est mieux d'avoir quelqu'un à l'intérieur.
Je voulais prendre mon portable pour appeler un taxi mais Jarod m'en empêcha.
J: Je vais installer un brouilleur sur ton portable comme ça, même si le Centre te met sur écoute, il n'y aura rien sur les bandes d'enregistrement. Je vais aussi entrer mon numéro de portable pour que tu puisses me joindre n'importe quand.
Je le remerciai d'un sourire et je décrochai le téléphone fixe pour appeler mon taxi. Mais le portable de Jarod sonna. Je reposai le combiné car je pressentais que c'était Sydney qui appelait. Décidément, on faisait tout pour que mon départ soit retardé.
J: Allô
: …
J: Sydney ! Attendez, je mets le haut-parleur pour que Parker entende.
S: Lyle est au courant pour la mort de Raines. Il avait fait mettre des caméras. Il a donc vu tout ce qui s'est passé. Il en a fait part au Triumvirat en disant que vous avez trahi le Centre, Mlle Parker. Il est le directeur à présent. Il ne faut pas que vous reveniez, voilà pourquoi je me suis permis d'appeler sur ton portable Jarod.
J: Merci de nous avoir prévenu Sydney.
S: Je garde contact avec vous et je vous informe au moindre changement. Faites attention à vous.
Sydney raccrocha. Jarod souriait.
MP: À voir ce sourire, on dirait que ça t'arrange !
J: Non, ça me rassure.
MP: Je sais me défendre, je suis une grande fille !
Il sourit à nouveau et je ne pus empêcher un sourire de se dessiner sur mes lèvres.
Jarod:
Si elle savait à quel point son sourire me rendait heureux ! Il était le symbole d'une complicité renaissante entre nous deux et cela ne pouvait que me ravir.
MP: Je laisse tomber le taxi apparemment.
J: On devra arrêter les actions du Centre sans que tu y retournes.
MP: Bien, mais en attendant, je dois aller m'acheter des vêtements car le Centre à dû mettre ma maison sous surveillance et bien sûr Raines n'a pas pris le soin de me remettre ma carte de crédit car il était trop occupé à nous menacer. Tu n'en aurais pas une par hasard ? Me demanda-t-elle le plus innocemment du monde.
Je sortis une carte de crédit d'une des poches de ma veste et lui donnait en souriant.
J: Amuses-toi bien. L'argent provient d'un des comptes du Centre et je l'ai trafiqué afin qu'ils ne puissent pas nous repérer à cause de ça.
Elle la prit, attrapa les clefs de la voiture posées sur la table, enfila son manteau et sortit de la maison.
Sydney :
J'avais rejoint Broots depuis que j'avais prévenu Mlle Parker et Jarod pour Lyle. J'avais trouvé Broots devant son ordinateur, apparemment encore stressé par quelque chose qui venait de se passer.
B: Vous ne devinerez jamais se qui vient de m'arriver Sydney ! J'étais allé m'acheter un paquet de chips au distributeur et en revenant ici, j'ai croisé Mr Lyle. Il y avait une femme avec lui. Il me l'a présenté comme son bras droit. Elle s'appelle Calie. Il n'y a rien d'effrayant dans son apparence, au contraire, mais sachant qu'elle travaille avec Mr Lyle, elle me donne la chair de poule. J'ai l'impression qu'elle est pire que Brigitte !
S: Calmez-vous Broots. Nous allons faire des recherches sur cette Calie. Si nous trouvons quelque chose, nous préviendrons Mlle Parker et Jarod.
B: Vous leur avez dit pour Lyle ?
S: Oui, Mlle Parker ne reviendra pas au Centre.
Il acquiesça. Il savait que c'était le mieux pour elle.
Broots était un homme épatant: malgré tout ce que Mlle Parker lui avait fait subir et le peu de marque d'intérêt qu'elle lui avait porté. Il ne s'était pas laisser avoir par sa carapace dure et froide et appréciait même sa patronne jusqu'à la considérer comme un amie.
Au bout de trois heures, nous avions réunis quelques informations sur Calie. Mais, il n'y avait vraiment que le minimum.
