Sydney :
J'étais dans le labo de simulations en compagnie de Broots quand on entendit un bruit provenant du conduit d'aération. La grille bougea jusqu'à tomber par terre pour laisser apparaître Angelo. En voyant son visage, je compris immédiatement que quelque chose n'allait pas. Il restait à savoir quoi parce qu'on avait le choix au Centre !
A: Danger…mort…
S: Qui est en danger Angelo ?
Il leva les yeux vers Broots et moi.
B: Nous ? Me demanda Broots d'une voix tremblante en tournant la tête vers moi.
Je regardai à nouveau Angelo. Il hocha la tête de haut en bas.
S: Qui veut nous tuer Angelo ?
Il cacha un de ses pouces dans sa main.
A: …ordonner…assistant…vous tuer.
J'aurais dû m'en douter.
B: Il faut partir.
S: Je ne peux pas partir, mais vous oui. Allez chercher Debbie et partez loin du Centre.
B: Et vous ? Ils vont vous tuer !
S: Non, je trouverai un moyen de me racheter auprès du fils du diable et mon travail ici n'est pas fini.
B: Jarod et Mlle Parker ne reviendront pas, le Centre vous a pris la moitié de votre vie. Il est temps pour vous de partir aussi.
S: Et Angelo ?
B: On l'emmène avec nous.
S: …d'accord.
J'avais accepté. J'allais quitter le Centre. Je me souvins d'un appel téléphonique de Jarod pendant lequel il m'avait demandé pourquoi je restais au Centre. Je lui avais répondu que mon travail n'était pas terminé et que je devais le protéger lui et Jacob. Mais aujourd'hui, Jacob était mort et Jarod ne reviendrait pas au Centre. Broots m'avait convaincu. Il comprenait, je crois, que cette décision était difficile à prendre pour moi alors il avait trouvé les bons arguments. Cependant, il restait encore une personne que je devais faire sortir du Centre et dont je devais prendre soin : Angelo. Comme pour finir ce que Catherine Parker avait commencé. Je devais offrir la liberté à Angelo et m'occuper de lui. C'est avec ces arguments là que Broots m'avait convaincu de partir. Donner à Angelo une autre vie que celle qu'il a eu au Centre. Bien sûr ça ne sera pas facile, mais je ne pouvais pas l'abandonner, le laisser avec les monstres qui dirigeaient le Centre.
Jarod :
Son parfum m'enivrait et je ne pouvais plus me passer de ses baisers et de son corps près du mien. Mon portable sonna mais elle ne semblait pas vouloir me laisser aller décrocher. Au contraire, ses caresses s'intensifièrent et mon pull atterrit vite par terre. Le téléphone sonna à nouveau. Il fallait au moins que je sache si c'était Sydney. Je me séparai de Parker assez difficilement et je pris mon portable.
J: C'est Sydney. Il a peut-être des ennuis.
Elle leva les yeux au ciel et dit:
MP: Quand on le reverra, rappelles-moi de lui dire de mieux choisir son moment pour avoir besoin de toi !
Je souris et décrochai :
J: Allô.
S: Broots, Angelo et moi quittons le Centre. Lyle a engagé des nettoyeurs pour qu'ils soient nos assistants. En fait, ils surveillent nos moindres gestes. Ils ont dû savoir que nous avions des contacts avec toi et Mlle Parker et en informer Lyle. Angelo nous a prévenu que Lyle veut nous faire tuer.
J: Où êtes vous ?
S: Nous sommes passée chez moi et j'ai pris quelques affaires. Maintenant, nous allons chez Broots pour faire de même et prendre Debbie.
J: Vous avez un endroit où aller ?
S: Oui, je te rappellerais quand nous y serons.
J: Faîtes bien attention à vous.
Je raccrochai puis informai Parker de la situation.
