Crédit des personages : JK Rowlings
Le calme entre deux tempêtes
Blaise se passa un peu d'eau sur le visage avant de retourner au lit. Il tenait sa promesse : il ne dormait pas et veillait sur son bien-aimé. Draco s'était un peu agité au début de son sommeil mais c'était passé. Tout avait été calme. A 8h, Blaise s'était demandé s'il devait aller en cours ou pas. La question était bête : il devait y aller mais son bébé dormait depuis peu et avait besoin de lui. Tant pis, il sècherait la matinee, dut-il avoir des heures de retenue.
Vers 11h, Draco émergea enfin :
« Ça n'était pas un rêve ?, demanda-t-il en se collant à Blaise. Potter n'est pas caché dans la chambre ?
- Non, ça n'était pas un rêve et… pourquoi tu veux que Potter soit là ?
- Bah... Vous sembliez... proches... cette semaine.
- Euh... Ecoute... je sais que ça peut paraître déplacé, mais je te demande pardon je... j'ai... c'est compliqué. Tu comprends quand j'ai... découvert qui tu étais vraiment... j'ai eu peur. Peur que tu te sois foutu de moi peur que je sois qu'une proie difficile de plus pour toi, le trophée ultime, en quelque sorte alors... j'ai mal réagi.
- Eh ben, et on dit que c'est moi qui suis prétentieux, sourit Draco. Le « trophée ultime. »
- C'est ce que tu m'avais dit, une fois. J'ai longtemps réfléchi, et tu sais, quand on a une idée en tête, tous les éléments semblent corroborer cette idée. J'ai fait les mauvais liens entre différents éléments et... je n'ai plus cru en toi. J'ai écouté mon esprit paranoïaque au lieu d'écouter mon cœur. J'aurais réfléchi posément deux secondes, j'aurais su que je me trompais tu sais... tout ce que je t'ai dit lundi... Il y a certaines choses que je pensais réellement... mais... mon plus gros mensonge, c'est de t'avoir dit que je ne ressentais rien pour toi : je t'aime... et je t'aimais aussi ce jour-là... je l'avais juste laissé disparaître derrière ma douleur... et je n'aurais jamais dû laisser faire ça. Comment j'ai pu te faire ça ? Te dire ces horreurs? J'avais juré de toujours te protéger... et voila que c'est moi qui t'ai abattu. »
Draco ne s'était pas vraiment attendu à ça dès le matin mais le problème Potter était au moins résolu. Il essuya une larme qui coulait sur la joue de l'autre garçon.
« On repart sur de nouvelles bases ? Salut, je m'appelle Draco Malfoy, je suis un peu satyre mais au fond j'ai bon cœur
- Salut, moi c'est Blaise je suis super tendre sauf quand je déclenche mon côté obscur destructeur. Est-ce que tu me pardonneras un jour ? »
Il reçut un tender baiser en réponse.
« Merci d'être resté cette nuit.
- J'espère que je ne t'ai pas fait trop mal.
- Pas de côte cassée apparemment, dit Draco en se palpant. Et puis un Malfoy ne souffre jamais, dit-il ironiquement.
- Je suis là pour te faire oublier la douleur, dit-il esquissant des arabesques invisibles sur le torse de Draco. Au fait, j'adore ton nouveau tatouage. Je crois que je vais me faire le même. Tu en penses quoi ?
- C'est cool. Où ça ?
- Mmmh, où tu veux...
- Où je veux ?
- Montre-moi...
- Pas tout de suite, tu es tout fripé Zabini. Quelle négligence !, rit le Head Boy.
- Désolé, ça fait plusieurs nuits que je dors plus. Mais si tu me prêtes ta salle de bain et des fringues, aussi, d'ailleurs, je peux arranger ça.
- Pas trop longtemps alors, tu risques de me manquer. Je t'accorde dix minutes.
- Dix minutes, top chrono, propre de la tête aux pieds, je vais péter ton record, monsieur le psychorigide !
- Gnagnagna. Dix minutes c'est ce dont j'ai besoin rien que pour les cheveux. »
Pendant que Blaise prenait sa douche, Draco sortit des vêtements propres et une serviette qu'il déposa dans la salle de bains.
Conscient que Draco le dévorait du regard, Blaise l'allumait en se savonnant langoureusement le torse.
« Hé, tant que t'es là, frotte-moi le dos, s'il te plait.
- Hmmm ? Bien sûr. »
Il prit le savon et lui massa longuement les épaules, les omoplates, le dos, les reins, les fesses.
« Hé, j'ai dit : le dos.
- J'ai... glissé. Autant pour moi. J'ai toujours su qu'au fond tu n'étais qu'un petit allumeur. Mais bon, je ne me plains pas.
- Si tu veux que je respecte les dix minutes, va falloir que tu partes, dit Blaise comme s'il n'avait rien entendu. Et surtout que tu laisses un peu de peau sur mon dos, gloussa-t-il.
- Hmmm pardon. »
Malfoy quitta la pièce un peu grognon, il en voulait un peu plus.
« Hé Draco. Je garde le fantasme de la salle de bain pour la baignoire du cinquième étage. »
Le Head boy s'empourpra et sortit tandis que son petit ami effectua une toilette minutieuse et rassérénante. Il regagna la chambre les cheveux encore humides.
« Tadam ! Dix minutes, triompha-t-il, les chaussettes à la main.
- Bien je vais inspecter tout ça. Élève Zabini, vos chaussettes, c'est aux pieds qu'il faut les mettre, pas aux mains. La coiffure : dé-plo-ra-ble. Le pantalon... Blaise, Blaise, Blaise. Que vais-je faire de toi ?
- Je sais pas, dit Blaise, penaud. Qu'est-ce qu'il a ce pantalon ? »
Après avoir tourné autour de Blaise, Draco s'arrêta face à lui.
« Le pire : la chemise. On ne boutonne pas mardi et mercredi ensemble. monsieur Zabini, je ne peux pas vous laisser sortir comme ça.
- Je suis allé un peu vite, oups. Je vais le refaire.
- Attends. Laisse-moi t'aider. Je pourrais le faire dans le noir en moins de cinq secondes, se vanta Draco très sérieusement en défaisant les boutons un par un puis les reboutonnant tout en appréciant le spectacle. Et voilà, tu es presque parfait. Mais… pourquoi tu voulais t'habiller au juste ?
- Euh... ben je sais pas, pourquoi tu demandes ça ? On allait pas... je sais pas... déjeuner ou aller en cours ou un truc dans le genre ? »
Avec ce qui lui était arrivé, Draco était dispensé de cours pour la journée. Il devait juste passer à l'infirmerie pour une consultation rapide.
« Déjeuner ? Oui... oui bien sûr. Alors je veux… un Blaise aveeeeec de la chantilly ? Avec rien finalement. Blaise me suffira. Et toi, que prendras-tu ?
- Un Draco nature.
- Je vais te faire une confidence... c'est là qu'il est le meilleur. Nature. Tu veux goûter ? »
Sans attendre la répondre, il l'embrassa ardemment en se frottant contre lui.
« Draco..., murmura Blaise à l'oreille. Je crois que tu m'as convaincu. J'ai envie de toi.
- A table alors, gloussa Draco en l'embrassa à nouveau.
- Je veux dire, j'ai envie de toi. Fais-moi l'amour, Draco. Emmène-moi au Paradis. S'il te plait. J'ai suffisamment attendu.
- Il va falloir te déshabiller et tu vas rater le déjeuner.
- C'est vraiment un problème ? »
Ca n'en semblait pas un car Malfoy le déboutonna sans problème et fit glisser la chemise à terre. Le pantalon suivit.
« Si tu n'es pas prêt, je comprendrai.
- A ton avis, je suis prêt ? », ronronna Blaise en se collant davantage contre lui.
Draco se déshabilla à son tour et l'entraîna vers le lit.
« Juste une chose. S'il te plait. P… préviens-moi.
- D'accord. Là je vais t'embrasser, dit Draco en joignant le geste à la parole. Puis te caresser la hanche et plus intimement encore afin d'enlever ton boxer. Parce que je veux bien faire l'amour couvert mais pas avec les sous-vêtements. Ça n'est pas très efficace.
- Idiot, va », gloussa Blaise offert.
Draco explora lentement cet être tant désiré. Comme avec Andrew, le fleuriste sans cœur, il était un peu troublé de faire l'amour. Baiser n'impliquait aucun sentiment ni aucun engagement. Faire l'amour était un engagement émotionnel qu'il redoutait. Il s'en remettait à l'autre. Cette fois pourtant, il était convaincu que l'autre ne le trahirait pas.
Il caressa la fesse nue et cette fois il ne fut pas repoussé.
« Je vais t'allonger et te grimper dessus ensuite.
- Je crois que j'ai compris, bouda Blaise. Tais-toi maintenant. Je préférais quand tu te taisais », plaisanta-t-il en lui donnant une petite tape sur la cuisse.
Malfoy s'allongea sur son petit ami dont la respiration s'accélérait nettement. Ils restèrent de longues minutes, nus l'un contre l'autre, à se connaître, entre deux gémissements. Draco laissa Blaise saisir son sexe en érection et le masturber.
« Je ne t'ai jamais dit mais... Tu es magnifique Draco. »
Trop absorbé par les caresses de son futur amant, celui-ci ne répondit rien.
« Oui, tu es sublime. »
Draco l'interrompit enfin en saisissant la main malicieuse et la ramenant au-dessus de la tête de Blaise, avec l'l'autre main.
« Tu as assez joué.
- Oh ! J'aime jouer moi.
- Plus tard bébé, plus tard, laisse faire les grands garçons maintenant. »
Le blond se coula en une pluie de baisers le long du torse. Un téton par-ci, le flanc par-là, parfois il léchait ou mordillait pour arracher des petits cris de plaisir. Lentement, il lui écarta les cuisses et l'embrassa au creux de la cuisse gauche. S'attendant à un baiser plus centré, Blaise fut surprit que Draco continue à descendre le long de la jambe. Un mordillement à l'intérieur de genou lui arracha un éclat de rire.
« Bébé ange est chatouilleux, gloussa Draco amusé et en retournant à sa tâche.
- Mais tu insistes, effronté, glapit Blaise en se débattant.
- C'est bon, c'est bon. »
Il l'embrassa au mollet puis sur le pied et… lui suça le gros orteil. Etonné mais pas insensible, Blaise se laissa faire. Draco reposa sa jambe puis saisit l'autre et remonta des pieds jusqu'à l'intérieur de la cuisse droite, lapant sciemment l'intérieur du genou pour que le joli brun sur son lit gigote. Enfin, il lécha la hampe de la base jusqu'au gland qu'il avala. Concentré uniquement sur le gland, il caressait avec la langue puis le mordillait doucement. Il glissa une main sous la fesse de Blaise et enfourna complètement le sexe dur de son amant. Motivé par ses gémissements de plus en plus forts, il appuya ses sucions. Il en profita pour glisser un doigt en Blaise. Afin de ne pas trop le surprendre, il y alla doucement. Quand celui-ci se détendit, il en glissa un second.
« D... Draco... mmmhh... je ... je vais... aaaaah… »
Trop tard pour Draco, qui de toute façon avait l'intention d'avaler.
Blaise, lui, enfonça les doigts dans le matelas et essayait de retrouver une respiration normale.
« Tu... tu veux plus ?, demanda Draco en continuant de le doigter.
- Oui j'en veux plus... Je te veux. Draco, je veux tout de toi, dit-il en s'emparant du sexe toujours dur de l'autre sorcier. Prends-moi tout entier. »
Il tendit une main vers le cou de son amant et l'attira contre lui pour l'embrasser avec fougue tout en continuant de se frotter contre lui.
« Tu ne parlais pas de laisser faire les grands garçons ?, susurra-t-il. Parce que je commence à m'impatienter. »
De sa main libre, Draco sortit un préservatif et du lubrifiant qu'il tendit à son amant. Ce dernier lui mit et appliqua le gel.
« Tu devras me dire si tu as mal, d'accord. Je vais y aller doucement. »
Sa respiration s'accéléra. Ça y est, il allait enfin faire l'amour à bébé Ange. Il retira enfin ses doigts et le pénétra. A bien y réfléchir, il n'avait jamais couché avec quelqu'un de vierge ou du moins ne s'en était-il pas préoccupé. Il chassa cette pensée et se concentra sur sa tâche : ne pas blesser son amant. Après quelques va-et-vient il approfondit un peu la pénétration. Il saisit la main de Blaise et l'embrassa.
« Ca va ?, demanda-t-il.
- Oui, t'arrête pas. »
Pourtant, Blaise ne put retenir un froncement de sourcil quand Draco s'enfonça un peu plus.
« T'arrête pas j'te dis. Sinon… sinon je te tue !
- Si ma vie en dépend, je ne vais pas faire de zèle. »
Il s'enfonça enfin complètement puis ne bougea plus. Il masturba son amant pour le détendre. Ce dernier enfonça ses ongles dans la cuisse du blond et par des mouvements de bassin réclamait que Malfoy reprenne son activité. Il accorda le rythme de ses mouvements de bassin sur ceux de sa main. Le temps se figea. Blaise s'agrippa à la fesse de Draco et jouit une seconde fois, suivi de son amant. Draco fit encore quelques mouvements puis se retira, roulant sur le dos à côté en haletant bruyamment. Blaise aussi reprenait son souffle. Draco trouvait débile de dire « je t'aime » après un coït. C'était ramener l'amour à une histoire de cul, comme si ça revenait à dire : « J' ai aimé baiser avec toi » pourtant, il ressentit l'envie de le dire. Bien sûr qu'il avait aimé l'acte en soi mais il venait de le faire avec Blaise, son bébé Ange.
« Je t'aime, dit-il finalement.
- Je t'aime aussi bébé Serpent, répondit Blaise après avoir savouré un instant cet instant magique. Quoique… maintenant, je peux dire bébé Dragon, je crois. Ou même grand Dragon… habité par un brasier intarissable. Mmmmmh… chaud comme le plus chaud des volcans. »
Draco sourit intérieurement en se disant que les littéraires avaient vraiment de l'imagination mais vu que c'était laudatif, ça ne le gênait pas.
« Et ça te plaît quand c'est chaud ?
- A un point que tu peux pas imaginer !
- Espérons que tu ne t'en lasses pas parce que… je suis ruiné. Déshérité. Tu vas devoir m'entretenir et… je coûte plus que quelques mornilles parce que je ne renoncerai pas au luxe », ne put-il retenir.
Blaise grimaça un peu à l'allusion mais s'en ficha.
« Tant pis, il faudra taper dans mon héritage indécent tellement il est colossal...
- Dis, que comptes-tu faire aujourd'hui ? Tu as déjà raté les cours ce matin.
- Tu veux te débarrasser de moi ?
- Non, non bien sûr mais je pense aux conséquences. Et malgré mon excellente prestation, se targua Draco avec humour, je suis un peu fatigué encore. »
Blaise n'avait pas dormi lui mais à 18 ans, une nuit blanche ne faisait pas peur, ça n'était pas sa première après tout. Même si les autres avaient été beaucoup plus sereines, ça lui était arrivé en été ou pendant les vacances de lire tout une nuit.
« Va falloir que je me rhabille alors, soupira langoureusement Blaise en s'étirant. Et que je mange surtout ! »
Draco se leva et se mira dans la psyché.
« Tu es beau Draco, sourit-il en dépit des bleus qui tâchaient son torse. Je sais, je sais. Oh ! Mais tu n'es pas seul Draco ? Il est pas mal ce gars. Je sais, j'ai bon goût, dit-il alors que Blaise était à ses côté et commençait à se rhabiller.
- Reflet de Draco, tu devrais te recoiffer. Parce que tous ces épis, ça fait négligé !
- Eh ! Mon reflet et moi ne te permettons pas ce coup bas. Qui m'a décoiffé ? Mon reflet et moi exigeons des excuses !
- Ce soir peut-être… si je n'ai pas oublié. Tu veux manger quelque chose ?
- Non. Merci.
- Bois quand même cette aprem et… pas de fix, hein ?
- Promis, craché. Enfin je ne vais pas cracher mais pas de fix, promis. Bonne après-midi. »
Ils s'embrassèrent. L'un partit en quête de nourriture avant les cours et l'autre sous la douche puis au lit.
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