MP :
L: Le marché est simple : vous vous rendez tous les deux et je relâche mes quatre prisonniers.
Soudain, j'aperçus Sam derrière les arbres qui entouraient l'entrepôt. Il me faisait des gestes précis : il y avait d'autres nettoyeurs cachés dans le bois et ils nous encerclaient. Mais, pour l'instant, aucun n'était sorti.
Alors que Jarod commençait à avancer vers Lyle, je le retins par le bras.
MP: Sam est caché dans le bois, il dit qu'il y a d'autres nettoyeurs.
J: On va faire comme nous avons prévu et à la moindre occasion, tu menaces Lyle avec ton arme. Est-ce qu'on peut faire confiance à Sam ?
MP: Apparemment oui.
On avança de nouveau vers Lyle, comme si de rien n'était. Pendant ce temps, les nettoyeurs détachèrent les menottes de Sydney, Angelo, Broots et Debbie. Ils se mirent eux aussi à avancer. Tout se passait bien jusqu'à ce que d'autres nettoyeurs sortent des bois. Je dégainai alors vite les deux armes que j'avais sur moi et je commençai à tirer sur les nettoyeurs autour de nous. Jarod fit de même malgré la réticence qu'il avait vis-à-vis des armes. La volonté de protéger se vie et celle de ses amis avait été plus forte. Les nettoyeurs ripostaient mais se faisaient de moins en moins nombreux. En même temps que nous tirions, nous nous rapprochions de nos quatre amis qui avaient commencé à courir vers nous dès le déclenchement des coups de feu. Sam nous rejoignit également pour nous aider. Quelques instants plus tard, seul Lyle restait debout près d'une des voitures et il tenait Debbie en otage. Je regardai mes amis mais apparemment personne n'avait vu comment il avait fait. Puis, je compris. Une jeune femme blonde aux yeux verts arriva aux côtés de Lyle. Je supposai que c'était…
J: Calie !
C: Heureuse de te revoir Jarod.
Je regardai Jarod et je dis plus bas de façon à ce que seul Jarod entende :
MP: C'est elle la fameuse Calie ? Je ne vois pas ce que tu lui as trouvé !
J: Serait-ce de la jalousie que j'entends dans ta voix, Parker ?
Je ne pris pas la peine de lui répondre. Je me tournai à nouveau vers mes amis et je remarquai que Sam n'était plus là. Je le signalai à Jarod par un coup d'œil discret. Il me chuchota :
J: Il a peut-être trouvé quelque chose pour nous aider.
MP: Espérons-le.
Lyle passa un bras autour de la taille de Calie et l'embrassa. Je n'en croyais pas mes yeux : mon cannibale de frère avait l'air amoureux ! Debbie en profita pour donner un grand coup de coude dans le ventre de Lyle. Sam sortit alors de je ne sais où et commença à tirer pour couvrir l'adolescente qui courrait vers nous. Je tirai à mon tour pour que Debbie nous rejoigne plus vite et pour aider Sam puisque Lyle et Calie tiraient également. Je vis du coin de l'œil que Jarod aidait Broots à ne pas s'écrouler de peur. Debbie réussi alors à se glisser entre nous tous et à se blottir dans les bras de son père. Sam et moi cessions de tirer car Lyle et Calie étaient à terre. Jarod se leva et se dirigea vers eux. Nous le suivions tous, sauf Broots qui éloignait sa fille de tous ces corps. Jarod prit le pouls de Calie et fit non de la tête : la jeune femme était morte. Il prit celui de Lyle et soudain, l'homme sans pouce attrapa le bras du Caméléon.
L: Un grande erreur n'est-ce pas ? Se laisser distraire par nos sentiments quand on se trouve face à son plus grand ennemi. Au moins, maintenant, je connais ta plus grande faille : Parker.
Lyle leva les yeux vers moi, sourit et continua tant bien que mal :
L: J'aimais Calie, c'est ce qui m'a perdu.
Ses yeux se fermèrent et, en regardant Jarod, je sus que c'était pour toujours.
Nous allions rejoindre Broots quand je fus prise d'un mal de tête. Je m'arrêtai et Jarod fit de même.
J: Qu'est-ce qu'il y a ?
MP: …les voix…
J: Qu'est-ce qu'elles te disent ?
MP: "La liberté a triomphé du pouvoir".
