Bonjour!
Non, je n'ai pas abandonné ma fanfiction! J'ai été longue et je m'en excuse. Je dois vous avouer que j'ai bloqué. J'ai longuement réfléchis. J'ai souvent reçu des review qui me disaient que j'allais trop vite dans la relation Hermione/George. Et j'ai douté. Est-ce que je devais changer mon histoire? J'ai décidé que non. Effectivement, leur relation passe rapidement de "rien du tout" à "possible amour". Mais, je ne veux pas faire une fic de 40 chapitres. Si c'est à ça que vous vous attendiez, partez maintenant. C'est une fic avec un ton léger. Une fic qu'on lit pour se détendre. Pas d'intrigue à s'arracher la tête. Quelque chose de simple. Je suis désolée si ce genre de truc ne vous plait pas.
Bref, bonne lecture à celles qui apprécient ma fic et me le font savoir en me laissant une review ou en ajoutant l'histoire dans leur favoris/alerte. Merci à vous! :)
Je m'attendais à tout. Qu'elle me repousse, me gifle, m'insulte, me crache au visage. À tout. Sauf à ça. Elle m'a attiré contre elle et a passé ses bras autour de mon cou. Elle a approfondi le baiser. Nos lèvres ne voulaient plus se lâcher. C'était un baiser rempli de passions et de non-dits. De sentiments inavoués et de désir trop longtemps retenu. C'était…magique! Enfin, jusqu'à ce que Ron me prenne par les épaules et m'arrache des douces caresses d'Hermione. Qu'est-ce qui lui prend celui-là!
-Eh, mais ça va pas!, dis-je brusquement à mon frère.
-C'est vrai, qu'est-ce qui te prend Ron?, lui demanda à son tour Hermione.
-Ce qu'il y a! Il y a à peine 4 jours, je te déclarais mon amour et maintenant tu embrasses mon frère! C'est ça qu'il y a!
-Ronald Weasley! Je te signale que j'embrasse qui je veux et quand je veux! Je pourrais même embrasser Harry immédiatement et tu n'aurais rien à redire là-dessus!
-Quoi?, dis-je, mes deux yeux grands ouverts de stupeur.
-C'est un exemple, George. Je n'embrasserai pas Harry.
-Mais Mione, je…
-La discussion est close, Ron, le coupa-t-elle.
Elle se plaça devant moi et se mit sur le bout des pieds. Elle déposa ses lèvres délicatement sur les miennes et m'embrassa. Ce fut un baiser très doux en comparaison au précédent. Elle se retira ensuite en souriant.
-Je crois que tu devrais y aller George. Le train ne tardera pas à partir. Je t'écrirai. Au revoir.
J'hochai la tête et sortie du train. Mon frère m'attendait près du passage pour retourner du côté moldu. Lorsqu'il me vit, un large sourire s'étira sur ses lèvres.
Je reçus quelques jours plus tard une lettre d'Hermione. Elle était brève et concise. Je la trouvais étrange, mais je ne pouvais nier que c'était bel et bien l'écriture de ma chère miss-je-sais-tout.
« Bonjour George.
La sortie de Pré-au-Lard aura lieu dans trois semaines. Je viendrai te rendre visite, il faut qu'on parle. Dis bonjour à Fred de ma part.
À bientôt.
Hermione. »
C'était tout! Quatre petites phrases vides de sentiments. Et le « Il faut qu'on parle ». Ce n'est jamais bon signe. Cette lettre…C'est comme si nous ne nous étions jamais embrassés! C'est froid, c'est terne. C'est formel. Je me suis empressé de montrer la lettre à Fred. Il a pensé comme moi.
-Tu es sûr que c'est Hermione qui t'a envoyé ça?
-C'est son écriture et son nom est inscrit au bas de la lettre.
-Eh bien, mon vieux. Ça n'annonce pas de bonnes nouvelles. Je suis désolé de te l'apprendre. Quand une fille te dit « il faut qu'on se parle », ce n'est jamais pour te faire une grande déclaration d'amour!
Je laissai tomber ma tête contre la table de la cuisine. Vu de près elle était magnifique. C'est papa qui avait « tenté » de la fabriquer lorsque Fred et moi avions emménagé dans notre appartement au-dessus de notre boutique. Au début, je la trouvais hideuse. Le bois était beau, mais papa voulait absolument qu'elle soit construite à la façon moldu. Sans magie, quoi. Une vraie catastrophe! C'était la première fois que mon père se servait d'outils moldu. Il n'avait qu'une idée très vague de ce à quoi servait chaque engin. Ce ne fut pas facile, mais papa y tenait absolument. Le résultat est…beurk. Et le « mot » est faible. Les pattes ne sont pas de la même hauteur et on risque de se prendre une écharde chaque fois qu'on y pose les mains. Il était tellement fier de lui et de son projet que nous n'avons pas pu lui dire que cette table était atroce.
-Fred, qu'est-ce que je vais faire?
-Tu vas aller à se rendez-vous! C'est tout ce que tu peux faire.
Ça allait définitivement être les 3 semaines d'attente les plus longues de ma vie!
Voilà, trois semaines ont passé. Hermione ne devrait pas tarder. C'est le moment fatidique. Dès le moment où j'ai lu la lettre, j'étais impatient de la revoir. Même si son ton et les mots qu'elle avait choisis ne disaient rien qui vaille. Je voulais encore l'admirer. Voir ses cheveux indomptables, ses lèvres pulpeuses, son cou gracile et ses yeux bruns. J'étais en train de rêvasser lorsqu'elle entra dans la boutique. Elle marcha d'un pas rapide, mais rien d'alarmant. Elle me sourit. Je lui souris.
-Est-ce qu'on peut aller discuter quelque part? Un endroit plus tranquille?
-Euh…oui, oui. Dans l'arrière-boutique, ça te va?
-Oui.
Arrivé dans la petite pièce, je pris place à la table et je l'ai invitée à faire de même. Nous avons passé quelques secondes, qui me parurent des minutes, à nous regarder et à ne rien dire. J'allais commencer lorsqu'elle prit finalement la parole.
-George. Tu sais…J'ai beaucoup réfléchi à nous deux. Et j'en suis venue à la conclusion que ce n'était pas possible.
-Quoi!
-George, reste assis, je n'ai pas fini. Je disais donc, ce n'est pas possible nous deux.
-Pas possible? Comment ça pas possible? Tu m'as embrassé! Et à ce moment, nous deux ça ne semblaient pas « pas possible »!
-Écoute, je…tu es plus vieux que moi!
-De deux ans seulement!
-Je suis à Poudlard et toi tu travailles. Nous ne nous verrons pas pendant presque un an!
-On peut s'arranger!
-Et…je…je ne suis pas certaine que je t'aime. C'est trop pour moi en même temps. Il y a Ron et maintenant toi! Je ne sais plus quoi penser.
-Hermione. Je ne sais pas si je t'aime. Ce que je sais par contre, c'est que tu me fais de l'effet. J'aime être avec toi, j'aime t'écouter parler, j'aime tes cheveux, j'aime la façon que tu as de sortir un bout de langue quand tu réfléchis. Est-ce que je suis amoureux? Je n'en sais rien. Est-ce que j'ai envie de sortir avec toi? Oui! La vie est trop courte, Hermione. Elle est trop courte pour se poser des questions. On ne vie qu'une seule fois. Et si j'ai à mourir pendant cette foutue guerre, j'aimerais ne pas avoir de regret. Pour une fois, pense avec ton cœur et non avec ta tête!
- Je ne sais pas, George. On ne pourra pas se voir.
-Tu viendras me rendre visite lors des sorties. On se parlera par cheminée. On s'écriera. Peut-être que je vais pouvoir te rendre visite moi aussi. J'en parlerai avec Dumbledore.
-Tu es sûr que c'est ce que tu veux? Je ne suis pas aussi drôle que Fred. Je ne suis pas vraiment ton type de fille.
-Les contraires s'attirent!
-Tu connais les proverbes moldus?
-Papa a un livre rempli de ces phrases. J'en ai retenu quelques-unes.
-Si ce proverbe est vrai, ce n'est pas avec toi que je sortirais, mais avec Malefoy!
-N'y pense même pas! Hors de question que ce petit fils à papa pose ses sales mains sur toi!
- Calme-toi, George. C'était une plaisanterie! Ça te dirait d'aller prendre une bierraubeurre? J'ai envie que tout le monde sache que le séduisant George Weasley n'est plus disponible!
-Le plus séduisant des jumeaux tu veux dire!
-Je t'ai entendu George!, dit la voix de Fred au loin.
Hermione et moi avons donc quitté la boutique, avec l'accord de Fred, bien sûr. On marchait dehors, main dans la main. Je n'arrivais pas à y croire. Hermione et moi. Tous les deux. Ensemble. Wow. Je ne savais pas où cette relation allait nous mener, mais j'en étais certain, elle promettait beaucoup!
Nous entrâmes quelques minutes plus tard au Trois Balais. Il y avait une table de libre au fond. Après avoir commandé nos boissons, ni elle ni moi n'osions dire quelque chose. Hermione Granger et George Weasley. C'est irréel. Cela semble improbable, voir carrément impossible.
En regardant bien la jeune femme qui se trouvait devant moi, je vis qu'elle semblait réfléchir à quelque chose, mais à quoi?
-Quelque chose ne va pas Mione?
-Hmm?, dit-elle en sortant de ses pensées. Je suis désolée, je n'ai pas écouté ce que tu as dit. Peux-tu répéter?
-J'ai dit « Quelque chose ne va pas Mione »? Tu sembles préoccupé.
-Je pensais à Ron.
-À Ron…?
-Eh bien, je pensais surtout à ce que j'allais lui dire. Si tu savais, pendant tout le trajet du train, il n'a pas voulu m'adresser un seul mot. Ça a été comme ça pendant une semaine. Après, c'est comme si un sort lui avait délié la langue! Il n'arrêtait pas de poser des tas de questions sur toi et moi. Est-ce que nous sortons ensemble, est-ce que c'est pour toi que je n'ai pas voulu être avec lui, etc. Et quand il a su que je te rencontrais aujourd'hui, la crise qu'il a faite! Il était tellement en colère. Heureusement qu'Harry était la pour le calmer. Mais quand je vais revenir, je ne sais pas quoi faire. Est-ce que je dois lui cacher que nous sommes ensemble? Est-ce que je dois lui dire? Je ne sais pas…
-De quoi as-tu envie? Lui cacher notre relation ou lui dire?
-Je… Elle fit une pause et sembla réfléchir. Je n'ai pas envie de me cacher. Je veux que les gens qui me sont chers voient que je suis heureuse. Je veux que mes amis soient au courant de ma vie amoureuse. Je ne veux pas avoir à garder ce secret. Je veux pouvoir parler à Harry de nous deux, mais je ne veux pas le faire dans le dos de Ron. Je vais lui parler. Ça ne sera pas facile, mais il doit comprendre que je suis avec toi. Je…je fais bien tu crois?
-Ce que tu penses être bon pour toi est aussi bon pour moi. S'il le faut, j'aurai moi-même une conversation avec Ron.
-Merci George.
Le reste de l'après-midi se passa merveilleusement bien. Hermione n'est pas le genre de fille qui se colle contre son petit ami pour ne plus en décoller. Elle est très indépendante. Elle sait quand donner de l'affection et quand simplement se tenir la main est suffisant. La sortie à Pré-Au-Lard tirait à sa fin. Hermione devait donc partir. Nous sommes sortis à l'extérieur.
-Bon, dit-elle, je crois qu'il est temps que j'y aille. Merci George pour ce magnifique après-midi. J'ai adoré être en ta compagnie.
-Moi de même, Hermione. Moi de même.
Cette fois, ce fut elle qui prit l'initiative du baiser. Elle se mit sur la pointe des pieds afin d'être à ma hauteur. Elle posa délicatement ses lèvres contre les miennes. Ce baiser était doux et lent. Nous prenions notre temps afin de savourer chaque instant. Nous nous sommes décollés l'un de l'autre que parce que nous manquions d'air.
-Au revoir George! Écris-moi!, dit-elle en courant vers le groupe qui se dirigeait vers Poudlard.
Quel magnifique après-midi!
Alors? Une petite review, ça ne fait pas de mal
