Salut les amis.
Comme je n'ai pas beaucoup de temps en ce moment, entre le travail et la recherche en urgence d'un logement, je vous poste aujourd'hui plusieurs chapitres car je ne sais pas quand je pourrais de nouveau poster.
Bonne lecture,
Sweety
Séquestration et tortures
Jane tentait de ne pas bouger pour ne pas réveiller Lisbon qui dormait toujours enlacée à lui. Il avait dormit quelques heures mais à présent, tout son corps le faisait atrocement souffrir et il ne parvenait plus à trouver le sommeil. Lisbon par contre ne semblait pas avoir autant de difficultés que lui. Il laissa alors son regard se perdre sur le visage de la jeune femme. Elle semblait apaisée, détendue, peut-etre était-ce dût au fait qu'il ne lui avait toujours pas lâché la main depuis qu'elle la lui avait prise avant de s'endormir.
Il voulait profiter de ce moment, profité du fait qu'ils étaient toujours ensemble, que les hommes n'étaient toujours pas venus les séparer, qu'ils étaient encore en vie. Il savait que d'ici peu tout ce calme serait fini et que l'un des deux partirait pour ne peut-etre plus revenir. Il ne parvenait pas à se faire à cette idée, la savoir en danger et ne rien pouvoir faire pour la protéger. Même s'il n'était pas flic, il ne pouvait s'empêcher de vouloir la protéger, de faire tout son possible pour qu'elle soit heureuse et en sécurité. Il ne supporterait pas de la voir souffrir et il était prêt à devoir subir toutes les tortures du monde pour qu'elle reste seine.
Jane sentit Lisbon bouger dans ses bras et il tourna la tête vers la jeune femme, tombant dans son regard émeraude. Ils se sourirent un moment avant que Lisbon se redresse lentement, pour s'installer convenablement contre le mur.
-" Vous êtes réveillé depuis longtemps?" Le questionna-t-elle.
-" Un moment déjà," lui répondit-il avec un sourire.
Lisbon se sentit rougir face à ce regard et, en temps normal elle aurait été mal à l'aise, aujourd'hui elle aimait ça. Elle aimait ce qu'elle lisait dans les yeux du mentaliste à ce moment-là, la façon dont sa main vint prendre possession de la sienne, la façon dont il la rapprocha de lui, la façon dont il la serra contre lui. Tout en cet instant lui plaisait parce qu'elle se trouvait avec Patrick Jane, dans cette pièce, seuls pour encore quelques temps et elle voulait en profiter. Elle se sera également contre lui, posant de nouveau sa tête contre son épaule et écoutant les battements de son cœur. Elle synchronisa sa respiration avec celle de son compagnon de cellule et ferma les yeux pour ressentir toute la plénitude du moment.
-" Je suis vraiment désolée Jane," s'excusa une nouvelle fois Lisbon, comme avant de s'endormir contre lui la veille au soir.
-" Vous n'avez aucune raison de l'être Lisbon," la rassura-t-il. "Vous n'y êtes pour rien, vous ne m'avez rien fait de mal."
"_ Si je vous ais fait mal, en vous mentant chaque jours depuis six mois, en vous faisant croire que j'étais en couple avec Brad, en préparant mon mariage avec lui, en tentant de m'éloigner de vous."
-" Vous faisiez votre travail et je ne peux pas vous le reprocher, même si j'en ais effectivement souffert."
-" Vous n'imaginez pas à quel point c'était difficile pour moi de vous voir tout les jours et de ne rien pouvoir vous dire, de vous voir si triste à longueur de journée et de ne rien pouvoir y faire, de rentrer chez moi le soir et de retrouver Brad qui m'attendait pour diner. Toutes les fois où il me touchait, toutes les fois où il m'embrassait, toutes les fois où il posait son regard sur moi, je souffrais mais je ne pouvais rien y faire."
Jane avait écouté la tirade de la jeune femme et, lorsqu'elle avait commencé à énumérer toutes les choses qu'elle avait faite avec cet homme, il avait sentit son cœur se serrer, car il aurait voulu qu'elle les fasse avec lui, et personne d'autre.
-" C'est à moi de m'excuser Lisbon," souffla-t-il. "Je n'ai rien vu de ce que vous enduriez chaque jour et pourtant je suis censé voir ce genre de choses, je suis censé savoir quand les gens me mentent."
-" Mais vous l'avez su."
-" Hier seulement," avoua-t-il en baissant la tête.
Le silence retomba dans la cellule et Lisbon bougea contre son consultant, se séparant de lui légèrement, comme si quelque chose la gênait. Jane la regarda faire sans rien dire et attendit qu'elle se sente plus à l'aise. Elle avait besoin de parler, il le savait, il le sentait, mais elle ne savait pas comment le faire et il savait exactement de quoi elle voulait parler. Il l'aida alors à se lancer.
-" Je ne pouvais pas assister à votre mariage Lisbon car je…" souffla-t-il lentement.
-" Je sais Jane et je m'en veux terriblement du mal que je vous ais infligé. Depuis le réveillon du nouvel an, depuis le baiser que nous avons échangé, je ne cesse de penser à vous."
"_ J'y pense aussi tout les jours et à chaque fois ça me fait mal."
Les mots étaient sortis tout seuls et il s'en sentait soulagé, cela lui faisait du bien de le dire à voix haute, de le lui dire à elle.
-" A chaque fois qu'il posait ses mains sur moi, je m'imaginais avec vous," commença Lisbon. "A chaque fois que ses lèvres se posaient sur les miennes je repensais à notre baiser, à chaque fois qu'il venait sur moi pour me serrer contre lui, je fermais les yeux en vous imaginant à sa place."
Jane ne savait pas quoi penser de tout ça. D'un coté il était heureux qu'elle s'imagine l'embrasser, le prendre dans ses bras, se coucher avec lui, mais d'un autre coté, il était jaloux de ce que l'homme avait fait avec elle, de toutes les attentions qu'il lui avait porté.
Une question lui brulait les lèvres depuis un moment déjà et il se décida à le lui demander, il avait besoin de le savoir.
-" Lisbon," hésita-t-il, "avez-vous… vous et Brad vous avez…"
Mais il ne parvenait pas à poser la question, trop honteux de demander ce genre de chose, même s'il voulait absolument le savoir. Lisbon comprit alors de quoi il parlait et un léger sourire naquit sur ses lèvres. Elle décida de mettre fin à ces tortures.
-" Nous n'avons rien fait Jane, je n'ais pas couché avec lui."
Jane releva la tête et croisa le regard de la jeune femme, il reflétait tout l'amour qu'elle avait pour lui et semblait le remercier. Mais de quoi?
-" Je lui ais expliqué que je ne pouvais pas le faire, que je n'étais pas prête, que je préférais attendre que nous soyons marié pour que cela soit magique et il m'a cru, il m'a fait confiance, du moins je le pensais."
Jane sourit à la révélation de la jeune femme. Alors elle n'avait rien fait avec lui, elle n'était pas allée aussi loin et il en était heureux. Il reprit sa main et la serra fort dans la sienne, lui montrant ainsi à quel point il était soulagé. Lisbon lui sourit en retour et se rapprocha de lui. Mais au moment où elle allait poser ses lèvres sur celle du mentaliste, la porte s'ouvrit et Brad fit son apparition.
-" Comme c'est touchant," ricana-t-il. "Teresa tu viens avec moi et vous monsieur le consultant, vous restez là."
-" Elle n'ira nulle part avec vous," s'énerva Jane en poussant Lisbon derrière lui, grimaçant alors que ses douleurs se réveillaient.
-" Vous n'êtes pas en position de donner des ordres mon cher et elle va venir avec moi. Mais si ça peut vous rassurer, vous saurez exactement ce que je vais lui faire."
Et sur ces morts, il déposa un petit appareil sur le sol, le mit en marche et attrapa Lisbon part le bras, la forçant à se lever. La jeune femme suivit le mouvement sans trop de résistance. Elle savait que si elle ne faisait pas ce qu'on lui disait, alors ce serait à Jane d'y aller et elle ne le voulait pas.
A contre cœur elle lâcha la main de son collègue et lui lança un regard triste mais encourageant. Dans ce regard elle lui disait de ne rien tenter, d'être sage et d'attendre ses retours. Mais pour Jane c'était inconcevable, il ne pouvait pas la laisser partir ainsi avec cet homme, pas après avoir lu ce qu'il faisait à ses victimes. Il ne les tuait pas non, il en avait besoin pour ses affaires, mais il les utilisait pour différentes choses, il les faisait souffrir au-delà du possible pour les rendre docile. Jane craignait pour la santé de la jeune femme, il craignait ce qui allait lui arriver. Il savait qu'elle ne tenterait rien aussi longtemps qu'il serait lui-même prisonnier et c'est cela qui lui faisait peur, elle ferait tout ce qu'on lui demanderait pour avoir la certitude qu'il ne lui arriverait rien à lui. Il ne pouvait pas laisser cela arriver.
Jane tenta alors un mouvement pour se lever mais immédiatement, il reçu un coup de pied dans le ventre qui le plia en deux de douleur. Lisbon se défit alors de l'emprise de Brad pour se jeter à genoux à coté de lui, l'attrapant par les épaules et plongeant son regard dans le siens.
-" Ne tentez rien Jane, je vous en pris ne faites rien sinon ils vous tueront et je ne le veux pas."
-" Ils vont vous torturer Lisbon, je ne peux pas les laisser faire."
-" Vous le pouvez et vous le ferez, pour moi s'il vous plait."
Il plongea son regard dans le sien et fini par acquiescer. Cela lui faisait mal mais il le faisait pour elle, parce qu'il l'aimait et qu'il ne voulait pas qu'elle souffre encore plus à cause de lui.
Avant de se relever, Lisbon déposa ses lèvres sur la joue de Jane et colla ensuite son front contre celui du mentaliste. Elle ferma les yeux un instant puis les rouvrit pour tomber dans les siens.
-" Je vais revenir Jane, je vous le promets."
Lisbon se releva et suivit Brad dans les couloirs de l'entrepôt, la peur montant au fur et à mesure de ses pas. Ils arrivèrent finalement devant une porte qui s'ouvrit à leur arrivée, comme si la personne à l'intérieur savait qu'ils étaient là.
Lisbon avance dans la pièce et son regard tomba sur ce qui l'attendait. La peur au ventre, elle entendit la porte se refermer derrière elle.
Jane était toujours au sol dans sa cellule. Il repensait à Lisbon et à ce qu'elle faisait pour lui, pour sa sécurité et il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. C'Était lui l'homme, c'était à lui de souffrir pour elle et non pas le contraire. Pourquoi n'était-il pas plus courageux? Pourquoi devait-il toujours laissé Lisbon agir pour le défendre?
Il se redressa tans bien que mal et s'assit contre le mur, priant pour qu'elle ne souffre pas trop, que ces hommes ne soient pas aussi cruels que les documents le disaient.
Mais alors qu'il continuait d'espérer, le son d'une voix grésilla dans l'appareil et il reconnu Lisbon. Il l'entendit pleurer de douleur, il l'entendit supplier ces hommes de cesser. Il l'entendit lui demander à lui de lui pardonner.
Il ne pouvait rien faire à part attendre et entendre les souffrances de la jeune femme. Il serra les poings de colère et de haine. Durant plusieurs heures, il entendit les pleurs de Lisbon, pendant plusieurs heures, il rumina sa colère. Puis, finalement Lisbon cessa de pleurer.
Jane se redressa alors, inquiet par ce silence. Il entendit des cliquetis, il entendit Brad donner des ordres à ses hommes et une porte grincer. Il attendit encore quelques minutes et la porte de sa cellule s'ouvrit. Il vit alors le corps de Lisbon être trainée par deux hommes puis jeté au sol. La porte se referma presqu'aussitôt et il se précipita aussi vite qu'il le pouvait vers le corps inerte de Lisbon. Il prit la jeune femme dans ses bras, la serrant aussi fort qu'il le pouvait contre lui, la suppliant d'ouvrir les yeux, la suppliant de ne pas mourir, de ne pas le laisser seul, de ne pas l'abandonner comme sa femme et sa fille.
Il laissa alors les larmes couler le long de ses joues, les larmes de colère, les larmes de haine, les larmes de chagrin et les larmes de peur. Si Lisbon venait à mourir, alors plus rien ne le retiendrait sur cette Terre. Il ne pourrait pas vivre sans elle, il ne pourrait pas vivre en sachant qu'elle s'était sacrifiée pour lui.
Les heures passèrent et Jane ne lâcha pas une seule fois la jeune femme, la berçant dans ses bras, la suppliant encore et encore d'ouvrir les yeux. Et finalement, Lisbon se réveilla. Elle regarda autours d'elle, ses yeux reflétant toute la douleur que son corps lui infligeait puis elle tomba dans le regard bleu et inquiet de son consultant. Un sourire éclaira son visage et elle leva la main pour allait la poser sur la joue de l'homme qui ferma les yeux à ce touché. Il n'était pas entièrement rassuré mais la savoir éveillé, la savoir avec lui, dans ses bras, le rassurait quand même un peu.
Dans les jours qui suivirent, le scenario se répéta inlassablement. Lisbon disparaissait pendant des heures et Jane était obligé de l'entendre hurler de douleur sans ne rien pouvoir faire. Et à chaque fois qu'elle revenait, il la prenait dans ses bras, la berçait, la consolait, lui disait à quel point elle était forte, à quel point il était fier d'elle. Tout pour qu'elle garde son esprit intacte et qu'elle ne sombre pas, pour qu'elle ne se laisse pas aller.
Les secours ne viendraient pas de sitôt, il le savait, il s'en doutait. Tous imaginaient que Lisbon profitait de son congé pour passer du temps avec son mari et tous imaginaient que Jane, bien trop triste par la situation, avait décidé de se retirer quelques temps pour digérer tout ça, Personne ne se doutait de ce qu'ils enduraient en ce moment, de ce qu'elle endurait pour lui.
A Washington, les agents de la BAU avaient commencés à rouvrir des dossiers vieux de plusieurs années, des dossiers qui avaient été classés sans suite. Jusqu'à présent, personne n'avait réussis à arrêter l'esclavagiste, pourtant beaucoup d'agents avaient tenté de le faire, de s'infiltrer dans son organisation afin de la démanteler, de sortir toutes les femmes prisonnières de ce traquenard, mais jamais ils n'y étaient parvenue.
Aaron Hotchner savait bien que la tache ne serait pas aisée, que ses agents et lui-même allaient travailler dessus pendant très longtemps, mais il avait le pressentiment que cette fois serait la bonne, qu'ils parviendraient à l'appréhender et qu'il en serait fini de ce trafic d'être humain.
Alors qu'il était absorbé par la lecture d'un de ses dossiers, il releva la tête pour observer ses collègues. Il leur en demandait beaucoup, il le savait, mais il savait aussi que c'étaient de bons agents et qu'ils trouveraient quelque chose pour faire avancer l'enquête.
Reid et Morgan se tenaient cote à cote, lisant plusieurs dossiers, enfin surtout Reid. Sa capacité de lecture était toujours un étonnement pour Hotch, il ne savait pas comment ce jeune homme parvenait à lire autant, et aussi vite, mais il était un atout indispensable à cette équipe.
Bien qu'il lise moins vite, la pile de dossiers de Morgan diminuait rapidement et Hotch se félicita d'avoir cet agent sous ses ordres. Il était un homme de terrain, bien plus qu'un homme de bureau, mais il savait s'adapter à chaque situation et c'Est-ce qui en faisait un agent aussi indispensable que Reid.
Prentiss était elle aussi penchée sur ses dossiers, complètement absorbée par ce qu'elle faisait, ne voyant rien d'autre que les descriptions des tortures infligés aux victimes de l'esclavagiste. Hotch pouvait voir ses sourcils se froncer par moment, sa mine se faire triste ou colérique, selon sa lecture. Cette femme avait un brillant avenir, il en était certain, elle avait du cœur et faisait de son mieux et même plus pour toujours être à l'écoute des victimes. Mais ce que Hotch voyait surtout aujourd'hui, et il ne saurait expliquer pourquoi, c'était une femme travailleuse, qui n'avait pas peur de mettre sa vie en danger lorsqu'il le fallait. Il était fier de l'avoir elle aussi auprès de lui, bien qu'il n'en ait pas voulut au début, à présent il ne voulait pas la voir partir.
Rossi, du bout de la table, jeta un regard circulaire à tout ses collègues et eu un sourire satisfait en les voyant si concentrés sur leur travail. Et dire que des années plus tôt on lui avait dit que le travail de profiler n'était pas utile, que ce n'était pas vraiment un travail, aujourd'hui, lord qu'il regardait tout ces agents, il se disait qu'il avait eu raison de fonder la BAU.
Tout ces agents travaillaient dure pour obtenir la justice, pour débarrasser la société de tout les tordus qui se baladaient dans les rues et protéger les citoyens.
Voilà plus d'une semaines que tous travaillaient dure pour trouver quelque chose sur cet homme, plus d'une semaine que Garcia avait eu l'information sur son retour et toujours rien. Ils savaient juste qu'il avait lancé un appel à tout ses anciens clients pour une vente aux enchères mais personne ne savait encore où aurait lieu cette enchère. Les recherches n'avaient donnés aucuns résultats et ce n'était pas faut de chercher.
Soudain, alors que tous les agents commençaient à perdre espoir de trouver quelque chose, JJ fit son apparition et leur redonna cet espoir perdu.
-" Je sais où aura lieu l'enchère," annonça-t-elle. "Nous devons nous rendre à Sacramento au plus vite, j'informe les autorités locales et c'est bon."
Tous les agents se levèrent, ils avaient enfin une piste à explorer et allaient pouvoir avancer. Hotch se rendit auprès de JJ pour mettre en place le déplacement et tout ce qui avait attrait à leur collaboration avec les autorités locales tandis que ses collègues allaient préparer leurs affaires.
L'enquête allait vraiment commencer dans quelques heures, la plus difficile enquête de leur vie, mais ça aucun d'eux ne le savait encore.
TBC…
