Salut mes amis lecteurs, voici le chapitre 13 de ma fic.

Merci à Solealuna ma plus fidèle lectrice pour ton commentaire.

Bonne lecture,

Sweety


Réunion de famille


Le jour arriva trop vite au gout des trois prisonniers qui s'éveillèrent lentement, les uns près des autres, la peur montant lentement en eux lorsqu'ils entendirent des pas s'approcher de la porte de leur cellule. La porte s'ouvrit et instinctivement, Jane se plaça devant les deux femmes pour les protéger, sachant parfaitement qu'il ne pourrait rien faire si jamais l'un des gorilles s'attaquait à lui. Mais son instinct d'homme et surtout d'homme amoureux lui dictait d'agir ainsi, alors il se contenta de l'écouter. Il sentit une main se poser sur son épaule et il sut sans même se retourner qu'il s'agissait de Lisbon. Puis une autre main sur son autre épaule et il se retrouva derrière les deux femmes qui avaient prit position devant lui. Décidément, les femmes modernes n'aimaient pas se sentir inferieur aux hommes. Dans n'importe quelle situation il aurait sourit devant la réaction de ses compagne de cellule, mais actuellement il avait plutôt envi de hurler sa frustration. Il n'était bon à rien, il n'était qu'un homme faible qui se laissait protéger par deux femmes. Son ego venait d'en prendre un sacré coup.

Lisbon jeta un coup d'œil à Emily et l'autre femme lui retourna son regard déterminé. Si elles devaient être torturées et bien elles le seraient, mais elles ne voulaient pas qu'il arrive quoi que ce soit à Jane, ni l'une ni l'autre. Lisbon voulait continuer de protéger Jane jusqu'au bout et Emily n'aimait pas l'idée qu'un civil soit blessé alors qu'elle était flic et que c'était à elle de l'être. De plus, sans même vraiment le connaitre, elle voulait protéger son cousin.

Alex Jane entra dans la cellule et fit face aux deux femmes, un sourire carnassier sur le visage. De voir ces deux femmes prêtent à donner leur vie pour son fils le fit sourire car il savait leur geste inutile. Ses hommes de mains feraient facilement le poids face à elles. L'une était lourdement blessée et l'autre ne tarderait pas à l'être.

L'homme s'avança dans la pièce et se plaça devant Lisbon dont le regard se fit meurtrier. Elle avait la rage, cette rage qui monte lorsque son ennemi se trouve si prêt et qu'on ne peut rien faire pour s'en débarrasser. Elle savait qu'il allait s'en prendre à elle, c'était tout à fait logique, du moins dans son esprit à lui. Elle était le point faible de Patrick Jane, ce petit morceau de lui qui pouvait facilement le rendre fou de chagrin si jamais on le touchait. Elle savait que sa vie ne tenait qu'à un fil, un fil si fin qu'il casserait facilement si jamais on tirait trop dessus.

Jane tenta de tirer Teresa derrière lui, la protéger de son corps, mais un de ces fameux gorilles arriva pour le repousser, laissant tout loisir à Alex de prendre Lisbon par le bras et de l'approcher de lui.

-" Très chère Teresa, j'ai bien envi d'un petit tête à tête entre nous," lui souffla-t-il à l'oreille.

-" Je ne partage pas votre envi," lui répondit sèchement Lisbon, tentant de se défaire de sa main.

-" Vous changerez d'avis croyez moi," lui dit alors Alex, ses mots sonnant comme une menace.

L'homme la relâcha et fit un pas sur le coté, se rapprochant d'Emily qui lui envoya un regard noir. Mais cela ne l'arrêta pas et il lui attrapa le bras, tout comme il l'avait fait à Lisbon et l'attira à lui, la collant presque à son torse. Il inspira une grande bouffée d'air parfumé et plongea son nez dans les cheveux bruns de la jeune femme qui détourna la tête.

Jane sentit une colère immense monter en lui, colère contre cet homme qui s'en prenait à deux femmes importantes pour lui, son géniteur dont il ne connaissait que la violence et les coups, cet homme qui l'avait hait au lieu de l'aimer.

Alors il fit la seule chose qui lui traversa l'esprit à ce moment-là, il se lança sur son père, repoussant Emily au passage, l'envoyant valser contre le mur et tomba au sol avec son ennemi.

Avant que ses hommes de mains ne fassent quoi que ce soit, Alex leva une main, leur intimant l'ordre silencieux de ne pas intervenir, que cette histoire était entre son fils et lui. Trop d'années à contenir une rage qui augmentait de jour en jour et à présent il pouvait la laisser s'échapper de son corps, il n'allait pas manquer cette occasion.

Son poing alla rencontrer la joue de son fils qui ne broncha pas, il en avait bien trop reçu durant son enfance et était surement blindé contre eux. Il le frappa alors à l'épaule, là où la blessure de la semaine passée apparaissait encore sous la chemise blanche. Ce coup fut assez fort pour que le visage de Patrick se crispe de douleur. Mais pas assez pour que Jane renonce à se battre car il répondit à son père avec toute la force de sa colère, et parfois cela pouvait suffire à faire n'importe quoi. Ainsi, Jane repoussa son père contre le sol, envoyant sa tête heurter le béton dans un bruit sourd. A ce moment-là, les hommes de mains intervinrent et attrapèrent le consultant par les bras, le relevant tant bien que mal tandis qu'un autre s'occupait de son patron.

Alex se releva, la tête en sang mais son sourire toujours plaqué sur le visage.

-" Tu es comme moi min fils," ricana-t-il en se passant une main sur l'arrière du crane.

-" Non je ne suis pas comme toi," s'énerva Jane. "Je ne suis pas un monstre qui s'en prend aux femmes pour se sentir fort, ni aux enfants."

-" Peut-être," lui accorda son père, "mais tu n'en reste pas moins violent et ça tu ne pourras rien y faire, c'est inscrit dans tes gênes."

Et avant qu'il ne puisse lui répondre, Alex empoigna le bras de Lisbon et l'entraina avec lui hors de la cellule, sous les cris de la jeune femme. Les gorilles relâchèrent Jane et suivirent leur patron, refermant la porte derrière eux.

Jane se précipita sur la porte, la frappant de ses mains, pleurant de laisser Lisbon tranquille, de la ramener et de le prendre à sa place. Mais seul le silence lui répondit. Il se laissa retomber sur le sol à genoux, les larmes coulant sur ses joues, secouait de sanglots.

Emily le laissa un moment, la gorge serrée puis fini par se mettre à genoux à coté de lui. Elle le prit par les épaules et l'attira à elle dans une étreinte fraternelle qu'elle voulut réconfortante. Mais la peur qu'elle ressentait pour l'agent Lisbon ne l'aida pas et la seule chose qu'elle fit ressentir au mentaliste fut sa propre peur et sa propre peine. Les deux cousins restèrent un moment ainsi, à genoux devant la porte avant de se redresser et de s'installer dans le fond de la cellule, toujours dans les bras l'un de l'autre.

Mais alors que le silence envahissait la pièce, un grésillement se fit entendre et les deux prisonniers tournèrent la tête pour apercevoir le talkie walkie qu'avait laissé Felton au début de leur captivité. Jane s'en rapprocha et le prit dans ses mains, hésitant entre l'éteindre et le laisser en marche. S'il l'éteignait alors il ne saurait pas ce qu'allait subir Lisbon, mais s'il faisait ça ce serait encore pire. Il savait qu'il allait se faire souffrir, mais il avait besoin de l'entendre, de savoir qu'elle était toujours en vie, même si c'était pour l'entendre hurler de douleur.

Emily comprit à quoi servait l'appareil au moment où des cris en sortirent, les cris douloureux d'une femme, ceux de Lisbon. Elle sera les poings et se rapprocha de Jane, posant sa main sur la sienne.

-" Vous devez l'éteindre," lui dit-elle.

-" Je… je ne peux pas," réussis-t-il à articuler.

-" Vous allez l'entendre souffrir, hurler de douleur et ça va vous faire mal, éteignez le et venez avec moi."

Elle prit alors le petit appareil dans ses mains et l'éteignit, sous le regard perdu de son cousin. Elle le reposa au sol et entraina Jane contre le mur. Il fallait qu'elle lui parle, qu'elle lui occupe l'esprit, qu'elle l'aide à oublier que quelque part dans le bâtiment, la femme qu'il aimait subissait des tortures. Il fallait qu'il garde espoir de sortir de là un jour, elle ne voulait pas perdre cet espoir et de le voir ainsi ne l'aidait pas.

Jane garda le silence quelques minutes avant de finalement se tourner vers l'agent Prentiss. Cette femme était forte, autant que Lisbon et il sourit en se disant qu'il était entouré de héros. Lui, le faible consultant, l'homme seulement bon à se faire protéger par des femmes, était entouré des deux femmes les plus fortes qui puissent exister.

Elle avait raison, il ne devait pas se laissé abattre, il devait garder espoir s'il voulait tenir le coup. Alors il décida de parler avec elle car, même si elle se montrait forte, il pouvait voir à quel point elle était effrayée, qu'elle avait peur. Il voyait aussi dans son regard de la peine. Il devait l'aider comme elle l'avait aidé.

-" Je pense que le tu serait le bienvenue tu ne pense pas?" demanda-t-il pour entamer la conversation.

-" Je pense aussi." Lui répondit la jeune femme en lui souriant.

-" Alors… euh… je pense que comme nous sommes cousins il ne serait pas mal placé de te demander certaines choses."

-" Quel genre de choses?" S'inquiéta aussitôt Emily en voyant le petit sourire sur le visage du mentaliste.

-" Première chose, "commença-t-il, "es-tu mariée ou as-tu un petit ami?"

-" Je…"

-" C'est une question simple non?" Sourit Jane.

-" Oui." Répondit-elle.

-" Oui la question est simple ou oui tu as quelqu'un dans ta vie?" Questionna-t-il, lui faisant un clin d'œil au passage.

-" Les deux," finit par avouer la jeune femme.

-" Bien et, cet homme te rend heureuse j'espère?" S'enquit-il alors, protecteur comme un frère.

-" Il me rend parfaitement heureuse, même si nous ne sommes ensemble que depuis peu de temps." Le rassura la jeune femme avec un petit sourire sur les lèvres et les yeux ailleurs, comme si elle se trouvait avec lui, cet homme qui faisait battre son cœur.

-" Comment s'appel-t-il? Que fait-il dans la vie? Te traite-t-il bien?"

-" Eh bien," s'esclaffa Emily, ça en fait des questions.

-" Pardon, mais je veux être certain que cet homme ne profite pas de toi et qu'il est réglo."

-" Ne t'inquiète pas je sais me défendre."

Ils continuèrent de discuter comme ça durant une bonne heure, tentant de s'occuper l'esprit pour ne pas penser à Lisbon et à ce qu'elle devait vivre.


De son coté, la jeune femme se trouvait attachée sur une table, les bras en croix et les jambes écartées vers le bord de la table. La table était relevée de telle manière qu'elle se trouvait debout face aux hommes devant elle. Du sang coulait de son nez et avait commencé à sécher sur son visage. Des perles de sueurs coulaient de son front, la fièvre montait en elle et elle se sentait partir peu à peu. Finalement, les tortures de Felton étaient de la rigolade face à ce qu'elle subissait en ce moment. Ses bras et ses jambes également étaient en sang et elle se demandait combien de temps encore elle tiendrait ainsi lorsqu'elle vit Alex venir vers elle, un bout de tissu à la main.

L'homme se plaça face à elle et admira son travail, fier de ce qu'il avait accompli. La jeune femme ne ressemblait plus à ce qu'elle avait été avant. Ses joues étaient bleu et rouge à la fois, le sang lui couvrait le visage et lui donnait un air lamentable. Ses bras, relevaient au dessus de sa tête, étaient recouverts de coupures, de brulures et autres plaies. Il en était de même pour ses jambes.

Alex passa le tissu sur les joues de Lisbon, retirant un peu de sang avec gentillesse. La jeune femme se laissa faire, bien trop faible pour bouger la tête, et bien trop anéantie pour le vouloir. Toute la volonté qui l'avait habité durant toute la semaine passé s'était envolée depuis ces quelques heures et elle savait qu'elle ne reviendrait pas, qu'elle l'avait abandonné. Il ne restait plus d'elle qu'un corps à la merci de ces brutes, un corps qui ne réclamait qu'une chose, qu'on lui ôte la vie pour de bon, qu'on cesse de le faire souffrir, qu'on l'aide à partir vers des contrées lointaines et bien meilleures que celles où il se trouvait. Elle n'était plus la femme forte d'autrefois, elle n'était plus rien, plus qu'un bout de viande dont la vie s'échappait peu à peu mais pas assez vite.

Alex se recula et admira la jeune femme. Il en avait torturé des femmes durant sa vie, un grand nombre, mais jamais aucune femme n'avait tenu aussi longtemps. Il était fier d'avoir trouvé l'agent Lisbon car avec elle il avait pût aller plus loin qu'avec toutes les autres. Mais elle ne devait pas mourir, il avait d'autre projets pour elle, et pour son fils. S'il voulait que Patrick lui obéisse il devait la garder en vie.

Il appela ses hommes et leur ordonnèrent d'installer la jeune femme dans une des pièces aménagées en chambre afin qu'elle se repose et qu'elle reprenne des forces. Elle allait en avoir besoin pour faire ce qu'il prévoyait et rien qu'à cette pensé, un sourire sadique apparut sur son visage. Il avait de grands projets pour la jeune femme, des projets qui allaient détruire son fils et il s'en délectait d'avance.

Il regarda les hommes transporter la jeune femme avec délicatesse malgré leur apparence brutale et ils disparurent dans le couloir. Alex se tourna ensuite vers les écrans au fond de la pièce lui permettant de voir son fils et sa nièce. Les deux se tenaient contre un mur dans le fond de leur cellule et semblaient en grande discussion. Tant mieux pour eux, ils prenaient un peu de repos mais bientôt ça allait être leur tour. Cette famille l'avait détruite, il était normal qu'ils en payent le prix, il leur en voulait pour tout, pour sa vie gâchée, pour tout ce qui avait suivit la mort de sa femme, cette femme qu'il n'avait pas aimé une seconde de leur union mais qui lui avait bien servit, cette femme si naïve qui lui avait offert avant de mourir le pire cadeau qu'il ait reçu, un fils.

Alex se servit un verre de vin rouge et s'installa tranquillement sur la chaise devant les écrans, jouant les voyeurs. Il aimait beaucoup ça et il passerait bien des heures à observer ses victimes. Mais il avait quand même du travail et il ne devait pas se laissé aller.

Au bout de quelques minutes, il se leva et décida de profiter de la collection de femmes se trouvant dans les autres cellules. Felton était peut-etre un faible comparé à lui, mais il avait quand même fait des choses bien. Alex décida de profiter du commerce de son défunt collègue et de s'enrichir un peu lui aussi.

Il fit venir Downing pour préparer une vente aux enchères comme il avait prévu de le faire. Pourquoi ne pas en profiter un peu? Cela ne l'empêchait pas de continuer ce qu'il avait commencé avec son fils.


Jane et Emily avaient fini par arrêter de parler, la fatigue et l'angoisse ayant prit le dessus sur la bonne humeur qu'ils avaient tenté de conserver durant quelques heures. Lisbon n'était toujours pas revenu et Jane craignait qu'elle ne revienne pas, qu'elle soit morte. Il ne pleurait pas, il n'en avait plus la force et il savait que s'il se laisse aller, il n'aiderait pas Emily, elle aussi avait besoin de soutien, même si elle se montrait forte, elle n'en restait pas moins une victime apeurée elle aussi.

Le mentaliste avait prit la jeune femme dans ses bras et ils tenaient tout les deux de dormir un peu, la journée avait été fatigante et ils avaient besoin de repos s'ils voulaient surmonter les journées à venir.

Emily de son coté ne cessait de penser à Hotch, à ce qu'il pouvait faire en ce moment. Il devait certainement la chercher, tout comme les autres membres de son équipe et les agents du CBI. Ils allaient avoir du mal à les retrouver mais elle savait qu'ils n'abandonneraient pas, qu'ils ne les laisseraient pas dans cette situation, qu'ils allaient donner le meilleur d'eux-mêmes et qu'un jour ils rentreraient chez eux. Elle priait pour retrouver Aaron, pour pouvoir le serrer dans ses bras encore une fois, pour pouvoir l'embrasser et lui dire à quel point elle l'aimait.

C'est sur une dernière pensée pour lui que la jeune femme ferma les yeux et s'endormit, dans les bras de son cousin qui s'endormit quelques minutes après elle.


TBC…