Désolée pour mon long retard et pour ce chapitre beaucoup trop cour! J'espère qu'il vous plaira quand même. La suite viendra plus rapidement je pense.
Bonne lecture!
Chapitre 2:
Une sonnerie stridente retentit dans la chambre. Mes yeux ont du mal à s'ouvrir. J'ai un mal de crâne pas possible. J'ai l'impression d'avoir une équipe de batteurs dans ma tête poursuivant des cognards particulièrement hargneux. Si mes jambes acceptaient de me sortir du lit, je me cognerai violemment la tête contre les murs de la chambre tels un elfe de maison. Oh ma tête! Et je n'ai même pas bu hier soir. Un coup d'oreiller trop violent? Quand même, je ne suis pas aussi sensible!
« Drago? Drago? »
Ah non! Tais-toi Blaise! J'en peux plus. Qu'est-ce que ça fait mal!
« Drago, ça va? »
Ah, la douce voix de Théo! MAIS J'AI MAL A LA TETE!!!!
« Drago? »
« Argggg »
« Ben Drago, qu'est-ce que t'a? »
Mais je ne sais pas ce que j'ai! J'en peux plus, j'en ai marre...
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Finalement, avec beaucoup de mal, les gars ont réussi à me sortir du lit et à me préparer. Je me traine difficilement et Blaise m'aide à me déplacer vers la grande salle. Heureusement que nous sommes vendredi! Je n'ai qu'un cour de 14 à 16, étude des runes anciennes que j'ai choisit pour accompagner Hermione. Mon mal de tête ne fait qu'empirer. J'ai du mal à garder les yeux ouvert tant la lumière m'agresse. Ma tête tourne, il fait chaud. Je crois que je transpire. Des vertiges consécutifs m'empêchent de reprendre mes esprits.
Blaise et Théo s'inquiètent définitivement lorsque je n'ai pas la force de décoller Deber de mon bras. Heureusement que mon ami noir a une carrure suffisamment impressionnante pour que la pimbêche ne conteste pas son ordre de me lâcher.
Après une ballade qui m'a semblé avoir duré plusieurs heures, nous arrivons enfin dans la grande salle. Je ne peux de toutes façons rien avaler mais je dois avouer que m'assoir est un vrai soulagement. Épuisé, je pose ma tête sur mes bras. Je la relève quelques instants plus tard, lorsqu'une clameur monte dans la salle. Harry vient d'entrer, une jolie rousse à son bras. Une serdaigle de 7ème année. Je les regarde s'afficher ainsi. Il l'invite à sa table et les griffondors se poussent pour leur faire une place. Elle discute, elle rigole, lui posant des mains sur ses bras, touchant ses épaules, le frôlant de sa joue. Il s'amuse, la regarde avec tolérance, puis pose un léger baiser sur ses lèvres.
Oubliant mon mal de tête, je me lève brusquement et, sans un regard pour personne, je sorts de la salle à grands pas. Ma tête me tourne, mes jambes sont lourdes et mes yeux sont pleins de larmes. Quelqu'un m'appelle et je tombe en pleurs dans ses bras. C'est Blaise. Mes larmes libérées, ma vision s'éclaircit suffisamment pour que je voie le visage inquiet de Théo. Une exclamation retentit:
« Mais il est brulant de fièvre! »
Quelqu'un me soulève. Mes yeux sont fermés de fatigue mais je sais que c'est Blaise: seul lui est assez fort pour porter une personne comme si elle n'était qu'une poupée de chiffon.
Quelques minutes plus tard et je me retrouve devant Madame Pompresh qui, inquiète commence toute une série d'examens magiques compliqués. Je les subits en silence, totalement à côté de la plaque. Seuls les doloris peuvent rivaliser avec cette douleur.
Je sens Pompresh me verser quelque chose dans la bouche et je tombe enfin dans une douce torpeur avant de plonger dans l'inconscience.
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« Entrez. »
Je vois Harry entrer dans ma chambre. Il me sourit timidement, comme pour s'excuser de me déranger, et je lui réponds par un franc sourire. Je suis allongé sur mon lit, torse nus, et devant son regard gêné, je me couvre du drap en soie verte.
« Je peux t'aider Harry? »
« Oui Drago, en effet. »
Sa voix et mon nom dans sa bouche me donnent comme une bouffée de chaleur. De plus, son regard semble captivé par mes muscles pâles ce qui me fait rougir de plaisir. Devant mon trouble, le sourire timide du brun se transforme en un sourire prédateur. Il s'avance vers moi d'une démarche féline. Je me recule contre la tête de lit alors que lui-même monte sur les draps et s'avance à genoux vers moi. Plein de mes mauvaises manies, je regarde ses chaussures de manière inquiète. J'ai tout de même peur qu'il salisse mes magnifiques draps avec ses chaussures! Harry suit mon regard puis fait un sourire moqueur.
« Légèrement maniaque, hein? »
Honteux, je ne peux répliquer par une de mes fameuses remarques acerbes. Mais, en jeune homme bien éduqué, le beau brun quitte les objets du délit. Je me détend alors un peu et il continue à avancer vers moi. Je me raidis à nouveau mais cette fois-ci par la faute de la chaleur qui monte en moi. Mon état s'aggrave lorsqu'il glisse sa main le long de ma jambe, par dessus le drap. Il le baisse alors à nos pieds, mettant à jour mon torse de nouveau dénudé. Il m'admire longuement puis se passe la langue sur les lèvres en plongeant ses yeux dans les miens. Ses pupilles sont dilatées ce qui ne m'excite que plus. Sans que je ne comprenne ce qui m'arrive, mon bras se lève et ma main vient se poser sur son visage. Mes doigts caressent légèrement sa joue, d'une douceur étonnante. Il ferme les yeux sous la caresse. Ça ne m'étonnerait même pas s'il se mettait à ronronner sous mes doigts. Je me mets à rire sous cette idée. Mais mon rire s'étouffe dans ma gorge lorsque des lèvres se posent sur les miennes. Le baiser devient passionné. Je suis tellement bien ainsi, dans ses bras. Après quelques instants, il s'allonge sur moi. Ses jambes enserrent les miennes et nos bassins s'imbriquent l'un contre l'autre. Je l'aide à enlever son haut, et je gémis longuement lorsque son torse se repose sur le mien. Sa peau contre la mienne, son odeur m'entourant, son souffle dans mon cou … toutes ces sensations délicieuses me font perdre la tête. Il me mordille le cou, me le lèche, et je ne me retiens pas de gémir. Un cri m'échappe même lorsqu'il mordille la peau de derrière mon oreille. Mon membre est douloureux dans sa prison de tissus. Et la bosse dans son pantalon me fait penser qu'il a le même problème que moi. Je passe mes jambes autour de son bassin et nos membres se serrent l'un comme l'autre. Je fais un mouvement circulaire du bassin et nous gémissons de concert. Après quelques autres mouvements de bassins, nos mouvements deviennent désordonnés. Tout n'est que sensations. Je n'avais jamais ressentis autant de plaisir jusqu'à aujourd'hui. C'est trop bon. Je ne sais combien de temps durent nos mouvements mais le plaisir ultime vient avec notre jouissance. Harry s'affale sur moi et je me sens protégé, ainsi, dans ses bras, avec son souffle dans mon cou. Il me regarde alors dans les yeux et, une expression sérieuse sur le visage, il me dit:
« Je t'aime Drago. »
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Mes yeux papillonnent et je me réveille enfin. La lumière de la pièce est atténuée par des rideaux donc je ne suis pas ébloui. Me rendant compte que mon bonheur n'était qu'un rêve, je ne peux empêcher mes larmes de couler. Pourquoi donc espérer vivre un jour mes rêves alors que je sais que cet amour n'est qu'une chimère. Harry Potter, aimer Drago Malfoy? Qu'elle blague!
Pompresh arrive, et je n'ai toujours pas cessé de pleurer. Je suis vraiment pitoyable.
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Tout s'enchaine très vite. Pompresh me fait tout un tas d'examens compliqués puis me dit finalement que je n'ai absolument rien et que je pourrai sortir le lendemain. Elle s'inquiète beaucoup, mais je la comprend. Maintenant je n'ai rien! Plus de mal à la tête et c'est un certain soulagement. Mais cette douleur soudaine est loin d'être normale, et ne pas en connaître la provenance l'inquiète d'autant plus. Mais moi, je ne suis pas inquiet. Je suis même plutôt lasse. À quoi bon, de toutes façons. Mes larmes se sèchent et je ne pense qu'à une chose: m'endormir et rêver encore et encore de mon beau brun.
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Blaise et Théo arrivent quelques heures plus tard. Théo reste et restera une vraie mère poule! Il me couve comme pas possible. Je suis hébété d'apprendre que j'ai dormi tout le week-end et que l'on est déjà dimanche soir. Je n'ai aucune excuse pour ne pas aller en cour demain mais mes amis se font mettre à la porte par Pompresh. Elle a dit que je pourrai sortir demain, oui, mais je devais encore passer ma nuit dans la chambre blanche. Quel calvaire!
