Voici la suite pour Noël. Et je m'excuse car il est très court et que la suite n'arrivera pas tout dessuite ^^ Je vais d'abord finir Semblables Opposés pour me consacrer uniquement à Paris et Une étrange maladie. Mais promis, cette fiction sera finie!
Bonne lecture et à bientôt ^^
Joyeux noël et bonnes fêtes à tous!
Chapitre 4:
Je retiens mes larmes comme je le peux. C'est toujours la même chose quand je viens ici. Mais d'un autre côté, ça me fais du bien de voir mes parents. Je souris tristement quand mon père fais un « bisous » sur la bouche à maman. Elle glousse et rougit comme une petite fille. Et c'est exactement ce qu'ils sont, deux enfants prisonniers dans des corps d'adultes.
« T'es triste Drago? Pourquoi que t'es triste? »
Je souris à maman:
« Mais je ne suis pas triste Nagi. Ça me fais très plaisir de vous voir tous les deux! »
« Tu fais un puzzle avec nous? »
« Je n'ai pas beaucoup de temps ... »
Mon père fait une moue boudeuse.
« Mais euuuu!!! »
« D'accord, d'accord! Ne boude plus Luce! »
Mes parents m'adressent tous deux de grands sourires. Ça me fait plaisir au fond. Je n'ai jamais été aussi proche d'eux et je le regrette. Je m'assois à leurs côtés dans cette chambre d'enfant qui a remplacé la cellule d'Azkaban. Un épais et moelleux tapis vert est sur le sol ce qui nous permet de marcher pieds nus. Sur les murs, des dessins d'enfants, des posters de dessins animés sorciers (la nouvelle mode dans le monde magique) et des auto-collants magiques qui scintillent et changent de couleurs au grès du temps.
Je souris à ma mère. Elle est magnifique avec sa jolie robe rose et ses couettes. Elle porte le collier en perle que je lui ai offert pour son anniversaire et qu'elle adore.
Papa porte un pantalon en toile noir et une chemise bleu ciel. C'est sa couleur préférée. Je viens de l'apprendre. J'aurai aimé le savoir avant. J'ai toujours cru que c'était le vert ce qui prouve à quel point je le connaissais mal avant.
Nous jouons ensembles pendant deux heures. Cette après-midi avec eux m'a au moins permis de m'évader un peu. C'est pour ça d'ailleurs que le professeur Lupin m'a autorisé à quitter Poudlard un moment. Mais maintenant, c'est l'heure du retour. J'embrasse mes parents et maman me serre fort contre elle.
« Tu reviens vite jouer avec nous, hein Drago??? »
« Oui mon cœur. Je reviens très vite. »
Un dernier baiser et je les quitte. Le trajet de retour se passe trop vite à mon goût.
J'entre dans le parc de Poudlard, la mort dans l'âme. Les portes d'entrée s'ouvrent en grand et Harry m'accueille avec son habituel sourire. Il est magnifique, comme d'habitude. Sa chemise verte sous sa robe de sorcier fait ressortir ses sublimes yeux verts. J'ai l'impression que son sourire illumine tout le hall et c'est à moi qu'il est adressé. Mon cœur me fait mal et je retiens difficilement mes larmes. Je passe à côté de lui sans faire attention à ses appels. Heureusement, Blaise et Théo arrivent et le gardent loin de moi. Si ils n'étaient pas là, j'aurai cédé depuis longtemps. Mais je dois me souvenir qu'il ne m'aime pas. C'est cette maladie qui le rend comme ça. Il ne m'aime pas. Il ne m'a jamais aimé et il ne m'aimera jamais. Je sais qu'il m'en voudra à mort quand il reprendra ses esprits. Et si je m'attache trop à cet Harry qui est fous de moi, je ne pourrai plus vivre quand le vrai Harry refera surface.
Je n'ai pas faim. Je n'ai envie de rien. Je me réfugie dans ma chambre, laissant mes meilleurs amis s'occuper de mon amour. Je m'allonge sur mon lit et je ferme les rideaux du lit à baldaquin. Je me laisse enfin aller et je pleure. Je pleure pour ma mère, si froide et qui est devenue si adorable. Je pleure pour mon père si fier et maintenant si diminué. Je pleure pour ma vie si vide et triste. Et je pleure pour mon amour qui n'est partagé qu'à cause d'une erreur de la nature.
