Chapitre 10 et 11
Oui, je sais, j'ai beaucoup de retard! Mais je suis vraiment débordée, et je n'ai pas du tout le temps d'écrire! Mais vous avez de la chance (si si!), j'ai eu une mauvaise grippe la semaine dernière et, cloitrée chez moi, je n'ai pas eu d'autres choix qu'écrire pour m'occuper - -' J'ai donc avancé dans l'écriture de ma fiction et, pour me faire pardonner, je poste deux chapitres en même temps! ^^
J'espère que vous aimerez! Le chapitre 10 est un peu plat car c'est le mariage mais le chapitre 11 devrait être plus simpa. ^^
Bonne lecture et à bientôt!
Yamashita!
Réponses aux reviews anonymes:
rikokoo: Voici la suite ^^ J'espère qu'elle te plaira! À bientôt
brigitte: Comme dit précédemment, vraiment désolée! J'espère que tu ne seras pas déçue par le mariage! Si tu es connaisseuse... enfin, je ne pense pas avoir été très originale mais j'espère que tu aimeras quand même ^^ à bientôt!
Li-san: Il ne va pas guérir tout de suite! Je vais laisser Draco profiter de son voyage de noce quand même! ^^ J'espère que tu aimeras ces deux chapitres! Bonne lecture et à bientôt!
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Chapitre 10
« Attend-nous ici. Lorsque la musique retentira, tu pourras rejoindre Blaise et Severus.
-Théo, combien de fois vais-je devoir te dire que je connais le déroulement de la cérémonie? »
Le petit brun me sourit.
« On ne sait jamais. Tu pourrais avoir un trou de mémoire dû au stress. »
Je ferme les yeux. Je suis exaspéré par tant de bêtise. Moi, stressé? Impossible!
Hermione me sort de mes pensées en me prenant dans ses bras. Elle me chuchote:
« Courage! On se retrouve après l'union. »
J'acquiesce silencieusement. Elle laisse sa place à Théo qui me prend à nouveau dans ses bras. Je suis étonné par cette démonstration d'affection. Surtout qu'Hermione est présente cette fois-ci. Mais je suis quand même heureux qu'il soit là pour moi.
Ils entrent ensuite dans la salle sur demande où les invités n'attendent plus que moi. Je ne sais pas comment la salle a été préparée et je suis finalement un peu stressé! Mais juste un peu! Heureusement, Blaise et Severus étaient présents pendant l'organisation donc je ne devrais pas être trop ébloui par du rouge et or.
Une musique s'élève et je prend une forte inspiration. C'est à moi maintenant. Marchant au rythme des violons, je traverse l'ouverture qui vient d'apparaître magiquement.
De chaque côté de l'entrée, Severus et Blaise attendent que je les rejoigne. Je le fais d'un pas lent et maitrisé, essayant de cacher ma panique intérieure. Calquant leurs pas aux miens, ils m'encadrent et nous nous dirigeons tous les trois vers l'hôtel.
L'instant me paraît interminable. Je fixe le vide, refusant de laisser mon regard contempler mon futur époux, ou se perdre sur la foule invitée.
Lorsque nous arrivons en bas des marches, mes témoins me quittent pour rejoindre ceux d'Harry. Je commence à gravir, seul, la dizaine de marches qui me séparent de mon destin.
Une main se tend vers moi et je pose enfin mes yeux sur mon fiancé. Mon cœur manque de s'arrêter sous le choc. Il est sublime! Entièrement habillé de vert, ce qui fait magnifiquement bien ressortir ses yeux, ses cheveux noirs mi-longs tombent sur ses épaules ce qui lui donne un air noble qui ne le rend que plus beau. Pour l'occasion, il a quitté ses lunettes. Il a l'air d'un autre homme, et ça me trouble.
Il me lance un regard inquiet, et je me rends compte que je suis immobile depuis un certain temps. Je force un sourire et je reprend contenance. J'attrape sa main et je gravis les dernières marches pour me retrouver à sa hauteur. Harry me fait un de ses plus beaux sourires et, sans vraiment le vouloir, je ne peux qu'y répondre. Tout cela me semble tellement niais... mais qu'y puis-je?
Devant nous se tient une table en pierre assez haute. Derrière, le Premier Ministre nous sourit de son air bienveillant qui me donne envi de vomir. À ses côtés, un mage qui ne doit pas être très loin des 150 ans, se tient droit et impassible. Pourtant, ses yeux pétillent, comme ceux de Dumbledore. D'ailleurs, je trouve qu'ils se ressemblent beaucoup. Est-ce qu'arriver à un certain âge, nous nous ressemblons tous?
Scrimgeour porte la robe de sorcier violette traditionnelle, comme le vieux sorcier à ses côtés. De sa voix insupportablement joyeuse, il commence son discours lorsque les violons cessent de jouer:
« Mes chers amis, mes chers concitoyens! Je suis heureux de vous accueillir en ce jour pour célébrer un événement exceptionnel: l'union de notre héros national, Harry Potter, avec son amour de toujours, Drago Malfoy. »
Un mal de tête me prend alors. « Amour de toujours »? Est-ce qu'une seule personne de la salle y croit?
« Leur amour a eu de nombreuses épreuves à traverser. Et quelle joie qu'aujourd'hui, dans ce contexte d'après-guerre, une telle union voit le jour! Harry Potter s'est toujours battu avec courage et grandeur pour nous sauver et, s'il a reçu une grande aide du ministère de la magie et de nos concitoyens sorciers, sa plus grande aide est venue de son âme sœur qui, tournant le dos à sa famille et à ses amis, n'a pas hésité une seconde à rejoindre son bien aimé dans le combat. »
Je ferme les yeux quelques secondes. Tant de bêtise m'exaspère.
« Aussi, lorsque cet immense sorcier qu'est Harry Potter me demanda de l'unir à Draco Malfoy, une larme faillit couler de mes yeux. Quelle magnifique union, quelle chance pour l'avenir, quelle... »
Je n'écoute plus cette homme que j'exècre. Mon regard se porte sur mon «âme-sœur ». Il est impassible, je ne sais donc pas ce qu'il pense de ce discours pitoyable. Il y a quelques années, j'aurai pensé qu'il était heureux qu'on l'idolâtre ainsi. Mais aujourd'hui, je sais bien qu'il est loin d'apprécier ce traitement. Est-ce que le fait qu'il soit contaminé lui a fait prendre la grosse tête?
Un regard noir lancé au ministre répond à ma question. Celui-ci pâlit et perd contenance. Je réprime un sourire moqueur. Le mage a également l'air de s'amuser de la situation. Scrimgeour se racle la gorge et fait un sourire radieux à l'assemblée.
« Nous allons donc procéder à l'union officielle de nos deux jeunes héros. Harry Potter, si vous acceptez de vous unir à Draco Malfoy, prenez cette plume et signez de votre sang l'acte de mariage. »
Mon « cher et tendre » prend la plume et signe l'acte d'union.
« Draco Malfoy, si vous acceptez de vous unir à Harry Potter, d'entrer dans la grande et noble famille des Potter, de porter ce nom célèbre et d'engendrer ses héritiers, prenez cette plume et signez de votre sang l'acte de mariage. »
Le sang a surement quitté mon visage face à la liste de mes futures obligations. Mais je n'ai plus le choix, je ne peux plus revenir en arrière. En fait, je n'ai jamais eu le choix: la sécurité de mes parents est en jeu. J'attrape donc la plume et signe le parchemin d'un beau « Draco Malfoy ». C'est la dernière fois que je signe de mon nom, et cela me laisse un goût amer dans la bouche. La plume me laisse une légère cicatrice dans la paume de la forme de ma signature. La douleur, pas plus douloureuse qu'une piqure d'insecte, est bien faible par rapport à celle de mon cœur.
« Maintenant, j'appelle les piliers de l'union, les figures paternelles qui représentent les bases de la fondation. »
Severus et Lupin... non, Remus, montent les marches et signent chacun leur tour de leur sang. Ils retrouvent ensuite leurs places en bas des marches.
« J'appelle ensuite les béquilles de l'union, les alliés fidèles représentant le ciment de la fondation. »
Blaise et Weasley ...- non, pas Ron, j'ai trop de mal!- gravirent les marches à leur tour pour signer de leur sang l'acte de mariage. Ils retournent ensuite à leurs places.
Le ministre signe à son tour le contrat qui s'évapore dans les airs.
« Vous voilà donc mari et mari. »
Son sourire idiot me déplait fortement.
« Je sais que ce n'est pas la coutume, mais les moldus scellent leur union par un baiser. Je trouve que ce serait bien que nous suivions cet exemple aujourd'hui. Qu'en pensez-vous? »
Harry ne répond pas mais se tourne vers moi, me questionnant du regard. Gêné au delà du possible, je m'avance vers lui pour lui donner mon accord. Un doux sourire sur les lèvres, il se penche vers moi et pose ses lèvres sur les miennes. Le temps s'arrête alors pour moi. Je suis transporté par la sensation de ce baiser dont j'ai tant rêvé. Je suis presque surpris lorsqu'il se recule, les yeux brillants d'amour et de joie. Et mon cœur se serre car je me souviens que tout ça n'est pas réel, qu'il n'éprouve pas vraiment ces sentiments pour moi.
Pendant que j'étais perdu dans mes pensées, le vieux mage a prit la place de Scrimgeour.
« Vous avez demandé de vous unir pour l'éternité par un mariage sorcier. Je suis ici pour accomplir l'union magique. Je vais vous demander à tous de descendre les marches. »
Nous descendons tous, lui y comprit. Il se tourne vers l'escalier et, d'un sort informulé, le fait disparaître. À sa place, un nouvel escalier est apparut, disparaissant dans le sol cette fois-ci. Le mage se tourne vers nous.
« Comme les parents de ces deux jeunes hommes sont absents ou n'ont pas pleine possession de leurs facultés mentales... »
Mon cœur se serre douloureusement à cette constatation et Harry me prend la main pour me soutenir.
« … je demande aux représentants de l'image paternelle et maternelle de s'avancer pour l'union. »
Remus et Severus étant déjà sur place, je ne suis pas surpris de savoir qu'ils représentent nos pères. Je ne suis pas beaucoup plus surpris lorsque je vois madame Weasley s'avancer pour représenter la mère de Harry. Mais je suis sidéré et profondément gêné de voir que ma représentante maternelle n'est autre qu'Hermione. Elle me fait un sourire d'excuse et je sens que Blaise, toujours près de Weasley, est à deux doigts d'exploser de rire. Le mage a l'air lui aussi très amusé.
« Si tout est bon, nous pouvons y aller. »
Et nous descendons donc, tous les sept, vers la pièce souterraine. Au milieu de la salle , un lit se trouve au milieu du cercle magique d'union. Celui-ci illumine la pièce étroite d'une douce lumière bleue.
Connaissant par cœur le déroulement de la cérémonie, j'attrape mon mari par la main et l'entraine vers le lit. Nous nous allongeons, l'un à côté de l'autre, nos mains toujours unies. Il approche sa tête de moi et plonge son visage dans mon cou. Il y dépose un baiser et je rougis sans pouvoir m'en empêcher. Je le trouve mignon comme ça, un peu fragile, un peu perdu... à moi en cet instant. Je ferme les yeux et apprécie son souffle sur ma peau. Qu'est-ce que je l'aime!
Pendant ce temps, nos « mères » se placent du côté de nos têtes, l'une en face de l'autre et en dehors du cercle. À l'opposé, se sont nos « pères » qui se tiennent. Je jette un coup d'œil et capte le regard tendre que Remus pose sur nous. Je suis gêné mais heureux. Tout ça, c'est comme un rêve pour moi. Si seulement je ne pouvais jamais me réveiller.
Le mage se tient derrière nos représentants paternels.
« Bien, si vous êtes tous prêts, nous pouvons commencer! »
Il entame alors une série d'incantation en latin et la lumière provenant du cercle devient mauve. Ensuite, Remus qui est le représentant paternel de « l'homme » de notre couple, rejoint le vieil homme dans l'incantation. Puis, c'est Severus. Les trois hommes continuèrent de réciter les formules latines.
Harry serre ma main plus fort. C'est vrai que les incantations durent longtemps, il doit s'impatienter. Il n'est pas vraiment d'un naturel calme.
Molly Weasley entama à son tour sa part du rituel, suivie par Hermione qui entonna de sa voix claire les mots magiques. Harry sort son visage de mon cou. C'est bientôt à nous de nous joindre aux incantations. Je me prépare psychologiquement et je suppose que mon mari fait de même.
La lumière devient rouge sang et nous commençons tous les deux à réciter notre part des formules. Cela semble durer des heures mais je sais bien qu'il ne s'est écoulé que quelques minutes depuis notre entrée dans la pièce. Plusieurs minutes après, les témoins s'arrêtent et seules nos deux voix donnent l'écho à celle du mage. À la fin de la formule nous nous arrêtons, laissant le maître de cérémonie finir l'incantation.
Lorsque qu'il s'arrête, un flash lumineux envahit la petite pièce puis la lumière se tamise, redevenant bleue. Ma nuque me chauffe. Je me redresse et Harry suit le mouvement. Dans un sourire bienveillant, le mage nous dit:
« Vous voilà liés pour l'éternité. Mes félicitations! »
Les quatre témoins sont tout sourire, si l'on peut dire cela de Severus. Mon beau brun se tourne vers moi et me sourit tendrement. Mon cœur se serre à la fois de joie et de tristesse. Je lui fais un sourire qui est surement plus doux que ce que je souhaiterai. Pour une fois, je prend l'initiative et m'approche pour l'embrasser. Mon cœur bas à une vitesse incroyable. Harry caresse mes cheveux de manière très douce et je me serre plus fort contre lui.
Un raclement de gorge me fait revenir sur terre. Nous nous tournons vers une Hermione écarlate. Un coup d'œil circulaire m'apprend qu'elle n'est pas la seule à être gênée et Harry rougit à son tour. Trop mignon!
Nous nous levons et je vois mon tout nouveau mari se frotter la nuque.
« Je peux regarder?
-Oui, bien sur. »
Je relève ses cheveux et je peux enfin voir le tatouage indélébile qui marque notre union. J'ai le même sur la nuque, exactement au même endroit. Il représente un dragon argenté enroulé autour d'un loup noir aux magnifiques yeux verts. Je reste abasourdi: un loup? Harry passe derrière moi pour voir le tatouage sur ma nuque. Il doit comprendre mon interrogation car il se penche à mon oreille et y chuchote:
« Mon animagus... »
J'acquiesce en souriant. Nous sortons tous pour rejoindre nos invités qui se lèvent en nous applaudissant. Mon mari m'attrape par la taille et fait un grand sourire à l'assemblée. Et je souris également, transporté par l'ambiance générale.
Chapitre 11
Un sourire de circonstance aux lèvres, je regarde Blaise entrainer Théo sur la piste. Ils se lancent dans un rock endiablé même si le petit brun ne semble pas très chaud pour se donner ainsi en spectacle. Mais l'alcool aidant, il ne râle pas trop et a l'air malgré tout de bien s'amuser.
Sur scène, les Citrouilles Sifflantes mettent l'ambiance. Le fait que Harry ait réussi à avoir le nouveau groupe à la mode a enthousiasmé tout le monde. Même moi! Je dois dire que je m'amuse beaucoup!
Après avoir été félicité par nos invités, nous nous sommes rendus au manoir Malfoy dont j'ai hérité après le procès de mes parents. Tout le monde est resté pour l'apéritif qui a duré deux bonnes heures. À cette occasion, j'ai retrouvé Lucius et Narcissa. Le regard de pitié que leur lançaient certaines personnes m'a blessé, mais j'étais heureux de leur présence.
Ensuite, la liste des invités s'est réduite pour la soirée. Il y avait les membres de l'ordre du phénix, quelques employés du ministère, mes parents et un certain nombre de nos camarades de Poudlard. En soit, mes amis se réduisent à deux personnes: Blaise et Théo. Mais Harry est quelqu'un de très sociable, et la salle s'est vite remplie de plus d'une centaine de personnes. Mais ce n'est pas un problème puisque la salle de réception du manoir est vraiment grande.
Pour le repas, madame Weasley s'est occupée de tout. Des fauteuils sont disposés un peu partout dans la salle et des serveurs passent entre les invités avec des plateaux pour proposer une sélection d'aliments très variés. Et je suis très satisfait de la sélection car j'adore manger, surtout quand c'est bon!
Quelqu'un m'attrape par la taille et je fais un doux sourire à mon tout nouveau mari. Il pose un baiser sur mes lèvres et je me dis que je pourrai très bien m'accommoder de cette situation.
« Tu t'amuses?
-Oui, bien sur. »
Il me sourit. Il est vraiment aux petits soins avec moi! Et avec mes parents aussi. Ça me fait plaisir. D'ailleurs, ils sont tous les deux entrain de danser. Ils sont adorables! Ils mangent aussi tout et n'importe quoi, ce qui est un peu exaspérant.
Harry me regarde, moqueur:
« Tu fais très mère poule.
-Oh ça va! Je préfèrerai qu'ils ne soient pas malades toute la nuit pour avoir trop mangé!
-De toutes façons, ce n'est pas toi qui t'en occuperas! »
Je hausse un sourcil interrogateur. Il me sourit:
« Je ne te l'ai pas dis? Nous partons ce soir en voyage de noce et c'est Molly qui s'occupera de Lucius et Cici.
-Ça ne la dérange pas?
-Non, au contraire. Elle dit qu'elle les trouve trop mignons! »
Je lui fais un sourire tendu. C'est tout de même gênant de devoir s'occuper de ses parents comme s'ils étaient des enfants. Je suis blessé d'avoir honte d'eux. Mon beau brun doit sentir mon trouble car il me prend dans ses bras. Je me sens de suite beaucoup mieux.
« Je veux que tu t'amuses. Ce soir, c'est notre soirée. Tu veux danser?
-Humm. »
Je me laisse entrainer sur la piste, au milieu des autres couples rassemblés le temps d'un slow. Harry me prend pas la taille et j'enlace sa nuque. Collés l'un à l'autre, nous bougeons au rythme de la musique. J'ai de nombreuses questions en tête, mais Harry m'a demandé de tout oublier aujourd'hui, que nous parlerions des détails plus tard. Apparemment, il a déjà tout réglé. Je n'aime pas être placé à l'écart ainsi, mais j'ai toute confiance en Harry. Contaminé, il est fou amoureux de moi et n'a donc pas intérêt à me faire du mal.
La musique s'arrête et le groupe enchaine avec un morceau plus dynamique. Un serveur s'approche de nous et je me laisse tenter par un morceau de tarte. Tarte très bonne d'ailleurs, et je me délecte du goût salé sur ma langue.
« Humm... trop bon! »
Mes yeux se ferment et je ne peux m'empêcher de gémir de contentement. Lorsque mes yeux se rouvrent, ils tombent sur le visage rouge et les pupilles dilatées de mon amour. Gêné, il me prend dans ses bras et pose un baiser sur ma tempe droite. D'une voix plus rauque que d'ordinaire, il me dit à l'oreille:
« Ne me tente pas ainsi alors que j'ai plusieurs heures à attendre encore avant de pouvoir profiter de toi! »
Je rougis fortement et enfouis mon visage dans sa nuque.
« Désolé.
-Ce n'est rien. Viens, on va voir Severus et Remus. »
Je suis le mouvements, reprenant peu à peu une couleur de peau normale. Je me tends lorsque mon Gryffondor me prend par la taille. Mais je suis bien, ainsi. J'ai l'impression qu'il me protège et qu'il m'aime. Même le sourcil levé de mon parrain ne me décide pas à me décoller d'Harry. Je me perd dans sa chaleur en regardant danser les couples sur la piste. Je suis donc étonné lorsqu'on me chuchote à l'oreille:
« Je te laisse quelques minutes. Je ne peux pas refuser cette danse à ta mère de substitution, n'est-ce pas? »
Après un baiser sur ma tempe, je vois donc mon mari être entrainé sur la piste de danse par sa meilleure amie. Je me retrouve donc seul avec Severus.
« C'est niai.
-Je m'en moque. C'est ma journée, je fais ce que je veux!
-Es-tu heureux au moins?
-Plus que ce que je l'ai été ces derniers jours.
-Tant mieux. C'est déjà ça... »
En voyant Remus, un peu plus loin, je ne peux m'empêcher de taquiner le maitre des potions:
« C'est niai. »
Il se tourne vers moi, l'air sceptique:
« Pardon? »
J'affiche un sourire moqueur.
« Remus n'a pas l'air de beaucoup s'amuser! Tu devrais peut être l'inviter à danser au lieu de le bouffer des yeux ainsi. »
Severus renifle dédaigneusement.
« Tu as raison, je ne peux pas négliger ainsi mon amant! Je te laisse donc. »
Et il s'enfuit dans une démarche fière et noble vers le directeur de Poudlard. Celui-ci lui sourit et, même de loin, je peux voir le visage de mon presque-père se détendre. Que c'est mignon! Non, je ce n'est pas du tout ironique!
« Draco! »
Je me tourne vers la voix enthousiaste. Je fais un doux sourire à Narcissa.
« Oui Cici?
-Tu danses avec moi? »
Je ne répond que par un sourire auquel ma mère répond. Nous allons donc sur la piste et je me laisse entrainer dans une sorte de rock qui est en fait du grand n'importe quoi. Je souris, je suis heureux. Tout ça m'amuse. Très vite, Blaise entraine Théo à côté de nous et improvise une chorégraphie que nous reprenons tous. L'alcool aidant, de nombreuses personnes rejoignent le mouvement. Harry arrive, entrainant mon père. Les Citrouilles Sifflantes enchainent morceaux sur morceaux et ont l'air de s'amuser autant que nous. Mon sourire ne disparaît pas et j'éclate fréquemment de rire auprès de mes amis. Harry m'attrape par les hanches et se colle dans mon dos.
« J'aime quand tu souris. Tu es tellement beau... »
Je me tourne vers lui et nous échangeons un baiser à couper le souffle sous les huées et sifflements de la foule.
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Molly lâche mon mari et se tourne vers moi pour m'enlacer à mon tour.
« Profites-bien de votre voyage. Et ne t'inquiète pas trop, je prendrai bien soin de tes parents.
-Merci Molly. »
Après avoir remercié tous nos invités, nous disons « au revoir » à nos proches. Je n'ai jamais enlacé autant de monde de ma vie! Quand c'est fait, Harry m'attrape par la taille, encore une fois, et nous fait transplaner.
« Où sommes-nous?
-Tu verras bien. »
Il me sourit tendrement, m'attrape par la main et m'entraine vers une maison. La nuit noire m'empêche de voir le paysage.
Un homme portant une sorte de robe s'incline et parle dans une langue qui me semble être du chinois. Harry lui répond et nous suivons cette personne à travers de longs couloirs. Je suis un peu perdu. Où sommes-nous?
Au bout d'un moment, l'homme s'incline et nous laisse devant une porte coulissante.
« Tu comptes m'expliquer?
-Demain, promis! »
Nous entrons dans une petite chambre. Au milieu, il y a un lit de deux places. Mais il semblerait qu'il n'y ait que le matelas.
« Nous dormons sans sommiers?
-Ne t'en fais-pas, c'est très confortable. »
Il me sourit et je rougis. C'est maintenant qu'arrive ce que je souhaite et redoute depuis tant de temps. Harry passe derrière moi et m'aide à quitter ma robe de sorcier et ma chemise. Il m'embrasse dans la nuque, au niveau du tatouage d'union et je ne peux m'empêcher de frémir sous cette attention. Pendant qu'il se dévêtit, je quitte mes souliers et je m'avance pieds nus jusqu'au matelas. Je souffle un grand coup et je m'y allonge.
« Tu as raison, il est vraiment confortable. »
Je rougis en voyant mon mari s'approcher torse-nu et pieds-nus. Il s'allonge à côté de moi et attrape ma nuque dans sa paume pour m'attirer vers lui. Nous échangeons un long baiser qui me détend considérablement.
« Tu me fais confiance?
-Oui... »
Et c'est vrai. Je fais aveuglément confiance à Harry! Il s'allonge sur moi et il m'embrasse dans le cou. Je gémis lorsqu'il passe sa langue sur une partie plus sensible de ma peau et il s'y arrête, suçotant et mordillant la chair qui devient de plus en plus sensible. Il descend ensuite le long de mon torse en me léchant et je gémis plus fort. Je me laisse complètement aller face aux sensations et cela a l'air de lui plaire puisqu'il redouble d'enthousiasme. Il prend alors un de mes tétons entre ses lèvres, tout en taquinant l'autre de ses doigts et des décharges de plaisir traversent mon corps.
« Aahhh... Harry... »
Il a l'air satisfait et, après s'être un peu occupé des boutons de chair, il descend plus encore. Il se concentre ensuite sur mon haine, mordillant la peau. Je me fais la remarque que les traces rouges risquent de marquer un moment ma peau. Mais cette pensée est vite oubliée lorsque mon mari m'enlève mon pantalon et mon boxer. Il se soulève alors et observe mon corps, totalement nu. Je rougis. Il me sourit tendrement et s'approche de mon oreille:
« Tu es magnifique. Je suis tellement chanceux de t'avoir pour moi tout seul.
-Tu ne risques pas de te lasser? Toute une vie, c'est long.
-Je ne pourrai jamais me passer de toi. Je t'aime.
-Je t'aime. »
Et il emprisonne mes lèvres dans un baiser enivrant. Mais l'attente me paraît interminable, et le désir refoulé depuis tant de temps se fait douloureux.
« Je te veux maintenant Harry! Arrête de me faire languir! »
Il me sourit, amusé, et répond:
« A tes ordres! »
Il se relève et quitte le reste de ses vêtements. Je l'admire. Il est vraiment magnifique. Plus grand que moi de quelques centimètres, il est plus musclé et dégage une impression de virilité très alléchante. Ses abdos et ses différents muscles sont bien dessinés, mais pas trop non plus. Il donne une impression de force qui m'attire plus encore que ce que je me l'étais imaginé.
« Tu es beau.
-Pas autant que toi. »
Il récupère dans sa poche de veste une petite fiole et je ne peux m'empêcher de rougir plus encore. Il me sourit tendrement et revient s'installer sur le lit. Il s'allonge sur moi et j'écarte les jambes pour qu'il ait une meilleure marge de manœuvre. Je me colle plus contre lui et j'attrape son visage entre mes mains pour l'embrasser à nouveau. Je ne me lasse pas de son goût sur ma langue et je pense sincèrement que ses baisers sont la meilleure chose que j'ai goûté de ma vie.
Au bout d'un moment, je le relâche pour qu'il puisse s'occuper de mon corps. Mon érection se fait de plus en plus douloureuse et son membre tendu doit également être en quête d'assouvissement.
Harry débouche la fiole et enduit ses doigts de lubrifiants. Il les présente ensuite à mon intimité. Je frémis d'anticipation et il me fait un sourire amusé.
« C'est pas drôle! Dépêche toi, je suis au bord de la rupture là! »
Il rit et ce son me rend tout chose. Que je suis niai! Que je suis amoureux! Mais mes pensées s'arrêtent brutalement lorsqu'un premier doigt s'introduit en moi. Je rougis. Cette sensation est vraiment gênante. Je grogne un peu lorsqu'un deuxième doigt le rejoint. Harry revient vers mes lèvres et m'embrasse tendrement.
« Détends-toi mon cœur! Ça va aller.
-Oh...Ok! Aaahhh! »
La sensation est incroyable! Je me suis senti partir là, tout à coup. Harry rit et me chuchote à l'oreille:
« Ça, si j'ai bien compris tout ce que j'ai lu, c'est ta prostate. »
Il retape contre ce point avec ses doigts, me faisant voir milles étoiles. Alors il s'est renseigné sur le sexe entre homme? Je suis touché qu'il l'ait fait pour moi.
Un troisième doigt rejoint les deux autres et la sensation n'est pas très appréciable. Mon mari écarte délicatement mes chairs pour bien me préparer. Ce n'est vraiment pas agréable!
« Dépêche toi! Je déteste cette sensation d'être fouillé comme ça!
-D'accord, d'accord! J'arrive. »
Il retire ses doigts et s'éloigne un peu. Je rougis en le voyant étaler du lubrifiant sur son membre. Je me mord la lèvre machinalement: c'est quand même assez excitant!
Il me regarde ensuite, attendant mon consentement. Je grogne:
« Viens! »
Il me pénètre alors lentement. J'ai mal. Je serre les dents et m'agrippe à ses bras. Il ne bouge pas, me laissant m'habituer à sa présence. Il embrasse mon front, mes tempes, mes joues, mon nez et mes lèvres avec beaucoup de tendresse. Ce comportement me fait frémir. Je me sens plus aimé que jamais, et je dois avouer que j'adore ça!
Après quelques secondes, une autre sorte de manque s'insinue en moi: je veux plus.
« Harry... viens, s'il-te-plait! »
Il commence alors à bouger lentement. Le sentir en moi et vraiment curieux mais c'est agréable. Je m'agrippe à son dos et enfouis ma tête dans son cou. Il gémit et je lève les yeux vers lui. Sa mâchoire est crispée et il plisse les yeux sous la concentration. Je me rends compte que cela doit être vraiment dur pour lui d'aller aussi lentement. Je lui dis alors:
« Arrête de te retenir! »
Il me lance un sourire presque soulagé et, m'agrippant les hanches, il accélère ses coups de rein. Le plaisir monte en moi et j'apprécie de plus en plus le traitement. Il fait encore quelques mouvements lorsque je pousse un cri. Je ne reconnais même pas ma voix. J'ai eu l'impression de tomber sous le plaisir à son dernier mouvement. Sans pouvoir m'en empêcher, je dis d'une voix suppliante:
« Encore! »
Il passe alors mes jambes par dessus ses épaules, sans sortir de moi. Je n'ai pas le temps d'être surpris par la position car il ré-attaque ses coups de buttoirs. Et alors, je comprends que ce qu'il tape violemment en moi est ma prostate. Je ne suis alors plus que gémissements et plaisir. J'en veux toujours plus. Je ne fais que gémir des « plus vite », « plus fort » ou « encore » et je n'en ai même pas conscience.
Mon plaisir est décuplé lorsque qu'il attrape mon membre entre ses doigts et commence des mouvements de vas et viens. Rapidement, je me perds dans les étoiles en éjaculant bruyamment. Je me rend ensuite compte des gémissements de plaisir de mon brun et, après quelques mouvements, il jouit en moi. Apparemment épuisé, il s'effondre sur mon torse. J'ai alors conscience du sperme qui coule entre mes cuisses et de mon propre sperme sur nos ventres. Cela me gêne, mais je me dis que ça vaut bien les instants qui ont précédé. Et je ne veux vraiment pas quitter la chaleur de mon mari pour aller me doucher.
Celui-ci refait surface après quelques instants et me regarde, les pupilles dilatées et un sourire comblé aux lèvres. Il m'embrasse longuement et je le serre dans mes bras, de toute la force qu'il me reste. Quand on se sépare, il me dit:
« Je t'aime.
-Moi aussi. »
Nous nous ré-embrassons et nous tombons ensembles dans un sommeil apaisé. À cet instant, je suis l'homme le plus heureux du monde.
