Coucou mes bybous,

Je vous publie le nouveau prologue de cette histoire, j'espère qu'il vous plaira et que vous aurez hâte de connaître la nouvelle version de ce récit. Il fait plus de quatre mille mots et comme je vous avais déjà dit dans une annonce, je vais supprimer les autres chapitres de cette histoire et je m'en excuse d'avant pour ceux qui voulaient la suite.

Mille ans plus tôt, une prophétie avait été annoncée par le fils de deux personnes. Elle disait :

" L'enfant né durant une période de troubles perdra des personnes chères à son cœur

Pour ensuite les retrouver.

Il trouvera un allié et l'amour qui l'aidera dans sa quête de la paix.

L'allié deviendra comme un frère pour lui et celui-ci sera une personne à trois facettes.

L'amour sera son âme-sœur qu'il rencontrera grâce à son allié.

L'enfant deviendra l'élu d'une fausse prophétie et devra vaincre un mage sombre et manipulateur.

Il devra faire des choix pour sauver le monde magique ou sinon ce monde courra à sa perte.

Descendant des quatre grands sorciers et né vers la fin du septième mois, il connaîtra un destin périlleux."

Des siècles se sont écoulés. Pourtant certaines personnes se souvenaient de la prédiction de l'oracle tandis qu'elle fut oubliée par le reste de la communauté magique.

Lors d'une nuit estival où le temps était léger pour cette période de l'année, dans un manoir victorien vaste et accueillant, une femme donnait naissance à l'aide de deux sages-femmes d'un garçon dans une chambre au ton chaleureux avec des meubles en chêne mate. La nouvelle mère était à bout de force d'avoir poussé durant l'accouchement mais heureuse de prendre son fils dans ses bras. Le bébé mesurait cinquante centimètres pour trois kilogrammes cinq cent grammes. Il avait un duvet clair sur sa tête et ses yeux étaient gris ce qui était normal pour un nouveau-né. Le nouveau père heureux et tout débraillé entra dans la pièce pour voir sa femme tenir son enfant dans ses bras. Tout en s'approchant de la mère, il s'acquittait de la santé de celle-ci et de son sommeil suite à l'accouchement puis lui demanda le nom du petit bambin :

- Comment s'appelle ce petit homme ?

- Je pensais à Ivan Saldric Rowga Mergan Salias Calios.

- Et je trouve cela parfait pour notre fils, dit l'homme en prenant son garçon après avoir posé un baiser sur les lèvres de la mère.

Ce fut le 6 juillet 1993 à cinq heures douze du matin que naquit le jeune enfant Ivan Saldric Rowga Mergan Salias Calios. Fils d'Ethan Jacob Calios et d'Esmeralda Jade Calios, née Salias. Le père était un homme à la carrure modeste, aux cheveux cuivrés et aux yeux d'un vert de jade, et il venait d'une famille de vampires connue pour son régime alimentaire basé sur le sang animal. La mère était une dame élégante assez svelte à la chevelure brune et aux iris d'un bleu océan, et était une sorcière de Sang-pur d'origine grecque. Elle était aussi connue pour avoir une magie qui pouvait soigner et prédire l'avenir.

Mais comme un bonheur ne venait jamais seul, la petite famille se fit attaquer par des sorciers extrémistes qui trouvaient immonde qu'une sorcière soit avec un vampire. Ils détruisirent tout sur leur passage. Le maître de la demeure prit sa femme et son fils pour les emmener dans l'un des passages secrets du manoir.

- Esmé, ma chère. Prenez ce passage avec notre fils. Il vous emmènera hors du manoir. Quand ce sera le cas, trouvez un abri sûr.

- Et vous, mon amour ?

- Je ferai tout pour les retarder. Allez-y avant qu'ils n'arrivent.

- Venez avec nous !

- Je ne peux pas et vous le savez. Si je venais avec vous, ils nous retrouveraient de nouveau et ils essayeraient de nous tuer. Mais n'oubliez jamais que je vous aime tous les deux.

Ethan poussa sa femme dans le passage et la ferma pour ensuite la seller à jamais. Esmeralda pleura la perte de son époux ce qui réveilla le petit. Ce dernier fit une moue prêt à pleurer à son tour, mais sa maman le berça et se mit en route. La sortie se trouvait dans une forêt dense où les deux fugitifs pouvaient rencontrer des créatures magiques plus ou moins inoffensives. Connaissant le chemin à prendre, la Sang-pur avança avec prudence dans l'immense verdure.

Dans une grande et vieille demeure vivaient six personnes connues dans le monde des sorciers. L'une d'elles était occupée à la fabrication d'une nouvelle potion. C'était un homme à grande stature aux cheveux argentés et aux yeux verts de jade. Une autre lisait un vieux grimoire de métamorphose du XVIe siècle dans la bibliothèque. Il y avait un des sorciers qui s'entraînait au combat dans une salle consacrée à cet effet. Une des sorcières à la chevelure blonde comme le blé avec des iris caramels qui était dans les serres à chouchouter les plantes. Un des mages était dans la cuisine aidant les elfes de maison à préparer le repas du soir. Et le dernier de taille moyenne était installé dans le salon à siroter une tasse de thé tout en lisant un livre sur les créatures magiques.

C'était une journée normale dans le manoir, tout le monde avait ses occupations et personne ne savait qu'ils existaient. Personne ? C'était ce qu'ils croyaient jusqu'au moment où quelqu'un frappa à leur porte. Le sorcier, qui se trouvait dans le salon, se leva pour se diriger vers l'entrée. Arrivé devant celle-ci, il l'ouvrit et tomba sur une jeune femme fatiguée tenant un paquet dans ses bras. Le mage, qui n'avait pas eu le temps de dire quoi que ce soit, reçut la charge et vit partir la personne.

Abasourdi, le sorcier ferma la porte et alla s'installer sur le fauteuil. Une fois fait, il observa son paquet puis remarqua que son colis n'était autre qu'un bébé avec une lettre par-dessus. Il prit la missive pour la lire. En ouvrant l'enveloppe, le mage trouva deux lettres et des clés. Il prit la feuille qui lui était adressée et la lut.

"Cher Morgan et Merlin,

Je vous écris cette lettre pour vous demander de protéger mon fils. Il s'appelle Ivan Saldric Rowga Mergan Salias Calios pour rendre hommage à vos compagnons et vous. Mon enfant n'a qu'une semaine et c'est un hybride, mi-sorcier et mi-vampire. Si vous vous demandez comment j'ai su qui vous étiez et où vous étiez, c'est grâce à mon don de voyance. Pour le père, il n'est plus de ce monde en nous protégeant contre des personnes qui ne nous acceptaient pas.

Je vous laisse notre fils et aussi toute ma gratitude. Je vous donne aussi les clés de voûte de nos coffres pour que vous puissiez bien vous occuper de lui.

J'espère que vous pourrez comprendre et accepter cette dernière requête d'une future défunte.

Esmeralda Jade Calios, née Salias.

PS : Dans l'enveloppe, il y a une lettre à remettre à mon fils avant sa rentrée à Poudlard."

Le sorcier comprenait maintenant comment la jeune femme avait découvert le lieu et pourquoi elle avait déposé le petit chez eux. Il ne put pousser sa réflexion plus loin, car il se fit sortir de ses pensées par un elfe de maison.

- Gloubi s'excuse de déranger Maître Merlin, mais Gloubi est venu vous dire que le repas est bientôt prêt.

- Merci Gloubi.

- Gloubi s'excuse à nouveau, mais Gloubi voulait vous demander si l'enfant que vous tenez dans vos bras est un nouvel orphelin qui a été abandonné.

- Oui, il est orphelin, mais il n'a pas été abandonné. Disons plutôt que ses parents n'ont pas eu le choix de nous le laisser pour sa sécurité.

- Gloubi comprend.

- Avant que tu partes, est-ce que tu pourrais m'apporter un biberon avec du lait et de quoi le changer, s'il te plaît ?

- Gloubi peut le faire et va le faire. Gloubi pense qu'il y a encore les anciennes affaires du jeune maître.

- Je te remercie.

Suite à la demande de son maître, Gloubi disparut. Le bébé commença à s'agiter, signe qu'il se réveillait. Il ne fallut pas longtemps pour que l'elfe de maison amène le biberon et les affaires de rechange. Merlin donna le lait au chérubin qui l'engloutit très rapidement pour finir par faire un rot par-dessus l'épaule du sorcier. Ce dernier le changea pour le bercer en lui parlant des habitants du manoir.

- Tu sais, Ivan, je ne vis pas seul dans le manoir. Il y a cinq autres personnes qui ont chacune des particularités étonnantes. Morgan est la première sorcière à avoir utilisé la magie noire, même si la magie ne peut être ni blanche, ni noire, mais passons. À une époque, les gens l'appelait la Fée Morgan, mais plus maintenant. Puis, tu as Rowena Serdaigle qui, elle, est considérée comme la plus intelligente et sage de sa génération. Par contre, évite d'aller dans des sujets qui pourraient la faire parler pendant des heures sinon elle ne s'arrêtera jamais. Et la dernière dame du manoir se nomme Helga Poufsouffle. On dit d'elle qu'elle est la plus douce et généreuse du monde des sorciers. Helga est quelqu'un de très loyal et très juste envers les personnes qui le méritent alors fais très attention. Maintenant, je vais te parler des hommes du domaine. Le premier, qui est quelqu'un de très courageux, brave et téméraire, parfois trop même, s'appelle Godric Gryffondor. Sache qu'avec lui, tu risques de t'attirer pas mal d'ennuis, mais il a un cœur en or comme les autres aussi. Ensuite, tu as Salazar Serpentard. Alors, lui, c'est un sorcier qui est très doué, si pas le meilleur du monde, dans le domaine des potions et en plus c'est le premier fourchelangue. Le fourchelangue est la langue du serpent. Ce qui est fascinant avec cette langue est qu'il peut créer des sortilèges et bien d'autres choses. Et pour finir, tu as moi, Merlin. Je suis considéré comme le premier sorcier, mais tu dois savoir que j'étais un druide avant tout.

Merlin voulut continuer de raconter son récit, mais il fut coupé par une explosion du côté du laboratoire de potions.

- Bien tiens ! Quand on parle du serpent, dit-il en regardant Ivan qui avait sursauté à cause du bruit. Ne t'inquiète pas, c'est juste Salazar qui a raté sa nouvelle potion. Ça lui arrive rarement ce genre de chose. Par contre, je crois que ça a dérangé Godric qui s'entraînait. On va les entendre se crier dessus, continua Merlin en faisant une grimace.

À peine, finit-il de parler que le bébé et lui pouvaient entendre des voix hurler dans le manoir ce qui ne plut pas au petit qui commençait à geindre. Le grand sorcier essaya de le bercer pour qu'il ne pleure pas mais ça ne fonctionnait pas. Les cris s'approchaient d'eux jusqu'à venir au salon. Ce fut à ce moment-là que le plus vieux se mit à dire :

- Vous ne pouvez pas faire moins de bruit, non mais !

La phrase calma les deux perturbateurs. L'un des deux voulut dire quelque chose, mais il ne put commencer que des pleurs se firent entendre. Merlin essaya à nouveau de calmer Ivan, mais il ne réussit pas. Salazar et Godric, qui étaient à l'entrée du salon, s'approchèrent de leur mentor.

- Heu... Merlin ? l'appela Godric hésitant sur la marche à suivre.

- Mh ?

- Qu'est-ce qui se passe ?

- Ce qui se passe est qu'à cause de vos hurlements vous avez fait peur au petit et j'ai du mal à le calmer maintenant !

- Tu sais que nous crier dessus n'arrange pas les choses, dit doucement Salazar.

- Je sais bien, mais je n'ai plus vraiment l'habitude de m'occuper de bambin.

- Passe-le-moi, je vais m'en occuper, répliqua le courageux en tendant les bras vers Merlin qui lui passa le bébé.

Une fois dans ses bras, Gryffondor berça le petit en lui chantant une berceuse tout en s'éloignant pour s'asseoir sur le canapé d'à côté. Le Serpentard demanda au vieux sorcier :

- Comment ça se fait qu'il est ici ?

Au lieu de lui répondre, Merlin lui tendit la lettre et le laissa la lire. Le maître des potions termina sa lecture puis leva les yeux vers le chérubin et Godric. Il les trouvait adorables ensemble au point que de vieux souvenirs revenaient à la surface. Cependant, il n'eut pas le temps d'y faire attention qu'une personne l'interpella :

- Elle dit quoi la lettre, Sal ? demanda Godric tout en berçant le bébé.

- Que le petit a perdu ses parents à cause de personnes malveillantes.

- Alors celui-ci n'a pas été abandonné, mais plutôt mis en sécurité, continua le téméraire en donnant un sourire au petit qui le regardait.

- C'est cela et on fera tout pour qu'il le soit, termina Merlin en souriant.

Ce dernier pensa que la venue de Ivan n'était pas un hasard, mais plutôt le destin qui l'avait mis sur leur route. Il espérait que celui-ci aurait un avenir plus joyeux. Un plop se fit entendre et brisa l'ambiance de plénitude.

- Claki s'excuse envers les Maîtres, mais le dîner est prêt et les Maîtresses vous attendent.

- Merci Claki, dit Salazar. Tu peux leur dire que nous arrivons dans quelques minutes.

- Bien, Maître Salazar. Claki va de ce pas leur dire.

Suite à cela, l'elfe de maison se volatilisa pour prévenir les dames de leur arrivée. Godric déposa le bébé dans un berceau qui remplaçait la chaise, puis il suivit les deux autres vers la salle à manger. Arrivée à destination, les hommes s'installèrent autour de la table et le repas fut servi. Les discussions allaient de bon train tout en parlant à la fois de politique et des recherches qu'ils faisaient jusqu'au moment où l'une des femmes demanda :

- Qu'est-ce ce bruit que nous avons entendu ?

- Lequel, Rowena ? questionna Merlin.

- J'ai entendu un bruit comme si quelqu'un pleurait. Plus précisément, un bébé.

- C'est normal vu que notre invité est un bébé. Mais je vous expliquerai plus tard, termina le vieux mage.

Le repas continua dans le calme. Une fois le dessert achevé, les six sorciers se dirigèrent vers le salon où Ivan dormait paisiblement. Ils s'installèrent sur les canapés ou fauteuils. Tous installés de manière confortable, Merlin raconta ce qui s'était passé aux autres. Cela fit un choc Rowena, Helga et Morgan de savoir que cet enfant ne pourrait plus avoir ses parents près de lui. Elles se promirent de toujours le protéger.

Les semaines passèrent et un heureux événement arriva. Ce fut la naissance du jeune Harry James Potter. Né le 31 juillet 1993. Il mesurait cinquante-deux centimètres pour trois kilogrammes sept cents et il avait un duvet sombre sur le crâne. Ses parents étaient Lily Potter, née Evans et James Potter. Il avait comme parrain, Sirius Orion Black et un protecteur, Rémus Lupin. Sa naissance fit le bonheur de sa famille.

Un mois était passé depuis cet événement. La famille Potter sortit faire une promenade pour acheter des courses au chemin de Traverse. Ils firent la rencontre de la famille Malfoy et d'un couple qui discutait avec cette dernière. Tout le monde connaissait la querelle entre les deux grandes familles, Potter et Malfoy. Mais ce que le monde sorcier ne savait pas, c'était qu'il ne s'agissait que d'une façade aux yeux du monde. Seuls les amis proches étaient au courant du manège. A chaque rencontre, les deux têtes de famille se lancèrent des piques tandis que l'une des femmes, d'un mouvement discret, jeta un sort d'illusions pour discuter sans artifices.

"Que la comédie commence !" pensa James Potter avec un sourire au coin.

- Mais qui voilà? demanda Potter. Lucius Malfoy tentant de convertir de nouvelles personnes pour la cause de son maître.

- James, ne commence pas ! dit Lily exaspérée du comportement de son compagnon.

- Mais ne serait-ce pas le toutou de Dumbledore ? répliqua Lucius.

- Lucius ! Ne t'y mets pas non plus ! s'exclama Narcissa.

Pendant que les deux se lancèrent dans une joute verbale, les femmes se regardèrent avant de jeter un sort d'illusions tout en incluant le couple.

- Maintenant on peut discuter tranquillement, dit Lady Potter. Excusez-nous pour le comportement de mon époux, continua-t-elle aux deux personnes avec eux.

- Il n'y a pas de souci, répondit l'homme aux cheveux auburn avec un sourire.

- Excusez-moi de vous déranger, mais Lily est-ce que ça tient toujours pour qu'on vienne chez vous ? demanda Narcissa tenant son fils dans ses bras.

- Bien sûr ! On peut y aller maintenant si vous avez fini vos courses.

Lady Malfoy jeta un regard à son mari pour connaître sa réponse. Ce dernier donna son accord, puis retira le sortilège tout en continuant de lancer de fausses piques au Lord Potter.

- Passe le bonjour à ton maître, Potter !

- Et toi aussi, Malfoy ! lâcha James.

Sur ces belles paroles, le couple Potter s'en allèrent du Chemin de Traverse pendant que l'autre couple proposa aux deux hommes avec eux de venir chez leurs amis.

- Est-ce que ça ne leur pose pas de problème si nous venons ? demanda le compagnon de celui aux cheveux auburn.

- Non. Je sais que ça fera plaisir à mon amie que vous veniez, dit Narcissa avec un sourire au coin.

- Alors allons-y, mais nous devons déposer nos achats avant tout.

- Appelons Gloubi. Je sais que ça ne le dérangerait pas de le faire, continua l'un des deux hommes.

À peine, il dit le nom que l'elfe de maison apparut et prit les courses pour ensuite partir. Puis, le couple prirent chacun le bras des Malfoy afin de transplaner au Manoir de leurs amis. Ils ne mirent que cinq minutes pour arriver devant une grande bâtisse du XVIIIe siècle avec un P en forme d'arabesques entouré par deux lions féroces représentant l'emblème des Potter sur la grille de l'entrée. Elle s'ouvrit à leur arrivée disant qu'ils pouvaient entrer dans la propriété. Une fois devant la porte, un elfe de maison les attendait pour les emmener vers ses maîtres installés dans le grand salon.

- Cissa ma chère ! s'exclama Lily toute joyeuse de voir son amie hors d'un lieu public.

- Lily jolie !

- Je vois que tu as amené nos amis, continua la rousse avec un sourire au coin.

- Bien sûr ! Tu sais que je ne fais jamais les choses à moitié.

Tout en le disant, la née Black sourit à son amie tout en berçant son fils qui n'était pas content de ne pas avoir l'attention de sa mère.

- Narcissa, ma chérie, peux-tu nous expliquer avec Lily ce que vous avez en tête, demanda le mari Malfoy perdu tout comme James et les deux autres.

- Oh bien sûr ! Mais d'abord... Godric et Salazar, pouvez-vous enlever vos glamours, s'il vous plaît, dit Narcissa en regardant les nommés.

- Mais comment ? questionna Godric étonné d'avoir été découvert mais faisant ce qu'on lui avait demandé tout comme son compagnon.

Les femmes ne purent répondre, car les trois enfants commencèrent à pleurer en même temps. Lily appela un elfe de maison et lui demanda de leur amener trois biberons ce que la créature fit et donna aux mamans et à Godric. Tout en nourrissant son bébé, Lady Potter répondit à la question :

- Apparemment, vous avez oublié que Narcissa et moi nous vous avons côtoyé durant nos années à Poudlard.

- Et que nous avons eu l'habitude de sentir vos magies même si vous changiez d'apparences devant les autres, continua la matriarche Malfoy en regardant son fils.

- C'est vrai que vous venez souvent au manoir avec votre ami, Severus Snape, pour rendre visite à notre fils adoptif, dit Salazar.

- En parlant de lui, il est où ? questionna James.

- De qui tu parles ? enchaîna Lucius.

- Ben... de Snape.

Personne ne put dire quoique ce soit qu'un son apparu au niveau de la cheminée d'où sortirent deux personnes. C'était Sirius Black et Severus Snape.

- Quand on parle du loup, il montre le bout de sa queue, dit le patriarche Malfoy avec un sourire au coin.

- Si c'est pour commencer à chercher les emmerdes, il vaudrait mieux que tu te taises, enchaîna Severus tout en empêchant son compagnon de répliquer en posant délicatement sa main sur le bras de celui-ci.

- Si nous ne pouvons plus plaisanter mais où va le monde?

Les arrivants saluèrent leurs amis puis vint le tour des inconnus que le maître de potions connaissait. La dernière fois qu'il les avait vus remonta à l'époque où il étudiait à Poudlard avant la tragédie.

- Cela fait longtemps qu'on ne s'est pas vu, Godric et Salazar, salua le potionniste.

- Je ne te le fais pas dire, Severus, continua Godric avec un sourire tout en berçant son fils adoptif.

- Sev, tu les connais ? demanda Sirius confus.

- Oui et je pensais ne plus les revoir depuis..., dit le dénommé mais s'arrêta.

- Tu n'es pas le seul, Sev, répliqua Lily qui savait de quoi faisait référence son ami.

L'ambiance se refroidit d'un coup ce qui ne plut pas aux trois bambins. Ils se mirent à pleurer attirant l'attention des adultes qui essayaient de les calmer. Les larmes ne s'arrêtaient pas. Ces derniers tentaient tout ce qu'ils pouvaient pour cesser le torrent d'eau qui coulait sur les petites joues potelets des enfants. Or, rien ne fonctionnait même quand les mamans et Godric se levèrent tout en les berçant jusqu'au moment où Lily et Narcissa se rapprochèrent. Une lueur apparut au contact des petites mains de leurs fils, elle était de couleur turquoise avec une fine touche de rouge mais elle ne dura pas longtemps. Le phénomène laissa les adultes choqués pendant un moment jusqu'à ce que l'un d'autre eux se remette du choc et dit :

- Qu'est-ce qui vient de se passer ?

- Je pense que Harry et Draco ont un lien particulier mais je ne sais pas lequel, répondit Severus qui connaissait les deux bambins dont l'un d'eux était son filleul et l'autre, celui de son compagnon.

- Je crois qu'on le saura le moment venu, répliqua Lily en regardant son fils sourire.

Grâce à l'événement, les enfants étaient devenus calmes et souriaient à leurs parents comme si de rien n'était. Les mamans voulurent s'asseoir près de leurs compagnons mais ce ne fut pas au goût des rejetons qui désiraient être près les uns des autres. Ne laissant aucun choix, Lily, Narcissa et Godric se mirent sur un canapé à trois places pour le plus grand bonheur des trois garçons. Une fois assis comme les exigés ces derniers, c'est-à-dire : Lily au milieu, Narcissa à sa droite et Godric à sa gauche, tout le monde put continuer à discuter.

- C'est moi ou ces trois-là sont déjà exigeants pour leur âge ? demanda Sirius sous le choc du comportement des trois bambins.

- Tu n'as pas rêvé Sirius, répondit James tout en regardant son fils babiller avec sa femme. Je n'imagine pas le moment où tout le monde devra rentrer.

Tous les adultes jetèrent un coup d'œil aux enfants et réprimèrent un frisson d'horreur juste en imaginant la scène.

- Godric, Salazar ? Est-ce que vous pouvez nous dire le nom de ce petit ange et son histoire, s'il vous plaît, questionna Narcissa.

- Excusez-nous de notre manque d'oublie, dit Salazar, ce petit se nomme Ivan Saldric Rowga Mergan Salias Calios et il a été déposé au manoir car des personnes mal intentionnées voulaient le tuer. Pour ses parents,... ils ne sont plus de ce monde afin de le protéger contre ces dernières et Ivan est un hybride : mi-sorcier et mi-vampire.

- Les prénoms sont un hommage à vous, n'est-ce pas ? demanda la matriarche Malfoy avec un sourire triste pour l'enfant qui ne connaîtrait jamais ses parents.

- C'est cela, répondit le premier fourchelangue.

Tout le monde discutait sur des sujets plus légers pour éviter tout malaise, sachant quels types de discussions il ne fallait pas mentionner. Or, vint le thème "des vampires" et de leurs progénitures et chacun apporta ses connaissances sur le sujet.

- Si je me souviens bien du livre que j'ai lu sur les vampires, continua Lily, les enfants vampires - qu'ils soient de sang-pur ou hybride- ont une croissance plus rapide que la moyenne.

- Cela veut dire quoi ? demanda Sirius, un peu confus.

- Et bien... Par exemple : quand Ivan aura un an, il fera la taille d'un enfant de trois ans plus ou moins et il aura une mentalité plus avancée.

- Whoua ! ça ne va pas être facile de l'élever.

- Oh ! Ne vous inquiétez pas, on a l'habitude d'élever des enfants avec un développement plus avancé que la moyenne, souria Godric au compagnon du jeune maître de potion.

Ces paroles firent replonger les trois amis de longue date dans des souvenirs joyeux et aussi tristes. En effet, certains concernaient la perte de leur meilleur ami. Leurs compagnons ne comprenaient pas trop ce que voulait dire le fondateur de la maison des rouges et ors mais ils virent les mines de tristesse sur le visage de ceux qui partageaient leur vie. Pour changer l'atmosphère, Sirius se lança sur un sujet plus léger qui mit tout le monde de bonne humeur.

Suite à ce jour, les trois familles se virent régulièrement avec leurs amis proches qui étaient Sirius Black et son compagnon Severus Snape. Remus Lupin et Peter Pettigrow étaient aussi de la partie. Tout ce beau monde était heureux jusqu'au jour où une tragédie dut séparer un enfant de ses parents, envoya un innocent dans la pire prison du monde et enferma une personne dans sa forme d'animagus pour être donnée à une famille sorcière.