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L'idée vous a plu alors voici la suite !
Je suis contente de retrouver des lectrices qui me suivaient sur Animal Meurtri (n'est-ce pas helimoen ) )
Eks55 : tu as en partie raison, en fait cette idée me trottait dans la tête mais en effet quand j'ai vu cette recherche de fic je me suis lancée.
Celi : merci d'avoir laissé un petit mot :D
Lila : Trop peu nombreuses malheureusement, merci d'avoir donné ton avis )
Chokapikchoco : Merci pour ta review
Severine : Merci du compliment :D
Merci à ma Big Sister pour la correction !
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-Bonne Lecture-
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Sirène : créature maritime ayant le haut du corps comme les humains à une exception : derrière leurs oreilles pointues, les sirènes ont des branchies. Le bas de leur corps est constitué d'une queue formidablement puissante de 2 mètres de long. D'après une légende un humain ne peut se noyer dans les bras d'une sirène. Chaque sirène possède un pouvoir. Ils communiquent par ultra-son.
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C'est moi ! Impossible ! Poussée par un mélange de curiosité, de colère et de peur je nageai vers mes semblables. Je les vis, la vision des sirènes étant d'une rare précision, après tout, il fallait bien voir là où le noir est omniprésent, là où les rayons du soleil ne pouvaient percer l'eau qui se trouvait au-dessus de nos têtes.
Eau qui devenait toujours plus profonde, notre roi étant vraiment intransigeant sur la loi stipulant que les humains étaient dangereux. Je savais bien, à travers les pensées des dauphins qu'il exagérait mais n'avait pas tout à fait tort. N'ayant crainte des remontrances de mes parents, je les cherchai parmi mes compagnons. Je les trouvai rapidement, ils discutaient avec un ami.
Je les appelai faisant passer dans mes plaintes toute l'urgence de la situation. Je voulais des explications et je les aurais ! Comment se fait-il que mon visage se retrouve sur un objet plat appartenant à des humains ? Leur réaction m'étonna, ma mère fondit en larmes, mon père sembla abattu et nous pria de nous éloigner vers un coin sans oreilles indiscrètes.
Au fur et à mesure de notre avancé l'eau se réchauffa un peu, nous étions plus près de la surface. Mon père m'expliqua : pendant un jour de tempête, un bateau se trouvait au-dessus d'eux. Les humains pouvaient être inconscients du danger. Heurté par des vagues géantes, le bateau se retourna. Sur les quatre humains, seulement un ne savait pas nager.
Ma mère, bravant les lois de notre royaume partit sauver cet humain, un bébé. Mon père tenta de l'en empêcher : les affaires des humains ne nous concernaient pas. Ils allaient voir si la légende la plus absurde de notre Histoire était réelle. Le bébé ne se noya pas dans les bras de son sauveur.
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Le bateau et les autres humains étaient déjà loin, emportés par cette subite tempête. J'étais abasourdie. Mon père me laissa le temps de comprendre ce qu'il voulait dire. Alors j'avais été humaine ? Comment cela était-il possible ? Les sirènes naissent sirènes, elles ne se transforment pas.
Mon père reprit : ils allèrent voir un de leur ami. Il avait le don de transformer les humains en sirène. Il avait découvert ce don il y a bien longtemps en portant secours à un humain qui n'était autre que mon propre père. Il fut Cité par le roi pour faute grave. Malgré l'interdiction du roi de s'en servir à nouveau, il désobéit pour son ami et pour ce bébé qu'il trouvait injuste de laisser mourir.
J'étais doublement abasourdie. Mon père aussi avait été humain ?
Le roi l'apprit bien entendu. Il accepta le nouveau-né mais ma mère fut Citée. Etre Cité est grave, cela arrive lorsque nous rompons une loi. Le roi pose une sorte de véto sur la personne. Deux Citations et c'est le bannissement. Heureusement ma mère n'avait jamais fait de fautes graves auparavant. Quant à leur ami ayant déjà été Cité il n'eut pas de seconde chance et fut banni.
Voyant que je me sentais mal sous le poids de ces révélations mon père décida de me changer les idées, ce qui fonctionna. Alors comme ça l'objet était un collier. Le pendentif s'ouvre pour y glisser une photo. Les humains utilisent ce principe pour capturer des moments de leur vie.
Il me prend des mains le collier et se positionne derrière mon dos. Je vois ses mains passaient devant mes yeux et sentis le pendentif sur le haut de ma poitrine. Il attacha les deux bouts ensemble grâce à un fermoir d'après ses dires. Je comprenais maintenant pourquoi mon père avait une aussi grande connaissance des humains.
J'étais heureuse de porter un objet aussi beau. Le pend… Mince qu'avait-il dit déjà ? Ah oui ! Le pendentif ! Il était ovale, des lignes dessinaient des figures incertaines. Je me promis de le porter lors de mes promenades solitaires. J'étais impatiente de le montrer aux dauphins. Ces animaux très intelligents pouvaient s'émerveiller d'un rien.
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Mes parents retournèrent vers nos semblables. Je voulais rester seule pour réfléchir mais aussi pour profiter de ce collier.
Soudain je sentis mes nageoires prises dans un étau. Je me retournai rapidement croyant à un requin mais vis Jessica, une amie, qui rigolait de sa blague. Je lui donnai un coup de poing sur l'épaule, rieuse. Puis sans qu'elle ne le voit venir je la poursuivis. Une course poursuite qui se transforma vite en course de vitesse.
Nous nous arrêtâmes dans un même mouvement à la limite nous étant imposées. J'allais lui proposer la revanche jusqu'à notre clan mais en me tournant vers elle, je la vis figée. Seuls ses cheveux vermillon voltigeaient autour de son visage arrondi et sa queue fouettait l'eau dans un geste instinctif pour demeurer sur place.
Elle fixait… Je portai ma main vers mon cou. Oh non ! Elle l'a vu ! J'avais totalement oublié ce détail, distraite par nos jeux enfantins. Elle avança sa main doucement comme si ça allait lui sauter dessus. Elle l'effleura, enleva sa main comme si ça l'avait brûlé. Elle sembla revenir à elle et me traita d'inconsciente. Je lui expliquai ma découverte.
J'hésitai à en dire plus. C'était mon amie, ma seule amie même, les autres sirènes me trouvant trop bizarre. J'avais confiance en elle pour garder le secret, ce dont j'avais peur c'était que son regard sur moi change. Elle s'approcha un peu plus de moi, voyant mon combat intérieur. Elle posa sa main sur mon épaule. Je me décidai. Je n'omettais aucuns détails.
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Elle resta bouche bée. Avais-je ressemblé à ça lorsque j'avais appris la nouvelle ? Elle explosa de rire. Après avoir réfléchie, elle ne me croyait pas. Je lui assurai que je ne mentais pas. Elle cessa son hilarité et redevint sérieuse. Je sentais toujours une pointe de scepticisme chez elle.
Je pris le pendentif, l'ouvris et lui montrai la photo. Les sirènes ayant une très bonne mémoire, elle me reconnut et me demanda qui était l'autre enfant. Je ne savais pas, un ami, mon frère ? ! ? Moi qui avait l'habitude d'être fille unique l'idée d'avoir un frère dont je ne savais rien me déplut, et me réjouit aussi. Tu n'as pas envie d'en savoir plus ? me demanda-telle.
Bien sûr que si ! Mais je ne pouvais pas. Comment faire des recherches à partir de l'océan ? Cela voudrait dire se rapprocher des humains et c'était impossible et dangereux. Tu n'as rien à perdre, insista-t-elle. Et pour prouver ses dires elle captura ma main et me traîna au-delà des limites imposées par le royaume.
Je ne suis pas intrépide. Je ne suis pas courageuse. Et pourtant, plus nous nous éloignâmes de notre clan, plus je me sentais éprise d'une liberté qui m'était due. Je ne faisais que chercher des réponses méritées. Nous nous rapprochions des côtes de plus en plus. Jessica avait fini par lâcher ma main voyant que j'étais devenu docile.
Nous croisâmes plein de bateaux, plus que dans ma vie entière. Un de ces engins avait même un filet qui pendait à l'arrière de la coque. Les pensées affolées de ces pauvres poissons me donnèrent une migraine atroce. Coupant le chemin à mon amie je partis près d'eux. J'attrapai le bas du filet et nageai en sens inverse.
Me réprimandant d'abord, Jessica finit par m'aider. Nous entendîmes l'écho des humains nous parvenant de loin au-dessus de nos têtes. Ils devaient se demander ce qui se passait pour rencontrer une telle résistance. Le filet craqua sans prévenir et sous le coup mon amie fut propulser vers la surface.
Heureusement en restant assez proche de l'ombre du bateau pour ne pas se faire repérer. Elle revint vers moi, me donna une tape violente sur l'épaule me rouspétant qu'elle aurait pu être vue par ces satanés pêcheurs. Les poissons étaient heureux d'être délivrés et c'est tout ce qui importait.
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Arrivées au port mon amie sembla moins sûre d'elle. Que devons-nous faire ? Une image du bateau d'où provenait le collier me vint en mémoire. L'image était floue puisque je le voyais à travers les pensées d'un des dauphins. Il y avait des formes bizarres dessus. 8 formes pour être exactes. A. Oui voilà à quoi ça ressemblait.
Jessica avait appris grâce à ses observations passées que chaque bateau avait ses propres formes géométriques. Toutes différentes. C'était en quelque sorte l'identité de la machine. Voilà qui simplifiait les choses. Nous cherchâmes durant de longues minutes, n'osant pas émerger nos têtes. Les formes étaient donc floues et oscillées.
Quelques fois, nous apercevions la silhouette inquiétante d'un humain alors sans réfléchir plus avant nous plongions. Alors que je commençai à me décourager, lasse de ces recherches je vis les formes. A. C'était celui-là ! Je fis signe à Jessica qui continuait son chemin. Que faire maintenant ?
Je tournai la tête vers mon amie pour lui demander mais je ne vis que ses nageoires du bas. Un coup d'œil en haut et… bah oui, elle avait sorti la tête hors de l'eau. C'était un truc que j'admirais chez elle, elle n'avait pas peur de l'inconnu. Sortir la tête à la surface dans un port infesté d'humains ? Facile ! Pourrait-elle crier.
Je donnai une impulsion avec ma queue et me propulsai à la surface. Mes cheveux me collèrent au visage. Rah, je n'aimais pas ça. Replongeant la tête je la ressortis en la mettant en arrière. Mes yeux me firent mal. Trop de lumière ! Je les fermai puis les ouvris précautionneusement. Jessica me sourit. Nous ne pouvions plus communiquer que par la gestuelle.
Entendre le bruit du remous qui venait heurter les bateaux, le bruit venant de la flore terrestre. Et toutes ces choses que je ne pouvais identifier. J'en étais toute troublée. Je fermai les yeux pour apprécier les rayons du soleil réchauffant ma peau. Waouh ! Comme les humains avaient de la chance ! L'océan était une immensité privée de chaleur.
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Je voulais profiter encore de ce moment hors du commun. Et dire que j'avais pu gouter à ce plaisir auparavant, je n'en avais aucun souvenir. Quelques larmes montèrent jusque mes yeux, elles coulèrent le long de mes joues. Jessica les chassa.
Ma tête se trouvait juste en face des formes, je les caressai tendrement. Ce bateau appartenait peut-être à ma famille humaine. Nous étions entourées de deux grands voiliers. Seul le ponton était donc à surveiller. Elle me fit signe vers ce dernier. Comprenant qu'elle s'en chargeait, je hochai la tête, mis mes mains sur le bord du bateau et me soutins pour émerger le haut de mon corps.
Mon ventre reposa alors à son tour sur le bord. Je confirmais ! Les humains aimaient les bizarreries. Des cubes blancs étaient rangés sous une planche où s'asseyaient les humains. Je les ouvris une par une, rien de bien utile : des faux poissons, des petits objets pointus. Enfin je crois. Toujours penchée à moitié dans le bateau, je vis une boule informe.
Toujours à travers les pensées des dauphins j'en avais conclus que ce genre de chose servait à revêtir leurs corps. C'est que c'est une race pudique ! J'en fouillais les petits rabats. J'en sortis un objet plat comme la photo. Mais il n'y avait aucune image dessus. Juste les mêmes formes que sur les bateaux. Peut-être mon père savait-il les déchiffrer ?
J'allais lui demander, et tant pis si cela ne lui plaisait pas ! J'avais le droit de connaître mes origines ! Enfermant dans ma main ce petit objet je continuai ma recherchhhhhhhh…
L'eau m'entoura soudainement. J'avais été tiré en arrière brusquement. Jessica était la responsable, elle leva un doigt vers le côté du bateau, vers le ponton pour être exacte. Je vis l'ombre de deux humains. Des hommes si j'en croyais mes yeux troublés par la différence eau-air.
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Je voulus lui montrer ma trouvaille mais sous le coup de la peur je l'avais lâché. Il était toujours dans le bateau. Mince ! Je lui expliquai la situation. Elle nagea alors sous le ponton et apparut de l'autre côté, les humains regardant plutôt vers ma direction. Elle prit une de leur caisse et la posa sur l'autre ponton qui formait un U.
Surveillant que la diversion ait bien marché j'émergeai à nouveau mon corps, beaucoup plus rapidement cette fois-ci. Faisant fi de mes cheveux collés, je récupérai l'objet tandis que l'humain blond, celui que j'avais vu hier lors de ma balade tourna la tête. Je restai pétrifiée, les yeux dans les yeux nous ne bougions plus.
- Hey Jasper viens m'aider à la porter c'est lourd !
Etait-ce avec ce bruit que communiquer les humains ? Que c'est mélodieux ! Je ne compris pourtant pas ce bruit que l'autre humain fit mais cela sembla faire réagir le deuxième car il détourna le regaaaaaard…
Une nouvelle fois Jessica me glissa dans l'eau. Elle était en colère. Pire que quand le filet avait craqué. Oups elle avait vu qu'il m'avait vu ! Elle prit violement ma main et me traina vers la sortie du port. Seule une loi conduisait une sirène à la peine de mort, la révélation aux humains. Elle était inquiète pour moi. Je savais qu'elle ne dirait rien.
Nous allions nous faire remonter les bretelles si nous traînions plus longtemps. Nos parents voudraient des explications. Nous devrions nous mettre d'accord sur un mensonge sur le chemin du retour.
Un bateau nous dépassa vite, celui avec les forme A. Ils allaient dans la même direction que nous. Mais à un moment, alors que notre clan était à gauche, eux allèrent à droite. Sans avoir conscience de mes actes je les suivis. On dirait que ma mésaventure ne m'a pas servi de leçon.
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Jessica rouspéta belliqueusement. Mais me suivit quand même. Je l'avais toujours suivi dans ses plans qui tournaient toujours mal, aujourd'hui c'était à son tour de me rendre la pareille. Même si l'enjeu était plus dangereux que ses plans réunis.
Nous restâmes bien à 30 mètres derrière eux. Ils s'arrêtèrent. Nous fûmes surpris par des flots qui nous agressèrent les tympans. Suivi rapidement par le même bruit. Ils avaient plongé. Prises de panique, nous nous éloignèrent aussi vite que nous le permettait notre queue puissante. Nous nous tenions la main jusqu'à ce que nous apercevions nos semblables.
Seulement là notre cœur sembla reprendre du repos. Ma mère ondoya rapidement vers nous, me prit le visage entre ses mains, voyant que j'allais bien elle fit de même avec Jessica. Comme je l'avais prévu, elle nous sermonna d'être parties sans les prévenir. Pour toute réponse je mis devant ses yeux l'objet dérobé. Ses yeux s'écarquillèrent et elle me le prit rageusement. Mon père arriva à son tour. Il vit de suite ce que tenait ma mère.
Il n'était pas content lui non plus. Après nous avoir éloignés des autres, nous nous fîmes rabrouer sur les risques inconscients que nous avions pris. La colère passée, j'exigeai des réponses. Que signifiaient ces formes ? ?
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Voilà ce premier chapitre, j'espère que l'idée vous plaît toujours !
Petit sondage : préférez-vous des chapitres courts avec des postes réguliers ou des chapitres longs avec des postes plus aléatoires ?
(Je me doute un peu de la réponse mais c'est vous les chefs !)
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