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Merci à toutes pour vos reviews !

Je n'ai pas eu le temps de vous répondre individuellement car j'ai des journées bien chargées et j'ai très peu de temps pour aller sur l'ordinateur donc je me dis que vous préférez un chapitre plutôt qu'un MP je me trompe ? :D

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-Bonne Lecture-

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J'embrassai ma mère tout en prenant un pancake qu'elle venait de déposer sur l'assiette. J'enfilai ma veste et claquai la porte après l'avoir saluer. J'allais pêcher, j'adorais ça ! Ça me détendait, seule Alice comprenait. Je me faisais plutôt charrier par Emmett et Edward à ce niveau. L'entrée de l'allée où était amarré le bateau familiale n'était qu'à 5 minutes à pieds de la maison.

Je mis ma main dans ma poche et serrai dans mes doigts le collier de ma mère. Je le prenais toujours quand je partais pêcher. J'avais l'impression qu'il me portait chance.

- Bonjour Jasper, me salua , un avocat retraité qui avait décidé de passer le reste de sa vie dans notre petite ville australienne.

- Bonjour !

Mon bateau était à quatre emplacements du sien. Je montai sans crainte à bord. Une chose qui aurait été impensable i peine deux ans. Depuis que j'avais rencontré Alice en fait.

FLASH BACK

Cela faisait deux mois que je sortais avec cette créature survoltée du doux nom d'Alice. Elle avait emménagé il y a moins de trois mois. Ce fut un véritable coup de foudre entre nous. Nous étions tranquillement installés dans sa chambre, je devais l'aider avec son Histoire mais pour tout dire j'étais plus voué à m'occuper de ses lèvres que de la colonisation.

- Jasper, me rouspéta-t-elle, j'ai un contrôle dans trois jours !

- D'accord, capitulai-je en me levant après avoir néanmoins posé une dernière fois mes lèvres sur les siennes.

Je regardai son aquarium coloré, posant mon doigt sur la vitre pour suivre la nage des poissons.

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- Dis-moi, pourquoi tu ne viens jamais avec nous quand nous allons en mer ?

Sa question me désarçonna. Je ne lui avais pas encore confié mon plus grand secret. Je décidai qu'il était temps. Je m'assis sur son lit. Elle vint à mes côtés, ayant perdu son habitude sourire éclatant.

- Tu m'inquiètes là !

- Y'a pas de raison c'est juste qu'il y a 14 ans maintenant, lors de l'une de nos balades familiales nous avons été surpris par une tempête. Notre bateau s'est retourné et… ma sœur, qui avait un an ne s'en est pas sortie.

Elle hoqueta d'horreur et me prit dans ses bras.

- Ça a été un vrai cauchemar. Les vagues me surpassaient. Je ne voyais plus rien à part le ciel. J'essayai de crier mais je ne pouvais pas, l'eau était partout… Depuis je n'ai jamais plus monté sur un bateau.

- Chuuut.

Je me blottis dans ses bras, l'oreille contre son sein. Puis sans que je le vois venir elle bondit sur ses pieds retrouvant son énergie habituelle. Elle tapa des mains.

- Viens avec moi ! On va combattre ta phobie !

Sans que je sache vraiment comment, nous nous retrouvâmes sur le quai. Et pour la première fois en 14 ans je réussis à monter sur un bateau. Pour Alice.

FIN FLASH BACK

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J'adorais la vitesse que je prenais avec ce bateau, il ne payait pas de mine mais le moteur était puissant. Depuis ce jour avec Alice, mon père et moi avons retapé ce bateau de A à Z. Malheureusement il mourut avant la fin du projet. Je le terminai par mes propres moyens, voulant qu'il soit fier de moi.

Et pour parfaire ce projet je lui avais octroyé le nom qui hantait mes rêves, Isabella, celui de ma sœur disparue.

Je sentis une éclaboussure et vis un dauphin, puis deux, puis un troisième. Leur bruit me faisait penser à des rires. Je leur souris et me penchai pour en caresser un, il se laissa faire. Je dirai même qu'il était content. Ils replongèrent dans le flot énigmatique de l'océan et je continuai ma route.

Décidant que j'étais arrivé dans un bon lieu pour pêcher je m'arrêtai. Je laisserai à présent les vagues me guider. J'étais allongé, profitant des rayons du soleil sur mon visage quand ma main chercha machinalement le chemin vers ma poche où reposait le médaillon.

Non ! Je commençai à m'affoler, je ne le trouvai pas. Je cherchai dans le bateau mais rien ! Ne rester qu'une solution : quand je m'étais penché pour toucher ce dauphin. Oh non. Puis me vint une idée. Edward ! Il était un dieu de l'apnée ! Je reviendrai avec lui, l'eau ne devait pas être très profonde où j'avais perdu le collier. 20 mètres maximum, il pouvait sans problème plonger jusqu'au fond.

Le problème c'est que cela ne pouvait se passer qu'en fin d'après-midi, après mon travail au bar. Et c'était à ce moment que lui avait entrainement. Emmett, son entraineur pourrait comprendre. Et pis, c'était un peu de l'entrainement ce que je lui ferais faire. C'est décidé je leur en parlerais demain soir à notre rendez-vous au bar, ils comprendront l'importance de mon désespoir.

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Déprimé par ma perte, je rentrai tout de suite. Ne voulant pas retourner chez moi et être questionné par ma mère, je préférai de loin rendre visite à Alice. Elle ouvra la porte, un short court et un débardeur pour simple vêtement. Je la détaillai et elle sembla s'empourprer. Tiens ! Elle ne savait pas quoi dire, une grande première.

- Bonjour ma chérie.

Elle m'embrassa pour toute réponse. Elle se décala pour que je puisse entrer. Je saluai ses parents qui étaient dans le salon et nous montâmes dans sa chambre. Sa tenue m'avait émoustillé, je la déshabillais rapidement mais pris tout mon temps pour lui faire l'amour passionnément.

Nous étions dans les bras l'un de l'autre après avoir repris notre souffle.

- A quoi-tu penses ? me demanda-t-elle en traçant l'arrête de ma mâchoire avec son nez.

- J'ai perdu le collier aujourd'hui pendant ma partie de pêche.

Elle me serra plus fort contre elle : elle savait l'importance qu'il avait pour moi. Dans le pendentif sommeillait la toute dernière photo de ma sœur. Je restai dîner chez eux ce soir-là. Je rentrai tard, ma mère était déjà couchée. Ouf, j'avais le temps de retrouver le bijou avant de l'affronter. Je dormis mal, poursuivi par un cauchemar.

Ma matinée au bar passa vite, j'étais en train d'essuyer des verres quand Edward vint avec Emmett. Parfait, je n'aurais pas à attendre ce soir.

- Alors Jasperinou, on voudrait un Monaco et… Qu'est-ce que tu prends ?

- Un coucher de soleil, s'te plaît, répondit Edward.

Je leur préparai leur commande et m'assis à leur table lorsque je leur apportai : le bar était presque vide en cette saison. Les touristes n'arriveraient que dans quelques semaines.

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- Dîtes les gars, il m'est arrivé un problème hier. Je laissai tomber dans l'eau le collier de ma mère. Et je me disais que ce soir après mon service, Edward pourrait venir avec moi pour…

- D'accord, firent-ils d'une même voix.

- D'accord ? Répétai-je, moi qui m'attendais à argumenter.

- Oui, on sait que c'est important pour toi.

- Et pis ça lui fera un petit entraînement, conclut Emmett.

Ils repartirent vite à leur occupation, Edward au lycée et Emmett à la piscine. L'après-midi quant à elle fut plus longue. J'étais impatient (p'tit clin d'œil à caropat07). Edward quitta en avance donc il m'attendit à notre table habituelle. Sur le chemin du port, il se fit accoster par une femme qui commença une scène au beau milieu de la rue.

Ne voulant pas gêner mon ami plus qu'il ne l'était, je m'éloignai pour préserver son intimité. Quel bourreau des cœurs celui-là ! Mais un jour il trouvera son Alice et il se calmera. J'enlevai ma veste et la posai dans le bateau, c'est qu'il fait chaud en ce début de soirée. Voilà une chose que j'aimais ici, le climat. La température ne descendait jamais en dessous de 15°C la nuit et quasiment toute l'année. Alors imaginez la journée l'été !

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Soudain j'entendis la voix d'Edward de là où j'étais. Ce n'était pas bon, je partis l'apaiser de peur qu'il ne lui fasse quelque chose qu'il pourrait regretter. Je rebroussai chemin et la vis en larmes, Edward serrant les poings. Je le pris par le bras et le poussai en avant. J'expliquai calmement à cette femme, qu'Edward était une enflure qui ne la méritait pas.

Elle sembla revenir à elle et acquiesça, se tournant brusquement. Elle mit une claque monumentale à mon ami. Je retins un sourire tandis qu'elle faisait demi-tour, la tête haute.

- Merci Jasper, t'avais pas une batte de baseball sous la main pour lui donner ?

- Reconnais que je n'ai dit que la vérité !

Il marmonna quelque chose que je ne compris pas. Nous fîmes un détour car Edward avait trois caisses à me rendre. Son père me les avait empruntées. A à peine 10 mètres de l'Isabella, il posa promptement ses caisses, essoufflé, il me demanda une pause.

- C'est toi qui as voulu en porter deux d'un seul coup…

Je continuai mon chemin et posai la caisse sur le ponton, Edward sur les talons.

- Bon, en route !

Nous nous baissâmes pour détacher le nœud maritime. Il reprit ses caisses mais s'exclama :

- C'n'est pas possible !

- Quoi ?

- Une caisse se retrouve où on s'est arrêté.

- Tu me l'as fait pas à moi ! Dis plutôt que tu préfères les prendre une par une maintenant.

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Du mouvement vers ma droite me fit me retourner. Je n'en crus pas mes yeux ! Ce n'est pas possible, c'est bien trop dangereux de nager là où les bateaux naviguent sans arrêt. Une femme se trouvait penchée sur mon bateau, les jambes toujours dans l'eau. Non ! Attendez ! Sa taille se terminait par des sortes d'écailles orangeâtes brillantes.

Et ses yeux, je ne pus m'en détacher. Couleur chocolat. La même intensité de chocolat qu'Isabella. Elle me manquait tellement que je pouvais la voir n'importe où.

- Hey Jasper viens m'aider à la porter c'est lourd !

Comment pouvait-il ne pas la voir. Je portai mon regard vers lui pour lui montrer cette femme mais à peine eus-je la tête tournée qu'elle disparut.

- Eh ça va ? T'es blanc comme un vampire.

Ça n'avait pas été réel. Sinon Edward l'aurait vu. Je secouai ma tête pour m'éclaircir les idées. Mon imagination me jouait encore des tours. Comme quand je crois au détour d'une rue voir la silhouette de Bella, bébé ou ado peu importe, je la vois dans chaque pas de chaque femme ayant les cheveux cuivrés ou les yeux marrons.

Mais là, c'était différent, j'avais carrément inventé une personne.

Edward me donna une tape sur l'épaule avant de monter à bord. Je le suivis comme un automate. Les caisses pouvaient attendre sur le ponton que je les ramène à la maison. J'eus l'impression que ma veste avait changé de place. D'ailleurs il manquait le papier où j'avais inscrit le nouveau numéro de téléphone de ma mère. Bizarre !

Je conduisis instinctivement, me rappelant du chemin emprunté la veille. Nous y arrivâmes rapidement. Nos recherches ne donnèrent rien. Pourtant j'étais sûr de l'endroit ! Sur le chemin du retour, Edward prit la parole :

- Il a peut-être été balloté au gré des courants, nous les étudierons pour calculer l'endroit où il a dû être déposé.

Je hochai la tête, peu convaincu. De retour au port, Alice est là à nous attendre. J'étais heureux de la voir et comme un chaque fois un sourire fendit mon visage.

- Salut les gars ! Jasper, j'ai rentré les caisses chez toi. Qu'est-ce que tu en as du matériel de pêche !

- Tu les as pas trouvées lourdes, les caisses ? Voulut savoir mon ami.

- Non ça allait, fit-elle en haussant les épaules.

Edward grogna alors que j'explosai de rire.

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Toute la troupe avait rendez-vous au bar. Certaines personnes me trouveraient fou d'aimer aller sur mon lieu de travail pendant mon temps libre mais comprenez-moi, j'adorais cet endroit ! Il était notre lieu de culte, vous cherchez quelqu'un du groupe ? Commencez par le bar.

Emmett et Rosalie, couple depuis seulement deux semaines, nous attendaient déjà. Emmett, Edward et moi avons toujours vécu là. Alice était arrivée il y a un peu plus de deux ans mais Rosalie, pour sa part n'est là que depuis trois mois. Nous l'avons tout de suite accueillie dans notre groupe.

- Bon maintenant que tout le monde est là, je vais chercher les boissons. Qui veut quoi ?

Chacun passa sa commande et Emmett partit au comptoir. Le barman n'était autre que mon patron, Dimitri. Il nous salua d'un signe de tête. La serveuse, Angela vint prendre de nos nouvelles. Comme à chaque fois que je la voyais, j'eus un pincement au cœur. Elle ressemblait à ma sœur.

Du moins c'est ce que j'imaginais si elle avait atteint ses 17 ans. Elle ressemblait aussi un peu à cette femme que j'ai vue… Non ! Stop ! Je n'ai absolument rien vu ! Rien du tout !

- Quelque chose ne va pas mon chéri ? Vous n'avez pas retrouvé le collier ?

Je lui répondis par la négative. Elle fut aussi déçue que moi. J'hésitai à lui parler de ce que je croyais avoir vu. 'fin de ce que j'avais imaginé pour être exact. Elle trouva une explication plausible : la fatigue. Oui ça devait être ça, parce qu'après tout, les sirènes, ça n'existe pas !

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Voilà pour ce deuxième chapitre :)

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