O

O

Helloooooo ! ! ! !

Merci à

Nathaana, oliveronica cullen massen, twilght578, caropat07, Yukina21, Gwla10, Triskelle sparrow, Lili5em, belladu57, manoa-bella, Nany1980, Takinza ( tu as trouvé mon point faible :D)

pour vos reviews !

O

-Bonne Lecture-

O

Précédemment

Ma tête me faisait mal. Où étais-je ? J'étais allongé sur quelque chose de dur. Une femme aux cheveux noirs corbeaux s'agenouilla près de moi. Ses mains palpèrent mon visage. Deux hommes se tenaient derrière elle. Je ne voyais que leur silhouette.

- Eh ? Qu'est-ce qu'il s'est passé Edward ?

- Ed' mec, t'as une sale tronche.

Je me souvins, c'était Alice, Jasper et Emmett. J'attendais Jasper près de son bateau quand j'ai dû m'endormir.

- Salut les gars, pourquoi tant de bazar ? Grommelai-je.

- T'avais disparu Edward !

- J'n'ai pas bougé d'ici.

Je me relevai tandis qu'Emmett s'avança près de moi et je sentis bouger dans ma main. Un collier, le collier que nous recherchions. Comment il est arrivé là ? Je m'appuyais sur Emmett pour me tenir sur mes jambes. Ma tête me tournait, on aurait dit que j'avais une gueule de bois. Jasper prit le bijou, les yeux ronds.

- Mer...Merci Edward, bégaya-t-il.

- Comment as-tu eu le collier si tu n'as pas bougé d'ici hein ? Cria presque Alice en croisant les bras.

Waouh, c'est vrai ça. Comment ?

- Bon, trancha Emmett, Edward se sent visiblement pas bien, son père va l'ausculter et on verra après.

Pour une fois qu'il disait quelque chose de sensé en dehors d'une piscine.

O

Nous quittâmes le port, Emmett à ma gauche, Jasper à ma droite. Ils me soutenaient, mes jambes étant encore un peu instables. Alice ouvrait la marche, d'un pas déterminé, Jacob trottinant à ses côtés, la langue pendante. Nous nous engouffrâmes dans ma rue. Ma mère était dehors, jardinant ses orchidées.

Elle rouspéta gentiment Jacob qui marcha dessus pour lui faire la fête. Elle adorait les animaux et ils le lui rendaient bien. Son sourire se fana quand elle me vit. Elle posa ses mains sur mes joues et m'examina comme la maman poule qu'elle était.

- Ton père vient de rentrer.

Elle nous laissa passer. J'entendis Alice lui expliquait ma mésaventure mystérieuse tandis qu'elles s'installaient dans la cuisine. Jasper toqua à la porte du bureau de mon père. Je me sentais déjà mieux. J'entrai sans l'aide de mes amis. Je m'assis devant mon père et lui parla de ma tête douloureuse à mon réveil.

- Ce n'est pas tout, ajouta Emmett, il avait le collier dans ses mains !

Papa hocha la tête, concentré à prendre mon pouls.

- Je ne vois rien d'inquiétant. Tu as dû rester trop longtemps au soleil. Si la douleur resurgit, viens immédiatement m'en parler ok, fils ?

- Ok. Je vais me reposer.

Il me donna une tape dans le dos et se joignit aux autres tandis que je montai dans ma chambre. Je retirai seulement mon short et mon t-shirt légèrement humides. Un détail que je n'avais pas noté avant. Les autres non plus apparemment. Je ne vais pas leur en parler. Je me glissai avec un certain bien-être sous la couette bleu marine.

Je flotte. Non, je nage. Je ne vois rien. Seulement le noir de l'océan profond. J'ai froid. Je suis fatigué. Un point encore plus noir apparaît au lointain. Il grossit progressivement pour devenir une silhouette humaine. Je sais au fond de moi qui c'est. Je ne suis donc pas surpris quand je peux distinguer deux océans de chocolat. Elle est si près. Si près que je peux presque… Non c'est elle. Elle pose ses lèvres sur les miennes et soudain j'ai chaud, je ne suis plus fatigué. Je suis bien. Je veux la prendre dans mes bras mais ils n'attrapent que l'eau glacée. Je ne sens plus ses lèvres. Non ! Pas maintenant ! De l'air ! Il me faut mon air !

Je me réveillai en sursaut. Quel drôle de rêve ! J'avais dormi seulement 35 minutes. J'entendais mes parents et mes amis discuter en bas. Il me fallait revenir à la réalité. Je pris une douche de quelques secondes pour me rafraîchir et me mis à nouveau en T-shirt, short. Je rangeai ce rêve dans un coin de ma conscience et descendis les escaliers en trombe. Ils s'arrêtèrent net de parler.

Je fis un bisou sur la joue de ma mère et me servis un café. Je m'assis entre Alice et Rosalie que je saluai. Le silence régnait toujours.

O

O

- Quoi ? Fis-je pour le briser. Vous, vous parliez de moi, n'est-ce pas ? Suspectai-je.

- Pas du tout, se défendit Alice, on parlait de Dimitri et du bar qu'il a fermé sans donner de raisons.

- Ouais, grommela Jasper en prenant une gorgé, je me retrouve sans travail du jour au lendemain sans savoir pourquoi mais apparemment suis toujours payé !

- Le rêve ! Rugit Emmett en prenant une bouchée du gâteau préparé par ma mère. Une tape sur la tête de la part de Rosalie plus tard, nous en étions à énumérer les raisons possibles de ce comportement.

- On le voit souvent avec Mike d'ailleurs.

- Qui ne vient plus aux entraînements, rajoutai-je en même temps qu'Emmett.

- Le mieux serait d'aller voir Dimitri, ajouta-t-il.

- C'est ce que je vais faire et pas plus tard que maintenant.

- Je viens avec toi.

- Non Edward, je suis sûr que tu dois te reposer. J'y vais seul.

J'acquiesçai mais élaborer déjà un plan. Les autres décidèrent de partir aussi. Je montai dans ma chambre après les avoir salués et prévenu ma mère que je partais dormir. J'attendis quelques minutes encore. J'ouvris ma fenêtre et béni mon père de ne pas avoir eu le temps de couper cet arbre qui se trouve si proche du mur.

Je repérai Jasper devant la porte de chez Dimitri. Je me tapis pour ne pas me faire repérer. Pourquoi prenais-je en filature mon ami ? Si je le savais !

PV Jasper

Je sonnai une deuxième fois. Rien. Aucun bruit à l'intérieur. S'il n'était pas là Dimitri était au bar. S'il n'était pas au bar, il était à son hangar. Ce fut ma prochaine destination.

L'allée des hangars était proche de chez lui. Les vieux bâtiments étaient assez éloignés les uns des autres. Je les connaissais par cœur car le père d'Alice en possédait un. Alice adorait se promener par-là, elle disait qu'on avait l'impression de faire un bond dans le temps. Je ne pouvais la contredire.

Le n°14 se trouva devant moi. Je toquai contre la vieille porte en bois qui trembla. Personne ne vint me répondre. J'entendis pourtant une sorte de clapotis. Pris par un élan de bravoure et (de folie), je forçai la porte. J'espérai juste ne pas me retrouver au commissariat.

Le hangar était vide. Même aucun bateau n'était là. Le seul meuble était recouvert par un drap. Je ne pus deviner ce que c'était, 3 mètres de large sur 2 mètres de haut. Ma curiosité, d'habitude apprivoisée à un niveau très bas, semblait atteindre des sommets himalayens. Je soulevai le drap jauni par l'humidité.

Je bloquai, le bras en l'air, les yeux perdus dans des yeux aussi bleus que les miens. Je suis autant choqué qu'elle semble apeurée. Blonde, petite, enfin aussi petite qu'on peut l'être avec une nageoire de deux mètres de longs, elle chercha à se réfugier loin de moi.

O

O

Quand Mike était venu me voir au bar et m'avait parlé de… de ça… J'avais fait la sourde oreille croyant pouvoir y échapper. Mais là, j'avais la vérité sous les yeux. Comment faire pour la contester ? Les sirènes existent. Vraiment je veux dire. Pas comme dans certains parcs aquatiques où certaines femmes se déguisent. Là elle était dans l'eau depuis plusieurs minutes ! ! ! ! Au moins je devrais être rassuré, je suis sain d'esprit, ce n'était pas une hallucination la dernière fois.

Un bruit de moteur se fit entendre. Euh je devais faire quoi maintenant ? Je laissai tomber le drap et me mis à courir vers la porte que j'avais laissé ouverte. Je me cognai contre un torse. Waouh, il existait plus grand qu'Emmett ? Je n'avais jamais vu cet homme avant. Il sembla en colère. Je peux le comprendre en même temps. Un bateau se gara dans l'emplacement du hangar. Mike et Dimitri y étaient.

- Jasper ! Tiens donc Félix, tu nous l'as attrapé ! Tu te joins enfin à nous ?

Je ne voulais pas répondre mais ma langue fut plus rapide :

- En fait j'allais juste sortir ! Au revoir !

Le fameux Félix me barra le passage. Il s'avança, m'obligeant à reculer. J'étais vraiment désespéré.

- Tu ne vas nulle part !

Ce fut la dernière chose que j'entendis. Je m'écroulai sur le sol poussiéreux.

Quelques minutes plus tard…

Mes doigts s'agrippèrent à une corde rugueuse. Je sentais le remous d'un bateau. Je gémis quand une douleur à ma tête se fit sentir.

- Enfin tu vas être avec moi pour le grand final !

J'ouvris les yeux et vis Mike penché devant moi. Je reconnus l'Isabella. Le bateau de Dimitri amarré juste à côté.

- Tu n'étais vraiment pas attendu et je déteste les imprévues ! Mais tant pis ! On fera avec n'est-ce pas ?

Il était fou, vraiment. Ses yeux étaient déments.

- Heureusement que ta maman met toujours une clé de secours dans le deuxième pot de fleurs. Les clés du bateau étant tout de suite à portée de main nous sommes en avance sur la marée !

J'essayai de me défaire de mes liens mais ne réussis qu'à les détendre. Ne me dîtes pas que j'allais finir comme ça. Et Alice ? Et ma mère ? Et les autres ? Je retins avec peine mes larmes, je ne voulais pas lui faire ce plaisir. Le silence était interrompu par le remous des vagues venant s'échouer contre le bateau.

J'ignore combien de temps s'écoula mais Mike se leva d'un bond et me sourit avant de m'attraper par les pieds. Je me débattis mais pensai à la dernière minute d'économiser mon oxygène. Après tout je ne pouvais rien contre lui pour l'instant. Les pieds pendus dans le vide, il passa derrière moi et me prit par les épaules. Une fois dans l'eau j'espérai que les liens ne se resserraient pas.

L'eau. L'élément que j'aimais le plus malgré mon passé. L'élément qui me permit de rencontrer Alice par un jour de pluie. L'élément qui en ce moment même m'entourait. L'élément qui serait ma mort. L'eau. Partout.

Mes mains se mirent à faire leur besogne. Rien n'y faisait. J'avais perdu tout sens de l'orientation. Les liens étaient toujours aussi solides. Mes poumons commencèrent à s'enflammer. Le feu léchait mes entrailles avec délectation. J'étais cerné par les ténèbres. Je fermai les yeux. Et pensai à mon Alice. Dieu que je pouvais l'aimer ! Je perdis connaissance, ou est-ce la mort ?

C'est dur. C'est humide. C'est froid. C'est quoi ? Bah ouvre les yeux et tu le sauras, se moqua ma conscience.

- Cette fois, c'est toi qui créais une frayeur pas possible !

Etait-ce la voix d'Edward ? Etait-il mort lui aussi ?

- Ouvre les yeux mec !

Je fis ce qu'il me demandait et vis une paroi rocheuse. Je me relevai partiellement. Je passai mes mains pleines de sables dans mes cheveux. J'étais vivant. Et heureux ! Et trempé, mais je m'en moquais ! Je sautai dans les bras d'Edward en hurlant de rire. Que ça faisait du bien ! Il rigola aussi puis s'éclaircit la gorge et rougit. Edward qui rougit ? Euh il se passe quoi là ?

Je me tournai et me figeai. Nous étions observés par la créature aux yeux marron que j'avais vu penchée sur l'Isabella.

- Elle t'a sauvé, m'apprit Edward.

Je m'approchai à genoux du bord de l'eau. Elle recula prestement. Je ne bougeai plus. Elle s'avança doucement.

- Merci.

Je ne savais pas quoi lui dire d'autre. Je lui devais la vie.

O

O

Voilà pour ce chapitre, la suite est un PV Edward et Bella, la rencontre en quelque sorte

Pour celle que ça intéresse j'ai publié le prologue d'une nouvelle histoire, Anges et Vampires. Une fic basée sur un univers alternatif où on en apprend un peu plus sur l'origine des vampires et la vie de Bella. Il y aurait aussi les Cullen bien entendu.

A bientôt

O

O