Nous sommes un peu comme des nuages qui volent au gré du vent mais qui ne sont régis par aucune loi. Les chemins, pour qu'ils arrivent à destination, sont nombreux mais ils atteignent toujours leur but. Peu importent les obstacles, les nuages les contournent et continuent leur chemin. [ ... ] Un homme déterminé qui a un objectif sera toujours plus fort que les autres car il ne se laissera pas détourner de son but, ce qui lui confèrera une force extraordinaire. [ ... ] Lorsque notre vision est déformée par la haine, on passe souvent à côté des plaisirs simples. C'est bien dommage.
-Neji
Il pleuvait à Kumo. Ce n'était pas nouveau dans ce coin de pays. Cependant, aujourd'hui, la pluie était plus froide qu'habituellement. D'un froid ayant l'effet d'une morsure sur la peau et passant à travers les vêtements. Ookami regarda le ciel grisâtre. Quelques goûtes lui perlèrent sur le front, puis descendirent rapidement le long de ses joues, pour dégoûter sur le sol. Ses cheveux étaient blancs, d'un blanc étonnamment éclatant pour le peu de soleil réussissant à traverser cet amoncellement de nuages noirs. Ses mèches blanches lui cachaient l'oeil gauche, laissant apparaître sur son doux visage, que son oeil droit, de couleur doré. Les gens lui en avaient beaucoup voulu à cause de ses yeux. Ils disaient, le plus souvent, qu'ils renfermaient un démon ou quelque chose de maléfique et cruel. C'est quand son père était revenu du travail, complètement ivre et armé d'une hache, que la situation se détériora. Sa mère s'était interposée entre le père et son enfant, ce qui lui avait apporté un repos paisible et éternel. Terrorisée, Ookami avait pris la fuite. Elle avait découvert le village de Kumo par hasard, semble-t-il. Elle baissa la tête et reprit sa marche. Dans les rues ruisselait l'eau, recherchant une étendue dans laquelle se jeter, les ninjas courraient, sois pour leur mission, ou simplement pour se divertir, les marchands s'étaient réfugiés sous les toits et avaient placé, sur leurs marchandises, une toile, faite à la main, afin d'empêcher la plus d'abîmer leurs objets à vendre, en les mouillant, les enfants pataugeaient dans les flaques d'eau, s'amusant, riant, complètement trempé, mais insouciant de ce genre de détail.
« La jeunesse est une phase, une simple étape dans la vie de tous et chacun. Il n'en reste pas moins que c'est le stade que l'on nomme le stade de la liberté. Liberté que certains perdent en vieillissant, se disant que le temps n'est plus, que les choses ont changées, que leurs responsabilités prennent tout leur temps, les privant de ce plaisir. Ils oublient que la liberté est un état d'esprit et non pas le fait d'être affranchie de quelque chose... », pensa Ookami en passant aux côtés des enfants.
Un petit garçon sauta dans un trou rempli d'eau, éclaboussant tout ce qui se trouvait autour. L'enfant, extrêmement mal à l'aise, alla s'excuser à la jeune femme aux cheveux blanc. Il bafouilla quelques excuses, pas très claires, en pointant le pantalon de tissus noir qu'elle portait et qui avait été arrosé. Ookami se pencha, de façon à être à la hauteur du jeune, et posa sa main sur son épaule. En apercevant la crainte dans les yeux du garçon d'environ six ans, elle lui sourit et ébouriffa ses cheveux. Elle lui fit comprendre que c'était des choses qui arrivaient et que de toute façon, elle était déjà mouillée. Elle se releva et continua son chemin. Les quelques enfants qui avaient continué à jouer, avait maintenant cessé leurs activités. Ils regardaient tous s'éloigner la dame qui, contrairement aux autres, n'avait pas frappé Gaki. C'était le petit garçon aux yeux bleus que tous les gens du village voyait comme étant mal élevé et n'ayant pas de jugement. En fait, ils ne voyaient que leur propre malheur et en oubliait les faits. Il n'était pas mal élevé, il ne l'était simplement pas, comme ses parents étaient morts durant la guerre. La réalité n'étant pas qu'il manque de jugement, mais plutôt qu'il avait celui d'un jeune garçon de six ans.
Ookami avait reconnu cette crainte dans les yeux bleus-océan du gamin. La crainte de subit, encore une fois, les reproches, les mots durs lancé sans réflexions par les plus vieux, les coups, autant au coeur qu'au corps. La crainte de devoir encaisser ses erreurs, qu'il ne voulait pas commettre, ses embûches, ses actions que certains jugent irréfléchies. La crainte d'avoir l'obligation de se terrer afin de se cacher, de réfléchir sur un comportement n'ayant causé de tort à personne, de perdre, aux yeux de tous, la seule parcelle de notre être qui était attrayante. Tout cela est capable d'arrêter le plus déterminé des humains.
La jeune femme de dix-neuf ans se retourna, se sentant suivi. La dizaine d'enfants la suivant s'arrêta brusquement, se figea et devint silencieuse. Quelques chuchotements disant de se taire pouvait être entendu. Trouvant ce comportement adorable, Ookami décida de se prêter au jeu. Elle haussa les épaules, se retourna, puis continua sa route. Les enfants reprirent leur filature et recommencèrent à bouger. Elle sourit et tourna le coin de l'immeuble. Quand les enfants le tournèrent à leur tour, ils ne virent rien. Un peu déçus, ils retournèrent à leur terrain de jeu habituel.
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L'endroit était clos. C'était facile à savoir puisque l'air était chaud, aucun vent n'y prenait place et les bruit que causait la pluie en percutant les toits ou le sol s'était tue. Elle était donc encadrée de quatre murs. La voix résonante vint lui prouver ses pensées.
« Ça faisait longtemps, tu ne trouves pas?
-Que fais-tu ici, Saisho?
-Oh, mais tu me manquais, petite soeur! dit-il.
-C'est la raison pour laquelle me séquestrer était nécessaire? Après treize ans d'absence et après avoir abandonné toute la famille suite à la mort de maman, tu oses venir me voir ici? cria-t-elle de toutes ses forces.
-J'ai honte de te le dire, mais j'ai besoin de ton aide... »
Elle jette un regard furieux à son frère aîné. Dans l'obscurité de la pièce, il était difficile de distinguer tous ses traits. Seule la lumière passant par la fenêtre minuscule permettait de distinguer ses cheveux noirs laissant dégagés ses yeux, mais attachés en arrière. Il s'approcha d'Ookami et caressa sa joue. Il lui dit qu'elle était devenue une belle femme et insinua que les hommes voulaient, probablement, tous être avec elle. Outrée, elle dégagea la main de son frère de sur sa joue en hurlant que cette fois, elle n'écouterait pas ses dires mensongers. Elle n'avait jamais aimé ce côté de son frère. Toujours prêt à promettre ou à dire aux gens ce qu'ils veulent entendre afin de les avoir de son bord. Il passa ses bras autour de sa soeur et la regarda de haut, comme il avait une demi-tête de plus qu'elle. Ookami, furieuse, leva le genou, faisant hurler de douleur son frère. Elle se jeta sur lui et le poussa brusquement vers le mur. Saisho le traversa, se retrouvant dans la rue, sous la pluie qui était devenue torrentielle. À la lumière extérieure, l'on pouvait distinguer son visage. Les quelques cernes qu'il avait sous les yeux le faisait paraître beaucoup plus âgé. On aurait pu croire qu'il n'avait pas dormi depuis des années déjà. Il leva la tête en direction de sa soeur et cracha, sur le sol, le sang qui coulait de sa bouche, dû à sa lèvre fendue.
« Je suis prête à t'écouter, à condition que tu ne me touches plus! », dit-elle les yeux rivés sur son frère.
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Yoroshii profitait de l'absence de l'Hokage pour fouiller son bureau, plus précisément, les archives. Il cherchait quelque chose en particulier. Ça devait faite déjà deux jours qu'il fouillait dans tous les tiroirs, tous les emplacements possibles qui pourraient cacher quelque chose. Il avait même regardé dans les livres se trouvant dans l'étagère. Sans tous les lires cependant. Il n'avait pas trouvé ce qu'il voulait et pourtant, durant les longues heures de recherche, il n'avait cessé de déplacer des meubles, d'ouvrir des portes, de regarder, d'observer, faire attention à tous les petits détails, mais ça n'avait rien donné. Yoroshii regarda par la fenêtre un instant. Les gens dans les rues n'étaient plus. Ils étaient rentrés à l'intérieur de leur maison et ne ressortait plus.
Hinata lui avait dit de l'avertir lorsqu'il trouverait ce qu'il cherchait. Elle semblait contente de cette nouvelle aventure, de ce nouveau mode de vie peu habituel. Il ne pouvait pas la décevoir en lui disant qu'il n'avait rien trouvé et que tout s'arrêtait là. Le soleil se levait, annonçant sa troisième journée de recherche. Les doux rayons de soleil matinal illuminant le bureau. Yoroshii regardait la lumière jaunâtre grimper sur les murs. Elle illumina la bibliothèque, dans laquelle se trouvait livres et parchemins, le cadre d'une image du Rokudaime devant les visages des Kages antérieurs, jusqu'à remplir la pièce de sa lumière. Ses yeux revinrent sur le cadre qu'il n'avait pas remarqué avant. Même si Warui n'était pas là, ses yeux mauves le faisaient frissonner. Il avait l'impression de se faire observer, cette sensation lui était insupportable et trop désagréable. Il détacha le cadre du mur, voulant le déposer sur le bureau, de façon à ne plus le voir. Le cadre tomba au sol dans un bruit mât et creux après lui avoir glissé des mains. Il le reprit et tenta d'ouvrir la photo. En regardant le dos du cadre, il vit la façon dont les deux parties étaient rattachées ensemble. Il entra un kunaï dans une fente se trouvant en bas à gauche du cadre. Il y eu un léger déclic et Yoroshii sépara les deux parties afin d'y voir le contenu. Il y avait un parchemin, enroulé et attaché avec un ruban bleu. Ce ruban, sur les parchemins, indiquait qu'il s'agissait d'un parchemin de naissance, dans lesquels se trouve, généralement, le nom, le poids, ainsi que le lieu de naissance. Il l'ouvrit, en se disant qu'il avait peut-être trouvé, enfin, l'endroit où il se cachait.
Yoroshii laissa le morceau de parchemin sur le bureau et sortit pour aller rejoindre Hinata chez elle. Le parchemin, assez vieux, car sa couleur était terne, était légèrement chiffonné. On pouvait y apercevoir, presque effacé, les informations concernant le Rokudaime. Reposant à côté du cadre, il avait répondu à la question de Yoroshii. Lorsqu'il arriva à la maison d'Hinata, il fut impressionné. La maison était blanche, ressemblant à un immense palais lumineux. Elle vivait avec Neji dans le dojo que leur famille gardait précieusement depuis toutes ces années. C'est lui qui accueillit Yoroshii. Il lui sourit et lui sera la main. Il l'invita à entrer en ouvrant la porte du dojo. Hinata était assise au centre de la gigantesque salle, le sol en bois et les murs d'une couleur beige pâle, et sirotait son thé. Quand elle entendit Yoroshii entrer, elle se leva et se retourna, avant de se précipiter vers lui.
« Kumo », dit-il simplement en souriant.
Ils sortirent, après avoir écouté les mises en gardes de Neji concernant sa cousine, puis prirent le chemin de Kumo. Arrivé devant la porte de Konoha, affichant fièrement l'emblème du feu. Yoroshii s'arrêta et fit un adieu à cette ville qui l'avait si bien accueillit après l'abandon de sa famille.
« Ce n'est pas bien de fouiller dans les choses personnelles des gens. »
Yoroshii se retourna pour voir arriver vers lui une langue géante. Bien qu'elle fut rosâtre, comme les langues humaines, elle n'avait pas la même forme. Il esquiva l'assaut et coupa la langue de la créature dans un geste circulaire lui ayant permis de récupérer son katana, attaché dans son dos. Un sifflement de douleur se fit entendre et la langue se rétracta. Concentré, Yoroshii ne regardait non pas la salamandre géante, étant aussi haute que son balcon et occupant toute la rue, mais plutôt la silhouette se trouvant sur son dos. Une goutte perla sur son front et s'accrocha à ces cils au bout de sa paupière. Avec un réflexe nerveux, Yoroshii cligna des yeux, ce qui obligea Hinata à intervenir afin qu'il ne se fasse pas tuer. La silhouette disparu de sur le dos de la créature et réapparu derrière Yoroshii qui, pusqu'il avait fermé les yeux, n'avait pas été en mesure de suivre des yeux le déplacement de son adversaire. Hinata, trop loin pour utiliser ses techniques, lança un kunaï ce qui obligeait à l'assaillant d'esquiver ou de parer. Ce dernier esquiva vers le bas et tenta d'attaquer le ninja aux cheveux gris. Celui-ci, conscient du danger, vu la réaction d'Hinata, mais totalement inconscient de ce qui se passait, joignit ses mains. L'arme de l'homme transperça le corps de Yoroshii qui se dissipa. L'ANBU, de nouveau alerte atterrit derrière l'ennemi et donne un coup avec son épée, qui fut arrêtée par la langue de la salamandre.
Yoroshii recula et observa l'assaillant de loin. Il était vêtu d'un chapeau ainsi que d'un manteau rouge et blanc. Warui se retourna pour faire face aux deux ninjas. Il sourit et regarda Yoroshii dans le creux des yeux. Le village de Konoha se tordit, tourbillonna et fini par être aspiré par les yeux mauves de Hokage. Il s'avança vers le jeune homme de vingt-et-un ans, armé d'un simple kunaï.
« Un genjutsu! », pensa Yoroshii, remarquant qu'il lui était impossible de bouger.
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Ça devait faire au moins une heure qu'ils marchaient, lui, racontant son histoire, elle, l'écoutant parler. Ookami lui avait demandé de raconter ce qui s'était passé depuis leur séparation, il y a de cela bien des années. Il avait accepté de tout lui raconter après avoir soupiré longuement. Il lui raconta comment l'arrestation de leur père avait été effectué, sans omettre de dire qu'il avait dû rester avec lui, comme un jeune garçon héroïque, jusqu'à l'arrivée des autorités. Il raconta aussi le mensonge qu'il avait dû dire à leur frère, afin qu'il ne souffre pas trop de la perte de sa famille. Saisho s'arrêta au milieu d'une phrase dans laquelle il expliquait ses exploits de combat. Il fit signe à Ookami de ne pas dire un mot et ferma les yeux. Quand il les ouvrit de nouveau, il avait serré les poings, laissant sur ses jointures une couleur blanchâtre. Sa mâchoire se crispa et il se retourna.
« Nous devons quitter le village, quelque chose se prépare! lança-t-il
-Mais...
-On quitte j'ai dis! »
Il avait toujours pris son rôle de grand-frère trop au sérieux, ça l'avait rendu contrôlant et agressif. Il n'aimait pas que l'on s'interpose entre ses idées et la réalisation de celles-ci. Plus les jours avançaient, plus ses émotions refoulées de colère et d'amertume s'amplifiait. Quand tout débordera et qu'un flot d'émotion négative déferlera dans ses veines, plus rien ne pourra l'arrêter.
Ookami se mis en route derrière son frère sans poser une question de plus. Elle avait connu son frère, rouspéter ne mènerait à rien. Elle avait tenté lorsque leur père avait tué leur mère et qu'il lui disait de fuir. Il l'avait regardé avec un regard monstrueux. Un regard qui n'avait rien d'autre que de deux yeux vide et sombres. C'était plutôt des yeux remplis de haine, diffusant un aura de mort douloureusement pénible et atrocement violente. Saisho s'assura qu'elle le suivait puis disparu. Elle sauta sur un toit, puis se mis à courir en direction du pont de Kumo. Elle sauta à nouveau, mais cette fois du toit, afin d'atterrir au début du pond. Un kunaï se dirigea vers elle et un nuage de fumée se créa au moment de l'impact. Le nuage s'estompa une fois le sol atteint, laissant place à un canidé[1] d'environ trois fois leur taille normale. Il avait un pelage blanc, luisant aux rayons du soleil reflété par les goûtes de pluie. Il se mis à courir ;à travers le pond, un kunaï dans la gueule. Une fois arrivée devant la forêt, le carnivore grogna, montrant les crocs, ce qui eut pour effet de plisser la peau de son museau. Ses oreilles frémirent lorsqu'un craquement sec, comme le bruit d'une branche que l'on casserait, retentit. Puis, sa mâchoire se décontracta lorsque Saisho sortit de l'ombre que créait le feuillage des arbres.
« C'est quoi ton problème? lança Ookami en reprenant forme humaine. Tu aurais pu me tuer! »
Saisho se contenta de sourire et de lui répondre qu'elle avait peut-être raison, mais qu'elle n'était pas morte. Elle le regarda longuement puis se mis en marche. Les deux ninjas disparurent dans l'obscurité de la forêt dans laquelle, peu de lumière parvenait à pénétrer.
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Ses muscles refusaient d'obéir aux ordres donnés par son cerveau. Yoroshii ferma les yeux. Ce genjutsu était d'un niveau bien supérieur à tous les autres genjutsu qu'il n'eut jamais utilisé ou subit. L'obscurité, entourant l'ANBU et l'homme aux rinnengans, transperça Yoroshii, lui faisant cracher du sang. Soudainement, une douleur à la cuisse gauche lui fit ouvrir les yeux. Il sera sa jambe de ses deux mains et saisit le kunaï qui y était planté. Encore sonné par ce brusque retour à la réalité, il n'eut pas le temps de réagir à l'attaque de la salamandre. La queue du reptile le percuta dans les côtes, le propulsant à une force phénoménale dans le mur entourant le bureau du Hokage. Il fut remis sur pied par une main chaleureuse, bien que ferme. Quand il leva les yeux, il aperçut les yeux bleus, reflétant une détermination sans limites, sous les quelques mèches blondes, volant dans le vent créé par la queue de l'amphibien géant.
« Oodama rasengan[2]! »
Un orbe gigantesque se créa dans la paume de Naruto qui se précipitait sur l'ennemi aux yeux violet. La queue de son invocation se plaça de façon à bloquer l'attaque, ce qui la sectionna. La salamandre regarda avec ses yeux jaunes sa queue qui, peu à peu, repoussait. Sans abandonner, Naruto fit plusieurs clones et fronça les sourcils.
« Senpoo : Chou Oodama Rasen Tarengan[3]! »
Une centaine d'orbe se dirigèrent vers l'Hokage, de façon à pouvoir répliquer à une autre intervention de la créature blanche et noire de Warui. Les cent clones de Naruto arrivèrent simultanément sur l'ennemi. Warui décroisa ses bras et ferma les yeux en tendant les bras.
« Shinra Tensei[4]! »
Les clones de Naruto disparurent chacun dans un nuage de fumée, créant un écran gris autour de l'ennemi. Il se tourna vers le blondinet et chargea. Hinata s'interposa en obligeant l'Hokage à s'arrêter. Elle fixait les pieds du ninja afin de ne pas être prise dans un genjutsu. Elle avait dû intervenir afin de sortir Yoroshii de l'illusion. Elle regarda derrière elle afin de voir Naruto. Ce dernier lui sourit et lui fit signe de se déplacer légèrement vers la droite. Elle se décala, à contre-coeur, laissant Naruto affronter directement le Rokudaime.
« Kamikaze no Jutsu[5]! »
Une aura rouge entoura Naruto, trouant le sol qui se trouvait sous ses pieds. Une pression intense pouvait être sentit autour de l'aura du chakra de Kyuubi. Soudainement, la lumière rougeâtre disparue. L'Hokage colla ses mains puis fut projeté à une vitesse incroyable, après que son habit eut été déchiré de façon superficielle à plusieurs endroits. Un visage apparu[6] derrière l'Hokage, en mouvement et en sang, et ouvrit la bouche. Warui fut avalé par le monstre qui était soudainement apparu, puis recraché. Le corps roula au sol. L'habit de l'Hokage blanc et rouge était en lambeau, laissant apparaître un habit noir, que Warui portait comme combinaison de combat. Elle était luisante, fait dans un tissu élastique et très résistant, et d'une netteté impressionnante, démontrant qu'il ne s'en était probablement jamais servi. Yoroshii se précipita sur le corps de l'Hokage, qui se relevait lentement. Sa course fut arrêtée par la langue de l'invocation. Elle entoura l'ANBU et le projeta contre la maison la plus proche.
« Cette attaque aurait dû le tuer! », pensa Naruto.
Warui, une fois relevé, joignit ses mains puis fixa Naruto. Il s'apprêtait à prononcer le nom de sa technique lorsque Yoroshii l'atteignit avec son katana. La lame transperçait le dos de l'Hokage et ressortait par son torse.
« Akumu no Jutsu[7]! »
Yoroshii fut percuté par la patte de l'invocation, lui faisant lâcher son sabre. Le corps de Warui s'effondra sur le sol, tel un chiffon, avant de retirer le sabre de son dos. Le Rokudaime joignit ses mains à nouveau et ferma les yeux. Lorsqu'il les ouvrit, ses rinnengans scintillèrent.
« Kamimametsu no Jutsu[8]! »
Naruto fut violemment projeté au sol, incapable de bouger. La pression le serrait et l'empêchait de respirer. Ses os craquèrent dans un bruit sourd. Hinata se précipita vers le jeune garçon, mais fut retenue par Yoroshii. Il lui expliqua, de la façon la plus brève qu'il put, que si elle entrait dans la zone de pression du jutsu, elle en serait prisonnière aussi. Elle regarda Naruto qui, la bouche ouverte, cherchait son air, ou tentait de crier. L'absence d'air autour de la zone empêchait tout son d'y entrer et, par le fait même, d'en sortir. Incapable de regarder le spectacle plus longtemps, Hinata lança un projectile en direction de Warui, se trouvant de l'autre côté de la zone de haute pression. L'outil ninja se tordit, se plia, renfonça, puis, sans un bruit, éclata en plusieurs milliers de morceaux métalliques.
« Uchuuryokoutaiyou no Jutsu[9]! »
Warui saisit son épaule droite avec sa main gauche, lui faisant perdre la maîtrise de la zone de son jutsu ce qui mit fin au ninjutsu. Naruto avait le corps en sang et était inconscient, s'il n'était pas mort par asphyxie ou par lacération des organes. L'Hokage tomba à genoux, puis, depuis le milieu de son être, fut carbonisé. Un nuage de fumée s'éleva et la salamandre disparue.
« Ce n'était qu'un clone? », s'écria Yoroshii en réalisant qu'il n'y avait aucune cendre sur le sol.
Un homme atterrit au milieu de la rue. Il avait les cheveux noirs, attachés dans le dos. Comme il était de dos, Yoroshii ne pu voir son visage. Il pu, par contre, voir celui de sa partenaire. Elle avait les cheveux blancs et les yeux d'un jaune plutôt éclatant. Yoroshii plissa les yeux afin de mieux distinguer ses traits. Yoroshii conclu, avec horreur, qu'elle avait les yeux dorés.
« Ookami... souffla-t-il tout bas.
-Tu les connais? demanda Hinata, qui était la seule à avoir entendu.
-Elle, oui, c'est ma soeur. »
Hinata regarda, stupéfaite, le jeune ANBU aux cheveux gris. Il lui devait des explications. Yoroshii lâcha sa soeur des yeux et fixa l'homme l'accompagnant. Saisho retourna son visage afin de regarder par-dessus son épaule. Le soleil s'était caché et les rinnengans de Saisho scintillèrent à la lumière de la pleine lune.
[1]Mammifère carnivore terrestre à molaires antérieures tranchantes et postérieures broyeuses, aux griffes émoussées, vivant en sociétés, tel que le loup, le chien, le coyote, les chacals et les nombreuses espèces de renard. (Les canidés forment une famille.)
[2]Orbe tourbillonnant géant.
[3]Technique d'ermite : Barrage de méga-orbes tourbillonnants géants.
[4]Répulsion céleste.
[5]Vent Divin : Puissante attaque de Fuuton inventé par Naruto. Cette technique requiert le chakra d'un bijuu afin d'être effectué adéquatement. Le chakra de l'utilisateur transperce l'ennemi, ne faisant que des dégâts mineurs en surface, mais en découpant tous les organes vitaux de celui-ci. Cette technique est mortelle.
[6]Seconde apparence de l'invocation de Jigokudô, sixième corps de Pein chargé de la résurrection.
[7]Cauchemars : Genjutsu généré à travers une arme blanche. L'ennemi à l'impression de vivre son cauchemars. Le seul moyen de s'en sortir est d'interompre le contact entre l'utilisateur et l'arme.
[8]Écrasement Divin : L'air autour de la cible se ressert, tel un étau, créant un pression énorme. Cette attaque peut briser et sectionner tout ce qui se trouve dans la zone du jutsu, allant même jusqu'à le faire imploser.
[9]Voyage solaire : La cible ressent une léfère brûlure à l'endroit fixé par l'utilisateur. L'ennemi ressent ensuite cette brûlure s'étendre pour finalement parcourir tout son corps. Le feu s'allume à l'endroit où il y a le plus d'activité, soit le coeur ou le cerveau pour l'être humain. La flamme brûle le corps au complet, ne laissant qu'un petit tas de cendre.
