Chapitre 4 : Mon plus bel anniversaire…
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POV Bella :
Je voulais de tout cœur dire oui à Monsieur Cullen pour le café… mais j'allais sans doute craquée surtout en ce moment… J'étais vraiment dans une passe qui m'était difficile… en effet aujourd'hui c'était mon anniversaire… anniversaire que je n'avais pas souhaitée depuis dix-huit ans maintenant. Aujourd'hui j'avais 23 ans mais quelle importance ! Personne ne s'en souciait de toute façon. Cette semaine avait été particulièrement douloureuse parce que c'était également l'anniversaire de l'abandon de mon père. Père que je n'avais pas revu depuis 18 ans également. Père à cause de qui toute ma vie avait basculée, à cause de qui toute mon enfance et adolescence m'avaient été volé devant venir responsable de ma mère alcoolique… Voilà pourquoi cette semaine était particulièrement morose pour moi et bien sur personne n'était au courant… pas même mon meilleur ami.
C'est vrai que je n'avais pas été particulièrement aimable avec la clientèle ces derniers temps mais c'était au dessus de mes forces… Quand mon professeur de droit m'avait presque supplié pour que j'aille avec lui je n'avais plus résisté et avais accepté. Après avoir saluait Edward, j'avais rejoins Sam à l'arrière boutique et il m'avait remercié poliment. En d'autres termes, j'avais été licencié… Bon anniversaire Bella… Me dis-je, j'avais l'air bien maintenant que je n'avais même plus de travail pour vivre… Heureusement que j'avais décidé de laisser ce monstre à l'adoption, jamais je n'aurai eu les moyens de l'élever. Mon point positif finalement c'est que Monsieur Cullen devait passer me prendre devant la boulangerie dans un petit quart d'heure maintenant mais j'avais si peur de craquer. Un professeur et une élève ne devaient pas sortir ensemble, c'était contre la déontologie de l'éducation.
Je l'attendais patiemment adossé contre le mur, il arriva quelques minutes plus tard. Il s'était changé, il portait un jean avec une chemise blanche et une veste en jean. Malgré la période, il ne faisait pas froid. Sa beauté me fit sourire instinctivement.
-Bella… Me dit-il hésitant.
-Re bonjour. Lui souriais-je pour l'aider à se détendre.
-Un endroit particulier te ferait plaisir ? Me demanda-t-il.
-Non on va où vous voulez Docteur Cullen. Lui répondis-je.
-Bella, je t'en prie on n'est pas en cours alors est-ce que tu pourrais m'appeler Edward simplement s'il te plait ? Me dit-il.
-D'accord Edward. Alors on va le prendre ce café ? Lui rappelais-je.
-Euh…ouais, viens je connais un starbucks pas très loin d'ici où je ne connais pas de meilleurs frappuccinos. M'annonça-t-il souriant.
Nous marchons calmement sans se parler, cependant nous ne marchions pas trop éloignés l'un de l'autre et nos bras se touchaient à chaque pas. A chaque contact, mon corps était frappé de violents frissons. Je décidais de prendre la parole.
-Vous vouliez me parler Edward ? Lui demandais-je.
-Euh… oui… viens par là. Me désigna-t-il un banc non loin de là. Il m'invita à m'asseoir avant de s'installé à ma droite. Bien voilà… en fait, je ne sais pas vraiment comment te dire ça parce que c'est assez étrange pour moi mais voilà tu me plais énormément et ce depuis la première minute où je t'ai vu. Me dit-il gêné.
-Oh… fut tout ce que je réussie à dire, j'étais surprise sans vraiment l'être mais c'était seulement parce que je ne m'attendais pas à ça mais plutôt au fait que je l'évite depuis le jour où nous nous sommes embrassés. Là il ne m'aidait en rien à lui résister.
- Bella ? Dit quelque chose, s'il te plait. Me demanda-t-il.
-Oh…euh… vous aussi vous me plaisez beaucoup et bien plus même mais je suis une étudiante et vous êtes mon professeur. Lui rappelais-je.
- Oui c'est vrai et tu ne trouve pas cette règle stupide ? On a quasiment le même âge… Tu as quoi… 22 ans ? Me demanda-t-il.
-23 et vous ? Le questionnais-je à mon tour.
-J'en aurais 25 en mai, tu vois Bella, on a à peine un an de différence… Bon laisses-moi t'offrir ce café et si après ça tu ne veux plus me revoir, je te laisserai tranquille aussi dur soit-il. S'il savait comme il avait tort… au contraire le problème était qu'après avoir passé un moment avec lui, j'en voudrais d'autres et si c'était lui qui ne voulait plus me revoir, ce serait trop difficile à supporter.
-D'accord. Acceptais-je.
Il se leva et me tendit sa main pour m'aider à me lever. Je la saisie bien volontiers. Nous continuâmes à marcher en direction du starbucks.
-Au fait, je m'excuse pour ce matin, ce n'était pas fait pour que ton patron te tombe sur le dos. S'excusa-t-il.
-Oh ce n'est pas grave… Lui dis-je en lui mentant par omission, je n'allais bien évidemment pas lui dire que je m'étais faite virée.
-A part être une étudiante modèle et une vendeuse de pain, as-tu le temps pour des loisirs ? S'intéressa-t-il à moi.
-Bien lorsque le temps me le permet, j'aime beaucoup écrire, composer, peindre ou tout simplement jouer de la guitare. Et vous ? Lui demandais-je.
-Je te répondrais à une seule condition… Arrête de me vouvoyer, on n'est pas sur le campus. Ici on est entre gens du même âge, entre potes qui boivent un café ensemble. Ok ? Me demanda-t-il.
-Je T'écoute alors. Lui rappelais-je en insistant sur le TU pour lui montrer que j'acceptais sa condition.
-Mis à part le droit, j'ai deux passions dans la vie… la musique, je joue du Piano moi et … en fait Bella, je dois te dire que… enfin j'ai une fille. M'annonça-t-il hésitant.
-Tu es marié ? Lui demandais-je cache pour être fixée. Je n'avais pas envie d'être sa maitresse, ça surement pas.
-Non, bien sur que non, sinon je ne me serais jamais permis de t'inviter prendre un café. En fait la mère de Carlie est partie quelques jours après sa naissance. Ma fille ne l'a jamais connue. Pauvre enfant… mais en même temps j'étais rassurée. Ça te gêne que je sois père ? Me demanda-t-il voyant que je ne réagissais pas.
-Non, pas du tout, elle a un prénom très joli et si elle te ressemble alors elle doit être à croquer… Lui lâchais-je sans réfléchir.
-Elle a dit la même chose à propos de ton prénom. Me dit-il tout sourire.
-Tu lui as parlé de moi ? M'étonnais-je.
-Oui je lui ai expliqué que j'avais rendez-vous avec une jolie demoiselle qui se prénommée Bella. Avoua-t-il timidement.
-En réalité c'est Isabella mais je préfère Bella. Lui confiais-je.
-L'un comme l'autre, ça te va très bien. Me dit-il ce qui me fit rougir.
-Merci… Bredouillais-je.
-Qu'est ce que tu prends ? Me demanda-t-il.
-Frappuccino café, s'il te plait. Il se leva et alla chercher nos boissons, je ne pouvais m'empêcher de mater son joli petit cul musclé…
-Voilà pour toi. Me déposa-t-il la boisson devant mon nez.
-Merci, ça à l'air délicieux. Le remerciais-je.
J'avais porté mes lèvres sur le gobelet et c'est vrai que c'était extrêmement bon, un délice… Edward était un vrai petit rigolo et ne cessait de faire des blagues. Il me faisait beaucoup rire et c'était rare que cela arrivait. En réalité le seul qui savait me faire rire comme ça c'était mon Jacob avec ses âneries. On parlait beaucoup de musique aussi, de son piano, de ma guitare. Au fur et à mesure, on se découvrait pas mal de goût commun notamment pout la musique et l'écriture. Cela devait faire deux bonnes heures que nous discutions quand une lueur passa dans ses yeux.
-Tu as prévu quelque chose pour cette après-midi ? Me demanda-t-il.
-Je ne sais pas ça dépend de ce que tu me propose. Le taquinais-je.
-Eh… bien je pourrais peut être t'emmener manger une pizza puis on pourrait aller au ciné. Qu'est-ce t'en dit ? Me proposa-t-il.
-A condition que je paie le cinéma. Lui dis-je.
-Je suppose que je n'ai pas le choix si je veux t'avoir avec moi. Souffla-t-il.
-Ouep. Confirmais-je.
-Dans ce cas, c'est partit. Nous marchions en direction de la pizzeria.
-Mais ta fille… Lui demandais-je.
-Elle est partie à la patinoire avec mes parents et frères et sœurs. Me dit-il.
-Comment ça se fait que tu n'y ais pas allé toi ? Lui demandais-je.
-Bah je devais mais je n'avais pas envi de rater un café avec une charmante demoiselle. J'attends ce moment depuis plusieurs semaines donc… M'avoua-t-il gêné.
-Oh bah tant mieux pour moi, même si c'est dommage pour ta fille. Lui souriais-je.
Nous avions les mêmes goûts pour les pizzas, nous avions pris tous les deux une reine avec un supplément de peperonnis. Nous mangions tout en discutant de tout et de rien mais sans jamais approcher les sujets les plus personnels pour moi… sujets que je n'étais pas prête à lui confier. Le repas se passa dans la joie et la bonne humeur, Edward ne le savait pas mais il était en train de m'offrir le meilleur anniversaire que je n'avais jamais eu surtout depuis mon 5ème anniversaire.
Nous étions à présent devant le cinéma en attendant l'ouverture, nous avions choisis une comédie romantique. Ni lui, ni moi ne parlions mais il ne cessait de me dévisager ce qui me mettait légèrement mal à l'aise. Au bout d'environ une minute, je le vis lever la main et la porter hésitant à mes cheveux. Je le regardais avec des yeux ébahis alors il se justifia.
-Tu avais une coccinelle dans les cheveux. Me dit-il.
-En plein mois de janvier ? Lui lançais-je.
-Bon d'accord tu m'as percée à jour. C'était un prétexte pour pouvoir te toucher. Me dit-il en rougissant, il baissa la tête avec un petit sourire timide.
-Tu n'as pas besoin de prétexte. Lui dis-je en prenant son menton pour lui relever la tête vers moi. Ses joues toutes roses étaient tellement mimi que je n'avais pas pu m'empêcher d'y déposer mes doigts pour les caresser. Tu vois est-ce que moi j'ai besoin d'un prétexte pour faire ça ? Lui demandais-je.
-Non, c'est vrai. Il attrapa ma main qui était posée sur sa joue, déposa un baisé sur mes doigts et la porta à son cœur.
Il maintenu ma main contre lui et me regarda droit dans les yeux, il approcha doucement sa tête de la mienne mais au moment où nos lèvres allaient se rencontrer les portes automatiques de l'entrée du cinéma s'ouvrit me faisant sursauter au passage. Ce baisé allait devoir attendre…
Nous nous installâmes au dernier rang, on était assez tranquilles, il n'y avait personne autour de nous. Durant les pubs et les bandes annonces, nous n'osions ni nous parler, ni nous regarder… mais pendant le film malgré que nous ne nous parlions pas il avait prit ma main et entrelaçait nos doigts. Tantôt il me caressait le dos de ma main, tantôt je lui faisais des guilis à l'intérieur de sa paume. On était vraiment bien là tous les deux, je n'avais pas connu tant de tendresse mis à part de Jacob avec qui j'étais assez tactile parce que c'était mon réconfort. A un moment je m'étais permis de poser ma tête sur son épaule et lui avait passé son bras autour de mes épaules. Le film finit nous nous relâchions comme de parfaits inconnus et sortîmes du cinéma. Nous restions devant hésitant quand mon bel inconnu pris la parole.
-Est-ce que tu veux venir prendre un café à la maison ? Me demanda-t-il.
-Euh… ta fille doit être surement rentrée maintenant et … enfin je veux dire je ne suis pas prête pour ça. Excuses-moi. Lui dis-je. Mais fausses excuses, j'avais simplement peur de ce qu'il pourrait s'y passer…
-Oh… alors je te raccompagne chez toi ? Me proposa-t-il. Euh comment dire chez moi… c'est un peu ma voiture en faite… Ce que je n'allais pas lui dire bien sur.
-Inutile, ramènes-moi à la boulangerie, j'ai laissé ma voiture là-bas. Lui dis-je, je n'avais même pas à lui mentir.
-D'accord… Il prit ma main dans la sienne et nous allions contre la boulangerie comme des… amoureux. Etait-ce cela ? Nous étions désormais ensemble ou … ? J'aurais bien le temps d'éclaircir ça plus tard, valait mieux profiter du moment.
Nous nous étions baladés tout en discutant du film et de nos goûts cinématographiques. Mon sexy prof aimait plutôt les films d'horreur alors que moi c'était plutôt les comédies pour ados et les histoires d'amour même si j' n'avais pas la télé chez moi (rire intérieur). Nous arrivions bien trop rapidement à mon goût devant ma voiture. Je n'avais pas pu m'empêcher de remarquer l'air plutôt surpris d'Edward en voyant ma vieille dame. Il n'avait cependant pas fait de commentaires à son égard. Il se tourna face à moi et pris mon autre main dans la sienne, nous étions donc face à face mains liées. Il me regarda dans les yeux mais ne dit rien. Je décidais alors de prendre la parole.
-Merci pour cette journée sublime, Edward. Le remerciais-je.
-Merci à toi d'avoir accepté de passer cette journée avec moi, ta compagnie était très agréable… j'aimerais beaucoup qu'on se revoit samedi prochain. Si tu veux bien ? Me dit-il hésitant.
-Je ne sais pas… je crois que je vais être très occupée les prochaines semaines. Lui dis-je sérieusement pour le faire marcher.
-Oh… mais je pensais que tu avais apprécié ma compagnie toi aussi… Me dit-il tristement.
-Je n'ai pas apprécié… Commençais-je.
-Mais tu as dit que … Voyant la panique dans ses yeux je décidais de le couper.
-Je n'ai pas apprécié, j'ai adoré… je te faisais marcher idiot… J'ai passé la plus merveilleuse journée de toute ma vie. Lui avouais-je.
-Tu exagères à peine… Se moqua-t-il.
-Si tu savais …Lui dis-je pensive.
-Quelque chose ne va pas ? Me demanda-t-il.
-Si, si c'est juste que… enfin je ne sais pas c'est assez bizarre, je suis ton élève quand même. Cette fois c'était à mon tour d'être triste, je baissais la tête vers nos mains.
-Bella … M'appela-t-il. Regardes-moi s'il te plait. Je levais la tête vers lui. Je me fiche royalement de savoir que tu es mon élève, en dehors du campus tu n'es pas mon élève, tu es toi et je suis moi. Me dit-il.
-Oui mais ça m'étonnerai que le doyen fasse la distinction, lui. Lui rappelais-je.
-Si on reste discret, il n'y a pas de raison pour qu'il sache quoi que ce soit. Essayons, on verra. Me dit-il.
-C'est bizarre mais on parle comme si on avait quelque chose à se reprocher… Lui dis-je, il était temps d'éclaircir notre situation plus qu'ambigüe.
-On ne devrait pas c'est vrai… mais là tout de suite j'ai vraiment envi de…
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Alors vos avis sur ce 4ème chapitre mes louloutes ? Que va-t-il se passer dans le prochain ?
