CHAPITRE 8 : LES COURSES
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POV Edward:
Ce matin je devais avoir TD mais au moment de partir j'avais reçu un appel de ma mère me disant qu'elle ne pouvait pas venir garder Carlie parce qu'elle était trop malade. Mon père étant de garde, ma sœur déjà partit pour ses cours et mon frère à son travail je n'avais personne pour garder la petite. Je décidais alors de faire jouer mes jours de vacances parentaux et demandais à mon collègue Mike d'assurer mon td, je lui revaudrais ça. J'étais tout de même montée avec Carlie pour voir si ma petite maman n'avait besoin de rien. Elle nous couvait une bonne gastro entérite. Après l'avoir équipé d'une bassine et de ce qu'il fallait pour la réhydrater, j'étais redescendu pour ne pas que ma fille l'attrape. J'avais donc passé la journée entre chez moi avec ma fille, la télé, le découpage, le coloriage et l'appartement de ma mère pour voir si elle avait besoin de quelque chose. Nous étions en fin d'après midi et mon père m'avait demandé de leur rendre service en allant faire les courses hebdomadaires, j'avais accepté bien sur, je ferais les courses pour nous en même temps. J'avais emmené ma princesse avec moi et dans la voiture nous chantions des comptines à tue-tête. En prenant le chariot, ma petite chipie m'avait mis au parfum.
-Moi ze (Je) veux des Kinders.
-T'es assez sage pour ça ? Je décidais de la taquiner.
-Voui, sui saze (sage) on dirait l'imaze (image). Me répondit-elle.
-On dit sage comme une image. La repris-je.
-Voui c'est ça que j'ai dit. Me dit-elle.
-Aller viens, on va déjà faire les courses pour Mamie. Lui dis-je en lui prenant la main.
On parcourait les rayons en respectant bien la liste soigneusement établie par ma mère. Je trouvais à peu près tout ce qu'elle voulait et maintenant je refaisais le magasin pour faire mes propres courses. Je n'oubliais pas de prendre tout ce que ma petite princesse aimait c'est-à-dire des pâtes, du riz, de la purée, des pommes de terre… mais pour contrebalancer je prenais aussi ce qu'elle n'aimait pas des haricots verts, des épinards, des courgettes, des artichauts… On était passé au rayon des laitages et on tournait maintenant dans le rayon des friandises. C'était le rayon préféré de ma fille et je crois que désormais il allait être également mon rayon préféré. Je ne disais pas ça sans raison mais plutôt parce que j'avais aperçue la plus belle des femmes… Ma Bella était là, en train de faire ses courses également. Le hasard fait bien les choses… Elle était magnifique, je pouvais voir son sourire fendre son si beau visage.
-Bonjour. La saluais-je.
-Euh… Salut. Hésita-t-elle.
-Bella, c'est Carlie ma fille. Chérie c'est Bella, tu dis bonjour. Les présentais-je.
-Bonzour (Bonjour) Madame. La salua ma fille.
-Bonjour Carlie et appelle moi Bella. Lui répondit ma belle.
-Je t'ai laissé des messages hier. Lui signifiais-je.
-Oui je sais mais je n'avais plus de forfait, je suis vraiment désolé. S'excusa-t-elle gênée.
-Non, ce n'est rien. T'en fait pas va. La rassurais-je.
-Je t'ai laissé un message moi aussi ce matin. Je m'inquiétais sur le fait que tu te sois fait remplacer ce matin en TD. Me dit-elle. Alors elle était venue en TD bon sang, pas de bol, le seul jour où je me fais remplacé.
-Oh mince, je suis vraiment désolé ma belle, c'est que ma mère est malade et elle n'a pas pu me garder Carlie aujourd'hui. Lui dis-je vraiment désolé. Et je n'ai pas eu le temps de consulter mes messages à jongler entre Carlie, ma mère, le ménage, les courses. Pardonnes-moi s'il te plait. Lui demandais-je.
-Ce n'est pas trop grave pour ta mère au moins ? Elle s'inquiétait réellement de ma mère… Bella était la fille la plus généreuse que je connaisse.
-Non, elle a juste une grippe intestinale mais j'espère que ça va vite passer parce qu'il va falloir que je m'arrange pour la petite demain matin sinon. La rassurais-je.
-Bah si jamais tu as besoin… Me dit-elle, waouh, elle était aussi prête à m'aider.
-Merci Bella mais je ne veux pas … Commençais-je.
-Ah désolé… Me coupa-t-elle déçue.
-Non Bella ce n'est pas ça, si tu m'avais laissé terminer… Je ne veux que ça te dérange. Voilà ce que j'allais te dire. Lui répondis-je. Elle baissa la tête toute gênée en rougissant, elle était à croquer, j'avais très envie de l'embrasser mais je ne sais pas si cela se faisait devant ma fille … Après tout ce n'était qu'un baisé et ce n'est pas comme si Carlie ne savait rien… Bella me tira de mes pensées.
-Ça ne me dérange pas comme je suis allée au TD ce matin, je ne prends qu'à 13h30 demain. Me dit-elle.
-D'accord, merci Bella. Si j'ai besoin je t'appellerai ce soir. La prévins-je.
-Bien, euh… je vais devoir y aller. Me dit-elle en se retournant.
Non je n'avais pas envi de la laisser partir mais Carlie me rappela également sa présence en tirant sur le bas de ma chemise. Je lui signifiais d'attendre une seconde à côté du caddie et rattrapa Bella qui était à peine à 2 mètres de là.
-Bella attends … L'appelais-je.
Je la retins par le poignet, la retourna et me jeta littéralement sur ses douces et chaudes lèvres. Pour mon plus grand bonheur, elle répondit à mon baisé et pendant quelques secondes j'oubliais même Carlie qui m'attendais non loin de là. Je me tournai vers Carlie pour la surveiller tout de même, elle n'avait pas bougé.
-Désolé, j'en avais très envi. Lui dis-je en souriant.
-Hum, va falloir te faire pardonner. Me lança-t-elle taquine.
-… Je ne répondis pas et l'embrassa une nouvelle fois. Puis me recula de nouveau. Ça te va comme excuses ? Lui demandais-je.
-J'aurai bien dit non mais ta fille commence à s'impatienter papa. Me rappela ma belle en souriant contre mes lèvres.
-Quoi qu'il en soit, je t'appelle ce soir. Lui dis-je.
-Aller filez, monsieur le professeur. Ria-t-elle.
Sur ce je partis rejoindre ma fille qui avait été très sage laissant ma Bella faire ses emplettes. Je m'accroupis à la hauteur de ma fille et la regarda dans les yeux.
-Je suis très fière de toi, tu as été très sage. Tu peux prendre des Kinders mon bébé. Lui dis-je.
-Merci. Elle avait l'air contente.
La rencontre entre mes deux petites femmes c'était plutôt bien passée et j'en étais heureux. Nous venions de régler les achats, il n'y avait plus qu'à remplir la voiture et rentrer à la maison.
On monta les courses à l'appartement de mes parents puis faisions ensuite de même avec les notre. Une fois rangées nous étions montés nous assurer de l'état de ma mère.
-Mamie ça va ? Demanda ma puce.
-T'as l'air mieux en tout cas. Lui dis-je.
-Oui, grâce à Papi, je vais pouvoir surement te garder demain matin. Annonça ma mère.
Je n'avais pas pu m'empêcher de me sentir déçu… Non pas que ma mère aille mieux mais si elle était en état de garder Carlie, je n'aurai aucune chance de voir Bella avant samedi.
-Euh maman, tu devrais encore te reposer demain, ce serait plus prudent. Lui dis-je innocemment.
-Non ça va chéri, je t'assure c'est passé. Insista-t-elle.
-Ah dans ce cas… Elle remarqua mon air déçu.
-Réjouie-toi tu vas pouvoir retrouver tes étudiants. Se moqua-t-elle.
-Euh… ouais. C'est juste que Bella était d'accord pour garder Carlie. Lui avouais-je.
-Ah je voie… Ça te donnait une excuse pour voir cette demoiselle. Quelle perspicacité maman.
-Z'ai tout vu. Se mêla ma fille.
-Qu'est-ce que t'as vu sauterelle ? Lui demanda mon frère en entrant dans le salon.
-Papa il a fait deux bisous sur la bouc(h)e à la dame au magasin. Cafeta Carlie.
-Je lui avais dit à ton père de se méfier de la charcutière parce que c'était une grosse cochonne. Lança Emmett.
-Ah non, tonton c'était pas une coc(h)onne, c'était une fille et elle avait même pas la queue en tirebouc(h)on. Elle coupa son oncle et nous éclations tous de rire. Ze qoit (croit) que c'était Annabelle. Rajouta-t-elle.
-Bella, Carlie. Elle s'appelle Bella. Lui rappelais-je même si je soupçonnais ma petite chipie d'y faire exprès.
-C'est d'accord chéri. Je serais encore malade demain matin. Ma mère me fit un clin d'œil.
-Merci maman. Tu viens Carlie, il est l'heure de rentrer. Annonçais-je en passant outre les commentaires de mon frère.
Je pris ma fille dans mes bras et on salua tout le monde avant de descendre chez nous. Ce soir c'était coquillette-jambon pour son plus grand bonheur. Après un yaourt, un bain et une histoire, il était temps pour elle de dormir. Après un ultime baisé, je lui souhaitais une bonne nuit et lui rappelais combien je l'aime.
J'avais rejoint le salon avec mon portable pour appeler la plus belle des étudiantes… J'étais excité comme un gamin le jour de Noël rien qu'à l'idée d'entendre sa voix… Une sonnerie… deux sonneries… trois sonneries… Aller décroche mon ange… Murmurais-je pour moi-même.
-Allô ? Sa voix était hésitante.
-Bella. C'est Edward. Lui dis-je.
-Je sais, ton nom c'est inscrit sur mon écran. Me rappela-t-elle le principe de la nouvelle technologie.
-Euh… Ouais désolé. Comment vas-tu depuis tout à l'heure ? Je m'excusais mais comme un con je ne trouvais pas mieux à lui dire que « comment tu vas ? » merde.
-Je vais bien et toi ? Me répondit-elle.
-Ça va. En fait, Bella je pense sincèrement que demain matin, j'aurai besoin que tu me gardes Carlie, si c'est toujours d'accord. Lui annonçais-je cache.
-Euh… Oui bien sur, je suis d'accord. Accepta-t-elle.
-Merci beaucoup. La remerciais-je avant de passer à un autre sujet. Tu sais ce que j'aimerai là tout de suite ? Lui fis-je deviner.
-Non quoi ? Me demanda-t-elle innocente.
-J'aimerai beaucoup te prendre dans mes bras et t'embrasser sur tes délicieuses lèvres. Lui avouais-je sans aucune arrière pensée.
-Moi aussi j'aimerai beaucoup, Edward… Fit-elle sur un ton d'interrogation.
-Oui ? Répondis-je.
-C'est bête mais…tu me manque … Me dit-elle, je lui manquais, c'est donc qu'elle tenait un minimum à moi. Je n'en revenais pas. Ça me rendait heureux.
-Toi aussi tu me manque ma… Bella. Je me suis stoppais avant de dire «ma chérie ». Ça ne l'aurait peut être pas fait, il était peut être encore trop tôt pour sa part.
-Ta fille est magnifique. Me dit-elle. Elle ressemble beaucoup à son papa. Je l'entendais sourire au bout du fil.
-Merci, moi je n'ai pas d'élément de comparaison mais tu es toute aussi magnifique. Je la flattais mais c'étais sincère.
On avait discutait ainsi de tout et de rien pendant près de ¾ d'heure quand j'entendis Carlie m'appelait.
-Bella, je suis désolé je vais devoir te laisser, Carlie a du faire un cauchemar. M'excusais-je à contre cœur.
-Je comprends. Alors demain matin 7h30 au 377 road Streets appartement B au 2ème étage. Confirma-t-elle.
-Exactement. Dors bien ma belle. Lui dis-je avant de raccrocher.
J'avais eu dure a raccrocher mais Carlie s'impatientait. Elle avait bel et bien fait un cauchemar. Je m'étais alors allongé auprès d'elle pour qu'elle se rendorme. Ce que je fis moi aussi.
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Alors vos avis sur ce 8ème chapitre mes louloutes ?
