Chapitre 10 : Un début de journée prometteur…

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POV Edward :

Nous étions samedi matin, je devais retrouver ma belle sur le parking de la boulangerie comme dimanche dernier. J'avais hâte, elle me manquait je ne l'avais pas revu et ne lui avait pas reparlé depuis jeudi midi. Comme à son habitude Carlie avait rechigné pour ne pas que j'y aille. Je soupçonnais ma fille de tout faire pour m'empêcher d'être avec Bella. Même si son bonheur passait avant tout, je mettais ça sur le compte du caprice et je savais que mis à part ça, Bella ne lui ferrait jamais de mal bien au contraire. Je ne céderais donc pas à ma fille malgré tout l'amour que je lui porte.

J'avais pris une bonne douche, m'étais rasé de très près et parfumé. Sous les conseils vestimentaires de ma sœur, j'avais mis un jean bleu délavé avec une chemise blanche et une fine cravate noire desserrée au niveau du col. Alice m'avait dit « T'es sexy comme ça frérot ! ». Je ne pouvais que la croire, après tout c'est elle la spécialiste de mode.

J'avais pris ma voiture aujourd'hui et j'arrivais sur le parking mais Bella n'était pas encore là. J'espérais qu'elle viendrait après tout nous n'en avions pas reparlé. J'attendais assis dans ma voiture en écoutant une compil de musique classique quand je vis la Chevrolet se garer à côté de moi. Mon cœur fit un bon dans ma poitrine et je fus soudain pris d'une boule au ventre comme les adolescents amoureux pour la première fois.

Elle descendit de sa voiture et je fis de même, elle était vraiment magnifique. Ses cheveux bruns étaient rassemblés dans un chignon qui laissait échapper quelques mèches pour habiller son visage. Ses jolis yeux chocolat étaient surplombés par des paupières légèrement verdit et entouré d'un trait fin de crayon noir. Ca les rendait vraiment lumineux. Je descendais mon regard sur son buste et elle portait une tunique en voile transparente beige assez large sur un débardeur blanc ainsi qu'un pantalon noire assez simple et une paire de converse. Plus on se rapprochait plus son sourire timide apparaissait et ça la rendait vraiment trop craquante.

Il restait maintenant à peine deux pas qui nous séparaient mais elle s'arrêta pour prendre la parole. Qu'est-ce que t'espérais Cullen ? Tu croyais peut être qu'elle allait te sauter au cou ?

-Salut. Me salua-t-elle timide.

-Bonjour belle inconnue. Lui souriais-je pour essayer de la détendre.

-Je suis toujours une inconnue ? Me demanda-t-elle surprise.

-Bien malgré les heures qu'on a passé à discuter, je ne connais toujours pas grand choses sur toi. Enfin je veux dire sur ta vie avant la fac, sur tes amis, sur ta famille. Et puis ça me donne une bonne excuse pour te passer le mot « tu es très jolie ». Lui dis-en rougissant.

-Merci… Tu es très beau toi aussi. Me complimenta-t-elle en baissant la tête sans doute pour ne pas que je m'aperçoive de ses rougeurs, c'était trop tard.

-Tu sais tu ne devrais pas cacher tes rougeurs, ça te rends encore plus magnifique. Lui dis-je.

Il était temps que je me taise avant de la gêner encore plus. Je fis les deux derniers pas qui me séparaient d'elle et posa mes mains sur ses hanches avant de glisser mes lèvres sur les siennes. C'était un supplice de ne pas pouvoir l'embrasser. Ses lèvres m'avaient trop manqué, elle m'avait trop manqué tout entière. Après un baiser tendre mais non approfondi, elle décolla ses lèvres des miennes et s'écarta légèrement.

-Ca ne va pas ? M'inquiétais-je.

-Si, si c'est juste que j'ai du mal à croire que tu sois là avec moi… J'ai de la chance. M'avoua-t-elle.

-C'est moi qui aie le plus de chance. Lui dis-je le pensant sincèrement.

-C'est gentil… mais… je ne vois pas pourquoi. Me remercia-t-elle en bégayant.

-Parce que tu es magnifique et que je vais me réjouir de voir la tête des autres hommes dans la rue quand ils verront que tu es avec quelqu'un. Lui souriais-je. Alors que veux-tu faire ce matin ? Lui demandais-je.

-J'irais bien faire un tour au marché si ça te dit ? Me proposa-t-elle.

-C'est une bonne idée, viens, on va prendre ma voiture. Lui dis-je en l'entrainant.

Je lui ouvris la portière et l'aida à monter dans ma voiture qui était très haute. Je fis le tour pour m'installer au volant et je ne pus remarquer que Bella restait stoïque. Elle paraissait très intimidée pourtant ce n'était pas la première fois qu'on se voyait, qu'on passait du temps ensemble. Ca commençait légèrement à m'inquiéter.

-Bella, tu n'as pas vraiment envie d'être là avec moi, n'est-ce pas ? Lui demandais-je apeuré de sa réponse.

-Oh si, bien sur que si. Excuses-moi si tu as crus que… Enfin c'est juste que je n'aie pas l'habitude de ça et je ne sais pas vraiment comment je devrais réagir, ce que je devrais faire ou dire. Ca me fait assez peur en faite. M'avoua-t-elle.

-Détends-toi, laisse-toi aller. Fais à ta guise, reste toi-même et agis avec ton cœur. Tentais-je en prenant sa main qui était posée sur sa cuisse dans ma main.

-Comment va Carlie ? Me demanda-t-elle en souriant de voir nos mains enlacées.

-Arff… Je ne sais pas trop ce qu'elle a en ce moment mais elle me fait toute une comédie parce que je te vois. Lui avouais-je en repensant à notre petite altercation de ce matin.

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Flash-back

Je préparais le petit sac à dos Dora de ma fille en lui mettant à l'intérieur un pyjama et une tenue de rechange pour demain matin ainsi que son album à colorier et son matériel de dessin. C'était pour faire comme mamie disait-elle. Ce soir elle dormirait chez mes parents parce que je n'avais pas prévue de lâcher Bella de sitôt et qu'il serait un peu tard pour aller rechercher ma fille.

-Papa pou(r)quoi tu mets mon pizama (pyjama) dans mon sac ? Me demanda-t-elle de sa petite voix.

-Parce que ce soir tu dors chez papi et mamie. Lui répondis-je.

-Ah souette (chouette), on va faire une soirée pizama avec tatie. Sautilla-t-elle à l'instar de ma sœur.

-Pas au lit trop tard jeune fille. Freinais-je ses ardeurs.

-Oui mais poukoi tu p(r)épa(r)e déza mon sac ? S'intirguait-elle. C'est que ce soir.

-Ba en fait je vais te monter chez mamie bientôt parce qu'aujourd'hui j'ai prévu quelque chose qui va durer toute la journée sans doute. Du moins je l'espérais.

-C'est quoi ? Me demanda-t-elle.

-Je vais voir Bella. Lui annonçais-je.

-Enco(r)e elle. Pfff elle me saoule celle là. Souffla-t-elle.

-Carlie ne parle pas comme ça de Bella s'il te plaît. La grondais-je.

-Mais maintenant tu la préfère elle et pu moi. Me dit-elle les larmes aux yeux.

-Non, ce n'est pas vrai bébé, viens là. Lui dis-je en m'accroupissant en face d'elle pour la prendre dans mes bras.

-Si… c'est vrai. Je la déteste. Rajouta-t-elle.

-Ecoutes princesse. J'aime beaucoup Bella et c'est vrai que j'aime passer du temps avec elle mais celle que j'aime par-dessus tout, ma petite chouchoute, c'est toi, comment peux-tu croire une seule seconde qu'il en soit autrement ? Je t'ai promis notre journée rien qu'à nous deux demain, non ? Alors je tiendrais ma promesse, je ne raterais ça pour rien au monde. Je t'aime Carlie mais j'ai parfois moi aussi des besoins, des envies. Tu sais je ne suis pas qu'un papa, je suis aussi un homme. Tu comprends ça ? Sèches-moi tes jolies yeux de biches ma petite chipie. Lui expliquais-je.

-Tu m'appelle(r)as ? Me demanda-t-elle.

-Oui, promis je t'appellerais avant que tu ailles au lit. Lui promis-je pour la rassurer.

Elle me fit un bisou sur la joue avant que je ne finisse de préparer son sac et la dépose chez mes parents.

Fin de flash-back

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-C'est normal elle croit que je veux lui voler son papa. Je lui ais pourtant expliqué que ce n'était pas mon but. Elle ne m'aime pas beaucoup mais comme je lui ai fait une promesse. Tu pourras lui donner de ma part, stp ? Me dit-elle en me tendant délicatement l'œuf Kinder.

-Quelle promesse ? M'intriguais-je.

-Euh…. Ouais, elle ne t'en a pas parlé apparemment. Ba ta petite coquine a voulu me jouer un tour jeudi matin et j'avoue qu'elle a gagné à ce jeu. M'avoua-t-elle.

-Qu'est-ce qu'elle a fait ? Soupirais-je.

-Elle s'est cachée et je l'ai cherché partout, elle ne faisait aucun bruit et j'ai vraiment paniqué au bout d'une petite heure, au grand désespoir je lui ai fait du chantage. Si elle sortait de sa cachette, je lui offrirais un Kinder pour la prochaine fois que je la verrais. Me dit-elle.

-Oh ! Je suis désolé Bella. Lui dis-je sincèrement.

-Ce n'est rien. Me dit-elle.

On arrivait sur un feu qui venait de passer au rouge alors pour rétrograder je me servis de nos deux mains enlacées. Je profitais de la couleur du feu et de l'arrêt complet du véhicule pour l'embrasser furtivement. Ce qui la fit sourire contre mes lèvres. J'étais dans ma bulle et l'extérieure n'existait plus à tel point que je n'avais pas remarqué que le feu était vert. Les klaxons des voitures derrière me tiraient de ma bulle malheureusement. Je redémarrais alors pour rejoindre le marché.

Je me précipitais du côté de ma belle pour l'aider à descendre, je l'attrapais par la taille pour la glisser en bas du véhicule. Ce fut à son tour de m'embrasser pour me remercier et j'en fus très content. Je posais mon front contre le sien et lui souris encore bêtement pire qu'un ado, je vous jure.

-On y va ? Me rappela-t-elle.

-Oui allez viens. Lui dis-je en l'entraînant par la main.

On se baladait main dans la main entre les rayons du marché. J'adorais me balader avec elle. J'étais heureux. On regardait un peu tous les stands quand soudainement elle s'arrêta devant un commerçant. Une bonne odeur de poulet rôti s'en dégageait.

-Un pique-nique dans le parc, ça te dit ? Me proposa-t-elle.

-Aurais-tu une subite envie de poulet rôti ? La taquinais-je.

-Ouep, alors ? Me demanda-t-elle en me regardant suppliante dans les yeux.

-D'accord. Mais… Commençais-je. Elle ne me laissa pas le temps de finir et se tourna vers le marchand.

-Un petit poulet découpé avec une petite barquette de pomme de terre rôtie, des couverts en plastique, un coca et … Tu veux boire quoi ? Me demanda-t-elle.

-Un Perrier, s'il te plait. Lui répondis-je.

-Et un Perrier. Rajouta-t-elle à l'attention du vendeur.

Pendant que celui-ci préparait notre commande Bella revint auprès de moi. Je passais alors mon bras autour de ses épaules pour la rapprocher plus près de moi.

-C'est moi qui paie. Lui annonçais-je cache.

-Non, hors de questions ! S'indigna-t-elle. Si tu me forces la main je te fais la tête. Finit-elle.

-Bon d'accord alors je m'occupe du dessert. Lui répondis-je.

-Ca vous fera 17 $ ma petite dame. Nous interrompît le commerçant.

-Merci. Au revoir. Le salua Bella en réglant.

Elle revint vers moi et je m'emparais du sac qu'elle tenait dans ses mains. De mon bras libre j'enserrais sa taille et la colla au maximum contre moi.

-Je m'occupe du dessert. Annonçais-je en passant devant un marchand de fruit. Qu'est-ce qui te fait envie ?

-Hummm, choisis tes fruits préférées. Me dit-elle la coquine.

-Alors ce sera une barquette de fraises, s'il vous plait. Demandais-je.

Je payais mes achats et avec ma belle on repartait à l'assaut des étalages. Je la voyais regarder les bijoux fantaisies et j'observais ses mimiques pour deviner ce qui lui plaisait et lui plaisait moins dans l'optique de lui faire un petit cadeau prochainement. Je me plaçais derrière elle entourant sa taille de mes bras et déposais des petits baisers sur ses pommettes, au coin de ses yeux…. Mon corps était collé au sien et sentir ses fesses si proches de moi me faisait légèrement réagir au niveau de mon bas-ventre. Non mais ça va pas Cullen, reprends-toi enfin.

Au bout de quelques minutes ma douce se reprit et nous partions de nouveau, main dans la main en direction du parc municipal qu'il y avait non loin de là.

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Alors vos avis sur ce 10ème chapitre mes louloutes ?