CHAPITRE 11 : L'heure est à la révélation…

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On avait de la chance aujourd'hui il faisait très beau pour une ville comme Seattle. Il y avait une jolie pelouse bien verte entourée de fleurs multicolores c'était magnifique pour déjeuner malgré que ni elle ni moi n'avions pris de couverture ou quoi que ce soit d'autre pour donner l'illusion parfaite du pique-nique. Et bien ce n'est pas grave qu'à cela ne tienne. On s'installa l'un près de l'autre et Bella déballa le sac de nourriture. Elle me tendit ma bouteille de Perrier et des couverts et on manga tous les deux dans la barquette de plastique. C'était délicieux. Ma belle s'était couchée à plat-ventre sur le sol ce qui faisait légèrement ressortir sa généreuse poitrine de son débardeur, mon dieu que ça la rendait encore plus sexy.

Au bout de quelques minutes, elle relâcha ses couverts et me regarda en souriant. Quel joli sourire, mon dieu.

- Tu n'en veux plus ? Lui demandais-je.

-Non merci. Me répondit-elle alors que je me levais pour aller donner les restes à un sans abris qui squattait sur un banc non loin de là.

Je revins la chercher et lui désigna un arbre contre lequel on pouvait s'appuyer et qui nous couvrirai des plus fortes chaleurs à venir. Je m'installais dos contre l'arbre et lui intima de se mettre entre mes cuisses. Je ne me fis pas prier, elle vint s'y engouffrer immédiatement. Elle bascula sa tête en arrière contre mon épaule et ce n'était pas pour m'en déplaire. Elle soupira de bien-être et me dit :

-Je suis heureuse, je suis bien dans tes bras.

-Alors si tu es heureuse, je le suis également. Et j'adore t'avoir dans mes bras.

-Edward… Merci pour tout. Me dit-elle sincèrement.

-Je n'ai rien fait ma belle. Lui répondis-je.

-Si tu ne t'en rends pas compte parce que tu ne sais rien de ma vie mais je ne m'étais pas senti aussi bien depuis longtemps, très longtemps… M'annonça-t-elle. Soudainement j'avais peur de savoir ce qui avait pu lui arriver dans son enfance.

-Tu veux m'en faire part ? Tentais-je. Si elle me disait non, je n'insisterai pas, je la laisserais prendre son temps.

- Le jour de mes 5 ans j'ai perdu mon père. Commença-t-elle à s'ouvrir à moi.

-Oh je suis désolé, que lui est-il arrivé ? Lui demandais-je triste pour elle.

-Il n'est jamais rentré. Ma mère avait voulu qu'on l'attende pour que je déballe mes paquets… Je ne les ai jamais ouverts. On ne la jamais revus. Me dit-elle triste.

-Tu sais pourquoi ? Il est décédé ? Lui demandais-je.

-Non, il nous a abandonnées. Il disait pourtant qu'il m'aimait plus que tout… Quel beau menteur… Depuis ce jour j'ai du apprendre à grandir très vite. M'avoua-t-elle au bord des larmes.

Je resserrais ma prise autour d'elle et blottit ma tête dans son cou pour qu'elle sente mon souffle sur elle, qu'elle sache que je suis là. Je ne sais pas si ça ferait effet sur elle mais en tout cas le souffle de ma Carlie dans mon cou me calmait, me soulageait alors peut-être que …. Je ne la forçais en aucun cas à poursuivre mais elle le fit d'elle-même.

-Ma mère n'ayant pas supportée son départ s'est réfugiée dans l'alcool et s'est mise à me reprocher tout un tas de chose y comprit ma venue au monde. Elle a cessé de s'occuper de moi alors que je n'avais que 5 ans. Le jour où je suis entrée en première année de fac, je suis parti de la maison et j'ai coupé tous les liens avec cette alcoolique. Aujourd'hui je me demande encore ce que j'ai bien pu lui faire pour qu'il me laisse seule avec ce monstre. Cette fois elle pleurait vraiment.

Je la retournais dans mes bras, elle enfouie sa tête dans mon torse. Je la serrais fort contre moi… ma chérie, je ne pouvais pas croire qu'on puisse faire autant de mal à une enfant… Je lui caressais le dos tout en baisant ses cheveux pour essayer de la calmer.

-Chut ma puce… ça va aller… Je suis sure que ce n'est pas toi. Tu n'étais qu'une enfant tu ne pouvais pas avoir fait quelque chose de si grave pour faire partir ton père. Chut… Je suis là pour toi. Aller calmes-toi. Lui dis-je en la berçant tendrement.

Je la berçais et la caressais depuis plusieurs minutes quand je sentie quelle se calmait, son souffle devenait plus léger… Elle s'était endormie. J'humais le délicieux parfum qui émanait de ses jolis cheveux. Elle sentait incroyablement bon… tout autant qu'elle était jolie. Son histoire était dure à entendre à cause de sa douleur, cela me faisait mal de voir cette douleur dans ses yeux et ses larmes… Mon dieu, qu'il m'était douloureux de voir ses joues striées de larmes… Elle semblait apaisée dans mes bras et c'était tant mieux. Elle ne devait pas être installée très confortablement comme ça alors j'essayais de la placer du mieux que je pouvais pour ne pas qu'elle souffre du dos. Je dus m'endormir aussi parce que je fus réanimé par une petite tornade cuivrée qui se jeta sur moi.

-Papa… Cria-t-elle en se jetant à mon cou.

-Coucou ma princesse, qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demandais-je.

-Ba c'est tonton Memmett, il a dit vient on va fai(r)e de la balançoi(r)e au pa(r)c comme ça on va atti(r)er les minettes. Elles vont toutes c(r)aquer quand elle te ve(r)ont avec moi. Ria-t-elle.

-Sacré tonton Emmett. Lui répondis-je en riant moi aussi.

-Elle a quoi Annabelle ? Me demanda-t-elle en regardant Bella.

-Bella, Carlie arrêtes d'y faire exprès. Et elle fait la sieste ce n'est rien. Lui dis-je.

-Ba voui mais pou(r)quoi elle fait dodo su(r) toi. Elle a pas de lit chez elle ? Demanda ma petite curieuse.

-Parce que l'on se faisait un câlin et elle s'est endormie, tout simplement petite curieuse. Lui dis-je.

Mon frère nous regardait mort de rire. Quel crétin ! Il ne m'aidait pas du tout là. En revanche quand il vit ma belle tressaillir, il enleva sa veste de sport et me la tendit.

-Couvres ta belle avant qu'elle n'attrape froid. Me dit-il.

-Merci frangin. Lui souriais-je.

Mon frère avait vraiment le cœur sur la main, il était le plus généreux d'entre nous avec maman. Ils étaient même tous les deux bénévoles dans un centre pour adolescents en difficultés. Je plaçais la veste sur le petit corps de ma chérie.

-Moi aussi zai f(r)oid. Bouda Carlie en croisant ses bras sur sa poitrine.

-Chérie tu as ton gilet en laine et vu se beau soleil, je dirais même que tu devrais avoir un peu chaud. Lui dis-je en attrapant son petit corps pour le ramener près de moi.

-C'est touzours tout pour elle. Relança-t-elle.

-Carlie, tu n'as pas à être jalouse de Bella. Aujourd'hui c'est son jour et demain ce sera toi. Il faut que tu apprennes à partager bébé. Lui dis-je.

-Quand ze se(r)ai g(r)ande c'est moi qui me ma(r)i(r)a avec toi et pas elle. Cria-t-elle. Ze reste avec vous. Trancha-t-elle en s'asseyant sur ma cuisse qui n'était pas sous le petit corps de Bella. Par la même occasion elle repoussa brutalement la main de Bella qui était posé sur mon ventre ce qui la réveilla.

-Qu'est-ce qu'il y a ? S'écria-t-elle en sursautant.

-Attends, appuies toi contre l'arbre je reviens. Lui dis-je en déposant un baiser sur son front.

-Bonjour Carlie, salut Emmett. Les saluait-elle poliment alors que j'entrainais ma fille avec moi sur un banc non loin de là.

Je n'entendais pas la conversation de mon frère et de ma belle mais ça avait l'air d'aller, ils avaient l'air de bien s'entendre. J'étais très fâché contre Carlie, son comportement devenait inacceptable. Je ne pouvais le cautionner. Je voulais bien comprendre certaines choses et faire des concessions mais elle aussi allait devoir faire un effort. Je l'asseyais sur le banc et m'installais à côté d'elle pour bien lui montrer que j'étais en colère que ce n'était pas l'heure de faire des câlins. Elle commença à se mettre à genoux sur le banc pour avoir sa tête à la hauteur alors je la repris

-Carlie Esmée Cullen, tu t'assieds et tout de suite.

-Mais papa… Commença-t-elle vexée voyant que j'augmentais le ton ce qui arrivait très rarement.

-Pourquoi tu as fait ça ? Qu'est-ce qu'elle t'a fait Bella pour que tu sois aussi méchante avec elle ? J'attendais réellement une réponse.

-… Mais elle ne vint pas.

-Alors je t'écoute ? Justifies-toi. Lui réclamais-je.

-Ze veux pas qu'elle fasse des bizous à toi. Me répondit-elle toute gênée.

-Ah oui mais alors la jeune fille, il va falloir que tu t'y fasses parce que j'aime beaucoup Bella et je ne compte pas m'éloigner d'elle pour tes petits caprices. Si j'estimais que Bella représentait un danger pour toi ou qu'elle se mettrait entre nous deux alors là oui je la laisserais partir mais ce n'est pas le cas. Il n'y a aucune raison parce que Bella sait très bien que s'il t'arriva it quoi que ce soit je serais très malheureux parce que Carlie tu es toute ma vie, tu es la personne qui compte le plus pour moi, celle pour qui je me suis battu après le départ de ta maman aussi douloureux eut-il était. Tentais-je de lui expliquer.

-Alo(r)s je compte plus que Bella ? Me demanda-t-elle pour se rassurer.

-Oui tu comptes beaucoup plus que Bella mais ce n'est pas comparable parce que toi tu es ma fille, on a le même sang mais Bella est la fille avec qui je veux être, elle me rend très heureux et quand tu es méchante envers Bella ça me fait de la peine parce que je tiens beaucoup à elle et ça m'embêtes que vous ne vous entendiez pas. Lui avouais-je espérant qu'elle comprenne. Alors maintenant même si je n'ai pas envi de le faire, je dois te punir Carlie car ça fait plusieurs fois rien qu'aujourd'hui que tu ne te comporte pas correctement envers Bella. Je lui expliquais pourquoi elle allait être punie.

-Non, papa s'il te plait… Pleura-t-elle de ses larmes de crocodiles.

-Je ne céderais pas parce que sinon tu vas croire que tu as gagné et tu recommenceras. Alors déjà tu rentre avec ton oncle, ce soir pas de soirée pyjama avec tata Alice, au lit à 20h00 et demain…. Allais-je enchaîner mais elle me coupa.

-Mais t'avais p(r)omis ? Me rappela-t-elle.

-Je sais et je tiendrais ma promesse. On passera la journée tous les deux mais au lieu d'aller au zoo, on restera à la maison à ranger ta chambre. Lui annonçais-je.

- Ze veut voir les zirafes moa… Me dit-elle avec son petit air à la Alice.

-Ba oui mais il fallait réfléchir avant aux conséquences. Et avant de rentrer avec oncle Em tu as intérêts à présenter tes excuses à Bella. Tu as comprit tout ce que je t'ai dit ? Lui demandais-je.

-Oui… Secoua-t-elle la tête de haut en bas.

-Bien dans ce cas on y va.

J'expliquais à mon frère la punition de ma puce quand elle vint se réfugier dans mes jambes. Je la tournais vers Bella qui avait rendu sa veste à Emmett et rappelas à Carlie ce qu'elle avait à faire. Elle marmonna un vague « désolée » et Bella lui répondit en souriant gentiment « ça ira pour cette fois » signe qu'elle ne lui en voulait pas.

-Je peux avoi(r) un bisou avant de parti(r) ? Demanda ma fille.

-Oui, je n'ai pas spécifié que ça faisait partit de la punition donc… Lui répondis-je en la prenant dans mes bras. Comment pourrais-je encore lui en vouloir et me passer de ses baisers et de ses câlins.

-Ze t'aime mon papa d'amour. Me dit-elle en me déposant pleins de petits bisous sur le visage.

-Bien tenté mais non on n'ira pas voir les girafes demain. Je t'aime. Soit sage.

Je la câlinais contre mon cœur encore une petite minute et la mis à contre cœur dans les bras de mon frère. Bien oui Bella serait encore là mais j'avais détesté punir ma fille et j'avais des regrets mais je ne céderais pas, je ne le devais pas même si j'avais tendance à la couver, à la gâter et à tout lui céder. Cette fois je tiendrais bon.

Je les vis s'éloigner et me dépêchais de retourner auprès de Bella. Je m'allongeais sur le sol près d'elle en m'appuyant sur mon coude pour laisser ma tête à la hauteur de la sienne.

-Je suis désolé de m'être endormie. Me dit-elle.

-Ne le soit pas tu avais besoin de te reposer. Et c'est moi qui suis désolé pour Carlie. Je l'ai puni pour ce qu'elle t'a fait. Lui dis-je tristement.

-Elle va m'en vouloir encore plus comme ça. Me souriait-elle pour me détendre.

-Et si on passait au dessert ? Changeais-je de conversation.

-On m'avait parlé de fraises offertes par un homme très sexy. Me dit-elle.

-Un homme très sexy ? Lui demandais-je.

-Ce n'est pas vrai, ne me dit pas que j'ai dis ça à voix haute ? Rougit-elle.

-Ba si… mais tu n'as pas à être gênée et moi aussi je te trouve très sexy de plus. Lui soufflais-je dans le creux de l'oreille.

-Ah oui ? Me dit-elle sceptique.

Je relevais sa tête en la soutenant par le menton pour que ses yeux croisent les miens et lui dit :

-Ma belle, ne doute jamais de ton pouvoir de séduction, il n'y a aucune raison. Tu es vraiment très, très sexy. Je déposais un baiser sur ses lèvres.

-Merci Edward. Me remercia-t-elle.

J'attrapais une fraise que je lui tendis devant la bouche pour qu'elle la croque. Au passage de ses lèvres, elle frôla mes doigts ce qui me procura des frissons intenses.

-Hum, délicieuse. Souriait-elle.

-Je suis sure pas autant que toi. Lui dis-je en riant.

-Ah oui, ba goûte ça alors. Me dit-elle en me tendant une fraise comme je lui avais fait auparavant.

-Elle est bonne oui mais je suis sûre que je l'apprécierai plus encore de cette façon. Lui dis-je en équeutant une fraise et la positionnant de moitié dans ma bouche.

Elle comprit mon allusion et approcha sa tête de la mienne pour saisir l'autre moitié avec ses dents. Nous ponctuâmes ce geste par un baiser fruité. Voilà comment, nous avions mangés ces fraises à deux.

-Tu as raison, encore plus délicieuse ainsi. Me dit-elle.

-J'avoue que je t'ai quand même trouvé encore plus succulente. La complimentais-je en riant.

Ses rires se joignirent aux miens, se son était merveilleux à mes oreilles. J'adorais l'entendre rire. Je préférais ça plutôt que ses larmes de tout à l'heure. Je m'asseyais dos contre l'arbre et jambes tendues alors que ma belle venait se mettre à califourchon face à moi sur mes cuisses. Sans que je ne m'y attende, elle fourragea dans mes cheveux avant de déposer ses lèvres sur les miennes. Elle me donnait un de ses baisers dont elle seule avait le secret. Elle m'embrassait fougueusement avant de caresser mes lèvres de sa langue pour demander l'entrée. Elle n'eut pas besoin de se faire prier plus longtemps pour que je lui accorde l'accès à ma langue. Nous nous embrassions langoureusement ce qui me fit sourire malgré moi. Nous nous embrassions ainsi pendant quelques minutes puis elle plongea son visage dans mon cou. A ma grande surprise, elle y déposa de petits baisers tout doux avant d'y faire glisser tendrement sa langue. Elle me faisait frissonner à un point qu'elle n'imaginait même pas. Et bien plus même. Même si j'adorais ça, ce n'était pas l'endroit à approprié. Je devais l'arrêté avant que mon érection ne se remarque de trop.

-Bella, s'il te plait… Lui dis-je.

-Quoi ? Tu n'aime pas ? Me susurra-t-elle avant de me mordiller le lobe de l'oreille.

-Si mais… Lui répondis-je.

-Alors quoi ? Prit-elle une moue boudeuse.

-Bébé ce n'est pas que ça ne plait pas bien au contraire mais il y a du monde ici et… tu me fais de l'effet, trop d'effet. Et à l'heure actuelle, il vaudrait mieux que tu reste où tu es très calmement. Lui dis-je.

Je baissais les yeux sur mon bas-ventre pour lui faire comprendre. Mais elle dut le sentir également. Elle suivit mon regard et se mit à sourire.

-Excuse-moi, je vais me tenir tranquille. Me dit-elle en se retournant dos contre moi.

J'écartais mes cuisses pour qu'elle puisse s'y installé et entoura son petit buste de mes bras. Elle bascula sa tête contre mon épaule et je calais mon nez dans son cou, son odeur était à croquer. Je ne m'étais pas sentit aussi bien depuis des années. J'étais dans une bulle de bonheur avec ma petite puce dans mes bras. Sa jolie voix me tira de mes pensées.

-Edward ? Où est la mère de Carlie ? Me demanda-t-elle soudainement.

-Euh …

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Alors vos avis sur ce 11ème chapitre mes louloutes ?