CHAPITRE 12 : UN PASSE PRESENT …

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-Edward ? Où est la mère de Carlie ? Me demanda-t-elle soudainement.

-Euh … Victoria…. C'est son nom… elle est partit quelques semaines après la naissance de Carlie. Elle avait à peine 5 semaines quand elle m'a annoncée qu'elle me quittait, qu'elle nous quittait.

J'avais du mal à me confier sur ça même à Bella. D'une part parce que c'était parfois encore douloureux et d'autre part parce que j'avais peur de la réaction de Bella. J'avais peur de la blesser en lui parlant de mon ex qui restera tout de même dans mon cœur car grâce à elle j'avais une merveilleuse petite fille qui lui ressemblait tellement.

-Pourquoi est-elle partie ? Me questionna-t-elle.

-Elle a dit que la vie de famille n'était pas pour elle, que Carlie n'était qu'un accident et que si elle n'avait pas avorté c'était uniquement pour moi. Qu'elle avait essayé mais que c'était au dessus de ses forces. Elle a également dit que notre fille l'agacait au plus haut point et que si elle ne partait pas tout de suite, elle avait peur de faire quelque chose qu'elle regretterait. Voilà comment je me suis retrouvé seul avec ma princesse. J'ai appris grâce à l'aide de ma mère à m'occuper d'elle. Lui avouais-je.

-Tu devais l'aimer beaucoup… Constata-t-elle en voyant ma mine.

-Oui, elle était la femme de ma vie. On s'est connu au lycée en première année. Et on ne s'est jamais séparé en près de 5 ans. Elle était tout ce qu'il y a de plus tendre, elle prenait tout le temps soin de moi, c'était la personne la plus généreuse que je connaisse, la plus sociable et compréhensive. Elle était tout pour moi, je n'ai jamais aimé personne comme je l'ai aimée, Carlie mis à part. J'aurai fuit au bout du monde pour elle, j'aurai été prêt à vivre sur une île déserte et aller pêcher du poisson pour elle. Le soir où elle m'a annoncé qu'elle était enceinte, j'étais le plus heureux des hommes, je n'ai pas hésitais une seule seconde parce que je savais que c'était la femme de ma vie, celle avec qui je voulais construire une famille alors je lui ai demandé de m'épouser, elle m'avait dit oui. Et elle est partie la veille de notre mariage. Lui avouais-je les larmes coulant sur mes joues cette fois. Lancé dans mon récit, je ne m'étais pas rendu compte du mal que je pouvais faire à Bella mais elle pleurait aussi, ce que j'avais voulu absolument éviter.

-Tu l'aimes encore… Déclara-t-elle dans un murmure comme si elle le disait pour elle, comme si c'était un constat.

-Ce n'est pas ça, non Bella, excuses-moi je ne voulais pas te faire pleurer s'il te plaît. Lui dis-je en voulant la prendre dans mes bras. Elle voulut me repousser. Je t'en prie mon ange, c'est du passé… tu es mon présent, j'ai juste besoin de temps pour oublier, parfois c'est encore douloureux mais la plupart du temps non. Je tiens de plus en plus à toi, je ne m'étais pas attaché à quelqu'un depuis si longtemps, je ne m'étais jamais senti si bien qu'avec toi et c'est idiot mais j'ai vraiment peur de te perdre maintenant. Je t'en prie. Lui dis-je en pleurant, une boule au ventre.

-Elle fait vraiment partit de ton passé ? Me demanda-t-elle cherchant mon regard.

-Je te le jure Bella. Victoria fait partit de mon passé… Mon présent c'est… toi. Fais-moi confiance. La suppliais-je.

Je lui ouvris mes bras et cette fois elle s'y engouffra. Je la serrais fort contre moi comme si ma vie en dépendait. Je lui caressais tendrement les cheveux et elle s'agrippait à ma nuque, sa tête dans mon cou. Je déposais une myriade de baisers sur ses cheveux.

-On a l'air de deux idiots. Renifla-t-elle pour me faire rire.

-Même comme ça tu es magnifique. Lui susurrais-je.

On restait enlacé tous les deux pendant quelques minutes afin de se calmer. Nous échangions ensuite un baiser et essuyons respectivement nos yeux. Je regardais ma montre, il était déjà 17 heures, j'avais envi de me retrouver un peu seul avec ma douce.

-Bella, j'ai envi… d'être un peu seul avec toi… Lui annonçais-je.

-Qu'est-ce que tu me propose ? Me répondit-elle en se mordillant la lèvre inférieure.

-Eh bien… Peut être qu'on pourrait aller chez moi ? Lui demandais-je ayant peur de sa réponse.

-Euh… d'accord. Accepta-t-elle après avoir hésité un moment.

Je me relevais et lui tendit la main pour qu'elle s'en saisisse afin que je l'aide à se lever. On se frotta pour enlever l'herbe qui nous colla dans le dos et sur les fesses. Nous allions partir des les allées du parc quand une femme nous interpella en retenant Bella par le bras. Elle nous avait tellement surpris que j'avais paniqué. J'étais prêt à défendre Bella mais ma douce m'arrêta dans mon élan.

-Arrêtes, c'est sa seule façon de s'exprimer. Me dit-elle en faisant des gestes à la femme.

-Oh excusez-moi. Lui dis-je sincèrement désolé alors que Bella avait l'air de traduire avec ses doigts.

La femme lui tendit une feuille de papier et Bella la regarda les yeux ébahis. Je me penchais par-dessus son épaule pour regarder à mon tour. Je comprenais soudainement son éblouissement. C'était un portrait d'elle et moi lorsqu'elle s'était endormie dans mes bras un peu plus tôt dans la journée. La femme avait du nous observer pour dessiner ça et je ne m'en étais même pas aperçu. C'était vraiment très réussi. Bella la remercia en langage des signes, cela avait l'air très chaleureux. J'allais lui donner un billet mais elle refusa alors je lui fis à mon tour un sourire de remerciement et passa très fièrement mon bras autour des épaules de la magnifique jeune femme qui était près de moi.

-Je ne savais pas que tu étais spécialisée en langage des signes. Lui dis-je.

-Tu ne sais pas encore tout de moi mon chéri, j'ai des talents cachés. Mon cœur avait explosé de joie à l'entente de ce surnom.

-Comment as-tu appris ? Lui demandais-je curieux.

-En fait lorsque j'étais plus jeune mon meilleur ami avait une petite sœur sourde et muette. M'avoua-t-elle.

-Oh et de quoi avez-vous parlé avec cette gentille dame ? Lui demandais-je.

-Elle a simplement dit qu'on était mignon alors elle avait envi de nous dessiner et elle a dit aussi que tu étais beau comme un dieu grec. Ria-t-elle.

-Tu te moques de moi ? La questionnais-je.

-Non mais c'est moi qui l'ai dit ça en faite. Rougissait-elle.

-Merci joli coquelicot. La remerciais-je.

-Ah je vois tu te moques de mes rougeurs, hein ? Me demanda-t-elle.

-Non, je les admire. Les coquelicots sont mes fleurs préférées. Et les tiennes ? Lui demandais-je.

-Le muguet, les roses et les jonquilles. Me répondit-elle.

-Pas surprenant aussi simple et naturel que toi. Lui dis-je en souriant.

Nous marchions dans les allées du jardin public tout en discutant de nos goûts. Nous arrivions à ma voiture et je l'aidais à s'installer du côté passager avant d'aller prendre ma place. Comme plutôt dans la journée, je pris sa main et ne la lâcha pas du trajet. Nous passions les vitesses ensemble et à chaque feux rouge je l'embrassais furtivement. Elle souriait beaucoup, elle était magnifique. Arrivés dans le parking sous-terrain, je me garais à ma place attitrée et aperçu mon père qui sortait de sa Mercedes. Aller il était temps de présenter ma belle à mon père. Je l'aidais à descendre et lui serra la main en allant à l'encontre du grand manitou qui montait dans l'ascenseur.

-Bella, je vais te présenter mon père. Lui annonçais-je.

-Euh Edward, je ne sais pas si… Commença-t-elle.

-Il est trop tard. Bonsoir papa. Je te présente Bella, Bella voici mon père le Docteur Carlisle Cullen. Le saluais-je en mettant le bras autour de la taille de Bella pour la rapprocher de moi.

-Bonsoir Docteur Cullen. Le salua-t-elle à son tour.

-Appelle-moi Carlisle s'il te plait, jolie Bella. Elle rougit en répondant à la poignée de main de mon père.

-Euh…merci Doc… Euh Carlisle pardon. Bafouilla-t-elle.

-Ravie d'avoir fait ta connaissance. Mon fils a très bon goût. Il faisait exprès de flatter Bella pour la faire rougir encore plus, quel farceur.

-Papa, arrêtes. Mon père est un clown ne fais pas attention. Intimais-je à mon doc préféré voyant l'état de gêne de ma puce.

-Oui aller, désolé Bella. Je vous laisse les jeunes. Oh au fait… Esmée est avec Carlie ? Me demanda-t-il.

-Oui, elles sont chez vous. Ce soir je vous laisse Carlie et elle a été puni, veux-tu t'assurer qu'Emmett et Alice respectent ça s'il te plait ? Demandais-je à la sagesse.

-Pas de souci mon chéri. Me dit-il en m'embrassant avant que l'on sorte de l'ascenseur.

J'ouvrais la porte pour faire passer Bella. Galanterie oblige.

-Je t'en prie. L'invitais-je.

-Merci. Me remercia-t-elle.

-Ça ne c'est pas trop mal passé avec mon père tu vois. Lui souriais-je.

-Ton père est un homme très charmant qui a l'air d'être fort sympathique. Maintenant je sais d'où vient l'humour de ton frère. Ria-t-elle.

-Euh oui… heureusement pour toi, je ne suis pas le plus drôle. Lui dis-je. Installes-toi. Tu veux boire quelque chose ? Lui proposais-je en me rendant dans la cuisine.

-Non merci, c'est gentil. Me répondit-elle alors qu'elle s'asseyait timidement sur le canapé.

-Bella, je me trompe ou tu es impressionnée d'être ici ? Lui demandais-je en m'asseyant à côté d'elle.

-Euh ouais… en fait, c'est que ça me fait bizarre de me retrouver complètement seule avec toi. La dernière fois Carlie était là donc… Me dit-elle gênée.

-Hey, ça ne change pas grand-chose tu sais. Si tu préfère, on peut monter chercher Carlie mais ce n'est pas exactement comme ça que je voyais cette soirée avec toi. Lui dis-je.

-Ah euh… et tu voyais ça comment ? Me demanda-t-elle taquine.

-Alors déjà, je pourrais cuisiner pour toi, ensuite je pensais qu'on pourrait se poser devant un film et puis surtout juste être ensemble, toi et moi. Rien que nous deux. Lui souriais-je en caressant sa joue.

-C'est un programme qui me plait. Me dit-elle en s'étirant pour me faire un baiser. Mais laisse-moi t'aider d'accord ? Elle me suppliait de ses yeux comment lui résister.

-A condition que tu me donne encore un baiser. La taquinais-je.

-Tu sais que ce n'est pas beau de réclamer. Se moqua-t-elle en se rapprochant de moi pour me donner un baiser.

Je penchais à mon tour ma tête et nos nez se frôlèrent avant que nos lèvres se touchent. Elle ne se rendait même pas compte à quel point elle me faisait du bien par le fait seul de sa présence auprès de moi. Après un ultime baiser, je me levais et lui intima de m'accompagner dans la cuisine.

-Pizza maison et cookies aux pépites de chocolat en dessert ? Lui proposais-je.

-C'est parfait. Tu veux que je fasse la pâte à pizza ? Demanda-t-elle.

-Nope. He*ta s'en ai chargé. Mais je veux bien que tu fasses la pâte à cookies si tu sais faire. Lui répondis-je en riant tout seul de ma blague sur la pizza.

-Donne-moi un livre de recette et je devrais m'en tirer. Me répondit-elle.

-Dans le tiroir du plan de travail. Des peperonnis ça te va ? Lui demandais-je tout de même puisque c'était un peu épicé.

-Parfait. Où sont tes saladiers ? Me questionna-t-elle.

Je lui sortais tout ce qu'il lui fallait pour ne pas qu'elle ait à chercher trop longtemps.

-S'il te manque des trucs, fouilles, fais comme chez toi. Lui dis-je.

-Merci, ça me fait plaisir de cuisiner ça faisait un bail que je n'avais pas cuisiné. M'annonça-t-elle.

-Pourquoi ? Si tu aimes cuisiner, qu'est-ce qui t'en empêche ? Lui demandais-je intrigué.

-Euh… ma cuisine est trop petite. M'avait-elle répondu après avoir réfléchi quelques secondes, bizarre ma puce mais bon je ne cherchais pas plus loin.

-Alors je suis ravie de te prêter ma cuisine pour un soir. Lui souriais-je.

-Merci, c'est un honneur. Ria-t-elle de bon cœur.

Je finissais de disposer les ingrédients sur la pâte alors que Bella mélangeait la préparation à Cookie. Je me plaçais derrière elle, entourant sa taille de mes bras et déposa un tendre baiser sur sa joue d'abord, puis sur sa mâchoire, puis enfin sur son cou ce qui la fit frissonner. Ayant eu l'air d'appréciée, je recommençais mon traitement sur sa nuque, et ses clavicules. Elle se laissa faire et soupira même de bien-être il me semble. Elle attrapa l'un de mes avant-bras avec sa main et de l'autre elle plongea son doigt dans l'appareil puis le porta à sa bouche pour goûter. La manière dont elle léchait son doigt était vraiment trop sensuelle… Et mon mini cull (à prononcer cu[l] comme dans Cullen) était d'accord avec moi de toute évidence. J'avais soudainement envi de prendre son doigt dans ma bouche. J'avais peur qu'elle veuille fuir si elle sentait ma virilité contre ses fesses alors j'essayais de me calmer, de penser à autre chose mais rien à faire… Rappelles-toi Edward au parc cette après-midi, ça ne l'a pas fait fuir hein… Comme si elle avait entendu ce que je pensais elle trempa son doigt une nouvelle fois dans la pâte, se tourna vers moi et porta son doigt à ma bouche…

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Alors vos avis sur ce 12ème chapitre mes louloutes ?

Le prochain chapitre sera dans quelques jours.