CHAPITRE 14 : Il est tant de se séparer
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Bella ne cessait de gigoter, elle n'avait pas l'air paisible du tout. Elle bougeait tellement que ça m'avait réveillé mais je ne lui en voulais pas du tout bien au contraire j'avais envi de tout faire pour l'apaiser. Elle se mit même à parler dans son sommeil. Elle paraissait très angoissée, voir apeurée.
-Non… Arrêtez… Non… pas ça.
J'allais la réveiller tendrement quand le téléphone sonna ce qui la fit sursauter. Bon sang qui pouvait bien appeler à… 3h27 du matin. Je m'empressais de décrocher. C'était mon père. Selon lui, Carlie faisait une crise d'angoisse due à mon absence. Je devais aller la chercher.
Je m'approchais de Bella et lui caressa tendrement les cheveux. Elle était réveillée mais dans les vapes.
-Je suis désolé mon ange, je dois aller chercher Carlie chez mes parents, elle ne va pas très bien. Lui annonçais-je.
-Je comprends, je vais rentrer. J'espère que ce n'est pas trop grave. Me dit-elle.
-Non, restes, tu ne vas pas rentrer à cette heure. Et en plus je veux que tu restes, j'ai envi de me réveiller à tes côtés. Lui avouais-je.
-Tu veux peut être que je vienne avec toi ? Mais Carlie… Commença-t-elle.
-Ne t'en fais pas pour ça. Rendors-toi, je reviens vite. Lui dis-je en embrassant son front.
Je remontais le drap au maximum sur son petit corps, il était hors de questions qu'elle tombe malade, j'enfilais rapidement un pantacourt et un tee-shirt. Je ressortais de la chambre et de mon appartement pour rejoindre celui de mes parents. J'entrais sans frapper, je ne voulais pas réveiller tout le monde. Ma mère était assise sur le sofa avec ma fille sur ses genoux. Elle la berçait tendrement mais je pouvais voir la douleur dans ses yeux. Je m'approchais doucement d'elles et m'accroupis en face de ma princesse.
-Carlie…. L'appelais-je doucement.
-… Aucune réponse à part ses pleures, j'avais mal au cœur de voir mon bébé dans cet état.
-Princesse c'est moi, c'est papa… Tentais-je.
Elle releva doucement la tête en ma direction et quand elle me vu, elle me sauta directement dans les bras en s'accrochant férocement à ma nuque, pleurant de plus belle. Je serrais ma petite poupée, fort contre moi et lui caressais les cheveux en lui murmurant des choses pour la rassurer. J'étais vraiment perturbée de la trouver dans cet état je ne pensais pas que c'était à ce point au coup de fil de mon père. Je la portai dans mes bras et me releva pour rentrer à la maison. Ma mère bondit du canapé pour se précipiter sur moi.
-Mon chéri je te jure qu'on ne lui a pas fait de mal. Pleura-t-elle en retenant mon bras.
-Je sais maman, je te crois, j'ai confiance en vous. Je veux juste aller la calmer. T'inquiète pas on se voit demain soir pour le dîner, je vous présenterais peut être Bella. Rassurais-je ma mère.
Bien sûre que je savais que jamais mes parents ne feraient du mal à ma princesse. Je redescendais à l'appartement mais elle ne cessait de pleurer. Je la maintenais toujours contre moi.
-Chut mon bébé, papa est là, qu'est ce qu'il y a ? Lui demandais-je en entrant dans l'appartement.
-Tu m'aime pu. Affirma-t-elle sure d'elle.
Mon cœur se brisa à ses paroles. On entrait dans sa chambre et je m'installais avec elle sur son lit après avoir enlevé mes chaussures. Je la calais tendrement dans mes bras avant de reprendre.
-Pourquoi est-ce que tu dis ça Carlie ? Qu'est-ce qui te fais croire que je ne t'aime plus ? Lui demandais-je énervée en me demandant comment elle pouvait penser ça.
-C'est tonton qui l'a dit à tata Lice… Il a dit tu te deba(r)asse de moi pou(r) que Bella do(r)me avec toi. Pou(r) que tu fasses des coc(h)onneries. Il a dit ça se voit que tu l'aimes plus que tu c(r)ois, que tu penses pu à moi. Me dit-elle avec ses petits yeux verts pleins de larmes.
-Bébé n'écoute pas ce que dis oncle Em. Je t'aime plus que tout au monde et tu le sais. J'ai toujours fais tout ce que je pouvais pour essayer de te rendre heureuse depuis le départ de ta maman et je pense plutôt avoir bien réussi. Maintenant même si toi aussi tu me rends très heureux, il me manque un petit quelque chose que Bella peut m'apporter je pense. Mon cœur est assez grand pour toi et pour Bella. Alors oui j'aime beaucoup Bella mais je t'aime bien plus encore ne l'oublie jamais. Tu comprends ma princesse ? Lui expliquais-je.
-Tu nous aimes toutes les deux mais moi tu m'aimes plus. Suffoqua-t-elle en se calmant légèrement.
-C'est à peu près ça oui alors j'aimerais beaucoup que tu fasses des efforts parce que Bella t'aime beaucoup, elle. Tu devrais dormis maintenant bébé, il se fait tard. Lui dis-je en me levant de son lit pour la mettre dedans.
-Papa… pardon. Me dit-elle sincèrement. Je lui essuyais ses petits yeux avec mes pouces.
-Dors bien, je t'aime. Je lui embrassais une dernière fois le front et sortit de sa chambre.
Je retournais dans ma chambre me coucher auprès de Bella. Elle n'était plus nue. Elle portait sa culotte et ma chemise qu'elle avait refermée négligemment. Elle dormait couchée sur le flanc droit avec son bras sous l'oreiller. Elle était magnifique, on aurait dit un ange. Elle avait défait son chignon aussi et ses cheveux bruns étaient éparpillés sur sa poitrine et dans son dos. Je me couchais à côté d'elle et regarda son doux visage. Elle semblait beaucoup plus paisible que tout à l'heure. Je portais doucement ma main à son visage et caressa tendrement sa petite joue toute douce. Je me penchais pour déposer un baiser sur ses paupières fermées et sa joue. Elle me faisait vraiment craquer. Je repensais à la discussion que je venais d'avoir avec ma fille au sujet de Bella. Je lui avais dit aimer beaucoup Bella et elle en avait conclut que je l'aimais. Etais-ce vraiment ça ? Etais-je amoureux d'elle ? Oui elle me faisait craquer, oui elle était la personne la plus gentille, la plus intéressante que j'avais rencontrée depuis des années. La plus tendre qui ne soit ni ma mère, ni ma fille. Je ne me suis pas sentie aussi bien avec quelqu'un depuis le départ de Vic. Alors est-ce que je suis vraiment amoureux d'elle ? Je ne serais pas encore le dire mais ce qui est sure c'est que j'ai du mal à être loin d'elle et que quand quelque chose la touche, ça me touche.
Il serait temps que je dorme moi aussi. Je passais mon bras autour de sa taille et me laissa aller pour rejoindre mes belles au pays des rêves.
Suite à cette nuit assez agitée, je me réveillais assez tard et Bella n'était plus là. Il était 9h00 et je n'avais vraiment pas l'habitude de me lever si tard. Je me demandais où pouvait bien être Bella. J'entendais la télé au salon, je m'y rendis pour trouver Bella habillée dans ses vêtements, assise à côté de Carlie qui elle était toujours en pyjama. J'allais auprès d'elle et leur embrassa chacune le front.
-Oh Edward, j'ai utilisé ta salle de bain. Je pensais que ça ne te gênerait pas. Me dit-elle gênée.
-Tu as bien fait ma puce. Lui dis-je. Vous avez bien dormi ? Leur demandais-je en m'asseyant entre elles deux.
-Super bien. Oui. Me répondirent respectivement la plus âgée puis la plus jeune.
Ma fille vint se caler dans mes bras et Bella déposa sa tête sur mon épaule alors que moi je posais ma joue sur son crâne. Voilà comment nous restions tous les trois enlacés à regarder les dessins animés du dimanche matin sur Disney chanel. Le portable de ma belle sonna et elle se leva du sofa pour répondre.
-Salut Jazz.
-….
-Je suis chez … un ami.
- …
-Ça ne peut pas attendre demain.
-…
-D'accord, tu peux passer me chercher ?
-…
-377 road Streets.
-…
-Merci Jazz à tout de suite.
Elle raccrocha et revint près de moi sur le canapé.
-Je vais devoir y aller mon cœur. Me dit-elle.
-J'ai cru comprendre. Tu veux que je te ramène à ta voiture ? Lui demandais-je.
-Oh non c'est gentil mais Jasper va venir me chercher, il connait bien l'immeuble m'a-t-il dit. M'annonça-t-elle.
-Jasper ? Dis-je incrédule ne comprenant pas pourquoi elle avait dit que je n'étais qu'un ami.
-Oui Jazz est un de mes meilleurs amis, on doit travailler sur … un devoir aujourd'hui. Se reprit-elle, pourquoi avais-je tant de mal à la croire.
-Si ce n'est qu'un ami pourquoi ne lui as-tu pas dit que j'étais ton petit ami ? A moins que tu ne me considère pas comme tel. Lui demandais-je légèrement irrité, ne pouvant pas croire cela après ce qu'il s'était passé cette nuit.
-Tu n'as aucune raison d'être jaloux Edward. Jazz n'est qu'un ami et étudiant à la fac et si on veut rester discrets, il ne valait mieux pas lui dire parce qu'il aurait voulu te rencontrer et t'aurais reconnu. Evidemment que je te considère comme mon petit-ami idiot. Me dit-elle. J'avais été bête de ne pas lui faire confiance.
-D'accord, excuse-moi d'avoir cru que … Lui dis-je.
-J'adore quand tu es jaloux… Me taquina-t-elle.
-C'est parce que je tiens à toi… Lui avouais-je, je ne sais pas ce qu'il m'avait pris de lui dire.
-T'es un amour… Je vais descendre Jazz va arriver. Me dit-elle.
Je repoussais doucement ma fille dans le fond du canapé et accompagna ma douce à l'ascenseur.
-Merci pour hier et cette nuit Edward, je n'avais pas dormi aussi bien depuis un moment. Me dit-elle souriante.
-Pareil pour moi mon ange. Tu veux venir dîner avec ma famille et moi ce soir ? Je te présenterais ma mère et ma sœur. Lui dis-je.
-D'accord avec plaisir. 19h30 ça va ? Qu'est-ce que je ramène ? Me demanda-t-elle.
-Juste tes petites fesses sexys pour 19h30. A ce soir.
Je l'embrassais tendrement alors que les portes de la cabine s'ouvraient. Elle s'y engouffra, elle me manquait déjà. Je retournais dans l'appartement pour passer toute la journée avec ma fille comme promis.
