CHAPITRE 16 : Le malaise…

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POV Bella :

Voilà maintenant quelques semaines qu'Edward et moi sortions ensemble. On se voyait le plus souvent possible mais ce n'était pas évident. Je dormais environ deux fois par semaine chez lui. Et nous étions heureux ensemble. J'étais maintenant certaine d'être amoureuse de lui mais je n'osais pas lui dire « Je t'aime », j'avais peur et j'étais bloqué à cause de mon mensonge. Je mourrais d'envie de lui dire mais j'avais tellement peur de sa réaction, de le perdre… mais je n'allais pas pouvoir continuer à le lui cacher bien longtemps, ça commençait à se voir. Edward avait voulut à plusieurs reprises venir chez moi et à chaque fois j'avais du lui mentir, trouver une excuse. Je lui avais raconté que j'avais une colocataire avec qui on avait instauré des règles du style pas de garçon à l'appartement. Ca avait l'air de marcher mais parfois il me disait qu'elle ne pouvait pas vivre recluse à l'appartement et qu'on devait en profiter quand elle était en cours etc.… une fois j'avais invoqué le ménage non fait, une autre fois, une fuite d'eau et ça avait laissé Edward perplexe. Finalement nous avions fini dans la salle de cours pendant la pause de midi.

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Flash-back

Nous étions mercredi matin et j'avais TD avec mon chéri. Il nous avait donné une dissertation à faire sur les conséquences de la faute. J'avais bossé une bonne partie de la nuit à la bibliothèque pour cette dissertation qui me posait de gros problèmes. Edward m'avait offert son aide mais j'avais refusé catégoriquement, il était hors de question que je bénéficie d'un traitement de faveur. Le TD s'était déroulé comme à son habitude avec des interrogations orales et des exercices. De temps en temps, on se regardait, se souriait et quand il passait dans les rangs pour corriger, c'était très dur de me concentrer quand il se penchait au dessus de mon épaule et qu'il était beaucoup trop près de moi. On devait déposer nos copies sur le bureau et je trainais en longueur pour ranger mes affaires alors que Rosalie me pressait aux fesses.

-Allez Bella dépêches-toi, je veux voir absolument Alec, il doit bientôt sortir. Me dit-elle.

-Rose, quand arrêteras-tu de faire l'enfant et te décider à aller lui parler au lieu de l'observer comme une espionne ? Lui demandais-je en riant.

-Quand tu seras décidé à en faire de même avec Sexy prof. Me dit-elle.

-Je ne l'ai pas volé. Répondis-je en riant. Mon dieu si tu savais Rose, pensais-je. Bah vas-y fonce, je te rejoins à la cafète. Lui dis-je.

-Tu es sûre ? S'assura-t-elle.

-Ouais. Lui confirmais-je en lui faisant un sourire qui se voulait rassurant.

Sur ce elle partit et tout le monde sortit petit à petit. Je me retrouvais donc seule avec mon prof de droit. J'allais déposer ma copie et il en profita pour poser sa main sur la mienne. Je relevais ma tête vers lui et nos regards s'accrochèrent. Il approcha sa tête de la mienne et posa ses douces et délicates lèvres sur les miennes. Son contact m'avait manqué on ne s'était pas vu depuis le cours de la veille et on avait rien fait depuis le lundi matin mis à part un petit coup de fil hier midi et quelques sms. Je soupirais d'aise en me détachant de ses lèvres.

-Tu m'as manqué. M'avoua-t-il.

-Toi aussi, malheureusement je dois y aller. Mon amie m'attend. Lui dis-je.

-Ami, i ou i.e ? Demanda-t-il.

-i. Répondis-je pour le taquiner.

-Jasper ? Demanda-t-il un petit peu déçu.

-Rosalie. Riais-je.

-Oh très drôle mademoiselle Swan. Fit-il un air faussement vexé. J'ai mon après-midi de libre, on peut se voir ? Proposa-t-il.

-J'ai cour dans une heure exceptionnellement. Je suis désolé mon cœur. M'excusais-je.

-Oh dans ce cas, je vais devoir faire vite. Dit-il d'un air malicieux en allant fermant la porte à clé.

-Edward, Rose m'attend. Lui rappelais-je.

-Envoi lui un sms, dis-lui que tu la retrouve en cours. S't'eu plait bébé. J'ai vraiment trop envi de toi. Dit-il en rangeant les copies dans son sac ainsi que le reste de ses affaires.

-Moi aussi mais… Commençais-je.

-Mon cœur … Me supplia-t-il en me touchant les fesses cette fois.

-Très bien … mais qu'est-ce que je vais lui dire ? Soupirais-je.

-Dit lui simplement que ton petit ami a eu une folle et irrésistible envie de toi et que tu t'envois en l'air. Rigola-t-il.

-Rose ne sait même pas que j'ai un homme dans ma vie. Lui avouais-je.

-Bah peut être que tu peux lui en parler sans dire que c'est moi. Me conseilla-t-il.

-Ouais, bon je verrais en temps voulu. Lui dis-je en envoyant le sms à ma meilleure amie.

-Ouais ne perdons pas plus de temps ma Bella. Viens dans mes bras. M'invita-t-il en écartant ses membres.

Je m'engouffrais à l'intérieur de ses grands bras musclés qu'il referma aussitôt autour de mon buste. Il me serra fort contre lui quelques secondes en humant grandement l'odeur de mes cheveux comme s'il se ressourçait. Quant à moi, j'avais le nez enfouit dans son cou et c'est bel et bien ce que je faisais, je prenais du carburant pour les prochains jours où nous serions séparés. Je commençais à faire parcourir tendrement ma langue sur son petit cou doux et délicieux. Après ma langue, j'y déposais un bisou avant de lui faire un suçon et de le marquer légèrement. Il frissonnait de plaisir, il adorait quand je lui faisais ça, il devenait dur immédiatement c'était irrémédiable. Il déposa ses mains sur mes reins et colla son bassin au plus près de moi pour que je sente son érection tout en m'embrassant langoureusement. Je glissais ma main entre nos deux corps pour caresser la bosse sous sa braguette.

-Tu sens comment j'ai envie de toi coquine ? Me demanda-t-il en se frottant contre ma main.

-Tu dois être à l'étroit là-dedans mon chéri. Lui dis-je en lui déboutonnant son pantalon et ouvrant sa braguette.

-Oui mais je suis sure que tu peux faire quelque chose pour moi… Souffla-t-il.

-Humm… Laisse-moi te soulager. Lui dis-je en m'accroupissant devant lui et en descendant son jean et son boxer.

Je pris son sexe délicatement dans ma main et le caressa doucement avant de déposer des petits baisers sensuels sur sa verge. Il se recula pour se maintenir contre le bureau mais m'entraîna avec lui. Je le branlais doucement avec ma main avant de passer ma langue sur son gland. Je le titillais délicatement avec mes dents. Je le pris ensuite dans ma bouche et commença des va-et-vient. Il mit sa main sur mes cheveux pour me donner le rythme qui lui convenait.

-Humm… Bébé… Oh… oui … t'arrêtes pas. Me dit-il haletant.

En guise de réponses, je continuais à le sucer comme il aimait –enfin je suppose- pendant quelques minutes. Il mit ensuite ses mains sous mes aisselles pour me relever et m'embrassant très amoureusement. Il me souleva par les fesses et me déposa sur le bord du bureau tout en m'embrassant alors que je tenais fermement sa nuque. Il s'empressa de défaire mon pantalon et ma petite culotte qu'il abaissa sur mes chevilles avant de replonger sur mes lèvres et de me caresser les seins par-dessus mon haut. Il le releva doucement et se mit cette fois à caresser mon ventre de ses doigts avant d'y déposer ses lèvres.

-Je ne sais pas si c'est moi mais j'ai l'impression que tu prends du ventre. Me dit-il.

-… Merde, merde, qu'est-ce que je lui dis ? Vite, vite… Ca te gêne ? Fis-je l'air vexé.

-Non, bien sûr que non. Mon ange même avec 20 kilos en plus tu serais toujours aussi désirable pour moi, ça ne changerait rien. Me répondit-il.

-Ok on en reparle dans 20 kilos alors. Souriais-je.

Il ne releva pas et continua sa farandole de baisers autour de mon nombril tout en me tenant fermement les seins. Humm ses lèvres étaient tellement gourmandes que je frissonnais de partout. Il descendit ses baisers jusque sur mon intimité et y déposa plusieurs petits bisous avant de remonter sur mon visage. Je protestais de frustration tant j'avais envi qu'il aille plus loin que ces simples bisous.

-Edward… S'il te plait… Le suppliais-je le feu entre les cuisses.

-Pas ici mon bébé, je veux te faire jouir avec ma langue mais on n'a pas le temps. Plus tard c'est promit. M'expliqua-t-il en plaçant sa main à l'intérieure de ma cuisse.

Il remonta sa main vers mon vagin et titilla mon clitoris d'un doigt avant d'en entrer un autre en moi. Après quelques minutes de mouvements en tout genre pour lui et de gémissement pour moi, il introduisit délicatement un second doigt et reprit son manège tout en m'embrassant amoureusement. Il me faisait perdre pied. Je gémissais de plus en plus fort, je n'arrivais pas à me contenir, il étouffait mes râles à l'aide de ses baisers divins. Par mégarde je lui mordis la lèvre.

-Aie. Merde… Se plaignit-il.

-Oups. Pardon. Je suis vraiment désolé mon cœur. M'excusais-je.

-Tu m'as fait saigner. Je vais devoir te punir Swan. Me dit-il en enlevant ses doigts de moi d'un air malicieux.

-Edward… Commençais-je.

-Je ne te touche plus… Me coupa-t-il taquin.

-S't'eu plait…Mon amour… Ne me laisse pas comme ça. Le suppliais frustrée en me tortillant sur le bureau.

-Tu veux que je te soulage Isabella ? Me demanda-t-il d'un ton dominant.

-Oui… Soufflais-je.

-Dis-le ou je ne te ferais rien Isabella. M'ordonna-t-il.

-Prends-moi Edward. Lui dis-je sure de moi.

Il sortit un préservatif de son portefeuille et me le tendit. Je déchirais l'emballage avec mes dents et le déroula sur son pénis. Il me repoussa un peu brusquement pour m'allonger sur le bureau et me tira par les cuisses pour que mes fesses soient tout au bord du meuble. Il enleva complètement mon pantalon et ma culotte puis prit mes chevilles pour me maintenir les jambes élevées et écartés avant de frotter son sexe contre mes lèvres trempées et présenter son bout à l'entrée de mon vagin. Il l'entra doucement de quelques centimètres et ressortis aussitôt pour me faire languir. Il recommença son petit manège à plusieurs reprises en s'enfonçant un peu plus chaque fois jusqu'à ce qu'il soit entré totalement. Il s'immobilisa un instant pour m'embrasser amoureusement et saisir l'un de mes globes laiteux en pleine main. Il commença à bouger en moi grâce à des coups de rein de plus en plus rapide et de moins en moins doux. Au fur et à mesure de ses va-et viens en moi, il reposait mes chevilles pour s'accrocher à mes hanches et ainsi approfondir plus encore la pénétration. J'étais vraiment proche de la jouissance et encore une fois je n'arrivais pas à contenir mes cris.

-Chut… Bébé. Tu ne voudrais pas ameuter toute la fac, si ? Me rappela-t-il.

-… Je lui fis signe que non en mettant mon doigt sur ma bouche.

-Bien si t'es une gentille fille, tu seras récompensée. Me dit-il en continuant ses coups de boutoirs.

Après quelques coups supplémentaires il relâcha mes seins pour rejoindre mon petit bouton de chair. Nous nous rejoignîmes dans la jouissance, alors que j'allais jouir fortement mon amoureux étouffa mes cris avec ses baisers. Il ressortit de mon ventre et s'écroula lourdement essoufflé sur moi. Il m'embrassa amoureusement sur la bouche puis embrassa ma tempe en me caressant tendrement le ventre. Ça me faisait vraiment bizarre de sentir ses mains sur mon ventre, ventre qui renfermait ce petit bébé. J'étais choquée de mes propres pensées, c'était la première fois que je pensais à lui en ces termes « bébé », peut être qu'au fond cela voulait dire que j'étais prête à l'accepter ou peut être pas celui-là mais pourquoi pas un petit bébé d'Edward un jour.

Il se débarrassa ensuite du préservatif, m'aida à remettre mon pantalon et il me signifia qu'il gardait ma petite culotte le coquin. Il me récompensa de ma sagesse en m'invitant au restaurant le soir même.

Fin de flash-back

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Ce matin je me rendais toute joyeuse en cours puisque j'avais cours avec mon amoureux, je pouvais fantasmer au gré de mes envies sur mon professeur et ça c'était cool. Entre temps Rosalie avait appris qu'il se passait quelque chose entre Edward et moi et ça la rendait vraiment euphorique même s'il elle ne savait pas à quel point on était engagé ensemble.

Le cours avait débuté depuis plusieurs dizaines de minutes et comme d'habitude mon amour était brillant. Cependant quelque chose n'allait pas ce matin, j'avais l'impression d'être ailleurs, à moitié endormi et je me sentais vraiment pas bien, je devais être malade, la pose venue, il était temps de partir. Je décidais de prévenir Edward pour ne pas qu'il s'inquiète comme il le faisait beaucoup ces derniers temps que ce soit fondé ou non.

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Coucou vous, je suis désolé mais je ne vais pas rester, je ne suis pas en forme. Bisous B.S

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Je rassemblais mes affaires et chargea Rosalie de me prendre la fin du cours même si je savais exactement comment le récupérer dans le cas contraire. Je regardais la réponse d'Edward avant descendre.

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Ne t'en fais pas, vas te reposer et prends soin de toi mon amour.

E.D

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Je descendais tant bien que mal les escaliers de l'amphithéâtre quand soudainement…

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POV Rosalie :

Presque tout le monde était sortit fumer sa cigarette ou boire son café pendant la pause. Ma meilleure amie qui couchait avec notre prof de droit était malade ce matin et elle devait partir. Je peux vous dire qu'elle ne faisait pas semblant pour sécher car c'est bien le seul cours où elle était pire que passionnée. Enfin comprenons-la, le docteur Cullen est une vraie bombe sexuelle. Après m'avoir saluée, elle partit rejoindre la porte mais soudainement je la vis s'écrouler au bas de l'escalier, ma Bella était inconsciente. Je descendis alors en courant auprès d'elle, lui donna une bonne paire de gifles mais aucune réaction. Je lui parlais mais elle ne réagissait toujours pas. Je ne savais pas quoi faire et j'étais au bord de la panique. Je n'avais même pas vu la foule d'étudiants qui rentrait de leur pose s'amasser autour de nous. J'entendis une fille paniquer appeler le prof «Vite, vite, Monsieur Cullen, une fille a fait un malaise ». Celui-ci se fraya un chemin jusqu'à nous « Poussez-vous… laissez-moi passer… aller chercher de l'eau… laissez-là respirer… OH NON … » S'effraya-t-il lorsqu'il vu que c'était sa belle inconnue. Il s'accroupit à côté d'elle et instinctivement il lui caressa les cheveux tout en me questionnant.

-Rosalie, sais-tu si elle a mangé ce matin ?

-Non, je… je n'en sais rien monsieur… Commençais-je à pleurer prise par la panique, il prit son pouls.

-Son pouls est faible mais elle respire encore. D'accord Rosalie, ça va aller. Regarde-moi. M'intima-t-il.

-… Je secouais la tête positivement.

-Très bien, je vais m'occuper d'elle Rosalie, je vais l'emmener à l'hôpital et toi tu vas prévenir les autres. Ecoutez tous s'il vous plait… Le cours est fini pour aujourd'hui. Décréta-t-il en prenant Bella dans ses bras.

Il la souleva comme une jeune mariée, je mis mon manteau sur elle et il partit très rapidement vers sa voiture. Aujourd'hui j'avais tout vu, j'avais vu l'amour qu'Edward portait à Bella dans ses gestes qui se voulaient rassurant aux yeux des autres, aux miens ils étaient bien plus prévenants et inquiets. J'étais persuadé que Sexy-prof était amoureux de Bella. J'essayais tant bien que mal de me calmer avant d'aller retrouver mon frère et notre best.