Chapitre 23 : Repartir à zéro
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POV Edward :
-Plus jamais. D'ailleurs j'aimerai te parler de quelque chose… M'annonça-t-elle.
-Je t'écoute. Soufflais-je pour prendre du courage.
-Voilà c'est à propos d'Esmé… Commença-t-elle.
-Je sais qu'elle t'a vu au centre où elle et Emmett sont bénévoles. La coupais-je.
-Laisses-moi finir chéri. Me dit-elle avant de reprendre. Oui c'est exacte, j'ai rencontré ta mère dans ce centre et non au salon de la déco comme on a pu vous le dire. Je ne voulais pas qu'elle te le dise, je ne voulais pas qu'elle ruine ma vie une nouvelle fois. Je ne sais pas comment te dire ça mais, Esmé a été pendant plusieurs mois, la femme que je détestais le plus au monde car je l'ai tenue pour responsable de ma misère.
-Co…comment ça ? Je ne comprends pas, mais enfin Bella, comment tu peux dire ça, Esmé est la personne la plus gentille qui puisse exister sur cette terre, la plus généreuse, la plus… Elle a été adorable avec toi à ce que je me souvienne. Expliques-toi parce que là, j'ai du mal. M'emportais-je ne pouvant pas croire qu'on puisse en vouloir à Esmé ainsi.
-Ne te fâches pas et laisse-moi te raconter. S'agaçait-elle. Il y a environ 7 mois de ça, un soir où il faisait très froid, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai décidé d'aller au centre pour y passer une bonne nuit bien chaude. Esmé m'a accueillie très gentiment et chaleureusement, elle m'a même prise dans ses bras. Contact que je n'avais pas eu depuis environ une dizaine d'années. Ca me faisait bizarre de l'entendre parler de ça. En effet, je l'ai adorée immédiatement mais c'est par la suite que ça s'est corsé. Que voulait-elle dire par là ? Ce soir-là, il n'y avait pas grand monde au centre mais assez pour partager nos chambres et ta mère s'est chargée de me présenter mon « camarade de chambre ». Je vis la douleur passait dans ses yeux, je lui pris ses mains et les serra dans les miennes, je ne voyais pas où elle voulait en venir mais ça la faisait souffrir, ça c'était évident. J'étais mécontente mais c'était seulement un caprice, enfin au début.
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POV Bella :
Cette fois, j'étais prête à tout lui dire, il fallait que je lui en parle, qu'on crève l'abcès pour repartir sur de bonnes bases saines et oublier les horreurs du passé. Edward voulait qu'on devienne une famille, il m'avait dit vouloir finir sa vie auprès de moi et de nos enfants ce qui incluait Carlie et le bébé. Je devais tout lui dire à propos de mon viol pour que plus jamais on n'en reparle et qu'on vive tous les quatre ensembles heureux. Mon récit allait raviver des souvenirs douloureux mais Edward serait là pour m'aider et ensuite je pourrais réellement recommencer à vivre, à être quelqu'un. Edward me tenait les mains pour me signifier sa présence auprès de moi et je savais alors qu'il était temps de lâcher la bombe.
-Comme chaque fois que j'allais dans ce centre, je n'avais pas envie de participer aux activités avec tout le monde et j'étais alors monté dans la chambre qui m'avait été affecté pour un soir. Je n'avais envie de rien faire mais seulement envie de profiter d'un bon lit bien chaud donc pour maximiser mon confort je m'étais couchée immédiatement et endormie sans plus attendre tant je tombais de sommeil. J'inspirais-expirais pour me donner du courage avant de continuer. Je dormais bien, enfin ce qu'il me semble dans mes souvenirs, jusqu'à ce que je sente quelque chose caressait ma cuisse gauche. Je me suis réveillais en sursaut d'abord, j'ai cherché la lumière de chevet que j'ai allumé puis quand je me suis aperçue qu'il s'agissait d'une main, je me suis mise à hurler. J'eu un tremblement en repensant à cette main posée sur ma cuisse dénudée. J'ai voulu me dégager de cette emprise mais Démétri, celui que ta mère avait mis dans ma chambre, était bien plus fort que moi et il m'a coincée sous son corps et je ne pouvais plus rien faire, je continuais d'hurler, de me débattre mais rien n'y faisait, je te jure que j'ai essayé, j'ai fait tout ce que je pouvais. Je frissonnais en revivant tout cela. Voyant que je ne me calmais pas, il m'a ordonnée de me taire et je cite « Ferme ta gueule salope, tu ne demandes que ça, je sais au fond que tu es une chaudasse…T'as envie de moi autant que j'ai envie de toi », il m'humiliait par ses paroles, il me terrifiait mais je n'arrivais pas à arrêter d'hurler et je n'en avais pas envie non plus, je voulais que quelqu'un m'entende, qu'on vienne défoncer la porte et me sauver mais ce n'est pas comme ça que ça s'est passé. Les larmes coulaient doucement sur mes joues, Edward porta ses lèvres à mon visage et récolta le liquide salé avec.
-Mon bébé, stop. Tu n'es pas obligé de continuer. M'arrêta-t-il.
-Chut… ça va aller, je veux tout te dire pour pouvoir tourner la page et vivre enfin avec l'homme de ma vie. Lui répondis-je avant de poursuivre mon récit. Quelqu'un est bel et bien venu frapper à la porte mais ce type a sorti son canif, il me l'a mis sous la gorge et m'a ordonnée de répondre à ta mère que tout allait bien, que j'avais seulement fait un cauchemar. Sur ce, ta mère m'a souhaitée une bonne nuit au travers la porte et est repartie. Je lui en voulais de ne pas avoir su déceler dans ma voix que quelque chose n'allait pas et de ne pas m'avoir aidée. Il m'a ordonnée de ne plus rien dire sous peine de me couper la langue et j'ai vu ses yeux gorgés de sang, il m'a terrorisée au point que je ne pouvais même plus bouger, j'étais littéralement en état de choc. Ce sadique a arraché mon short et ma culotte avant de me la mettre dans la bouche pour ne plus que je cris. Les larmes et les tremblements étaient désormais accompagnés de forts sanglots. Edward se rapprocha de moi et me pris dans ses bras. J'étais comme morte, à cet instant, je savais que s'en était fini pour moi que je ne pouvais rien faire, qu'il aurait ce qu'il voulait et il a eu ce qu'il voulait. Il a attaché mes mains au barreau du lit et a repris son canif pour déchirer mon débardeur entre les seins. Je revivais tout ce que ce salopard me faisait, je sentais ses mains sur mon corps, j'avais envie de vomir, je tremblais fortement. Il a embrassé mes seins, a passé sa lame froide sur leur pointe et moi je me laissais faire, j'étais comme absente de mon corps mais je pleurais en silence. Après ça, il n'a pas tardé sur ses actes. J'étais vierge mais lui n'en avait rien à foutre, tout ce qui comptait pour lui c'était seulement de se soulager dans n'importe quel trou. Désormais je voyais la rage et la douleur passer dans les yeux d'Edward, il était en pleurs lui aussi. Il n'a pas mis de préservatif et m'a pénétrer sans aucune douceur, il m'a violé pendant qu'il me violentait, il me frappait le visage, les seins, me pénétrer très violement sans jamais s'arrêter, il émettait des paroles obscènes, m'insultait, ça avait vraiment l'air de l'exciter, il prenait son pied alors que moi je n'avais qu'une seule envie… mourir. Il m'a violée jusqu'à ce qu'il jouisse en moi, il m'a frappée si fort que j'ai sombré, je me suis évanouie et quand je me suis réveillée, il n'était plus là. Je me suis rhabillée et je suis partie sans rien dire à personne, je ne suis plus jamais retourné dans un refuge ou quoi que ce soit. Je ne suis pas allée porter plainte à cause de la honte et quand j'ai voulu y aller avec Jasper, le seul à qui je l'ai dit, les flics ont dit qu'il était trop tard parce qu'il n'y avait aucun constat effectué par un médecin. La suite tu la connais, je suis tombée enceinte. Je terminais mon récit en baissant le regard sur mon ventre mais mes larmes ne se calmaient pas, elles.
-C'est fini mon amour, je ne laisserais plus jamais personne te faire de mal, je suis là mon cœur. Edward me prit dans ses bras et me berça tendrement en me murmurant des mots tendres, en embrassant mon visage, mes cheveux.
-Je sais mon cœur, je suis en sécurité dans tes bras, c'est comme ça que je me sens en tout cas. Je t'aime. Lui dis-je.
-Chérie, je te promets que je ferais toujours en sorte que tu sois en sécurité. Je ne supporterai pas qu'il t'arrive à nouveau malheur. Me répondit-il.
-Ça va, je voulais juste tout te dire, maintenant c'est fait on va pouvoir passer à autre chose, on va pouvoir se concentrer sur notre famille. Annonçais-je.
-Et Esmé ? Demanda-t-il.
-Avec le recul, je me rends compte qu'elle ne pouvait pas savoir que ce connard était un sadique sexuel et qu'elle ne pouvait pas deviner ce qu'il me faisait au travers de la porte. D'ailleurs, je ne lui en veux plus et tu devrais faire pareille. Lui annonçais-je, mes larmes se calmaient.
-Je ne lui en veux plus. Me répondit-il.
-Ah non ? Alors comment se fait-il que je sois obligée de la croiser dans le hall pour que Carlie et elle se voient ? Questionnais-je.
-Elle m'a menti… Commença-t-il.
-Parce que je lui ai demandé en lui promettant que je te dirais tout moi-même. Le coupais-je.
-Elle me manque mais j'ai été odieux avec eux. Qu'est-ce que tu proposes ? Me demanda-t-il.
-Tu pourrais t'excuser envers eux, à la fête d'anniversaire qu'Alice organise en son honneur et tu y es invité officiellement par ta sœur. Lançais-je.
-C'est Alice qui t'as dit ça ? S'assura-t-il.
-Oui, ce matin, je lui ai offert un thé et on a papoté. Vous leur manquez Edward et de toute évidence, ils vous manquent aussi. Fait ce qu'il faut pour arranger les choses avec ta famille s'il te plait bébé. Lui dis-je en baillant.
-D'accord mon amour, tu as raison, je verrais ça demain. Je crois qu'il est temps d'aller se coucher. Me dit-il m'imitant dans le bâillement.
-Oui, je pense aussi. Bonne nuit mon cœur. Lui répondis-je à contre cœur.
Je me levais difficilement du canapé et partit en direction de ma chambre même si j'aurais adoré passer la nuit près d'Edward. Mon amour m'interpella :
-Hep, Miss Swan, tu vas où comme ça ?
-Dans ma chambre, tu as dit que… Commençais-je.
-Je n'ai jamais dit que tu devais aller dans la chambre d'amis. Je te signale que la chambre de papa et maman et de ce côté-ci. Me dit-il tout sourire en me désignant la direction avec son pouce par-dessus son épaule.
J'étais tellement heureuse que je courrais lui sauter au cou et le couvrais de baiser.
-Je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime, je t'aime… et je t'aime. Ponctuais-je.
-Moi aussi mon amour, dès demain je te fais de la place dans mon armoire. Ria-t-il.
Il me souleva comme une mariée et partit en direction de la chambre pour me coucher sur « notre » lit. Il embrassa mon front avant de se diriger vers la porte. Je me demandais bien où est-ce qu'il pouvait aller….
-Edward ? L'appelais-je.
-Toi, tu ne bouges surtout pas et moi je vais chercher ton pyjama. Annonça-t-il.
-Mais… Commençais-je.
-Chut… mais rien ma princesse. Me coupa-t-il.
-Edward, j'ai vraiment besoin d'aller aux toilettes. Lui dis-je en me levant durement du lit.
-Oh… Il avait l'air bête.
-Désolé mais cette petite chipie m'appuie littéralement sur la vessie alors je vais uriner toutes les demi-heures. Riais-je.
Il abdiqua en faisant un signe de la tête et partit en direction de la salle de bain alors que moi je pris la porte d'à côté pour me soulager. Une fois mon affaire faite, on se rejoignit dans la chambre. Je passais mon pyjama qu'Edward avait déposé sur le lit et me mis au chaud sous les couvertures. Edward vint me rejoindre et m'ouvrit ses bras. Je m'y blottis en posant ma tête sur son torse. Il caressa pensivement mon ventre de sa main droite et me serra contre lui de son bras gauche, quant à moi, j'inspirais fortement sa délicieuse odeur qui m'avait tant manquée et déposais une myriade de baisers sur ses pectoraux en dessinant des cercles sur son abdomen avec mes ongles, il soupira de bien-être et je n'en pensais pas moins. Comme à son habitude, ma petite chipie commença à s'agiter, c'était son heure mais de toute évidence Edward ne s'attendait pas à ça.
-Tu l'as sentie ? Elle a bougé… S'excita-t-il en déplaçant sa main sur mon ventre à la recherche du mouvement.
-Oui et crois-moi ce n'est que le début, elle fait la java toute la nuit. Riais-je en posant ma main sur la sienne pour le canaliser.
-Bella tu es sûre de toi ? Demanda-t-il.
-J'en suis sure mon amour, je veux qu'on forme une belle famille, certes recomposée mais c'est un détail dont il me sera si facile de faire abstraction tant je vous aime. Le rassurais-je.
-Je n'arrive pas à le croire, en à peine une journée, je te retrouve et je vais bientôt être père une nouvelle fois. Tout ça grâce à toi. Je t'aime tellement fort. Me dit-il.
-Moi aussi. Je bayais fortement.
-Dors bien ma Bella.
Il déposa un baiser sur mon front puis mes lèvres avant que je ne sombre dans le sommeil tant ma nuit précédente avait été mouvementée.
Le petit matin fut arrivé trop tôt à mon goût mais ce fut notre première petite chipie qui nous réveilla en grimpant sur le lit pour se hisser entre nous deux. Elle déposa ses petites lèvres sur ma joue puis sur celle de son père avant de se glisser sous les couvertures pour embrasser mon ventre.
-Bonzour toi. Tu c(r)ois elle m'entend ? Parla-t-elle en direction de mon bidon.
-Je suis sûre que oui, d'ailleurs elle te fait coucou, regarde. Je pris sa main et la posa à la place où mon bébé gigotait.
-T'es t(r)op (r)igolote petite c(h)ipie. Rajouta-t-elle avant de remonter. Elle avait sa chevelure ébouriffée, ce qui nous fit bien rire.
-Ça va ma puce ? Lui demandais-je.
-Vii. T'as dodo ave(c) papa ? Questionna-t-elle.
-Euh… Oui. Lui répondis-je timidement.
-Bella a dormi avec moi parce qu'on s'aime, on est amoureux. D'ailleurs, Bella et le bébé vont habiter avec nous définitivement. Tu comprends ? Lui annonça-t-il.
-… Elle secoua la tête positivement avant de rajouter. Vous allez vous ma(r)ier ?
-Ce n'est pas encore à l'ordre du jour princesse mais il n'est pas impossible que cela arrive. Lui répondit-il.
Elle ne répondit rien mais nicha sa tête dans le torse de son père pour lui faire un gros câlin. Après ce petit moment tendre, je partis prendre ma douche tandis qu'Edward s'occupait du petit déjeuner. Il avait insisté pour le préparer alors que d'habitude je le faisais tous les matins. Je profitais d'un moment, seule dans la salle de bain pour réaliser à quel point j'étais heureuse. J'étais tellement perdue dans les pensées que je ne m'étais pas rendue compte que le temps passé. Edward frappa à la porte pour savoir si tout allait bien, je le rassurais en lui disant ce dont à quoi je pensais et il me laissa tranquillement finir avant de les rejoindre pour le petit-déjeuner.
Je m'installais à table et me fis servir comme une reine. Les pancakes aux myrtilles d'Edward étaient délicieux, je me régalais, il avait même pressé du jus d'orange frais. Il était adorable, à croquer. Il se dépêcha de prendre son déjeuner et me demanda de bien vouloir habiller Carlie parce que nous allions nous promener. Carlie paraissait très excitée, je me contentai de m'exécuter et d'habiller la petite puce.
-Attention mon cœur, lève bien ton bras. Lui dis-je avant de devoir lui tordre pour enfiler son pull.
-Z'aime bien que tu t'occupes de moi mais ma mamie me manque. Dit-elle tristement.
-Je crois que ça va bientôt s'arranger ma puce, j'en suis persuadée en fait. Lui avouais-je en me mettant à sa hauteur.
-Ze t'aime. Elle se jeta dans mes bras, je la câlinais fort contre moi.
Une fois prêtes, nous retournions au salon, là où Edward nous attendait déjà. Il avait voulu qu'on aille faire un peu de shopping mais cela me gênait énormément car je n'avais pas beaucoup d'argent à dépenser. Il avait dit vouloir trouver un cadeau pour sa mère, finalement il allait s'y rendre avec la petite pour faire plaisir à sa mère et au reste de la famille avec qui il était un peu fâché et c'était en partie à cause de moi. Ils allaient faire la paix pour le bien de tous.
Nous nous rendions dans le centre commercial le plus proche pour parcourir les magasins d'agencement de la maison puisqu'Esmé était une fan de décoration. Après avoir fait le tour plusieurs fois, nous n'avions rien trouvés de percutant mais j'eu une idée. Un marchand d'œuvres d'art, voilà ce qu'il nous fallait. Nous nous rendions à la galerie afin d'y trouver un tableau original et coloré pour parfaire la déco de son salon ou de sa chambre. Nous longions les allées jusqu'à ce qu'on est tous les trois le coup de cœur pour le même tableau. C'était une sensation inexpliquée mais ce tableau nous parlait et nous étions en total harmonie avec. Enfin c'est ce que moi je ressentais. Edward le réserva en donnant un acompte, il avait dit à la vendeuse que nous reviendrions le chercher plus tard car nous n'avions pas fini notre shopping.
-Edward, on a le cadeau pour ta mère… Lui précisais-je agacée.
-Oui je sais mais il vous faut de jolies robes pour cette soirée qui je sens va être exceptionnelle. Annonça-t-il.
-Chéri… je n'ai clairement pas été invité. Lui avouais-je.
-Tu as dû mal comprendre le message d'Alice ma puce. Supposa-t-il.
-Non, elle a dit et je cite « tu peux comprendre que le bonheur d'Esmé ne sera pas complet si Edward et Carlie ne sont pas là ». Lui répondis-je.
-Je suis sûr que tu as mal interprété le message d'Alice. Je vais l'appeler.
Il s'éloigna quelques instants pour passer son coup de fil. Quand il revint, il paraissait tout pâle et embêter.
-Tu as raison, Alice a dit qu'il ne valait mieux pas que tu viennes parce que toute la famille sera là, oncles, tantes, cousins, cousines, grands-parents et qu'Esmé et Carlisle ne veulent pas de toi chez eux. M'avoua-t-il honteusement.
-Tu vois, mon cœur n'ait pas honte, ce n'est rien je comprends c'est ma faute pas la tienne puis c'était sûre : comment une pauvre SDF enceinte pourrait-elle se mélanger au beau monde bien sapé ? Lui dis-je le fond de ma pensée.
-Je t'interdis de redire ça à nouveau. Je veux plus jamais t'entendre dire ça, tu es la femme de ma vie, tu fais maintenant partie intégrante de ma vie et ce n'est pas parce que tu as eu des moments difficiles par le passé que c'est toujours le cas. Désormais tu as un foyer et c'est chez nous, n'en doute pas. Jamais. Il insistait sur le « c'est chez nous ». Je ne vais pas aller à son anniversaire, hors de question que j'y aille sans vous. Il posa sa main sur mon ventre. On est une famille désormais.
-Ne dis pas de bêtises, tu vas y aller parce que c'est ta mère et que malgré que vous soyez fâchés vous vous aimez et Carlie a besoin de voir sa famille, ils lui manquent tous beaucoup, elle me l'a avoué pas plus tard que ce matin. Donc tu vas t'empresser d'aller à cette fête d'anniversaire avec la puce et de te réconcilier avec ta famille. Et ne t'en fais pas pour moi, ça me va de rester à ma place. Le rassurais-je en ne laissant rien paraitre malgré que ça me blessait énormément.
-Tu es sûre de toi ? Me demanda-t-il.
-Oui mon amour. Aller allons acheter une jolie robe pour Carlie. Lui rappelais-je pour changer de conversation parce que ça me mettait mal à l'aise.
-Oui aller hop, et même si tu restes au chaud chez nous, je tiens à t'offrir des -vêtements et ne me dits pas non s'il te plait. Me prévint-il.
-A condition que tu n'exagères pas. Le limitais-je.
-C'est promis, aller venez. Nous attira-t-il Carlie et moi vers le premier magasin de fringues qu'il voyait.
Après plusieurs allers retours dans ce magasin, il était évident qu'enceinte, je ne pourrais jamais porter ce genre de vêtement. Finalement nous trouvions un magasin spécialisé dans les femmes enceintes et là il n'y avait que l'embarras du choix. Après de nombreux essayages ainsi qu'une flopée de négociations, nous prîmes quatre tenues complètes allant du sac, aux chaussures sans oublier les bandeaux de grossesse et autres accessoires.
L'heure tournait et approchais de midi, il fallait donc qu'on se dépêche un peu pour Carlie. Tous ces vêtements pour petite fille étaient réellement adorables. Il y avait tellement de choix que je ne savais plus où donner de la tête. Quand mon amour et moi étions d'accord sur un vêtement, on le proposait à notre puce, après une large sélection, j'entrais dans la cabine avec elle pour l'aider. Au bout de 20 minutes d'essayage, nous ressortions de la cabine avec tout ce qui allait. J'allais me diriger vers la caisse quand je vis Edward et Carlie prendre la direction inverse.
-Edward, les caisses sont par-là. L'informais-je.
-Je sais mon amour mais je crois que tu as oublié que j'avais une troisième princesse à gâter. Ria-t-il.
-Tu es incorrigible chéri. Soufflais-je alors qu'il revenait auprès de moi pour m'accompagner.
-Non je vous aime simplement. Il embrassa mon front.
Après plusieurs minutes à crapahuter dans les rayons et à s'extasier devant les vêtements de bébé, nous nous décidions enfin à choisir chacun deux choses pour le bébé soit 6 tenues déjà. On passa à la caisse puis rentra à la maison pour déjeuner.
