CHAPITRE 25 : Etre contrariée…

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Ce matin, Edward préparait le petit déjeuné alors que je me prélassais dans un bon bain chaud, c'était devenu un rituel matinal depuis ces deux dernières semaines, depuis le lendemain de l'anniversaire d'Esmée. Edward m'avait fait apprécier ce luxe.

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Flash-back

Je sentie une main caresser ma cuisse dénudée et me réveillais doucement. Je m'étirais lentement.

-Bonjour ma petite femme. Susurra cette magnifique voix à mon oreille.

-Hum. Salut sexy prof. Le saluais-je à mon tour en me hissant pour embrasser ses lèvres.

-Sexy prof ? S'étonna-t-il.

-Ouais, c'est comme ça qu'on te surnommait au début avec Rosalie. Lui avouais-je tristement.

-Je t'ai vue avec Jasper hier, je pense que ce n'est qu'une question de temps avant que Rosalie te pardonne. Me dit-il.

-Merci, tu es gentil mon cœur. Le remerciais-je.

-Un bon bain avec un prof de droit sexy ça te dit ? Me proposa-t-il.

-Je veux ouais. M'extasiais-je.

-D'accord je vais faire couler l'eau. M'informa-t-il avant de partir dans la salle de bain.

Je préparais une tenue pour moi sur le lit puis me déshabilla avant de passer mon peignoir de bain, il était encore très tôt mais je fis un petit détour par la chambre de Carlie pour voir si elle était toujours aussi bien endormie, c'était le cas. Je rejoignis mon amour à la salle de bain et il m'attendait déjà tout nu. Je refermais la porte à clef derrière moi et m'approcha tendrement de lui. Il se rapprocha au plus près de moi malgré mon gros ventre bedonnant et détacha la ceinture qui refermait mon peignoir.

Il écarta doucement les pans de ma sortie de bain et embrassa le haut de ma poitrine avant de remonter sur mon épaule gauche après avoir dénudé mes épaules. Il fit tomber le linge au sol et m'aida à m'installer dans la baignoire avant de m'y rejoindre. La baignoire était ronde et tellement grande pour y tenir a trois qu'on ne manquait pas de place, on pouvait s'étendre tous les deux comme il le fallait. Edward avait mis du bain moussant à la vanille, ça sentait délicieusement bon. Après plusieurs minutes de détente, Edward se leva légèrement et vint se mettre au-dessus de moi mais sans m'écraser ou autre. Il embrassa doucement mes paupières que je venais de fermer préalablement et descendit le long de ma pommette avant d'atteindre ma mâchoire et enfin la commissure de mes lèvres. Il faisait durer le plaisir le coquin, il ne touchait jamais mes lèvres. Je me sentais même frustrée. Je grognais comme une gamine et il me céda, il m'embrassa amoureusement tout en baladant ses mains sur mon corps. Il caressa d'abord mon genou gauche puis laissa courir ses doigts sur ma cuisse tout en continuant de m'embrasser les lèvres, la mâchoire ainsi que la naissance de ma poitrine. J'attrapais sa nuque du plat de ma main et lui caressais tendrement les cheveux pendant qu'il m'infliger ses douces tortures. Il me câlinait très amoureusement en continuant de jouer de ses doigts sur ma peau. Il glissa sa main jusqu'à mon sexe, caressa mes lèvres inférieures avec son index et ma langue avec la sienne. Sa peau frôlait sans cesse mes seins, ça plus ses attouchements, j'en frissonnais de plaisir. Je glissais à mon tour ma main entre nos deux corps et me saisit de son sexe pour jouer avec activement. Il gémissait doucement auprès de mon oreille et ce son m'excitait plus encore. Il se releva et me porta pour m'assoir sur le large rebord de la baignoire avant de se mettre à genoux dans l'eau entre mes cuisses.

Il embrassa l'intérieur de mon genou droit avant de lécher délicatement ma cuisse en remontant assez haut, très près de mon pubis. Je me rappelais soudainement que je ne m'étais pas épilé, mon ventre me barrant la vue et instinctivement j'eu le réflexe de resserrer les cuisses mais Edward m'arrêta en posant ses mains sur mes cuisses.

-Laisses-moi faire bébé. Souffla-t-il.

-Edward… Vaut mieux pas. Haletais-je.

-Ne t'en fais pas ma puce. Je veux te faire du bien.

Il ne s'arrêta pas et à la place déposa une myriade de baisers sur ma minette. Sentir ses lèvres et son souffle sur moi me donnait envie de plus, désormais je n'avais plus envie qu'il arrête mais qu'il aille plus loin, qu'il joue avec mon petit bout de chair. Mon amoureux du lire dans mes pensées parce qu'il fit glisser sa langue chaude et humide entre mes lèvres, je me maintenais les deux mains sur le bord de la baignoire et me laissa enfin aller au plaisir que me procurer mon doux amant. Après plusieurs caresses buccales et beaucoup de plaisir, je me lâchais enfin et mis mains sur la tête d'Edward pour le maintenir à cet endroit précis. Instinctivement, je basculais ma tête en arrière et gémissait de plaisir mais avant que je n'eue le temps de jouir pleinement, il s'arrêta, s'allongea dans le fond du bain et m'aida à venir m'installer sur lui. Il me pénétra et nous fîmes très tendrement l'amour.

Suite à une jouissance fabuleuse simultanée, Edward me savonna et me rinça avant de faire de même avec lui. Il sortit par la suite me laissant me détendre seule avec le bébé.

Fin de flash-back

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Je caressais tendrement mon ventre et parlais à mon bébé.

-Là, ma puce, tu te détends toi aussi, hein ?

-… Un coup de pied.

-Tu veux qu'on sorte prendre le petit déjeuné.

-… Un deuxième coup.

-D'accord j'ai compris bébé.

Je sortis difficilement de l'eau, au rythme où ça allait, bientôt je ne pourrais plus prendre de bain ainsi. Je passais ma sortie de bain et me sécha avant d'enfiler un legging noire avec un sous-pull de la même couleur en dessous d'une robe grise en laine et une paire de bottes assez large.

Je fis un petit détour par la chambre de notre princesse pour la regarder dormir mais elle était déjà réveillée la coquine. Je rejoignis alors les deux amours de ma vie à la cuisine. Edward faisait cuire les pancakes alors que Carlie attendait déjà attablée. Je l'embrassais très vivement mais surtout amoureusement et elle riait aux éclats.

-T'es cro-cro-cro belle mam… Bella. Se reprit-elle avant de m'appeler maman même si ça ne me déplairait pas.

-Merci mon cœur. Je lui embrassais le front.

J'allais entourer le corps de mon homme de mes bras pour le câliner et lui embrassais le cou après m'être mise sur la pointe des pieds. Il caressa ma main qui était sur sa poitrine de la sienne qui n'était pas occupé à retourner les pancakes. Il s'en saisit et y déposa un baiser avant que je ne le laisse et aille m'attablée avec ma « fille ».

-Carlie a raison, tu es magnifique. Me complimenta mon chéri.

-Hum … Merci. Dis-je gênée.

-T'as vu z'oublie presque pu les R. Se força-t-elle à articuler sur le R, toute fière.

-Oui, j'ai remarqué, c'est super et je suis très fière de toi. La félicitais-je.

-Z'ai faim, papa. S'écria-t-elle après avoir rougit suite à mon compliment.

-Bien sûr mon petit ogre. Tiens voilà pour toi. Il lui servit deux pancakes avec un petit peu de sirop d'érable avant de réitérer la manœuvre avec moi.

Edward s'asseyait avec nous et nous prîmes, tous les trois le petit déjeuner comme une vraie famille. Mon amour avait un don pour la cuisine, comme tous les matins s'était divin. Notre puce s'enfourna un maximum de pancakes dans la bouche pour gonfler ses joues et dit « (r)egarde ze fait comme tonton memett » mais comme sa bouche était pleine elle se mit du sirop d'érable partout autour de la bouche, ce qui nous fit bien rire. Edward la descendit du tabouret et l'invita à aller se débarbouiller avant d'aller la rejoindre. Je commençais à débarrasser le comptoir mais il m'arrêta.

-Ma puce, je voulais te donner ça… Il me tendit une enveloppe.

-Qu'est-ce que c'est ? Demandais-je.

-Ton salaire. Me souffla-t-il.

-Non merci. M'outrais-je.

-Bella tu t'es occupée de Carlie comme on l'avait convenue, il est donc normal que tu aies ton salaire. Me dit-il en me glissant l'enveloppe dans les mains.

-Il est hors de question que tu me payes pour que je m'occupe de notre fille. A moins que tu aies changé d'avis et que pour toi je sois juste sa baby-sitter. M'énervais-je.

-Non, bien sûr que non mon amour. Ça ne change rien c'est notre fille mais je sais que tu as besoin d'argent … Prends ça s'il te plait … Me dit-il tendrement.

Je pris l'enveloppe pour ne pas qu'il me prenne la tête pour ça mais je n'allais pas pour autant l'accepter. Il me sourit et m'attira à lui pour déposer ses lèvres sur les miennes comme si de rien n'était. Il partit aider Carlie alors que j'allais finir de débarrasser la table et remplir le lave-vaisselle. Je voulais lui préparé une petite surprise en allant à un entretien d'embauche, je ne lui en avais pas parlé parce que si ça ne marchait pas, je n'avais pas envie de le décevoir encore mais j'avais bon espoir. Une seule personne était dans la confidence et c'était cette même personne qui devait veiller sur Carlie pendant que je rencontrerais mon futur boss. De plus, je savais qu'il serait contre le fait que je travaille pour le bien de notre bébé.

Mes deux amours vinrent me rejoindre alors que je mettais le dernier verre au lave-vaisselle. Edward remplit les gamelles de Cookie alors que Carlie jouait avec lui et sa balle en caoutchouc. Elle lui lançait et il lui ramenait à chaque fois.

-Chérie, je vais devoir y aller, je ne pourrais pas rentrer ce midi, j'ai un conseil de discipline. Mais ce soir je rentre assez tôt c'est promis. Il déposa un baiser sur mon front.

-Ça marche. Travaille bien. Le saluais-je.

Il embrassa Carlie et partit à l'université nous laissant toutes les deux. Ma chérie alla mettre ses chaussures, toute joyeuse et revint me voir avec la laisse de son petit chien. Je la pris sur mes genoux et elle mit malicieusement une mèche de mes cheveux derrière mon oreille en souriant.

-Merci, ça me chatouillait le visage. Lui dis-je. Mon ange, je ne vais pas pouvoir venir promener Cookie avec toi ce matin. Ni te garder non plus mais ton oncle Emmett va venir veiller sur toi et t'emmènera au square avec ton chien.

-PouRquoi ? Me demanda-t-elle d'une petite moue triste.

-J'ai un rendez-vous pour du travail mais ça ne durera pas longtemps. Je serais de retour avant le repas. C'est promis. Lui dis-je en lui tendant ma main.

- Ça maRc(h)e. Elle tapa dans ma main pour sceller ma promesse.

Elle faisait des efforts sur les R mais il y avait encore des petits bugs. Elle se mit à genoux sur les miens et me fit un gros câlin, j'adorais ses moments de tendresse entre nous. On n'avait aucun lien sanguin mais tout au long de ce dernier mois et demi, des liens invisible mais forts et indestructibles s'étaient construit entre nous deux. Malgré qu'elle n'ait pas grandit en moi et que je ne l'ai pas mise au monde, pour moi Carlie était sans aucun doute ma fille. Je ferais n'importe quoi pour elle, autant que pour son père. Je savais qu'elle aussi me considérait comme sa maman. Elle en avait parlait plusieurs fois à différentes personnes, aussi bien à sa grand-mère, qu'à ses copines du square ou plus récemment à son père. J'avais tellement été émue quand Edward m'en avait parlé que j'avais été aux anges toute la soirée.

J'inspirais profondément sa délicieuse odeur de bébé avant de l'embrasser tendrement et de la faire redescendre sur le coup de la sonnette. Je me levais difficilement du canapé, ce qui fit bien rire ma petite chipie puis alla ouvrir la porte d'entrée à mon « beau-frère ».

-Waouh Bella, tu es à la limite de l'explosion. Ria-t-il en me prenant dans ses bras.

-Oui, j'ai de plus en plus de mal à me déplacer. Confirmais-je.

-Il est tant que ma nièce pointe le bout de son nez. Il posa sa main sur mon ventre.

Carlie vint saluer son oncle à son tour et je les laissais tous les deux pour aller à mon entretien.

Je me sentais légèrement stressée sur le chemin jusqu'au siège social d'une grande maison d'édition. Je franchissais les grandes portes vitrées du building et me dirigea droit vers l'accueil. La standardiste me fit asseoir en salle d'attente, le responsable du recrutement avait un léger retard. Il vint ensuite me chercher pour l'entretien. Il dura près d'une heure et se conclut sur ces paroles :

-…donc vous travaillerez en majorité de chez vous. Nous resterons régulièrement en contact par mail et feront le point dans nos locaux, une fois par semaine cependant si vous avez besoin de quoi que ce soit, vous pourrez passer aussi souvent que vous le désirez et tout le matériel sera à votre disposition. En ce qui concerne la rémunération, vous aurez un fixe mensuel, certes pas très élevé mais les primes et les pourcentages que vous percevrez à chaque contrat conclut le compléteront largement. Bien Mademoiselle Swan, je pense que j'ai fait le tour. Nous sommes heureux de vous compter parmi nous désormais. Prenez soin de vous et on se revoit vendredi prochain pour faire un premier point sur vos trouvailles.

-Merci Monsieur Scott. A la semaine prochaine.

Je lui serrais la main qu'il me tendit heureuse comme jamais et m'empressa d'aller à la maison pour rejoindre Carlie et me mettre au travail. L'avantage avec ce travail c'est que je pourrais faire vivre ma passion à savoir la littérature et m'occuper de mes deux petites filles également sans avoir à me soucier de leur trouver une baby-sitter. En route, je m'arrêtais à la boulangerie pour prendre de petits pains ronds pour déjeuner ainsi qu'un œuf surprise à Carlie et un autre au bébé dirons-nous, mais bien évidemment c'était maman qui allait le manger.

J'étais par la suite rentrée à la maison pour préparer le déjeuner, on avait mangé avec Emmett, il était vraiment trop sympa et à l'instar d'Alice, il était si facile de se confier à lui. On pouvait tout lui dire, il avait toujours une parole ou un geste réconfortant. Plus on se voyait et plus il devenait mon confident, je pouvais me confier à Alice aussi mais elle tenait plus difficilement sa langue, qu'elle soit folle de joie ou bien stressée, c'était plus fort qu'elle, elle laissait toujours échapper un mot de trop mais je savais que ça n'avait rien à voir avec de la méchanceté ou autre, c'était juste Alice quoi. Cependant je ne lui disais pas si mon rendez-vous avez été concluant ou non, je voulais qu'Edward soit le premier à le savoir et c'était normal, c'était l'homme de ma vie. Il s'excusa ensuite de devoir nous laisser, il avait un cours à donner à une équipe de junior. On le salua chaleureusement et je mis Carlie à la sieste alors que moi, je me mis sur l'ordinateur du bureau pour commencer à m'organiser dans le travail. J'ouvrais tout d'abord un dossier à mon nom pour ne pas mélanger les travaux d'Edward et les miens puis me servis d'un tableur pour dresser une base de listing. Je commençais par lancer une recherche général puis tomba sur un site regroupant différents auteurs écrivant sur tout et n'importe quoi. Il y avait des milliers de liens vers des fictions. Je n'avais que l'embarras du choix. Je commençais ma lecture et fis des annotations au fur et à mesure. J'en profitais pour câliner mon bébé, caresser mon ventre, lui parler, ressentir simplement ses coups, sa présence. J'étais tellement prise dans ce que je faisais que je n'avais pas vu l'heure tourner. C'est ma petite poupée qui me ramena au temps présent en venant me secouant légèrement.

-Coucou mon cœur, tu as bien dormi ? Lui demandais-je en passant mes bras autour de sa petite taille.

-Vi… ton bébé aussi il a fait dodo ? Me demanda-t-elle.

-Un tout petit peu mais elle a été moins sage que toi. Par contre je crois qu'elle réclame son goûter… tu n'as pas faim toi ? Lui demandais-je, en lui chatouillant le ventre.

-Si, ze vais manzer un nénéphant. Me dit-elle toute heureuse.

-On dirait que tu tiens bien de ton oncle. Me moquais-je.

Je la conduisis jusqu'à la cuisine pour prendre le goûter mais lorsque je voulu la porter pour la monter sur le tabouret, je sentis une vive douleur au niveau du ventre. Je la reposais rapidement au sol et m'accoudais contre le bar en attendant que ça passe. Comme je m'en doutais, j'avais effrayé Carlie.

-Maman… S'écria-t-elle en me regardant les yeux pleins de larmes.

-Ce n'est rien ma puce. Va sur le canapé, je t'apporte ton goûter. Tentais-je de la rassurer maladroitement.

Au bout d'à peine trois minutes la douleur était repartie aussi rapidement qu'elle était venue. Ce n'était pas la première et certainement pas la dernière non plus. Ça allait beaucoup mieux comme si cette douleur fulgurante n'avait jamais existé. Pris dans ma douleur, je n'avais pas pu me concentrer sur les paroles débitées par la petite voix enfantine de Carlie mais il me semblait l'avoir entendu m'appeler maman. Je décidais de ne pas relever pour ne pas la brusquer, elle serait prête bien assez tôt. Je nous préparais la nourriture sur un plateau, disposant les œufs surprises achetés ce matin, deux bananes et deux verres de lait. Je le déposais sur la table basse et alluma la télévision. Il n'y avait pas grand-chose à cette heure-ci, je décidais de laisser les schtroumpfs pour Carlie. Elle sautillait sur ses petites fesses sur le générique du dessin animé, c'était à croquer. Quand elle vit ce qu'il y avait de prévu au menu, elle frappa dans ses mains, toute excitée à l'instar de sa tante Alice. On goûta tranquillement devant l'épisode puis éteignit la télé pour monter les petits jouets offerts.

A peine ayons-nous terminées, qu'Edward franchit le pas de la porte d'entrée, la petite chipie trottina vers lui et se jeta dans ses bras. Il la couvrit de baisers avant de venir s'asseoir auprès de moi sur le divan. Il déposa un baiser furtif sur mes lèvres tout en gardant Carlie sur ses genoux.

-Des Kinders pour le goûter ? Eh bien on ne se refuse rien Mesdemoiselles. Ria-t-il.

-On fêtait quelque chose. Lui répondis-je, Carlie parut étonnée.

-Ah quoi donc ? Nous interrogea Edward en nous regardant tour à tour.

-… Carlie mit ses deux mains en l'air puis fis la mimique du « je sais pas » avec sa bouche et un mouvement d'épaule.

-J'ai trouvé du travail. Lui lâchais-je joyeusement.

-Quoi ? Mais… Où ?... Qu'est-ce que… S'empressa-t-il.

-Doucement chéri. Tu vas tout savoir. Riais-je. Ce matin, j'ai eu un entretien d'embauche auprès d'une grande maison d'édition et finalement j'ai été prise. J'aurais pour mission de dégoter de futur auteurs, de les aider, les guider et les mener jusqu'au contrat si mon choix est approuvé par la direction. Le salaire mensuel n'est pas très élevé mais M. Scott a promis que les primes et pourcentages combleraient largement le reste. Expliquais-je.

-Mon amour, je gagne très largement ma vie, tu n'es pas obligée de travailler pour… Commença-t-il.

-Je tiens à participer moi aussi à notre foyer et de plus ce n'est pas vraiment un travail. Moi je vois plutôt ça comme une passion, un hobby. Et reprend ça… Le coupais-je, je lui tendis l'enveloppe.

-Mais…. Soupira-t-il.

-On est une famille je te rappelle, tu n'as pas à me payer quoi que ce soit parce que je me suis occupée de notre fille, c'est bien le rôle d'une maman ? Question rhétorique bien sûr.

-Ce qui est à toi et à moi Isabella Swan. Je t'aime à l'infini. Il m'embrassa amoureusement.

Je ne pus m'empêcher d'apercevoir la petite moue attristée de notre puce.

-Qu'est ce qui ne va pas ma princesse ? Lui demanda son père.

-Tu seRas pu zamais à la maison… Me dit-elle.

-Bien sûr que si chérie parce que ce que je n'ai pas encore dit, c'est que je travaillerais d'ici. Comme ça je pourrais aussi veiller sur vous. Je devrais juste rendre des comptes au siège, une fois par semaine et voilà. Expliquais-je.

-Trop souette…. Sautilla-t-elle de joie pour moi.

Elle nous fit bien rire d'être aussi excitée de joie comme le ferait sa tante adorée. Pendant qu'Edward baignait Carlie, je préparais le dîner. Au menu ce soir, purée de potiron et escalope de poulet, j'en connaissais une qui allait faire légèrement la grimace, je riais intérieurement.

On dina ensuite dans la joie et la bonne humeur et comme je l'avais prévu Carlie fit la grimace les trois premières cuillérées de purée, ce qui me fit rire c'est qu'Edward également fit une de ces bouilles hilarantes, il n'avait pas l'air d'aimer ça non plus.

Edward se proposa de faire la vaisselle pendant que je faisais un petit peu de coloriage avec Carlie pour la tranquilliser afin de faciliter son coucher. Elle m'avait fait un câlin et un bisou sur le ventre avant d'aller se réfugier dans son lit. Edward lui raconta une histoire tandis que je m'installais paisiblement dans le lit avec un bon bouquin.