Chapitre 28 : Portées disparu…

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POV Edward :

J'étais vraiment heureux à l'idée de devenir papa une nouvelle fois et même si cette petite n'était pas de mon sang Bella faisait tout pour que je me sente impliqué, on lui avait donc choisi un prénom et Carlie avait raison c'était « tout joli ». Un peu plus tard dans la journée d'hier, on avait choisi son nom également. Ce serait Lily-Rose Swan Cullen. J'avais vraiment été étonné mais touché que Bella veuille lui donner aussi mon nom mais comme elle disait, c'était notre deuxième fille, elle semblait tellement heureuse, et moi j'étais tant amoureux d'elle.

Pour dire vrai, ce matin, je n'avais pas envie d'aller travailler, j'avais envie de passer encore du temps avec mes princesses mais hélas ce n'était pas possible, j'avais cours, tant pis je rentrerais déjeuner pour midi. Après un dernier au revoir à mes petites femmes, j'étais arrivé à l'université avec une bonne dizaine de minutes d'avance. Cependant j'étais loin de me douter de ce qui allait suivre. J'avais l'intention de déposer quelques livres à mon labo mais je n'avais pas prévu que le doyen de la fac serait là à fouiller dans mes affaires.

-M. Crawford, que faites-vous ? M'étonnai-je.

-N'aggravez pas votre cas Cullen… Me répondit-il froidement.

-Excusez-moi ? Je ne comprends pas… Pourquoi fouillez-vous dans mes affaires. Lui demandai-je ne comprenant pas où il voulait en venir.

-Dans mon bureau, immédiatement. Mike Newton vous remplacera pour votre cours. Me dit-il sur le même ton.

Je voyais bien qu'il était difficile de discuter et je ne savais pas ce qu'il avait de si grave à me reprocher au point de me remplacer pour le cours. Je me rendais prestement à son bureau, M. Crawford sur les talons.

-Asseyez-vous Cullen. Me dit-il.

-… Je m'exécutai sans broncher.

-Je suis super ennuyé de ce que je viens d'apprendre et j'espère sincèrement que cette rumeur en restera à ce stade. M'exposa-t-il.

-Pourquoi ? Que dit cette rumeur ? Demandai-je même si maintenant j'en avais une vague idée.

-Il est dit que vous sortez avec l'une de vos élèves, qu'avez-vous à dire là-dessus Edward ? Avant de répondre quoi que ce soit, soyez bien assurer qu'une enquête sera ouverte et que s'il s'avère que cette rumeur soit réelle, je devrais prendre les mesures qui s'imposent. M'annonça-t-il.

-… Je soufflai d'exaspération, ce qui n'échappa pas au doyen.

-M. Cullen, dites-moi que c'est faux et on arrête-là… Me demanda-t-il.

-M. Crawford n'avez-vous jamais été amoureux ? Le questionnai-je.

-Je suis marié mais là n'est pas la question. Alors c'est vrai ? Se défendit-il.

-Elle n'est plus élève ici. Répondis-je simplement.

-Racontez-moi tout, j'ai des comptes à rendre au conseil d'administration.

-C'est ma vie privée mais pour faire simple c'était une de mes élèves, on est tombé amoureux, aujourd'hui on est toujours ensemble mais elle a quitté l'université. Maintenant que vous savez tout, faites ce que vous voulez… Avouai-je de toute façon, il l'aurait bien su tôt ou tard par cette peste de Tanya qui devait être à l'origine de tout ça selon moi.

-Edward, vous me mettez dans une situation délicate. Vous êtes un professeur brillant et jusqu'ici jamais personne n'a eue à se plaindre de vous, cependant vous connaissez le règlement, une histoire d'amour entre un professeur et un élève c'est impossible. Par conséquent, je vais devoir procéder à votre suspension durant la prise de décision du conseil d'administration en ce qui concerne votre carrière au sein de notre établissement. Je vous demande de me remettre votre carte d'accès privé ainsi que votre carte de photocopies et de reprendre vos effets personnels pour laisser place à votre remplaçant temporaire ou non. M'expliqua-t-il.

C'est sans un mot vers lui, que je déposai mes cartes sur son bureau. Sans un regard également, je quittai les lieux pour aller chercher mes affaires avant de prendre mon véhicule pour rentrer chez moi.

J'étais réellement furieux mais qu'est-ce que j'avais crus franchement ? Je me doutai que tôt ou tard cette histoire referait surface, que j'aurai des comptes à rendre. Dans toute cette histoire, le pire était que Bella allait se sentir coupable, responsable de mon sort et ça je ne le voulais pas, j'avais choisi moi-même de faire ma vie avec elle, mon ancienne élève. Les remords de Bella n'étaient pas mon seul souci, j'avais également peur de la réaction de ma douce, comment me verrait-elle si j'étais viré du corps enseignant ? Sérieusement, je lui avais promis d'être là pour elle et Lily-Rose, d'assurer leurs besoins, de leur offrir tout ce qu'elles méritent tout comme ma princesse. Comment allais-je pouvoir assumer financièrement mes trois petites femmes. Bien sûr que Bella avait un salaire mais ce n'était pas à elle d'assumer notre famille, ce n'était pas du tout son rôle, ça peut paraitre macho mais c'est moi l'homme de la maison, c'est à moi d'assurer.

Après un long moment de réflexion, assis au volant de ma voiture sur le parking de la fac, je décidais de rentrer enfin pour parler à ma chérie. Un énorme embouteillage s'était formé sur la route du retour, bizarre c'était plutôt inhabituel à cette heure de la journée. Les véhicules avançaient vraiment très lentement, finalement je comprenais mieux pourquoi ce blocage. On aurait dit que tous les flics et les pompiers de la ville faisaient un meeting devant notre épicerie. Bon, on saurait bien assez tôt ce qu'il s'est passé ici puisque de toute évidence les journalistes locaux aussi s'étaient rendus au rendez-vous. Une fois passé ce barrage, la route était libre jusqu'à la maison, j'avais peur de parler à Bella, je savais qu'elle ne m'en voudrait pas mais je savais aussi qu'elle se fustigerait pour tout ça. J'étais un peu stressé et finalement je m'étais dégonflé, au lieu de me rendre à l'appartement, je montai chez ma mère, elle saurait me conseiller je pense.

-Bonjour mon chéri, tu n'es pas au travail ? Demanda-t-elle.

-Maman, j'ai besoin de ton aide. Lui avouai-je.

-Bien sûr, entre, je t'écoute. S'inquiéta-t-elle.

-Tu te souviens de Tanya ? Lui demandai-je.

-Oui, ton ex petite amie. Confirma-t-elle.

-C'était aussi une collègue, elle est allée raconter au doyen que je sortais avec une élève et je me suis fait suspendre le temps que le conseil d'administration décide de mon sort. Mais maman je ne sais pas quoi dire à Bella, ni comment lui dire, je la connais, elle va croire que c'est de sa faute… Lui avouai-je.

-Vous êtes deux dans cette histoire donc il est normal qu'elle se sente un peu coupable… Me rappela ma mère.

-Oui je sais mais je ne sais pas comment m'y prendre pour parler avec elle… Lui expliquai-je.

-Chéri, tu ne dois rien lui cacher, même si ça la fait souffrir, le mieux c'est de ne pas tourner autour du pot et de lui dire franchement, ça va aller, j'ai confiance en toi. Me dit-elle.

Au lieu de redescendre de suite, je restai discuter avec ma mère d'un peu tout et rien en buvant un café, ça me faisait du bien de passer un peu de temps avec elle. Elle m'avait avoué ce qu'elle pensait de Bella et j'étais plutôt heureux. Elle était fière et contente de devenir grand-mère pour la seconde fois et je lui confiais notre secret, le prénom du bébé. Elle avait trouvé ça trop mignon. Au bout d'une petite heure elle me rappela que j'avais à parler avec ma douce.

-Aller, files t'as du pain sur la planche. Je suis sûre que ça va s'arranger. Elle m'embrassa sur le front pour me rassurer.

-Merci M'man. Je t'aime. Je lui embrassai la joue avant de filer.

Je partis alors rejoindre mes petites femmes. Je décidai de sonner à la porte pour leur faire une petite surprise au lieu d'entrer avec mes clefs. J'actionnais le bouton de la sonnette mais personne ne vint ouvrir. Après deux minutes, je décidais de prendre mes clefs pour ouvrir la porte. Pas étonnant qu'elles ne m'avaient pas ouvert ni l'une, ni l'autre, le seul être vivant dans cet appartement était Cookie. Elles avaient dû sortir faire un tour. Habituellement, elles allaient promener le chien mais pas aujourd'hui apparemment. Je ne savais que faire en les attendant alors j'étais allé promener Cookie, je l'avais nourri puis m'étais mis devant la télé. J'attendais, j'attendais…l'heure tournait mais ni Bella, ni Carlie ne brillaient par leur présence. Je regardai ma montre… 11h55. Trop bizarre, comme à son habitude, Bella devrait être dans la cuisine.

Je décidai finalement de l'appeler sur son portable… plusieurs tonalités mais pas de réponse, aucune. Je commençai à me stresser, je ne sais pas pourquoi mais je sentais que quelque chose n'allait pas, je faisais les cents pas dans mon appartement mais je ne savais pas quoi penser… Aller voir si la voiture de Bella était dans le parking souterrain ? Oui voilà, ça c'est une bonne idée. Au moins je saurais si elles sont parties à pied ou non. Après ma visite au parking, j'étais sûr qu'elles avaient pris la voiture. Quoi faire d'autre ? Alice… Appeler Alice, la confidente de ma douce… Contrairement à sa meilleure amie, elle me répondit…

-Hey frangin…

-Salut petite sœur, dis-moi, tu ne saurais pas où Bella et Carlie sont allées ce matin ? Lui demandai-je.

-Si je les ais croisées ce matin dans l'ascenseur, elles allaient faire des courses. M'annonça-t-elle.

-Des courses ? Des courses ? À l'épicerie ? M'empressai-je de demander.

-Oui je pense, je l'ai suivi jusque-là. Me répondit-elle calmement.

-Oh non… Paniquai-je.

-Qu'est-ce qu'il y a Edward ? Me demanda-t-elle.

-Je suis passé devant le supermarché ce matin, ça grouillait de flics, de pompiers et de journalistes. Lui précisai-je.

-Oh mon dieu. S'empressa-t-elle, je te rejoins là-bas me précisa-t-elle.

Je raccrochai et partis à tout allure dans ma voiture en direction de ce foutu magasin. L'endroit n'avait pas dépeuplé et c'était dur de s'approcher pour savoir ce qu'il se passait. Effectivement j'aperçu la voiture de ma Bella sur le parking mais difficile de savoir quoi que ce soit. Je décidai de demander à une dame non loin de là, ce qui pouvait bien se passer.

-Il y a une prise d'otages, tout le monde est bouclé à l'intérieur, ils ne savent pas combien il y a de ravisseurs mais pour le moment ils refusent de négocier quoi que ce soit. Ho lala, quelle affaire ! M'expliqua-t-elle.

-Oh mon Dieu ! Retentit la voix de ma mère dans mon dos.

Signe que ma famille était arrivée mais moi ni une,ni deux, je fonçai dans le tas pour gagner du terrain et accèder à l'espace dans lequel ma fille et ma Bella étaient retenues prisonières. Je m'apprêtai à passer les barrières de sécurité mais un agent me retint.

-Vous ne pouvez pas passer Monsieur, reculez. M'ordonna-t-il.

-Foutez-moi la paix, ma femme et ma fille sont à l'intérieur. Lui hurlai-je dessus.

-Je comprends Monsieur mais laissez-nous faire notre travail. Il ne me céda pas.

-Edward... Il a raison, qu'est-ce que tu veux faire ? On ne peut rien faire. Me dit mon père qui me retenait avec mon frère.

La terreur mélangée à l'impuissance, me fit craquer, je m'effondrai dans les bras de ma soeur. J'essayai de me dire que tout allait bien aller, que j'allais les récupérer toutes les deux mais rien n'y faisait je n'arrivai pas à me calmer. Qu'allais-je faire si je les perdais ? Je n'y survivrais pas.