Heeeeey ! Vous l'attendiez (ou pas), et le voilà, le deuxième chapitre de Memoria, « Autour d'une potion » ! Enfin vous allez pouvoir savourer les échanges verbaux pas forcément très amicaux entre nos deux compères adorés. Si ce n'est pas génial ! J'espère en tout cas que le chapitre vous plaira, et je vous souhaite une bonne lecture ;) !
Au fait pour celles et ceux que ça intéresserait, sachez que côté rythme de publication, je vais essayer de publier un chapitre par semaine, de préférence le mercredi (mais si j'ai un imprévu ça pourra être un autre jour). J'ai déjà pas mal de chapitres d'avance, donc je pense que ce rythme-ci sera le bon... Mais si jamais je vois un jour que la publication rattrape mon avance, peut-être que je retarderait de quelque jours (voire même d'une semaine) la sortie du chapitre suivant... Non parce que, c'est toujours préférable d'avoir une marge, ça sert à ce que l'auteur ne se sente pas comme avec un fusil sous la tempe :D
Bref, je vous ai retenu assez longtemps, place au chapitre !
Memoria.
Chapitre deux : Autour d'une potion ▬
Durant toute ma scolarité à Poudlard, je suis restée une très bonne élève. Oh, bien sûr, pas aussi brillante que Tom, certes, mais je dois bien avouer que je me défendais plutôt pas mal, côté études. C'est d'ailleurs cela qui a permis de faire de moi une Préfète, ainsi qu'un des premiers membres féminins du Club de Slug. Sans oublier les BUSES que j'ai tous eu, avec même quelques Optimals. En y repensant, à tête froide, je dirais... Je crois que cela a beaucoup joué dans l'intérêt que m'avait porté Tom, ce jour de rentrée 1942. Oui. Je pense que s'il n'y avait pas eu cette intelligence, qu'il connaissait bien, pour être tous deux de même année... je n'aurais été pour lui... Qu'une jeune fille beaucoup trop téméraire, indigne de son attention. Qui sait alors comment il aurait réagit lors de notre première réelle rencontre. Si toute fois elle se serait passée de la même manière. Eh oui, comme quoi, un simple petit trait de caractère peut changer tout le court d'une histoire dans sa totalité.
Oh, bien sûr, à cette époque, à ce moment-là, je ne m'intéressais pas à toutes ces tournures si différentes qu'auraient pu prendre les choses ! Je ne m'intéressais pas au futur, si ce n'est qu'au lendemain, qu'à la semaine, qu'au mois suivant, ce qui me paraissait alors comme très loin dans le temps. Mais voilà une chose qui était tout à fait normale, à cet âge. Même si je me rendais compte que je n'aurais pas tous les jours vingt ans, que je ne serais pas toute ma vie dans la fleure de l'âge, je ne m'imaginais pas encore vieille femme. Et tant bien même j'essayais quelque fois de m'imaginer cela, tout ça restait encore vague dans mon esprit. J'étais insouciante. Tellement insouciante, que même une petite semaine suivant la rentrée, même si j'étais parfaitement consciente du fait d'avoir intentionnellement provoqué Tom, et ainsi d'avoir déclenché comme une guerre entre nous... Je ne m'en faisais pas.
C'est parce qu'à cet instant-là, je ne savais pas encore qui était Tom Jedusor. Je ne savais pas tout ce qu'il allait me faire vivre. Je pense que je m'imaginais seulement qu'on allait de nouveau s'échanger le même genre de regards, peut-être quelques paroles provocantes pendant les cours... Je n'avais bien évidemment pas prévu tout ce qu'il allait se passer, ce que j'allais faire, comment allais-je me comporter avec lui. Je comptais laisser faire le cours du temps. Malheureusement, ce que je ne savais pas, c'était que de son côté, du côté de mon... « adversaire »... C'était très certainement tout le contraire. Quel garçon terriblement calculateur qu'était Tom Jedusor. De ça, je ne m'en suis pas aperçue de suite, bien évidemment. Même si, je dois l'avouer avec le recul, dès la première parole qu'il me lança suite à nos affrontements visuels... J'aurais pu. Oui, j'aurais pu voir, deviner à quel point il avait tout prévu. Tout prévu depuis le début.
Cela s'est passé juste après le petit déjeuner, que j'ai alors partagé avec Edward et Willow. Faith et Mary, quant à elles, étaient toujours dans notre chambre, pour la simple et bonne raison qu'à l'instar de nous trois, elles n'avaient pas choisi de poursuivre les potions, qui se trouvaient être le cours qu'on allait suivre à ce moment. Nous sortions de la Grande Salle, tous repus et de bonne humeur, près à rejoindre les cachots. Seulement voilà, moi et ma tête de linotte avions encore frappé, et je me suis rendue compte au plus grand damne de mes amis que j'avais oublié mes plumes et mes parchemins. Il fallait donc bien évidemment que je me dépêche de retourner dans la tour des Gryffondor pour aller chercher tout cela. J'ai donc assuré mes amis de ne pas s'en faire, d'y aller sans moi, et que je les retrouverai vite. Et c'est ce que j'ai fais. Sans attendre la moindre réponse de leur part, je me suis dirigée vers les Escaliers, et a commencé à gravir les marches en petites foulées.
Et devine qui, à cet instant précis, était justement en train de descendre ces mêmes escaliers, en compagnie de ses amis ? Eh oui ma petite, tu l'as dans le mille ! C'était Tom, bien évidemment. Je l'avais évidemment remarqué. Mais j'avais décidé de l'ignorer, pour la simple raison que je savais que mes amis me regardaient sûrement partir, et je voulais qu'ils ne se doutent de rien. Malheureusement, Tom lui en avait décidé autrement. J'avais déjà senti, de part cette même sensation brûlante que me provoquait chacun de ses regards, qu'il m'avait repérée. Mais je m'imaginais qu'il allait seulement me regarder, étant donné qu'il était avec ses... amis. Mais, non. Oh, bien sûr, il ne ma fait une ode improvisée, ça, non, mais même ces deux petits mots m'a adressés lors de notre croisement m'ont très certainement marqués à jamais.
« Bonjour, Thompson. »
Tu vois, comme je te l'ai dis, rien d'exceptionnel dans ses paroles. Peut-être un peu surprenantes sachant qui il était et à qui il s'adressait, mais, rien de plus. Tu te demandes donc sûrement pourquoi ses paroles m'ont tant marquées, pourquoi j'aurais du comprendre qu'il n'avait pas la même vison de cette guerre que moi ? Eh bien c'est simple, ma petite : Son ton. Le ton qu'il avait pris pour m'adresser son bonjour. Cette voix doucereuse accompagnée de son mince sourire malin que je pus sans difficulté entendre dans sa voix, sans oublier cette manière de me regarder de ces yeux perçants. Ce n'était pas un bonjour comme on en adressait à ses camarades. C'était... Autre chose. Et cela m'a tellement dérouté, qu'à part de le regarder de manière perplexe – ce qui ne fit d'ailleurs qu'augmenter son sourire, je n'ai rien trouvé d'autre à faire. Mais nous avons tout deux tracé route, lui en bas de l'escalier, et moi en haut.
Je me suis donc dépêchée tant que possible pour récupérer mes effets, réveillant même au passage les marmottes qui se trouvaient encore dans la chambre, ce qui m'a d'ailleurs valu un oreiller en pleine figure de la part de l'une d'elles ! Enfin. Je me suis dépêchée, oui. Mais cela ne m'a pas empêchée d'arriver quand même en retard. Oh, de pas beaucoup, seulement d'une minute à peine, voire deux ! Avec d'autres professeurs, j'aurais très certainement eu pour ce retard quelques petites représailles. Mais j'avais la chance, pour être douée en Potions et pour avoir des membres de ma famille intéressants, d'être l'une des élèves favorites de ce bon vieux Slughorn ! Grâce à cela, à peine avais-je prononcé mes excuses pour ce retard qu'il m'avait déjà prié jovialement de rejoindre la seule et unique lace libre qu'il restait.
Sans plus attendre, c'est ce que je fis, rejoignant cette fameuse place libre. Oh, bien sûr, étant en sixième année, nous n'étions plus qu'un petit groupe de dix ou onze personnes, voire moins à continuer les potions, il y avait donc bon nombre de places encore vides de part et d'autre de la pièce. Seulement, depuis la rentrée, le professeur avait pris l'habitude de nous faire travailler en binômes, en vu de la difficulté des potions qu'il nous présentait. Et ainsi, il ne restait plus qu'une seule place aux côtés d'un élève. Et quel élève ! Je ne savais pas, lorsque j'ai découvert qui était mon voisin de table, si c'était le fruit du malheureux hasard ou non, mais je peux te dire, ma petite, que lorsque j'ai vu que c'était Tom qui se trouvait là, à mes côtés... J'ai été surprise, et la encore le mot est très, très faible ! Je l'ai d'ailleurs dévisagé d'une manière qui, encore une fois, lui a provoqué un petit sourire moqueur, alors qu'il me regardait en biais, sans même baisser la tête.
« C'est bien ma veine, ai-je alors marmonné entre les dents pour moi-même.
- Un problème, Thompson ?
- Oh, mais non voyons, Jedusor, tout est parfait, penses-tu, je nage dans le bonheur plus plus infime, un rêve éveillé ! Merlin, faites que cela ne finisse jamais ! »
C'est dans un sourire volontairement très forcé que je lui ai - ironiquement bien sûr, répondu cela. Et mon ironie, Merlin sait qu'il la de suite comprise, mais pas forcément appréciée, à la vu du regard noir qui m'a répondu ! Mais je n'en avais que cure, et son regard, je l'avais à peine remarqué, trop occupée à fixer intensément Edward à un ou deux rangs devant nous pour attirer son attention en toute discrétion. Et chose que je finis par réussir, puisqu'il se retourna pour me fixer de ses yeux qui me charmaient tant à cette époque. Mais, je n'avais pas le temps de jouer les soupirantes – surtout que je ne le faisais jamais devant lui, et m'empressai de lui demander d'un simple petit geste de main qui, accompagné d'une grimace, exprima très clairement ma demande, à savoir « Comment as-tu pu laisser Jedusor être en binôme avec moi ? » ! La seule réponse de sa part fut un petit haussement d'épaule contrit, que je pris comme un « Je te raconterai ça plus tard », qui me provoqua aussitôt un grand soupire à m'en fendre l'âme. Mais je me repris très vite, car il ne fallait pas que j'en oublie d'écouter le professeur, car il était hors de question pour moi de louper une information qui n'échapperait sûrement pas à Tom !
« Bien ! C'était exclamé le professeur dans sa jovialité habituelle. Aujourd'hui mes enfants, je vous demanderais d'être extrêmement attentifs, précis, et surtout appliqués, car la potion que nous allons préparer ensemble est très dangereuse et demande une grande attention. Il s'agit de l'Amortentia. Quelqu'un peut-il me dire quelle est cette potion... ? »
Évidemment, aussitôt le professeur eut-il posé cette question que Tom avait déjà levé la main, près à démonter à tout le monde encore une fois a quelle point il était brillant. Et, évidemment, Horace a de suite été très content de voir que son élève préféré – car il était évident qu'il l'était, réagisse aussi vite. Lui donnant la parole dans un petit soubresaut ravit, Tom ne se fit pas attendre, et, du ton charmeur qu'il avait l'habitude de prendre pour parler aux professeurs, il répondit alors...
« Il s'agit-là du plus puissant des philtres d'amour au monde.
- Bien, bien, très bien, Tom, Cinq point pour Ser-
- Tu as oublié de préciser qu'elle possédait une odeur différente pour chacun, divisée en trois éléments bien distincts, par rapport à ce qui les attire, Jedusor, j'ai alors ajouté calmement mais oh combien malicieusement, sans même daigner lui adresser un regard.
- Excellent, mademoiselle Thompson ! Cinq point pour G-
- Mais j'allais y venir, Thompson, m'a-t-il alors répondu de son ton doucereux. J'allais même compléter en disant que l'Amortentia était identifiable par sa couleur nacrée caractéristique et sa vapeur qui s'élève en spirales très reconnaissables. Quelque chose à ajouter ? »
Seuls un silence vexé, quelques marmonnements et une moue contrariée répondirent alors à Tom. Et Merlin que cette réponse était à la hauteur de ses attentes, au vu du sourire moqueur qu'il m'a alors lancé ! Mais il fallait dire aussi que je l'avais bien cherché ! Moi qui a voulu le ridiculiser, j'avais été bien naïve, car il y avait un détail de taille que j'avais oublié à ce moment-là : J'avais beau être une très bonne élève, Tom, lui restait tout de même le meilleur élève de Poudlard ! De plus, les potions étaient sa spécialité, il était ainsi très vaniteux de ma part de penser pouvoir lui clouer le bec sur ce sujet-là !
Slughorn quant à lui, jubilait pleinement de tant d'enthousiasme de notre part, et cela se voyait à des kilomètres à la longue ! D'ailleurs, dans une sorte de petite danse faite de sauts et de claquements de mains, il a finalement, entre deux compliments, accordé vingt point à chacune de nos maisons ! Un peu excessif, surtout pour ma propre maison, mais que veux-tu, il a toujours été comme cela. Enfin. Après quelques explications et recommandations concernant la potion, ainsi qu'après nous avoir donné la liste des ingrédients et indiqué la page où l'on nous donnait les indications à la réalisation, il nous a finalement laissés créer tout cela.
Lançant un petit soupire exaspéré, je me suis alors munie du manuel pour l'ouvrir à la bonne page, tandis que Tom restait muet. Mais il ne le resta pas très longtemps, et ne tarda pas à reprendre la parole pour me dire une simple phrase, le plus naturellement du monde...
« Bien, tu vas chercher les ingrédients ? »
Une simple phrase, certes, mais qui ne passa pas !
« Comment ça, JE vais chercher les ingrédients ? Je pourrais savoir pourquoi ça serait à moi d'aller les chercher ?
- Eh bien, m'a répondu très calmement Tom. Tout simplement parce que j'ai été le premier à le demander.
- Et alors ? T'as des jambes, non ? Tu n'es pas handicapé moteur, à ce que je sache ? Alors si tu les veux tant, tes ingrédients, tu n'as qu'à aller les chercher.
- « Si je les veux tant »... ? Tu es au courant que sans ingrédient, il sera difficile de faire cette potion ?
- Ca, c'est ton problème, pas le mien. »
Campant fermement sur mes positions, j'ai continué aussi calmement que je le pouvais à tourner les pages en ignorant totalement le regard inquisiteur et scrutateur que me lançait Tom. Ce dernier a finalement compris que, aussi étonnant, étrange et stupide que cela pouvait paraître, j'étais sérieuse. Eh oui, j'étais prête à gâcher un cours entier, simplement par fierté. Parce qu'évidemment, il ne s'agissait, encore une fois, que de fierté. Seulement, Tom, lui, n'en était pas capable. Évidemment, lui qui tenait tant à être si parfait, cela n'allait pas être très bon dans son CV, surtout auprès du professeur qu'il avait le plus réussit à mettre dans sa poche !
Ainsi, après avoir poussé un petit soupir résilié, et d'avoir soufflé un petit « bien », Tom alla chercher ces fameux ingrédients, sous mon regard arrogant. Mais encore une fois, j'étais bien naïve de penser qu'il allait s'en arrêter là. Parce que bien sûr, ça n'allait certainement pas être le cas. Et pour cause ! Lorsqu'il est revenu, humilité peignant son visage, tandis qu'il ignorait ma narquoiserie silencieuse, il déposa simplement tout ce qu'il nous fallait à côté de notre chaudron commun. Quant à moi, je venais de trouver la bonne page, et commençais à entamer la lecture de la fabrique de cette potion lorsqu'encore une fois, Tom reprit la parole, toujours aussi calmement.
« Eh bien. Puisque je suis allé chercher tout cela, à toi de faire la potion. »
Je crois que j'ai du rester silencieuse une ou deux bonnes secondes lorsque j'ai entendu cela. Il fallait dire que je ne m'y attendais pas, et que sur le coup, tout ça m'a paru assez... Stupide, grotesque. Et d'ailleurs, je n'ai pas tardé à le lui faire savoir.
« Pardon ? Tu rigoles, là ?
- Non, je suis tout ce qu'il y a de plus sérieux.
- Mais... C'est... Tu... Mais n'importe quoi ! On est censés la préparer à deux, pas question de faire tout le boulot, je suis pas ton elfe de maison !
- Oh, fit-il alors, pensif, petit sourire malin au visage, dans un regard en biais. Tu es donc en train de dire que tu n'es pas capable de réaliser cette potion sans mon aide ? »
Interdite, voilà comment j'ai été à l'entente de cette pique. Le regardant, bouche légèrement bée, je l'ai refermée quelques secondes plus tard, aucun mot digne de ce nom ne voulant sortir de ma gorge. Et puis, encore une fois, j'ai retenté de parler, de ne lui dire ne serait-ce qu'un seul mot, mais encore une fois, et a son plus grand bonheur au vu du sourire et du regard qu'il me lançait... Ce fut un échec, et ma bouche se ferma de nouveau. Le fait était que j'avais dès lors compris qu'il avait vu ma fierté. Comment ne pas la voir, en même temps ! Il l'avait vu, oui... Et il en jouait. Bien sûr, il avait d'ores et déjà assimilé le fait que de sous entendre que je n'étais pas capable de quelque chose... Avait un effet tout particulier sur moi ! Et alors qu'il continuait à me regarder de la même manière, moi, je savais que je ne pouvais pas rester de la sorte, tandis que je commençais même à rougir de colère, et peut-être même de vexation. Ainsi, me tournant d'un air humble, tête haute, j'ai déclaré, peut-être un peu trop fort pour paraître naturelle...
« Mais pas du tout, qu'est-ce que tu crois. C'est pas toi le centre du monde, Jedusor, et je pourrais parfaitement me débrouiller, avec ou sans toi. »
Et voilà. Voilà comment je me suis, assez bêtement, laissée avoir par Tom. Parce qu'il était évident qu'il l'attendait, cette réplique, et de pied ferme. Cela, je l'ai de suite compris, lorsque j'ai vu son sourire s'agrandir, son regard se montrant que plus perçant encore. Se penchant alors doucement de manière à ce que sa bouche arrive à hauteur de mon oreille, il s'est alors mit à susurrer de manière doucereuse...
« Eh bien dans ce cas, prouve-le moi, Elisabeth.
- Oh, mais, fis-je de manière la plus fière possible tout en me tournant assez pour pouvoir le regarder dans les yeux, petit sourire au lèvres. Aucun problème, Tom. »
Eh oui, comme je te l'ai dis, ma simple fierté aurait pu me faire faire n'importe quoi si cela pouvait me permettre de clouer le bec de quelqu'un m'ayant provoqué. Et de clouer le bec de Tom, Merlin que j'en avais envie ! Ainsi, j'étais bien décidée à parfaitement réussir cette potion, et ce sans son aide ! Je riais d'avance de la tête qu'il pourrait faire, et je me languissais de m'attirer les honneurs de la réussite. Car oui, pour moi, il était évident que j'allais réussir cette potion les doigts dans le nez, si j'ose dire.
Ainsi, sous son regard perçant et scrutateur, je me suis attelée à la tâche, bien décidée à parfaitement réussir cette potion, sans même me rendre compte que moi qui ne voulait pas faire tout le travail toute seule... Eh bien voilà ce que je m'étais mise à faire tout de même ! Mais heureusement pour moi, j'ai finalement, avec beaucoup de mal je te l'accorde, réussit mon objectif ! Après tout, je n'était pas l'une des élèves favorites de ce cher Horace pour rien ! Quel sentiment de fierté immense ai-je pu ressentir, en cet instant, en voyant cette couleur, ces vapeurs,... Et surtout en sentant ce parfum qu'il n'émanait que pour moi et moi seule ! Tournant alors la tête en direction de Tom, je l'ai malicieusement regardé, alors qu'il fixait d'un air étrange la potion, pour finalement lui faire d'un ton tout aussi malicieux que mon regard...
« Alors, on fait moins le malin, hein ? »
Tom ne me répondit pas, à cet instant. Enfin, pas verbalement, tout du moins. Il se contenta seulement de me lancer un petit regard, accompagné d'un sourire moqueur. Évidemment, cette réaction m'a rendue perplexe, mais je n'a pu le questionner sur cela, car la fin du cours approchant, notre cher professeur c'était mit à faire un tour de table pour voir le résultat des groupes, et était arrivé le moment où c'est vers nous, qu'il se dirigea.
« Magnifique, magnifique ! C'était-il alors exclamé. Une belle potion que voilà ! Cela ne m'étonne pas de mes deux élèves préférés ! »
Se penchant alors sur notre potion – enfin, devrais-je plutôt dire sur MA potion, le vieil homme huma alors dans un sourire appréciateur le parfum que donnait pour lui la potion, sans dire un seul mot. Et puis, il se redressa vers nous, nous adressa un immense sourire, puis repris la parole.
« Et parfaitement réalisé en plus de cela !
- Oui, approuva alors à ma plus grande surprise mon camarade dans un sourire malin. Thompson a eu un peu de mal, mais j'ai été là pour lui venir en aide.
- DE QU... ?!
- Oh, mais je vous reconnais bien là, mon cher Tom ! Vous et votre générosité chevaleresque, c'est vraiment digne de vous ! Félicitation, mon cher !
- Oh, mais je ne mérite pas tous les honneurs, s'était-il modestement défendu sous mon regard éberlué. Thompson a tout de même fait de son mieux.
- Espèce de...
- Oh, mais je n'en doute pas, mon cher, je n'en doute pas ! Et c'est cinq point que je rajoute à vos deux maisons pour cette parfaite réalisation ! Bien, tout le monde, vous pouvez y aller, le cours est terminé ! »
Je fulminais. Et si tu savais à quel point. Ma rage était telle que j'en tremblais presque. Et lorsque tout le monde s'est mis à ranger ses affaires, lorsque le professeur était loin, et alors que Tom était déjà en train de commencer à partir, je laissa éclater ma rage.
« Oh, alors toi ! M'étais-je exclamée contre un Tom restant toujours aussi calme. T'as un de ces culots ! Cette potion, tu... Elle... C'est MOI qui l'ai faite, tu n'as absolument RIEN fait !
- Je ne vois pas de quoi tu te plains. Tu as récolté autant de point que moi, non ?
- Mais j'm'en fiche, des points ! Tu... Slughorn est maintenant persuadé que c'est toi qui la faite, et que je n'ai été fichue de rien, alors que c'est faux !
- Oh, alors c'est juste le fait que tu n'as pas eu la reconnaissance que tu espérais, qui te chiffonne ?
- Et bah oui, parfaitement ! »
A l'écoute de ma dernière phrase, Tom se tourna vers moi, me regarda d'un air pensif, sans rien dire. Cela m'étonna un peu, et je lui demanda alors s'il avait un problème, à me fixer de la sorte. Il eut alors un petit sourire malin, presque imperceptible, puis il prit doucement la parole...
« Un tel besoin de reconnaissance auprès d'autrui... Cela te rend... Assez fausse. »
… Avant de simplement tourner les talons pour sortir, dans une désinvolture qui en disait long sur le malin plaisir qu'il avait pris durant ce cours. Il était donc parti, me laissant là, toute seule. Toute seule à digérer le fait qu'il était évident que cette-fois ci, il avait gagné, et en beauté.
Tadadadaam ! Hinhinhin, cette pauvre Elisabeth, elle qui était tant décidée à clouer le bec de Tom, tout ne s'est pas vraiment passé comme elle l'aurait souhaiter. Snif. J'espère en tout cas que vous avez aimé 8D ! A la semaine prochaiine **
