BONJOUR TOUT LE MOOONDE et welcome sur ce troisième chapitre ! :D La semaine dernière, Zelisabeth en avait bien bavé durant ce cours de potion ou c'est, avons-le, Tom qui a bien mené la danse. J'espère que ce chapitre vous avait plu, et je tiens à remercier celles ayant pris le temps de me poster un commentaire, ça fait toujours plaisir à l'auteur;). Aujourd'hui, nous retrouvons Elisabeth à la sortie de ce fameux cours de potion !
Petite précision, ce chapitre est, je dirais, un chapitre de transition, en quelques sortes. C'est pourquoi il sera un peu plus petit que les précédent, et qu'on ne voit pas beaucoup Jedusor dedans. Néanmoins, il reste tout de même très important pour la suite, alors faites avec ;)
J'espère que ça vous plaira 8D
Bonne lecture~
Memoria.
Chapitre trois : Un nom singulier ▬
Je fus très vexée de ce qu'il venait de se passer. Et encore, le mot était faible. Tandis que tout le monde sortait de la salle petit à petit, moi, je restais là, à fixer cette porte par laquelle j'avais vu Tom sortir quelques secondes plus tôt. Et ce fut Horace qui me réussit à me sortir de mes pensées, en m'invitant à venir le voir. Mes amis, comme à leur habitude les derniers à sortir, me firent comprendre d'un petit signe de tête qu'ils m'attendraient à l'entrée de la salle. Après avoir acquiescé, je suis donc allée rejoindre ce bon professeur qui m'attendait tout sourire. Sourire que je lui rendis, bien évidemment, même si le mien était un peu forcé, gorge encore serrée de l'humiliation que venait de me faire subir Tom. Enfin, heureusement, il ne le remarqua pas, et se contenta, lorsque je fus arrivée à sa hauteur, de prendre parole dans la même jovialité qui lui est si propre.
« Ah, ma chère petite Elisabeth ! Je vous retiens là parce que je voulais vous informer d'une petite idée que j'ai eu... Mais... Quel dommage, j'aurais également voulu en parler à Tom, mais... Il est parti trop rapidement... Etait-il pressé ?
- Euh... Oui. Il avait euh... Une envie pressante. Très pressante. La grosse commission, avais-je soufflé faussement sérieuse, tel un secret à garder.
- Oh, je vois. Eh bien ma foi ce n'est pas grave, vous vous chargerez de lui transmettre le message !
- Bien sûr...
- Ma foi, je compte sur vous ! Alors voilà. J'avais dans l'idée qu'une de mes... « petites réunions » ne serait pas de trop pour fêter la nouvelle année scolaire... Qu'en pensez-vous ?
- Eh bien, c'est la première fois que vous faire cela !
- Eh oui, je dois avouer n'avoir eu l'idée qu'en début de semaine. Je me suis dis qu'il ne serait pas mal de changer les habitudes ! J'espère ainsi pouvoir compter sur votre présence. Cela se passera Samedi 24 septembre, dans cette même salle, à partir de 20h. N'oubliez pas de transmettre tout cela à Tom !
- Ne vous en faites pas, non, je n'oublierais pas. Mais, vous ne demandez pas à Grâce Sullivans ? Et Selena Rodrigue ? Elles faisaient pourtant partie de vos... réunions, jusqu'à présent...
- Oh, oui, j'ai déjà pu croiser Miss Rodrigue hier, je lui en ai parlé à ce moment-là, alors j'ai jugé inutile de la retenir plus longtemps. Quant à Miss Sullivans... j'ai eu, comment dire.. Quelques différents avec père, alors..
- Ah, je vois, c'est sûr que cela ferait étrange vis-à-vis de Mr Sullivans...
- Vous avez parfaitement compris, ma chère ! Bien, alors, puis-je espérer votre présence... ?
- Mais, très certainement, professeur !
- Magnifique ! Fit-il dans un petit soubresaut. Ah, aussi ai-je oublié de vous préciser, bien évidemment, cavaliers et tenues de soirées exigés, mais de cela, je doute qu'il soit un problème pour vous !
- Oh, euh... Eh bien, non, pas de problème...
- Fort bien ! Je ne vous retiens pas plus longtemps pour aller déjeuner, et je vous dis à plus tard, ma chère !
- Oui, à plus tard, professeur ! »
Cela aurait pu paraître étrange, mais le professeur Slughurn venait de me faire remonter ma bonne humeur ! Oh, bien sûr, j'étais toujours un petit peu contrariée, mais pas autant que l'instant d'avant. J'avais toujours énormément apprécié Horace, tant en temps que professeur que de personne. J'aimais sa jovialité, et m'amusais beaucoup de son éternel besoin d'être bien entouré. Et bien sûr, j'étais très honorée d'être de ceux par qui il aimait être entouré. Oh évidemment, je savais que son intérêt pour moi n'était que pour son propre intérêt, qu'il pensait très certainement que j'allais, après Poudlard, devenir quelqu'un qui pourrait agrandir sa renommée, mais... à vrai dire, tout cela m'était bien égal. Enfin. Après un dernier au revoir au professeur, je suis allée rejoindre mes amis, qui étaient en pleine discutions. Et d'ailleurs, lorsqu'ils me virent arriver, ils ne tardèrent pas à 'inclure dans leur joyeuse conversation, et ce, en une seule question.
« Eh, Liz ! Alors, c'était quoi que t'as senti, dans ta potion ?
- Quoi, c'est ça, ta question ? J'ai alors rigolé. Même pas « qu'est-ce que Slug te voulait ? », comme d'habitude ?
- Boaf, soupira Will, en agitant la main d'un air las. J'ai finis par intégrer que c'était toujours pour t'inviter à ses fêtes privées auxquelles j'ai même pas le droit d'y aller, tu sais.
- Si tu veux tant y aller, fit malicieusement Edward, tu n'as qu'à faire en sorte de te faire inviter par Jedusor !
- ARG ! Et puis quoi, encore ! Je préfère encore me balader nue dans tout le château tout une journée !
- C'est vrai ? Umh, intéressant.
- Eh, arrête-toi là, le pervers, j'ai jamais dis que je le ferais, ni que j'avais envie de le faire. Pour te dire à quel point Jedusor me fait envie. »
Et voilà, ma petite, voilà comment mes chers amis, en deux secondes, ont rendus ma bonne humeur à néant. Car en parlant de Jedusor, ils venaient de me faire rappeler que je devrais aller à sa rencontre pour le prévenir de la prochaine soirée de Slughrn. Et de faire cela juste après ce cour abominable qu'il venait de me faire vivre... Autant dire que cela n'était pas très réjouissant. Remarquant mon air se noircissant de seconde en seconde, mes amis s'arrêtèrent alors pour me fixer, avant qu'Edward ne prit la parole.
« Bah. C'est c'que t'as senti, qui te met dans cet état ? C'était un truc qui puait ?
- Imbécile, je souffle alors. Non, c'est... C'est juste que Jedusor s'est montré détestable de tout le cours, je ne vois vraiment pas comment il peut être apprécié... Si c'est son vrai visage que j'ai vu, je peux vous dire que c'est le plus grand des hypocrites.
- Ha, j'en était toujours sûre, de ça ! S'est exclamée, fière, Willow. Tu vois, Eddie, maintenant, t'es tout seul dans le clan des indifférents !
- Ainsi donc, Lizzie, tu oses me trahir ?
- Désolée, mais faut croire que oui. Enfin. Pour en revenir à la potion, bah, ce que j'ai senti, moi, c'était l'odeur que prend la nuit en été, des habits fraîchement lavés par ma mère, et... »
Quelle belle gaffe ai-je failli commettre à ce moment-là ! La troisième odeur, ma petite, était le caramel vanillé, autrement dis l'odeur du gel douche d'Edward. Edward qui était juste devant moi et ni ne savait rien de mes sentiments envers lui. Je pense donc que si j'avais commis l'erreur de dire le troisième élément de ce que je sentais pour l'Amortentia, je me faisais prendre, et ce, comme qui dirais la main dans le sac ! Mais heureusement, je me suis arrêtée au bon moment. Edward et Willow, eux, continuaient de me regarder, attendant une suite qui ne venait pas.
« « Et »... ?
- Et...
- Oui ?
- Et donc, euh... Et... Et... »
Encore une fois je me suis stoppée. Encore une fois, ils me regardaient. Mais cette fois-ci, alors que je tenta un coup d'oeil à Edward, - puis à Willow pour ne pas trop me trahir, je senti mes joues chauffer, au point de devenir bientôt aussi brûlantes que la sensation que me produisaient les regards de Tom. Et évidemment, les deux compères en face de moi ne tardèrent pas à tirer leur conclusions, et, à mon plus grand malheur, pas si erronées que cela. Ainsi, peu à peu, leur visages s'illuminèrent, et ils s'exclamèrent alors en même temps, et dans une parfaite synchronisation...
« OOOOOOOOOOOOoooohhhhhhhhh, elle a un amoureux !
- C'est pas vrai ! Je me suis alors inutilement défendue, tandis que je rougissais un peu plus.
- Oooh, allez, t'en fais pas, tu peux nous le dire, ça, à nous !
- Surtout à moi ! Entre filles, on se comprend !
- Pourquoi surtout à toi ? C'est MOI son meilleur ami !
- Oui mais toi, t'es qu'un crétin, tandis que moi, je suis-
- Une crétine.
- EH ! »
Ravie de voir qu'une énième chamaillerie débutait entre les deux, j'en ai alors profité pour filer droit, quittant les cachots sans même les attendre, tout en espérant qu'il ne me remarqueraient que lorsque j'aurais pu rejoindre la grande salle pour le déjeuner. Parce qu'une chose était sûre, c'est que trois heures de cours de potions étaient exactement le genre de chose qui me creusaient un véritable trou dans l'estomac, alors ajouté à cela un Tom exécrable et un Edward ayant presque découvert mes sentiments envers lui, autant te dire que j'étais affamée !
Ainsi donc, je me suis dépêchée de rejoindre la Grande Salle, où nous attendaient déjà Faith et Mary. Comme une fleur et comme si de rien n'était, je me suis alors assise devant Mary, à côté de Faith, dans un sourire. Entament la conversation avec elles, j'ignorais bien délibérément les deux autres qui arrivèrent dès lors, en me lançant des regards appuyés. Mais bon. Je ne comptais absolument pas m'épancher plus sur le sujet tant convoité. J'étais très bornée – oh, je le suis toujours, bien sûr. Et cela, ils le savaient bien.
Enfin. Encore une fois et durant une petite seconde, un regard brûlant dans mon dos et venant très certainement de la table des Serpentards me ramena à la réalité. Il fallait que j'aille voir Tom pour le prévenir de la soirée qui venait. Un instant, je me suis dis que je pouvais lui donner des informations erronées, puis je me suis rabattue, me rappelant bien vite que Slughurn savait qui devait transmettre les dites-informations à Tom. Je me suis alors dis que cela pouvait attendre le lendemain. Mais il fallait voir la réalité en face : Si je commençais comme cela, tous les jours suivants pourraient également attendre le lendemain. Ainsi, après un grand soupire à m'en fendre l'âme, après avoir déclaré un petit « bon, j'y vais » d'un ton de condamnée à mort, je me suis retournée, et, gardant toute ma fierté et restant le plus humble possible, je me suis dirigée à grands pas assurés vers la table des verts et argents, fixant celui à qui je devais parler, soutenant son regard perçant, ignorant ceux des autres Serpentards qui me dévisageaient assez bizarrement lorsqu'ils se rendirent compte de la direction que je prenais.
Et puis, lorsque je fis juste devant la place où Tom s'était assis, alors que je m'appuyais sur la table à l'aide de mes paumes, je déclara platement, tout en le regardant le plus froidement que je pouvais :
« Samedi 24. 20h. Habillé et accompagné. Salle de Slughurn. Il y a des témoins, tu ne pourras donc pas dire que je ne t'ai pas prévenu. »
Et sans un autre regard, sans une autre parole, je me suis retournée, puis j'ai commencé à rejoindre la table. Mais à peine ai-je fais quelques pas que je pu entendre derrière moi, dite de sa voix moqueuse et sous les rires médisants de ses amis...
« Bonne journée à toi aussi, Thompson. »
Je le déteste. Voilà ce que j'ai pensé à cet instant. Pour la première fois, cette phrase m'a réellement traversée l'esprit, en pensant à Tom. M'arrêtant une seconde, mais sans m'abaisser non plus à me retourner pour lui assainir le regard que sa remarque m'avait fait avoir, je suis retournée d'une démarche rapide et énervée à ma table, si prise dans ma colère que je n'en avais même pas entendu mes camarades autour de moi une fois arrivée à destination.
« Eh, Lizzie, qu'est-ce que tu penses du nouveau pudding à la citr-
- JE LE HAIS JE LE HAIS JE LE HAIS !
- 'Faut que tu t'calmes, eh, c'est que du pudding..
- Hein ? Je.. Mais non, j'm'en fiche, de ton pudding ! Je parle de Jedusor, moi !
- Jedusor ? Avait alors répété Faith avec ce qui semblait être de la joie. Alors ça y est, tu rejoins le groupe de « trop parfait pour être honnête » ?
- Trop parfait ? Avais-je répété à mon tour. Tu rigoles, là ? Ce garçon est tout ce qu'il y a de plus détestable ! Il n'arrête pas de se montrer si désagréable et arrogant ! Vous auriez vu de quelle manière il me parlait, au cours de potion !
- Tant que ça ?
- Oh que oui ! Quel hypocrite, celui-là ! A jouer les élèves modèles devant les profs ! Hypocrite lécheur de bottes !
- Ouais, soupira Willow, en même temps c'est un Serpentard, c'est dans la nature même de ces bêtes-là, l'hypocrisie. Encore plus s'il vient d'une famille pro-sang-pur...
- Ben, fit alors Faith, dans une pleine réflexion. Maintenant que j'y pense, à vrai dire, il me dit rien, le nom « Jedusor »... Pourtant, Merlin sait que je m'y connais côtés familles !
- Et la sang-pure à parlé ! Ironisa, tout sourire, Willow, se recevant alors un coup de poing amical de Faith. Aïeuh !
- Et maintenant que tu m'y fais penser, ajouta alors Edward lui aussi en pleine réflexion, bah... « Jedusor », « Jedusor »... Il m'est pas inconnu, ce nom, en fait... »
Un grand silence suivit la déclaration d'Edward. Le fait était que nous avions tous compris que si c'était celui qui avait grandi dans le monde Moldu qui connaissait le nom de Jedusor, et non pas celle qui avait vécu dans le prestige d'une famille Sang-Pur... Ce n'était pas forcément de bon augure... Enfin, bien sûr, cela dépendait de qui ! Parce que pour moi... Oh, pour moi, tout cela n'était qu'une grande joie pure et simple ! Et lorsqu'Edward se souvenu d'où il connaissait ce nom, lorsqu'il nous raconta alors tout cela... C'est dans un grand sourire que j'accueillis ses propos. Car enfin, j'avais ma vengeance, et je savais exactement quoi faire. Mais quelle petite naïve j'ai été. Moi qui ne pensait qu'avoir trouvé qu'une bien maigre compensation de l'humiliation qu'il m'avait fait subir, ou tout du moins ce que j'avais pris comme tel... moi qui ne pensait qu'avoir une petite idée de vengeance assez pâle... Je me trompais lourdement. Car ce que je ne savais pas, ma petite... C'était qu'avec ce... « plan »... que j'avais eu... C'était avec le point le plus sensible de Tom Jedusor que j'allais jouer. C'était sur ce qui le hantait le plus au monde que j'allais le provoquer. Et dès lors que j'allais mettre ma vengeance à exécution, c'était l'enjeu même de toute cette bataille que j'allais changer... Irrémédiablement.
Et voilà ! Et oui, comme vous l'aurez très certainement compris, Elisabeth va s'attaquer à l'ascendance de Tom... Hohoho ! Grave erreur or not grave erreur ? On verra ça au prochain chapitre ;) ! Merci d'avoir lu, et n'hésitez pas à me donner votre avis, qu'il soit positif ou négatif 8D
