Amis lecteur bonsoir!
Voilà (enfin) le chapitre 14 qui a mis longtemps à être écris et corrigé. Je remercie ceux qui continuent de me lire, et encore plus ceux qui laissent des review. Soit 4 pour le chapitre 13 (merci Tibby [moi aussi je l'adore Sélénia ^^], Oranne, Didine34790 et Aeris de Lothlorien [malgrès une review un peu moqueuse]).
Bref, trêve de parlotte.
Bonne lecture!
Chapitre 14 : La Chambre des Secrets.
Sesilina roula sur le ventre, prit appui sur ses coudes et tenta de se redresser. Elle grimaça de douleur avant de se mettre à genoux. Elle avait mal partout et sentait ses côtes se ressouder d'elles même, sensation qu'elle détestait. La louve en elle gronda, comme pour l'avertir d'un danger imminent. Elle quitta l'entrée de la chambre du regard et analysa rapidement la situation.
« Amaël blessé, cuisse touchée, sans danger immédiat. Yuzel inconscient, sang au coin de la lèvre, respiration saccadée et faible, le soigner de suite. Les Maraudeurs, trop proche de l'entrée, les éloigner. La porte des toilettes, ouverte, l'explosion a dû s'entendre dans tout le château. Peut-être pas, il n'y a eu presque aucun son. D'abord, fermer la porte, à clef de préférence. Et ne pas paniquer. »
La situation lui rappelait trop la guerre qu'ils avaient dû mener, les batailles, les pertes, la destruction. Sesilina secoua la tête, ce n'était pas le moment, elle devait rester calme et soigner Yuzel. Ils n'auraient jamais le temps de l'amener à l'infirmerie, et surtout, ils devraient trouver une excuse. Elle avisa Sirius qui se penchait au dessus de l'entrée de la chambre, Lily se trouvait au côté d'Amaël et Remus tentait de faire reprendre connaissance à Yuzel.
-James. La porte, ferme là à clef. Personne ne doit entrer.
-Mais….
-De suite. Sirius, éloignes-toi de là immédiatement, c'est trop dangereux.
-Pourquoi ? C'est un trou, juste un trou.
-C'est pas un simple trou. Grogna Amaël.
Sesilina émit un grognement sourd semblable à celui d'un loup, elle se releva et se dirigea vers Yuzel en chancelant. Ses blessures avaient cicatrisé mais la douleur était toujours bien présente. James l'aida à avancer jusqu'à Yuzel, elle s'assit et fit apparaître sa ceinture de cuir.
-En quoi ce n'est pas un simple trou ? Demanda Lily.
-Ne leur dit rien.
-Pourquoi ? Parce qu'on n'est pas sensé le savoir ? Ironisa Amaël qui étouffa un cri de douleur quand la chaîne qu'il avait autour du cou le brûla, laissant une marque sur son cou.
-De quoi vous parlez ?
De nouveau, Sesilina émit un grognement sourd, elle tourna le dos à son frère et enleva la ceinture de sa taille pour la poser par terre. Elle ouvrit plusieurs des pochettes qui ornaient la ceinture et en tira une fiole ainsi que plusieurs feuilles d'une plante dont Remus ne connaissait pas le nom. Elle posa ses mains sur différentes parties du corps de Yuzel, cherchant les blessures les plus graves. D'un coup de baguette, elle retira la chemise de son frère et coupa son pantalon au niveau des genoux. Le torse du Griffondor était couvert d'ecchymoses et une plaie béante s'étalait sur sa poitrine. Sesilina apposa ses deux mains sur la plaie et se mit à murmurer une formule dans une langue que Remus ne comprit pas. Sous ses yeux, il vit la peau de Yuzel se reformer et la plaie se refermer. Sesilina retira ses mains et versa le contenu de la fiole sur chacune des feuilles qu'elle apposa délicatement sur les blessures de Yuzel. Elle fronça les sourcils : il avait perdu beaucoup de sang, trop de sang à vrai dire. Il fallait prévenir Dumbledore, lui seul pourrait convaincre Pomfresh de ne poser aucune question. Par ailleurs Pomfresh ne suffirait certainement pas, il leur fallait des médicomages, une guérisseuse... ou un cadavre. Sesilina secoua la tête pour reprendre ses esprits, ce monde n'était pas engagé dans une guerre. Les cadavres ne jonchaient pas le sol, elle ne pouvait pas leur prendre le peu de sang qui leur restait comme elle l'avait fait, à plusieurs reprises, dans son ancienne vie. La voix de Sirius la ramena à la réalité.
-C'est quoi cette salle au juste ?
-Va chercher Dumbledore.
-Quoi ?
-Va chercher Dumbledore. Maintenant.
Elle posa sur Sirius un regard qui fit frémir le Griffondor. Il acquiesça et sortit des toilettes en courant. Il ne croisa personne. Comment diable personne ne s'était rendu compte que la moitié des toilettes avaient explosé ? Puis il se rappela d'une chose : juste avant que tout n'explose, il avait vu Lily agiter sa baguette et murmurer quelque chose. Il avait d'abord cru que c'était pour renforcer le bouclier mais peut-être avait-elle insonorisé les toilettes... ou l'explosion. Le Griffondor se maudit intérieurement. Ce n'était pas le moment de penser à ça. Il devait trouver Dumbledore. Il jeta un coup d'œil sur la carte. Parfait, le directeur était dans son bureau, à faire les cents pas, comme à son habitude. Sirius gravit les escaliers quatre à quatre et déboula dans le bureau de Dumbledore sans même frapper. Le directeur sursauta à la vue de Sirius. Le Griffondor était sale et sentait le roussi. Il bafouilla puis parvint à tout raconter à Dumbledore : le Feudeymon, l'explosion, le trou dans les toilettes du deuxième étage et la blessure de Yuzel. Sirius fut surpris par la vitesse à laquelle le directeur avait réagi et de la vitesse à laquelle il se dirigeait maintenant vers le deuxième étage.
Dumbledore était inquiet, très inquiet, pour les triplés bien sûr mais aussi pour le reste de l'école. D'après ce qu'il avait compris, les jeunes voyageurs connaissaient l'existence de ce passage et d'après la description de la réaction de Sesilina, cela ne pouvait être qu'une seule chose : la Chambre des Secrets. Dumbledore savait pertinemment que son existence était réelle ainsi lorsqu'il fut persuadé que Tom était responsable de la mort de Mimi, il soupçonna la présence de l'entrée de la Chambre dans les toilettes du deuxième étage. Le vieil homme accéléra le pas. Lorsqu'il entra dans les toilettes, James, Lily et Remus maintenaient un bouclier au dessus de l'abysse qui avait remplacé le bloc de lavabo. Amaël faisait le tour de la pièce, sa main glissant lentement sur le sol. Il semblait être à l'écoute du moindre bruit. Sesilina avait allongé sont frère sur le sol et faisait flotter entre ses doigts le sang que Yuzel avait perdu. Sirius sursauta à la vue de la jeune femme.
-Elle nettoie son sang. Souffla Lily.
-Sirius, allez à l'infirmerie.
-Mais….
-De suite.
Et Sirius partit en direction de l'infirmerie, laissant la porte se refermer dans un claquement sourd. Dumbledore se tourna vers les Maraudeurs. Il devait savoir ce que les voyageurs leur avaient dit.
-Que vous ont-ils dit ? Demanda-t-il, en jetant un rapide coup d'œil à Amaël et Sesilina.
-Rien professeur, juste qu'ils n'étaient pas censés connaître ce trou… Passage. Répondit Remus.
-Bien, allez rejoindre Sirius à l'infirmerie et restez-y. Je me charge de ce trou.
-Mais….
-James, faites ce que je vous dis. Maintenant.
Les trois Griffondors quittèrent les toilettes. Lorsque la porte se referma derrière eux, Dumbledore reconstitua les débris d'un coup de baguette.
-Qu'est-ce qu'il se passe ?
-Pour l'instant, il n'y a aucun danger. Finit par répondre Amaël.
-C'est l'entrée de la Chambre, n'est-ce-pas?
-Oui. On ne pensait pas qu'ils nous chercheraient... Enfin si mais on ne pensait pas qu'ils arriveraient si vite. On n'a pas été assez attentif.
-Qu'est-ce qu'il y a…. Dans la Chambre ?
-Un Basilic. Je suis un Fourchelang, c'est pour ça que je longeais les murs à notre époque, quand elle a été ouverte, il se déplaçait dans les canalisations. Amaël passa sa main contre son cou et pivota vers sa sœur. Tu y arrives ?
-Oui, j'ai pu lui redonner son sang. C'est juste que j'ai perdu l'habitude de le faire, nettoyer le sang, je veux dire. Sesilina eut un faible sourire.
A ce moment précis, Dumbledore vit trois enfants dont la jeunesse et la vie avaient été détruite par la guerre. Ils avaient grandi trop vite. A un âge où l'on pense seulement à son avenir, eux avaient perdu les leurs et avaient dû se battre pour survivre. C'est à ce moment là que le Directeur remarqua les restes calcinés de ce qui semblait être un diadème. Il le fit léviter avec sa baguette et lorsqu'il le regarda avec plus de précision, il hoqueta de surprise.
-C'est bien ce que je crois ?
-Oui. C'est un des Horcruxes. On les connaît tous, on sait où ils sont et on sait que Nagini n'en est pas encore un.
-Vous comptez le tuer, n'est-ce-pas ?
-Oui.
Devant tant de détermination, il ne sut quoi répondre. Ils avaient torts, ce qu'ils entreprenaient représentait des risques trop importants.
-Je sais ce que vous allez dire professeur. Il ne faut pas jouer avec le temps. C'est ce que nous avait dit Minerva en troisième année quand Hermione possédait le retourneur de temps. Elle voulait suivre tous les cours possible. Mais si on ne l'avait pas écouté, on aurait pu empêcher….
- Taisez-vous ! Je ne dois rien savoir du futur.
-IL N'Y A PLUS DE FUTUR ! ILS SONT MORTS ! VOUS M'ENTENDEZ. Ils sont morts. Tous. Il n'y a plus rien à protéger.
Amaël tomba à genoux. Sesilina était toujours à côté de Yuzel et avait posé sa tête sur ses genoux. Il avait repris des couleurs et dans peu de temps, il reprendrait connaissance. Leur vie, leur avenir avaient été détruit et tout ce qu'ils voulaient, c'était de protéger les leurs en leur offrant une seconde chance. Et Dumbledore le savait, il pourrait faire ce qu'il voudrait pour les convaincre mais il n'y arriverait pas. Il devait capituler, il devait les laisser faire.
-Que comptez-vous faire pour le Basilic ?
-On doit le tuer. Dés que possible, avant que ce ne soit lui qui ne tue quelqu'un. Annonça Sesilina.
La jeune Griffondor sentit son frère bouger, elle fit apparaître un coussin et y déposa la tête de Yuzel. Il cligna des yeux plusieurs fois, tenta de se relever mais n'y parvint pas. La première chose qu'il vit ce fut le regard de Sesilina et son regard océan lui manqua. Elle était beaucoup plus belle avec les yeux bleus.
-Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
-Rien de grave, tu as failli mourir mais je t'ai sauvé en nettoyant ton sang.
-Merci.
Dumbledore trouva la situation presque drôle. Il se racla la gorge pour attirer l'attention sur lui.
-Comment comptez-vous tuer le Basilic ?
-Quoi ? Le Basilic ? Il s'est réveillé ? L'entrée de la Chambre ?
-Reste calme. Amaël ne l'a pas entendu, on pense qu'il ne s'est pas encore réveillé. Dumbledore a…. réparé l'entrée de la Chambre.
-On doit le tuer avec l'épée de Griffondor. Annonça Amaël. C'est comme ça que j'ai fait la première fois. Il se passa la main sur le cou en grimaçant.
-On doit vraiment les garder ? Professeur, on sait qu'on ne doit rien révéler et on ne le fera pas. On n'est pas stupide.
-Oui, vous devez. Si j'ai bien compris, vous voulez vous servir de l'épée pour tuer un Basilic ?
-Oui. On est trois, ça sera plus rapide et moins dangereux. Et puis, je pense que le Basilic peut obéir à Amaël.
-Je ne peux pas vous en empêcher je suppose.
-Non, on le fera quoi que vous disiez.
-Bien, dans ce cas je n'ai plus qu'à vous laisser l'épée de Griffondor.
-Ça ne sera pas la peine Professeur. Parmi les choses que l'on a apporté avec nous, il y a l'épée, enfin celle de notre époque.
Dumbledore eut un moment de surprise avant d'ajouter :
-Ne vous faites pas tuer.
Il sortit des toilettes et se dirigea vers son bureau d'un pas vif, laissant les triplés seuls.
-Qu'est-ce qu'on va faire maintenant ? Pour les Maraudeurs je veux dire.
-On doit leur trouver un énorme mensonge. Mais d'abord, je vais vous enlever les chaînes. Annonça Sesilina.
-Tu pouvais le faire depuis le début et tu ne l'as pas fait ! lança Yuzel.
-Non, j'ai mis un peu de temps à trouver la faille du système.
La jeune Griffondor retira les chaînes de ses frères et la sienne puis les glissa dans une pochette bleue qu'elle accrocha à la ceinture qu'elle avait autour de la taille, avant de la faire disparaître.
-Qu'est-ce qu'on va leur dire ?
-L'école Tyronoe avait un enseignement plus large que celui de Poudlard. A l'origine, elle formait essentiellement des guerriers et cet enseignement y est resté.
-C'est vrai ce que tu viens de dire ?
-Oui, je l'ai lu dans Les Écoles du Monde Sorcier.
-Il y a un livre pour ça ?
-Il y a des livres sur à peut près n'importe quel sujet. Tu le saurais si tu mettais plus souvent les pieds à la Bibliothèque.
-Arrête, on dirait Hermione !
Il eut un blanc durant lequel les sourires disparurent. Et de nouveau la vision des batailles, de la survie, des corps, des morts, des pertes. Le souvenir du chaos, de la fuite, de ce jour où ils avaient appris qu'Hermione ne reviendrait plus. Le désespoir de Ron, son envie de vengeance. Hermione, qui devait donner la vie. Amaël voulait seulement garder leur dernier souvenir, un souvenir où la guerre avait été oublié juste quelques heures mais il n'arrivait pas à stopper les flashs, le corps d'Hermione, les larmes de Ron, le sang sur les mains de Ginny qui avait essayé de la sauver. Mais ils étaient arrivés trop tard, encore une fois et ils avaient alors su qu'ils ne seraient en sécurité nulle part.
OoOoO
L'Ordre avait trouvé une cachette, plus sûre, isolée, un lieu où Voldemort ne penserait pas à les chercher parce qu'il n'y avait aucune raison que les membres de l'Ordre s'y trouvent. Ils s'étaient cachés juste sous son nez, dans le village où Voldemort avait grandi. Ils ne transplanaient pas, n'employaient aucun moyen de locomotion magique, se contentaient de Polynectar et de véhicules moldus pour se déplacer jusqu'à la ville la plus proche. Et de là, seulement, ils employaient la magie pour se déplacer. Neville et Ron étaient restés des jours planqués dans une auberge avant de constater qu'aucuns Mangemorts ne passaient par ici. Ils pensaient être à l'abri.
Il y avait toujours un membre apte à se battre dans la cachette, auprès des gens qui ne pouvaient se battre, juste au cas où. Il y avait des enfants, des vieillards, des blessés et les autres membres devaient trouver un moyen de les amener loin de Voldemort et de l'Angleterre. C'est Fleur qui avait trouvé la solution, ils devaient envoyer les plus faibles en France, elle contacterait sa famille, ils les mettraient à l'abri durant la guerre et à la fin, ils pourraient revenir. Alors, ils furent envoyés en France, Fleur et Bill partant avec eux. Ils comptaient revenir après le voyage. Hermione, enceinte de plusieurs mois refusa de partir, elle se refusait à abandonner ses amis. Ron, Harry, Ginny, tous refusèrent. Elle insista, arguant qu'elle pouvait encore se battre et que Sélénia pourrait l'aider à accoucher. Ils finirent par céder et, à chaque mission, Hermione restait à la planque, avec un membre de l'ordre, au cas où.
Lors d'une mission, c'est Ginny qui était restée avec Hermione. La rousse sortit à peine quelques minutes pour aller chercher du bois pour le feu et lorsqu'elle revint, elle aperçut des éclairs à l'intérieur de la maison. Elle transplana jusqu'au salon et apparut entre deux Mangemorts. Sous le coup de la surprise, ils tardèrent a réagir ce qui permit à Ginny de s'en débarrasser. Elle entendit un hurlement dans la cuisine et s'y précipita, elle défonça la porte d'un coup de baguette, assommant le Mangemort qui se trouvait derrière. Un autre était à terre, plié en deux, criant de douleur. Hermione venait de lui jeter un Doloris. Ginny le tua. Elle se tourna vers la brune, cette dernière était particulièrement pâle. Et c'est là que le jeune Weasley vit le sang, juste au dessus du ventre rebondi de la future maman. Hermione s'effondra au sol. Ginny la traina jusque dans le salon où elle tenta de guérir la plaie d'un coup de baguette mais elle paniquait et la blessure était trop profonde. Elle fit apparaître une serviette et l'appliqua sur la plaie. Stopper le sang, réfléchir.
-Ne meurt pas Hermione, reste avec moi. Ne meurt pas, je te l'interdis.
Les larmes coulaient sur ses joues. Elle entendit la porte s'ouvrir et elle les vit, les membres de l'Ordre. Elle entendit Ron hurler de douleur et s'effondrer sur le sol, elle vit Harry se précipiter sur son meilleur ami. Elle sentit Sélénia la pousser et s'agenouiller à côté d'Hermione, retirer la serviette, et essayer de la sauver, de les sauver, elle et le bébé.
Elle vit le sang de sa meilleure amie, de sa sœur, sur ses mains. Elle entendit Sélénia dire qu'elle ne pouvait pas les sauver. Elle sentit la haine de son frère. Elle l'entendit crier vengeance.
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Sesilina prit une grande inspiration, comme pour effacer les mauvais souvenirs même si elle savait pertinemment qu'ils ne disparaîtraient jamais. Elle sentit la main d'Amaël sur son épaule. Yuzel n'avait pas besoin de voir les souvenir de la jeune Guérisseuse pour savoir ce qu'elle ressentait. Lui aussi avait perdu des êtres chers.
-Bien, on ferait mieux de retourner à la salle commune, on attendra qu'il fasse nuit pour aller dans la Chambre.
-Et puis, il nous faut assouvir la curiosité de certains Griffondor.
-Et ce ne sera pas facile. Lâcha Yuzel. Je crois que Lily et Remus ont des soupçons sur nous.
-Ils ne peuvent pas savoir qui on est.
-Tu es brillante Sesilina mais ton amour pour eux te rend aveugle. Ils savent qu'on leur cache quelque chose et ce qui s'est passé aujourd'hui ne va pas freiner leur curiosité. Pas le moins du monde. On va devoir redoubler de prudence pendant les mois à venir.
Yuzel leur tourna le dos et sortit des toilettes, aussitôt imité par Amaël et Sesilina. Le trio regagna rapidement la salle commune. La curiosité des Maraudeurs était une épine dans leurs pieds, une épine dont ils devaient se débarrasser au plus vite, ou du moins, tout faire pour.
Lorsque Sirius aperçut le trio, il se précipita vers eux et leur demanda de le suivre dans le dortoir. Sesilina posa son regard sur Peter qui se trouvait dans un coin de la salle. Elle demanda à Sirius s'il venait avec eux, ce dernier répondit que non. Peter avait du retard dans ses devoirs. Même si Rogue le lui avait déjà dit, elle en avait la confirmation. Le rat avait quitté le navire.
Les voyageurs suivirent Sirius jusque dans le dortoir où les attendait le reste des Maraudeurs. Lily tenait un livre ouvert sur ses genoux tandis que Remus et James semblaient en pleine conversation. Lorsque la porte s'ouvrit, les trois Griffondors cessèrent ce qu'ils étaient en train de faire pour dévisager les triplés. Comme si devant eux se trouvaient des personnes différentes de celles qu'ils avaient cru pouvoir connaître.
-Le sortilège de Feudeymon, c'est de la magie noire. Affirma Lily d'une voix calme. Il est aussi très dur à maitriser et aucun livre, hors de la réserve, ne permet l'accès à son enseignement.
-C'est exact.
-Alors, comment l'avez-vous appris ?
-C'est simple. L'école Tyronoe, comme tu dois le savoir, a été créée pour former des guerriers, lors des premières guerres. Si elle n'est plus une école militaire à proprement parlé, l'enseignement qui y est dispensé est fortement inspiré de celui d'origine. Et les bases de la magie noire en font partie.
-La magie noire est interdite par le ministère ! S'exclama James.
-Elle est interdite par le ministère Anglais, le ministère Irlandais ne l'interdit pas, il la limite. Il considère qu'il n'y a ni magie noire ni magie blanche mais seulement des bons et des mauvais sorciers. Mais là n'est pas la question. Notre ancienne école avait un enseignement plus complet que celui qui est fourni à Poudlard. De plus, notre directeur a senti la menace que représentait Voldemort bien avant qu'elle ne soit réelle. Il a accentué l'enseignement guerrier pour nous apprendre à nous défendre et à mener la guerre qui se prépare. Et nous devons combattre à armes égales avec l'ennemi.
-Le passage que vous avez ouvert, où mène t-il ? Et comment savez-vous à quoi il mène ? Demanda brusquement Remus.
-A la Chambre des Secrets.
-Celle de la légende ?
-Oui.
- C'est quoi cette Chambre ? Demandèrent en chœur James et Sirius.
-Est-ce qu'un jour vous allez prendre la peine de lire l'histoire de Poudlard ? La Chambre a été construite par Salazar Serpentard, on raconte qu'il y aurait caché un monstre qui aurait pour but de se débarrasser des élèves d'origine moldus. Parce qu'il voulait que l'enseignement magique ne soit donné qu'au sorcier de sang pur. Mais comment l'avez-vous trouvé ?
-Par pur hasard, on était en train de poursuivre l'enseignement que l'on a eu jusqu'à présent, avec l'autorisation de Dumbledore bien sûr, et lorsque que le lavabo a été détruit, on a compris que c'était l'entrée de la chambre.
-Comment ? Comme ça, d'un coup ?
-Non, c'est un enchaînement d'indice. On a un accès libre à la réserve. Et en fouillant, on est tombé sur un vieux compte rendu. En fait, on n'a pas su ce que c'était vraiment. Bref. Ce papier disait que la Chambre avait était ouverte il y a quarante ans environ et qu'une fille était morte. On a lu la légende pour savoir de quoi il s'agissait et après on n'y a plus pensé. La première fois qu'on est allé dans les toilettes de Mimi, elle a essayé de nous faire peur en nous disant que c'était un lieu de mort. On n'a pas tout de suite fait le rapprochement, c'est seulement quand on a fait exploser le passage qu'on a eu un déclic. Tout c'est mis en place. Expliqua rapidement Yuzel.
-Mais ça veut dire que la chose dans la Chambre va se réveiller ?
-Dumbledore a dit qu'il allait s'en occuper. Répondit Sesilina.
-En attendant, il nous a donné l'autorisation d'utiliser la salle d'entraînement la nuit. Ou du moins, une partie de la nuit. Ajouta Amaël.
Lily pencha la tête sur le côté et James comprit tout de suite qu'elle était en train de réfléchir et d'analyser tout ce que les triplés venaient de leur dire. La rouquine se repassait tout en boucle et ne parvenait à trouver aucune faille dans les explications des trois irlandais. Bien sûr, elle avait fait des recherches sur leur école et ce que leur avait dit Sesilina était vrai mais l'explication lui semblait tout droit sortit d'un livre. Toutes leurs explications en fait. Elles étaient trop parfaites. Et ça, ça lui posait un problème. Elle devait trouver ce qui n'allait pas. Elle posa son regard sur Remus, lui aussi semblait septique. James et Sirius ne laissaient rien passer, comme à leur habitude. Ils étaient secrets et l'un comprenait l'autre sans qu'aucun mots ne soient échangés. Lily s'était toujours demandé comment Remus faisait pour ne pas se sentir mis à l'écart.
La rousse regarda sa montre, il était l'heure de descendre manger. Elle en informa les autres. Les triplés annoncèrent qu'ils les rejoindraient, ils avaient encore une petite chose à régler avant d'aller manger. Rien de bien important, ils ne seraient pas longs. Les Maraudeurs partirent donc devant. Ils attendirent les triplés tout le repas mais aucun d'eux ne vint. Lily commençait à s'inquiéter pour eux, surtout pour Amaël. Elle ne savait pas pourquoi et préférait ne pas en parler à James, et encore moins à Sirius. Elle posa son regard sur Peter qui semblait perdu dans ses pensées. Il avait à peine touché à sa nourriture alors qu'habituellement, il se jetait dessus comme un rapace. Il frottait nerveusement son bras gauche, comme si quelque chose sous son tee-shirt le gênait. La rousse fronça les sourcils, serait-il possible que…. Lily secoua la tête, elle avait été perturbé par les évènements de cette après midi et commençait à imaginer n'importe quoi. Elle sentit la main de James sur sa cuisse. Elle se tourna vers lui avec un sourire. Elle le rassura, lui dit que tout allait bien. Non, il n'avait pas à s'inquiéter. Elle était juste un peu fatiguée.
Remus semblait lui aussi inquiet par l'absence des triplés. Surtout par celle de Yuzel, il avait été gravement blessé il y a à peine quelques heures, peut-être qu'il lui était arrivé quelque chose. Il fallait qu'il parle à Sesilina, qu'il lui demande de l'aider à contrôler le loup. Il savait qu'il n'aurait pas une maitrise aussi parfaite que la sienne mais il devait en avoir une. Sa maitrise du loup et l'odeur de son sang l'intriguait. Cette fille ressemblait en tout point à une Guérisseuse et non pas à une apprentie et ça le gênait. Il savait, tous les loups le savaient au fond d'eux, qui étaient les quatre Guérisseuse actuelle. Et aucune d'elles n'étaient Sesilina. Il devait savoir pourquoi elle leur ressemblait tant.
James n'était pas surpris par l'absence des triplés, ils étaient secrets et menteurs. Quand ils leurs avaient dit qu'ils n'en auraient pas pour longtemps, James avait tout de suite su que les Maraudeurs ne les reverraient pas avant plusieurs heures. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était la manière dont Dumbledore agissait avec eux. Pourquoi leur laissait continuer leur ancien entrainement ? Pourquoi cet accès à la réserve et ce laissé passé pendant la nuit ? Les triplés cachaient quelque chose et Dumbledore les couvrait. Ce qui ne pouvait signifier qu'une chose : ils étaient importants. Pourquoi ? James n'en avait aucune idée, et ça, ça l'énervait. Il devait découvrir ce qu'ils cachaient. Il devait se retrouver seul avec les triplés, sans échappatoire possible pour eux. Un sourire éclaira le visage de James. Il avait trouvé comment faire. Il se tourna vers Lily. Elle avait l'air inquiète. Il posa sa main sur sa cuisse. La rousse tourna la tête vers lui et lui fit un faible sourire. Il ne devait pas s'inquiéter pour elle, elle était juste fatiguée.
Sirius jouait avec sa nourriture depuis dix minutes, il n'arrivait pas à se concentrer. Il essayait de réfléchir aux évènements de la journée, aux triplés mais il n'y parvenait pas. A chaque fois qu'il fermait les yeux, son esprit était hanté par deux magnifiques orbes d'un bleu océan. Et il ne savait pas pourquoi. Il en avait parlé à James, ce dernier lui avait donné une réponse en une fraction de seconde. « Sirius, t'es amoureux ». Cette phrase raisonnait à l'intérieur de son crâne. Comment pouvait-il être amoureux d'une fille qu'il n'avait vue qu'une seule et unique fois. Ce qui l'avait d'abord marqué, c'était son regard. D'un bleu profond, d'un bleu intense. Puis son visage, fin, gracieux, la peau blanche, les cheveux noir. Il n'arrivait pas à ne pas penser à elle. Sirius secoua la tête, il ne pouvait pas être amoureux. Depuis qu'il était à Poudlard, il était sortit avec de nombreuse filles mais avait toujours pris soin de n'avoir aucun sentiment. Il avait trop peur de souffrir, d'être trahi. Selon James, c'était une attitude stupide. Il soupira. Il ne la reverrait sans doute jamais et ça le rendait triste.
Peter porta la fourchette à sa bouche avant de la faire retomber dans son assiette. Il se passa la main sur le bras gauche. Il se sentait mal. Mais il avait fait le bon choix, il serait protégé. Il avait choisi le camp des gagnants. Il vivrait. Il posa son regard sur le reste des Maraudeurs. La culpabilité revint en force. Il les avait trahi, jamais ils ne lui pardonneraient. Il n'avait plus sa place avec eux. Pourtant, c'est comme s'ils ne se rendaient compte de rien. Les Maraudeurs continuaient de lui parler, de l'inviter à manger avec eux. Comme si rien n'avait changé. Mais tout avait changé. Il y avait d'abord eu Lily. Peter le savait, elle s'était toujours méfiée de lui, même avant qu'il ne change. Puis il y avait eu les triplés. Si Yuzel l'ignorait complètement. Sesilina et Amaël semblaient le haïr et même si physiquement ça ne se voyait pas, Peter l'avait vu dans leurs yeux. Une colère, une rage sourde, un profond désir de vengeance dont il ignorait l'origine. Il ne les avait jamais vu avant, alors pourquoi cette haine ? Peter avait commençait à s'inquiéter. Peut-être qu'ils confieraient leur crainte à Lily, qui la transmettrait à James. Et à partir de là, ils ne lui feraient plus jamais confiance. Il échouerait. Il mourrait. Mais pour l'instant, les triplés n'étaient pas là. Il devait en profiter et semait le doute auprès des Maraudeurs. La plus dure à convaincre serait Lily. Mais il devait y parvenir. Il ne voulait pas mourir.
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Les triplés attendirent que les Maraudeurs aient quitté la salle commune et soient arrivés deux étages au dessous pour sortir du dortoir. Ils prirent la direction des toilettes de Mimi Geignarde en silence. Ils devaient faire vite, être revenu avant la fin du repas. Ils devaient limiter les questions des Maraudeurs. Mais ils le savaient, ils ne feraient pas vite. Ils ne pourraient pas tuer le Basilic en si peu de temps. Même s'ils étaient trois, même s'ils étaient plus puissant que la dernière fois. Ils entrèrent dans les toilettes. Mimi était là, posée sur la structure centrale. Sesilina lui demanda gentiment de partir, d'aller se promener dans d'autres canalisations, où elle voulait mais loin des toilettes. Le fantôme obéit et disparut dans une cuvette. Sesilina se tourna vers la porte et jeta un sort dessus. Sort qui éloignerait les curieux.
Amaël se posta devant le lavabo où scintillait le serpent gravé. Il se tourna vers Yuzel et Sesilina qui hochèrent la tête. Il se concentra. Un sifflement retentit dans la pièce. La structure bougea, se transforma, le passage apparu. Yuzel et Sesilina se penchèrent en avant, contemplant l'énorme tuyau qui s'enfonçait dans le sol. Tous deux connaissaient l'histoire d'Amaël mais aucun ne l'avaient vécu. Et ils étaient un peu effrayés. Sesilina se tourna vers son frère.
-Comment on fait ? On saute dedans ?
-C'est ce que l'on a fait avec Ron mais je pense que Serpentard avait dû installer un mécanisme de descente. Je vois mal l'un des fondateurs sauter dans de la tuyauterie. Laisse-moi réfléchir.
Amaël commença à faire les cents pas devant l'entrée. Il s'arrêtait, émettait sifflement et crachotement avant de recommencer à faire les cents pas. Au bout d'un moment, un bruit sourd se fit entendre. Yuzel et Sesilina sursautèrent. Le toit de la structure venait de s'abaisser au niveau du sol, révélant un espace plat sur lequel trois personnes rentraient facilement. Les voyageurs montèrent dessus. Amaël n'eut besoin de rien dire, la plateforme s'enfonça d'elle-même dans la canalisation. Le voyage dura à peine quelques minutes. Ils étaient arrivés dans une sorte de grottes d'où partaient plusieurs autres canalisations. Le sol était couvert d'ossement de rat. Il faisait sombre et l'air était particulièrement humide.
-Tu sais où l'on est ?
-J'ai toujours pensé que c'était sous le lac.
-Il faut aller par là.
Amaël leur indiqua un point juste devant eux. Il commença à avancer. Les souvenirs remontèrent à la surface. La peau du serpent sur le sol, Ron, Lockhart, le sort, l'éboulement, le corps de Ginny, Tom Jedusor, le journal, le Basilic. Tout refaisait surface. Il sentit la main de Sesilina sur son épaule. Il prit une grande inspiration et sortit sa baguette. Yuzel l'imita aussitôt. Sesilina lui conseilla de prendre l'épée dès maintenant, juste au cas où. Il rangea sa baguette dans l'étui accrochée à sa ceinture, prit la pochette qu'il portait autour du cou dans sa main et s'arrêta de marcher. Il plongea le bras dans la pochette et chercha l'épée à tâtons. Elle était normalement rangée dans un fourreau que lui avaient donné Yael et Sirius. Il sentit la garde de l'épée sous ses doigts et la sortie de la pochette. Ils ne l'avaient pas vu depuis la bataille finale. Amaël avait préféré la cacher, pour que Voldemort ne s'en empare pas. Elle était toujours aussi belle. Le petit groupe se remit en marche. Plus ils avançaient, plus l'air était humide et froid, et plus le nombre de squelettes au sol se faisaient nombreux. Sesilina reniflait l'air, essayant de sentir des corps de rongeurs en décomposition ou quoi que ce soit d'autre permettant de vérifier si oui ou non le Basilic s'était réveillé. Elle ne sentait rien. Elle aurait dû être soulagée mais elle était inquiète. Elle avait un mauvais pressentiment. Ils arrivèrent devant une stèle en métal. Elle recouvrait un pan de mûr et était ornée de serpents entrelacés. Amaël s'avança. De nouveau, il émit crachotements et sifflements. Les serpents bougèrent, se rétractant vers le centre de la stèle et cette dernière s'ouvrit sur la Chambre. Le trio pénétra à l'intérieur. Yuzel et Sesilina furent surpris par la grandeur et la construction de la salle. Sur plusieurs mètres des statues de serpents ouvraient un passage vers le fond de la Chambre où trônait une sculpture géante de la tête de Salazar Serpentard. Juste en dessous, un énorme bassin contenait de l'eau stagnante. Le trio s'avança vers la tête du fondateur. Ils étaient sur leurs gardes, à l'affut du moindre bruit. Amaël se plaça devant la statue. Il se tourna vers sa sœur, comme pour chercher du soutien. Il n'était pas sûr que ça marche, il n'était pas sûr que le Basilic l'écoute. Il prit une grande inspiration et commença à parler en Fourchelang. La bouche du fondateur s'ouvrit. Yuzel baissa la tête et Sesilina prit la forme de la louve. Elle ferma les yeux. Elle faisait confiance à la louve et à ses sens. Elle devait crever les yeux du Basilic.
Le serpent roula lentement hors de sa cachette et tomba dans l'eau. Quelqu'un l'avait réveillé et ce quelqu'un n'avait pas la même voix que son maitre. Peut-être était-il mort et dans ce cas, celui qui l'avait réveillé était son descendant. Le basilic cligna des yeux, émit un sifflement sec en direction de la voix. La réponse ne se fit pas attendre. Son ancien maître était mort, il avait devant lui le nouveau. Lorsqu'il se baissa, il aperçut une louve et deux garçons. Ce n'était pas normal. Il sentit le danger. Il avait été trompé. Il siffla de rage et fondit sur la louve. Cette dernière grogna et évita le coup avec souplesse. Yuzel se retourna vers Amaël.
-Qu'est-ce qu'il se passe ? cria-t-il.
-Je ne sais pas. Je lui ai dit que j'étais son maitre. Il devrait être sous mes ordres !
-On se dépêche les gars, on se dépêche ! Lança Sesilina qui venait de reprendre forme humaine.
Le Basilic se jeta sur Yuzel qui roula sur le côté en jetant un sort. Un jais de lumière rouge se fracassa sur le serpent, qui siffla de rage en fouettant l'air de sa queue. Sesilina en profita pour bondir et elle se transforma en louve au moment où ses pieds quittaient le sol et parvint à enfoncer ses griffes entre les écailles du serpent. Il eut un sifflement de douleur. Amaël avait rangé l'épée dans son fourreau et tentait d'aider Yuzel. Les deux garçons lançaient des sorts à l'aveuglette, manquant plusieurs fois de toucher Sesilina. La louve essayait tant bien que mal de remonter le long du serpent mais les soubresauts du Basilic et les sorts de ses frères manquaient de la désarçonner à chacun de ses pas. Sesilina reprit forme humaine durant quelques secondes, elle hurla quelque chose à ses frères avant de reprendre sa forme animale.
-Qu'est-ce qu'elle a dit ?
-Je crois qu'elle veut qu'on l'immobilise !
-Comment ?
-Il faut qu'on lance le sort en même temps. A trois !
Le sort fendit l'air et percuta de plein fouet le Basilic qui sembla ralentir. La louve en profita pour grimper jusqu'à la tête du serpent. Elle parvint à lui crever un œil avant d'être éjecter et d'atterrir violemment sur le sol. Le Basilic secoua la tête dans tous les sens, sifflant de douleur et de rage. Yuzel lui jeta un sort et partit en courant vers un des tuyaux en espérant qu'Amaël comprendrait sa tactique. Le Basilic s'arrêta quelque secondes et fondit en direction de Yuzel. Amaël comprit presque instantanément ce que son frère voulait qu'il fasse. Il se mit à courir et lorsque le Basilic fut à sa hauteur, il lui jeta un sort qui atteint son deuxième œil. De nouveau le Basilic éclata de rage et chercha le coupable, il entendait des sons dans tous les coins de la Chambre et ne savait pas de quel côté aller. Il plongea en direction de Yuzel qui eut à peine le temps de s'esquiver. La gueule du Basilic se referma sur sa jambe. Le Griffondor hurla de douleur et jeta un sort sur le serpent qui le lâcha. Yuzel regarda l'état de sa jambe. Un croc était planté dedans. Il le retira immédiatement et nettoya la plaie du mieux qu'il put en faisant sortir un jet d'eau de sa baguette. Il devait se mettre à l'abri. Et attendre la mort du Basilic. Sesilina serait en mesure de le soigner. En espérant que le poison n'ai pas fait effet d'ici là. Il avisa une statue sous laquelle sortait un tuyau. Il s'y glissa et se plaça de manière à pouvoir continuer d'envoyer des sorts.
Amaël avait seulement entendu Yuzel hurler. Lorsqu'il s'était retourné, il avait un jet de lumière sortit de la baguette du Griffondor et qui avait heurté le Basilic, revenu dans sa direction. Amaël se souvenait très bien de la première fois qu'il avait combattu le Roi des Serpents. Il se précipita en direction de la tête de Salazar et commença à l'escalader. Il faisait du bruit, le Basilic allait l'entendre et le suivre. Il entre aperçut Sesilina qui se relevait difficilement. Amaël continua de gravir la statue. Il se tourna et vit le Basilic foncer droit sur lui. Il l'esquiva et reprit son escalade. Il devait arriver sur le haut de la tête, comme la dernière fois, il devait laisser le Basilic fondre sur lui et le tuer, comme la dernière fois. Sesilina se mit à courir tant bien que mal dans sa direction, elle jetait des sorts en direction du serpent, l'énervant encore plus. Elle parvint à arriver à la statue et imitant son frère, elle commença à l'escalader. Le basilic fondit de nouveau vers Amaël qui lui assena un coup d'épée. Il parvint à lui entailler le visage mais pas suffisamment pour le tuer. Le Basilic fondit de nouveau sur Amaël qui avait de plus en plus de mal à l'éviter et à le toucher. Le Serpent était de plus en plus vif et violent. Sesilina parvint à là hauteur de son frère. Elle attendit que le Basilic fonde sur Amaël. Elle créa des chaînes qu'elle projeta vers le Basilic, bloquant ainsi sa tête sur la statue. Le serpent se débâtit, forçant sur la chaîne que Sesilina ne parvenait pas à garder en place. Amaël comprit immédiatement ce qu'il devait faire. D'un bond, il se retrouva sur la tête du Basilic et lui enfonça l'épée dans le crâne. Le Basilic siffla de douleur. Amaël sauta au sol et Sesilina fit disparaître les chaînes. Le serpent convulsa quelques minutes avant de s'écrouler et de disparaître dans le bassin. Sesilina descendit rapidement de la statue et courut vers Yuzel. Il était pâle et avait dû mal à respirer. La Guérisseuse fit apparaître sa ceinture, s'approcha de la blessure, termina de la nettoyer et passa ses mains au dessus.
-Pourquoi c'est si long ?
-Il a presque été vidé de son sang ce matin. Je le lui ai nettoyé et je l'ai remis dans son corps. Son système immunitaire est encore trop faible. Normalement, le poison du Basilic n'est pas si rapide, il faut un peu plus longtemps parce que le système immunitaire essaye de se défendre. Mais là, il n'a rencontré aucune défense.
-Tu vas arriver à le soigner.
Sesilina ne répondit pas et fouilla dans une de ses sacoches. Elle en ressortit une fiole argentée. Elle l'ouvrit et versa la totalité de son contenu sur la blessure de Yuzel. La plaie se mit à fumer puis disparut. Yuzel reprit instantanément des couleurs. Il essaya de se relever mais n'y parvint pas. Amaël passa son bras autour de sa taille et le souleva.
-On va te ramener au dortoir, tu vas devoir rester au lit pendant au moins trois jours. Passé ce délai, je te dirais si oui ou non tu pourras sortir.
-Qu'est-ce que tu as utilisé ?
-Des larmes de Phoenix. Ma dernière fiole. Il faudra que je demande l'autorisation à Dumbledore pour en prendre quelques unes à Fumseck.
OoOoO
Il était près de trois heures du matin lorsque Remus entendit la porte du dortoir s'ouvrir. Il entendit des bribes de conversation. Ils avaient réussi quelque chose mais Yuzel était blessé. Remus capta un dernier mot. Il ne l'avait jamais entendu. Mais il était sûr d'une chose, pour savoir ce que faisaient les triplés, il devait trouver ce qu'était un Horcruxe.
A Suivre
Et voilà, le prochain chapitre arrivera plus rapidement (j'espère).
Eliane.
