Salut!
Encore une fois je remercie ce qui me lise, et encore plus ce qui me laisse des review (d'ailleurs, soyez pas timide, si vous avez un commentaire à faire, faite le ^^).
Bonne lecture
Chapitre 18 : Gringotts
Amaël était assis sur les marches du grand escalier, la tête appuyée contre la balustrade, il semblait être sur le point de s'endormir. Yuzel était assis à ses côtés, et de temps en temps, il jetait de rapide coup d'œil vers la porte du salon.
Les Aurors fulminaient et avaient essayé à plusieurs reprises d'ouvrir la porte, ce qui semblait particulièrement amuser Amaël. William commençait à perdre son sang froid il envoya plusieurs sorts contre la porte qui resta immobile.
Entendant les sorts ricochaient contre la porte, Ellana Potter descendit rapidement les escaliers. Elle se dirigea vers son mari et tenta de le calmer.
Laissez la faire. Après tout, vous l'avez laissé seule.
Non, c'est plutôt comme si quelque chose nous avez forcé à sortir, c'est comme si elle avait utilisé le sortilège….
… De l'Imperium, Amaël se leva et se dirigea vers William, c'est ce qu'elle a fait, sans quoi vous et vos hommes ne seriez pas sorti. Sa magie est assez puissante pour soumettre plusieurs hommes, et, contrairement à vous, elle parviendra à la faire parler.
Comment osez-vous ….
Il a raison. Yuzel s'était levé à son tour. Vous alliez utiliser du Veritaserum, or, comme toutes les potions, l'effet peut être contourné. Les Mangemorts considérés comme les plus précieux aux yeux de Voldemort sont entraînés à résister à cette potion et Bellatrix en fait partie.
William voulut répondre mais il fut interrompu par James et Sirius qui venaient de dévaler l'escalier. Ils jetèrent rapidement un coup d'œil à la porte qui demeurait close. James posa son regard sur ses parents et hocha la tête de bas en haut. Les Potter se précipitèrent à l'étage, aussitôt suivit par James.
Sirius les regarda monter les marches quatre à quatre et pivota vers les deux frères.
Que fait-elle ?
Elle essaye de faire parler Bellatrix, à vrai dire, elle devrait bientôt en avoir fini. Lui répondit Amaël.
Qu'est-ce qu'elle lui fait ?
Mieux vaut ne pas savoir.
Sirius s'apprêtait à répondre lorsque la porte du salon s'ouvrit avec fracas. Sesilina fit son apparition dans la pièce. Ses vêtements avaient changé, elle portait désormais une longue robe noire, un corset composé de dentelles noire et d'une peau, elle aussi noire, qui semblait être celle d'un serpent et une cape, dont la lourde capuche lui tombait dans le dos. Elle posa un regard satisfait sur ses deux frères, tendit son bras devant elle et ouvrit son poing. Une chaîne argentée s'en échappa et, à son bout, se balançait une petite clef. La louve transplana, aussitôt imité par ses deux frères.
Au moment où Amaël transplanait, Sirius lui attrapa le bras et se sentit comme aspiré par le nombril. Lorsqu'il toucha le sol, il se trouvait dans l'allée des embrumes. L'aube venait à peine de se lever et une légère brume recouvrait le sol. Il se sentit violemment soulevé du sol et se retrouva plaqué contre le mur par Yuzel.
Pourquoi tu nous as suivis ?
Parce que vous cachez quelque chose. Sirius planta son regard déterminé dans celui de Yuzel qui le soutint.
Lâche le Yuzel, il peut nous être utile. Lança soudain Sesilina.
J'espère pour toi que tu dis ça parce que tu le penses.
Bellatrix n'est pas encore mariée à Lestrange, son coffre est donc toujours au nom de Black. On a besoin de Sirius. Rétorqua sèchement Amaël.
Besoin de moi pourquoi au juste ?
Si je mets la capuche, je peux faire illusion, pas longtemps certes, mais je peux. Si je suis avec un Black, je passerais sans aucun problème.
Si c'est pour le coffre de mes parents, cela ne servirait à rien, je ne peux plus y accéder !
On a la clef je te rappelle alors ça ne posera aucun problème. Amaël, Yuzel, vous resterez là.
Préviens-moi si tu as un problème à l'intérieur, on viendra te chercher. Et n'oublie pas, ne touche qu'a la coupe.
Sesilina hocha la tête, elle passa la clef autour de son cou, rabattit la capuche sur son visage et murmura quelque chose à voix basse. Les mèches de cheveux qui tombaient sur sa poitrine devinrent noires, sa physionomie sembla changer et Sirius crut même entendre des os craquer. Sesilina saisit le jeune Black par le bras et l'entraîna derrière elle. Il jeta un rapide coup d'œil par-dessus son épaule et vit les deux frères pénétrer dans un bar à l'aspect glauque. Sesilina et Sirius sortirent de l'allée des embrumes et se dirigèrent à grand pas vers Gringotts. Les sorciers s'écartaient sur leur passage et les regardaient avec méfiance. Sirius planta son regard sur le dos de Sesilina. Malgré la capuche, il devinait un port de tête droit et altier. Le leurre était réussi : s'il n'avait pas su qu'il s'agissait d'elle il aurait facilement pu la confondre avec Bellatrix. Pourtant il n'était pas sur que cela fonctionne aussi bien face aux Gobelins. Très vite, ils arrivèrent devant Gringotts. Sesilina gravit rapidement les marches et se retrouva dans le hall. Ses talons claquaient sur le sol de marbre, elle ne semblait prêter aucune attention à ce qui l'entourait. Elle tourna légèrement la tête vers Sirius comme pour lui faire signe de presser le pas. La jeune femme se planta devant un Gobelin qui la regarda avec méfiance.
J'aimerais accéder à mon coffre. Lança-t-elle avec la voix de Bellatrix.
Le Gobelin la scrutait toujours d'un air méfiant, il jeta un rapide coup d'œil à Sirius qui ne semblait pas à l'aise. Il tendit la main vers Sesilina qui y déposa la clef, tout en prenant soin de discrètement dévoiler la Marque des Ténèbres qui ornait son bras. Le Gobelin hocha la tête et leur fit signe de le suivre. Le couple lui emboîta le pas et prit place à bord d'un petit wagon. Les parois rocheuses, noires et ruisselantes, défilaient à grande vitesse. Enfin, ils arrivèrent au coffre de Bellatrix. Le Gobelin leur ouvrit la porte, ils pénétrèrent à l'intérieur et presque aussitôt ils furent enfermés.
Sirius faillit sursauter à la vue de toutes les richesses qui s'empilaient dans ce coffre. Il voulut ouvrir un coffret de bois portant le blason des Black mais d'un geste brusque Sesilina l'en empêcha. Le Griffondor se retourna vers elle et s'aperçut qu'elle n'avait pas ôté la capuche qui lui couvrait le visage.
Ne touche à rien. Ici, les objets sont ensorcelés, ils risqueraient de se multiplier.
Qu'est-ce que l'on cherche en fait ?
La coupe de Poufsouffle.
Pardon !
Tu as très bien entendu. Amaël m'a dit qu'elle devrait se trouver dans ce coin.
Sirius fut le premier à l'apercevoir, il donna un coup de coude à Sesilina qui pivota puis claqua des doigts. La coupe disparut de son emplacement pour se retrouver dans sa main. La jeune Al'Muran la posa au sol et ordonna à Sirius de reculer. Ce dernier fit quelques pas en arrière, tout en prenant soin de ne rien toucher. Il vit Sesilina sortir un couteau de sa cape puis se pencher sur la coupe. Elle asséna un violent coup à la coupe, puis, très rapidement invoqua un bouclier qui enveloppa la coupe. L'intérieur de la sphère devient intégralement noir et une déflagration sembla se répandre à l'intérieur et ricocher contre les parois du bouclier. Sesilina attendit quelques minutes avant de le baisser. Sirius hoqueta lorsqu'il vit l'état de la coupe, elle était fendue en deux, tordue et roussie. Il vit Sesilina s'emparer silencieusement des morceaux et les glisser dans une pochette qui pendait à sa ceinture. Une fois fait, elle fit signe au Griffondor de la suivre. Le Gobelin les attendait devant le coffre, il jeta un rapide regard à l'intérieur du coffre avant de se placer à l'avant du wagon. À aucun moment, Sesilina n'ouvrit la bouche, même lorsqu'ils furent sortis de Gringotts ou lorsqu'ils se furent éloignés du Chemin de Traverse. Ils rejoignirent Amaël et Yuzel à l'endroit où ils les avaient quitté. Sesilina murmura quelque chose que Sirius ne comprit pas mais il remarqua que ses cheveux avaient repris leur couleur. De nouveau, il crut voir la physionomie de la jeune femme changer et entendre ses os craquer. C'est seulement à ce moment précis qu'elle retira sa capuche et recommença à parler.
C'est fait. Il ne nous reste plus qu'à ramener Sirius et trouver Voldemort.
Elle t'a dit où il était ?
Pas la peine, je pense que c'est lui qui nous trouvera.
Qu'est-ce que vous cherchez à faire tous les trois ? Vous faire tuer ? Et puis en quoi détruire une coupe dans le coffre de Bellatrix pourrait attirer l'attention du Seigneur des Ténèbres sur vous ?
Tu comprendras en temps et en heure Sirius. Patience.
Agacé, le Griffondor voulut répondre mais Amaël l'attrapa par le bras et de nouveau il se sentit aspirer par le nombril.
Ils apparurent au milieu du salon des Potter. Sirius vit James se précipiter vers lui et les Aurors encercler les triplés. Sirius se dégagea de l'étreinte de son meilleur ami et se dirigea vers les Al'Muran. Il bouscula les aurors et se planta devant Sesilina.
Pourquoi avoir détruit cette coupe ?
Sirius de quoi tu parles ? Demanda soudain William.
Elle a détruit la Coupe de Poufsouffle ! s'exclama-t-il.
On n'a pas eu le choix ! S'écria Amaël.
Vous avez osez détruire un tel objet ? Mais qu'est ce qui ne tourne pas rond chez vous ?
C'était un Horcruxe ! On n'a pas eu le choix, c'est le seul moyen de vaincre Voldemort, détruire tous les Horcruxes ! Amaël avait presque hurlé la réponse, il avait bousculé les aurors et, énervé, s'était planté devant William Potter.
L'auror, sous le coup de la surprise, resta silencieux quelques secondes puis il fit un signe rapide à ses collègues qui entraînèrent sa famille hors de la pièce. Il put entendre sa femme lui demander ce qu'il se passait. Il entendit le froissement d'une cape dans son dos, la Guérisseuse était descendue au moment où le mot Horcruxe avait été prononcé. Elle posa un regard doux sur Sesilina qui lui adressa un léger sourire. C'était donc elle, sa petite fille. La mère de Yael passa devant William et, tour à tour, posa son regard sur chacun des triplés.
Où avez-vous appris ça ? demanda-t-elle.
Vous êtes une Guérisseuse, vous pouvez donc voir notre aura et sentir notre magie. Alors, je n'ai pas besoin de répondre à cette question. Lui répondit calmement Sesilina.
La Guérisseuse esquissa un sourire. Elle jeta un rapide coup d'œil à William. Ce dernier se dirigea vers la porte. Il n'avait pas le choix, le ministre lui-même avait donné des ordres. Les Guérisseuses se plaçaient en haut de la hiérarchie, elles avaient tous les pouvoirs. Elles ne s'en servaient qu'en de très rare occasion et cet interrogatoire en était un. L'Auror devait s'incliner même s'il ne le faisait pas par plaisir. La porte claqua dans son dos, il n'adressa pas un seul regard à sa famille et rejoignit directement les autres Aurors. Il leur donna des ordres, d'une voix sèche. Ellana fronça les sourcils : cette tonalité dans sa voix, elle ne l'avait attendu qu'une seule fois, lorsque son mari avait été appelé lors de l'attaque de L'école Tyronoe.
Soudain une lueur blanche apparut juste devant elle, avant de disparaître pour laisser place à Albus Dumbledore. Ce dernier ne salua William que d'un rapide hochement de tête et se dirigea vers Sirius. Il le prit par les épaules et le fit s'asseoir sur les escaliers, sous les yeux ébahit des Griffondor.
Pro… Professeur…. Mais le jeune Black n'eut pas le temps de finir sa phrase.
Tu es allé à Gringotts avec Sesilina ?
Oui.
Qu'est-ce que vous avez fait ?
On est allé dans le coffre de Bellatrix.
C'est très important Sirius, tu dois me dire ce qu'il s'est exactement passé.
Pourquoi vous ne le lui demandez pas ?
Parce que j'ai besoin d'avoir ta version, les triplés pourraient me mentir.
Euh…. Quand on est entré dans le coffre, elle m'a demandé de ne rien toucher parce que les objets se multiplieraient, ensuite elle m'a demandé de chercher la Coupe de Poufsouffle. Quand on l'a trouvé, elle m'a demandé de m'éloigner d'elle le plus possible. Elle a posé la coupe au sol, puis elle a sorti un couteau, il n'était pas en métal, c'était une sorte de pierre….
Il devait être en Pierre de Lune. Continue.
Elle a transpercé la coupe à plusieurs reprises, il y a eu une espèce de fumée noire qui s'en est échappée. Sesilina a alors créé un bouclier autour de la coupe. L'intérieur est devenu entièrement noir et là il y a eu comme une sorte d'explosion. La chose à l'intérieur, je pense qu'elle cherchait à sortir.
Qu'est-ce qui te fait dire qu'il y avait quelque chose ?
Au moment où Sesilina a poignardé la coupe, je suis sur d'avoir entendu un cri, un cri à glacé le sang et je suis sur que ça a cogné contre les parois du bouclier.
Je te remercie Sirius.
Dumbledore s'éloigna de lui et se dirigea vers William Potter, les deux hommes chuchotèrent pendant quelques secondes avant de se diriger vers la porte de la salle à manger. Albus l'ouvrit d'un coup de baguette et fut surpris par l'ampleur des dégâts. Le mur du fond avait littéralement explosé, les meubles avaient été détruit, il y avait des tâches de sang un peu partout, des marques de brûlure sur les murs indiquaient les endroits où les sorts avaient ricoché. Le directeur de Poudlard s'approcha des triplés, il salua poliment Elicia. La porte claqua dans son dos.
OoOoO
Regulus se trouvait dans le salon du 12 Square Grimmaud, devant lui se trouvait la bibliothèque des Black, essentiellement constituée d'ouvrage de Magie Noire. Il parcourut les différents titres en soupirant. En temps normal il n'arrivait pas à lire ces ouvrages, et aujourd'hui, ça lui était impossible. Il était inquiet et en colère, contre ses parents, contre les Mangemorts, contre Voldemort. Il avait surpris une discussion entre son père et sa mère. Voldemort savait que les triplés avaient détruit des biens qui lui étaient plus que précieux, il savait également qu'il y avait un traître parmi les rangs des Mangemorts, c'était la seul explication possible mais il savait également où se trouvaient les triplés, chez les Potter. Voldemort avait alors décidé de lancer une attaque sur le Manoir de Godric's Hollow. En plus de tuer les triplés, il pourrait détruire l'Auror le plus important du ministère. Le message avait alors circulé dans toutes les familles de sang-pur. Regulus avait tenté de prévenir les triplés mais il avait failli se faire prendre et il était persuadé que ses parents se doutaient de quelque chose. Depuis quelques temps, sa mère le surveillait de très prés et lui interdisait de sortir. Le jeune Black était coincé dans une maison qu'il ne supportait plus. La nuit, il lui arrivait de se réfugier dans la chambre de son frère, sans trop savoir pourquoi, il se sentait en sécurité entres les bannières de Griffondor.
Puis, les nouvelles de l'attaque du Manoir Potter étaient arrivées. Les Mangemorts étaient presque tous morts, Bellatrix avait été faite prisonnière et son coffre ouvert par une jeune femme se faisant passer pour elle et accompagnée de Sirius. Voldemort en était maintenant persuadé, il y avait un traitre. Regulus avait essayé de prévenir Severus et Narcissa, mais il ne parvint pas à échapper à l'étroite surveillance de sa mère.
Dès le lendemain, ses parents reçurent un message d'Abraxas, une réunion se tiendrait au manoir Malfoy. Ils s'y rendirent immédiatement, laissant Regulus seul. Voilà pourquoi il se tenait devant cette bibliothèque. Il attendait leur retour, il avait peur, il s'impatientait. Il entendit un bruit dans son dos et se retourna. Devant lui se tenait ses parents, ils étaient accompagnés d'Abraxas et de Pettigrow qui se tenait légèrement en retrait. Regulus eut un mouvement de recul et butta contre la bibliothèque, il glissa sa main dans sa poche et rencontra le bois sec de sa baguette. Le rat l'avait dénoncé, il en était certain, sinon, pourquoi Abraxas se tiendrait-il devant lui, baguette en main. Sa mère s'approcha de lui, il crut déceler de la déception dans ses yeux. Elle pointa un regard accusateur sur lui, le traita de traître, lui demanda pourquoi il avait choisi la même voie que Sirius, ce fils indigne, ce traître à son sang. Derrière elle, Pettigrow ricanait en silence. Le premier sort jaillit de la baguette de son père, le propulsant à l'autre bout de la pièce. C'était pour ça qu'Abraxas les avait suivi, il devait le ramener à Voldemort, mais il devait aussi s'assurer que ses parents ne le tuent pas avant. Regulus encaissa les coups, plusieurs fois la douleur lui arracha un cri, il cherchait une faille, un moyen de riposter et de s'enfuir. Il ne pouvait pas transplaner, il devait sortir de la maison, se mêler aux moldus, il savait parfaitement que ni ses parents ni Abraxas ne le suivraient. Regulus se releva péniblement, il tituba jusqu'au couloir qui menait à la porte d'entrée. Sa mère lui cria quelque chose qu'il ne comprit pas. Il pivota face à ses parents et jeta un sort qui fit voler un mur en éclat. Il en profita pour sortir de la maison. La lumière du soleil l'éblouit. Il manqua de tomber. Les gens autour de lui l'évitaient et il ne comprenait pas pourquoi. Il s'effondra, il crut entendre le cri rageur d'Abraxas Malfoy. Il voulut se relever mais n'y parvint pas. Il sentit quelqu'un le hisser sur un banc, il l'entendit lui demander si ça allait, comment il s'appelait, s'il avait besoin d'un médecin. Regulus balbutia qu'il allait bien, qu'il devait prendre le bus, il poussa l'homme qui l'avait aidé à se relever et se dirigea tant bien que mal vers une des ruelles perpendiculaires à la rue. Il s'adossa à un mur et agita sa baguette devant lui. Quelque secondes plus tard, le Magicobus apparaissait. Le contrôleur le regarda d'un air soupçonneux, Regulus lui tendit le double de ce qu'un trajet jusqu'à Gordric's Hollow coûtait. Il s'assit dans un coin où personne ne pourrait le voir et ferma les yeux. Un peu plus tard, il sentit quelqu'un le secouer, il était arrivé, il devait descendre. Il se traîna jusqu'au Manoir des Potter, la douleur devenait de plus en plus vive. Il aperçut des aurors devant le portail. Il s'approcha d'eux, parvint à bafouiller le nom de Sesilina avant de s'écrouler au sol.
OoOoO
Dumbledore s'apprêtait à leur dire quelque chose lorsqu'un coup retentit à la porte, un cri étouffé laissa entendre le nom de Sesilina. Cette dernière fronça les sourcils et se précipita vers la porte, elle l'ouvrit à la volée et tomba nez à nez avec un des aurors, il bafouilla quelque chose a propos de Regulus Black. Sesilina ne saisit qu'une chose, il était là, il était blessé, il voulait lui parler. Elle dévala les marches quatre à quatre, aussitôt imitée par ses deux frères. Elle déboula dans le salon. Regulus était allongé sur ce qu'il restait du tapis, du sang maculant ses vêtements. James semblait vouloir empêcher Sirius de s'approcher. Ce dernier avait un regard noir, fermé, à Sesilina il rappelait celui de son père, le regard qu'il avait à sa sortie d'Azkaban. Regulus tourna la tête vers elle. Elle se précipita vers lui, tomba à genoux, l'empêcha de parler. Elle palpa les différentes blessures, une seule l'inquiétait, elle était profonde et le sang coulait abondement. Elle fit alors une pression sur la plaie tout en incantant une formule de guérison. Elle devait y arriver, elle ne devait pas échouer, Regulus ne devait pas mourir, elle lui avait promis un avenir, elle devait tenir sa promesse. Sous ses mains elle sentait son cœur battre de plus en plus faiblement. Elle posa son regard sur le visage de Regulus, sa peau était de plus en plus blanche. Elle sentit plus qu'elle ne vit Amaël s'agenouiller à ses côtés, sur ses joues une larme coula. Sesilina le savait, il pensait à la même chose qu'elle, il pensait au jour où Hermione était morte. La main de Regulus se posa sur celle de Sesilina, il lui fit un faible sourire et murmura quelque chose à propos d'Ayona. La louve avisa une chaîne en vieil or entre les doigts du Serpentard, elle la prit entre ses doigts. Regulus murmura quelque chose qu'elle ne comprit pas. Elle sentit des bras la soulever et l'éloigner du jeune Black. Elle vit sa grand-mère s'agenouiller à ses côté et tenter de le sauver. Sesilina essaya de se débattre, en vain. Regulus tourna la tête vers elle et, de nouveau, il lui fit un sourire, puis sa tête tomba sur le sol, inerte. Sesilina eut envie de hurler, ce n'était pas sensé se passer comme ça, il aurait dû vivre, ils devaient tout changer, il ne devait pas mourir.
Lorsqu'il avait entendu le nom de Regulus, Amaël avait aussitôt dévalé l'escalier à la suite de sa sœur, Yuzel sur ses talons. Puis ce qu'il avait vu en arrivant dans le salon fit remonter en lui les douloureux souvenirs qu'il avait voulu enfouir au plus profond de sa mémoire.
OoOoO
Ron, Sélénia, Neville, Luna et lui étaient partis en reconnaissance, ils avaient laissé Hermione et Ginny à la planque. Harry le savait, sa meilleure amie aurait dû partir en France mais elle avait ardemment refusé, avait avancé des arguments d'une telle manière qu'ils ne pouvaient qu'accepter son choix. Alors à contre cœur ils avaient dit oui. Mais il avait un mauvais pressentiment, un très mauvais pressentiment. Ils auraient dû rencontrer des Mangemorts mais ils n'en avaient vu aucun. Sélénia aussi était inquiète et bien qu'elle ne le montrait pas Harry pouvait le sentir. Le jeune Griffondor les pressa de rentrer, ils avaient ce qu'ils étaient venus chercher, ils n'avaient pas besoin de s'attarder plus longtemps. Dés qu'ils approchèrent de la planque, ils surent qu'il s'était passé quelque chose. Harry se précipita à l'intérieur, les autres sur ses talons. C'est là qu'il la vit, Hermione, allongée sur le sol, maculée de sang, et Ginny, agenouillée à côté d'elle, tentant désespérément d'endiguer l'hémorragie. Ron tomba à genoux dans un hurlement de douleur. Sélénia le bouscula, poussa Ginny et tentant de sauver Hermione et le bébé. Harry s'agenouilla à côté de Ron, voulut le prendre par les épaules mais le rouquin le repoussa furieusement. Ginny avait les yeux posés sur ses mains, couvertes du sang de sa meilleure amie, de sa sœur. Harry l'attira dans ses bras, la rousse enfouit son visage contre son épaule. Il jeta un rapide coup d'œil à Sélénia, elle passa ses doigts sur les paupières d'Hermione, ferma ses yeux, à jamais. Ron hurla de rage, cria à la vengeance. Il accusa Sélénia de l'avoir abandonné, il voulut la frapper mais un sanglot de rage l'en empêcha.
OoOoO
Regulus souffla quelque chose dont Amaël ne comprit que quelques mots, à propos d'une trahison, à propos d'un rat. Une rage sourde explosa au fond de la poitrine du Griffondor. Queudver, une fois de plus c'était sa faute, une fois de plus il avait trahi. Il entre aperçut Elicia qui lui fit un signe rapide de la tête. Elle prenait le relais. Amaël se releva, il saisit sa sœur par le bras et la tira en arrière. Elle essaya de se débattre, en vain. Il posa son regard sur Regulus, le Serpentard souriait, puis sa tête heurta le sol. Sesilina se débâtit de plus belle, Amaël le savait, elle voulait crier vengeance, elle voulait hurler à tous qu'il n'aurait pas dû mourir mais sa voix s'écrasait contre ses lèvres closes. Elle pivota et cacha son visage contre le torse de son frère. Amaël la serra contre lui, passant une main ensanglantée dans ses cheveux. Il ne fit pas attention à Sirius qui détourna le regard avant de sortir précipitamment du salon. Il ne fit pas non plus attention à Yuzel qui se pencha sur Regulus et lui ferma les yeux.
James venait d'assister à la scène dans une sorte d'état second. Lorsque Sirius quitta la pièce, il le suivit rapidement, sentant la main de Lily glissait le long de son bras. Lorsqu'il rejoignit le jeune Black, ce dernier frotta rageusement sa joue, comme pour effacer les larmes qui y avaient coulé. James s'assit à côté de lui.
Le pire, c'est que j'étais aveuglé par la haine que j'avais pour mes parents, j'étais persuadé de le haïr.
C'est, enfin, c'était ton frère Pat', je suis sur qu'il savait qu'au fond de toi tu l'aimais.
Tu dis ça pour me faire plaisir, j'ai l'impression que même Sesilina est plus touchée que moi. Pourquoi je l'ai rejeté, pourquoi je ne l'ai pas aidé quand il a eu besoin de moi ? S'il est venu ici, s'il a demandé à voir Sesilina, c'est parce qu'ils lui avaient promis de l'aider. Pourquoi j'ai pas pu voir qu'il voulait changer ?
Tu ne pouvais pas le savoir, il se tenait à l'écart de nous, les seuls élèves extérieurs à Serpentard qu'il a approché ce sont les Triplés.
Mais pourquoi eux ?
Sirius enfouit sa tête dans ses mains. Il se sentait coupable. Il n'avait pas pu aider son frère, il n'avait pas pu le protéger. Il avait perdu sa confiance et jamais plus il ne la retrouverait. James posa une main sur l'épaule de Sirius. Ce serait dur, il le savait mais Sirius surmonterait tout ça, il en avait la force. Il entendit la porte s'ouvrir à la volée, il vit Sesilina sortir du salon précipitamment, ses frères sur les talons. Son visage et ses cheveux étaient couverts de sang, de même que ses mains et son tee-shirt. Amaël aussi avait du sang plein les mains, il se précipita vers Sesilina. Aucun des triplés n'avaient remarqué sa présence et celle de Sirius.
Ce n'est pas ta faute.
Il n'aurait pas du mourir, on devait changer ça aussi. On devait le sauver, le protéger.
Qu'est-ce qu'il a dit ? Demanda soudain Yuzel.
Je ne sais pas….
Il a parlé d'un rat et de trahison, il ne peut s'agir que de Queudver.
Il a parlé d'autre chose ?
Il m'a demandé de donner ça à Ayona. Annonça Sesilina en agitant un collier.
Je crois qu'il a parlé d'une attaque, contre Poudlard.
Il n'a pas dit quand ?
Non mais après tout c'est logique, c'est le seul moyen de pression qu'à Voldemort. Il sait que ni le ministère ni Dumbledore ne laisseront Poudlard sans défense.
Quel rapport avec nous ?
Pettigrow a dû lui dire qu'on travaillait avec Dumbledore, ou un truc dans le genre.
Ce n'est pas Albus qu'il veut, c'est nous.
James bondit sur ses pieds, il se précipita vers les triplés et plaqua Amaël contre le mur. Sesilina essaya de dégager son frère mais le Griffondor la repoussa. Sirius s'était relevé d'un bond en hurlant, il n'avait pas entendu les triplés. Il ne comprenait pas pourquoi James avait réagit de cette manière. Son cri attira Remus, Lily, Dumbledore et les Potter.
Qu'est-ce qu'il se passe ?
C'est à eux de nous le dire ! Vociféra James.
Lâche-le immédiatement !
A contre cœur le Griffondor obéit à son père. Amaël se massa la gorge et s'éloigna de James.
Maintenant, vous allez nous expliquer ce qu'il se passe.
Je les ai entendu parler de Regulus, de quelque chose qu'ils auraient dû changer, qu'il n'aurait pas dû mourir. Puis ils ont parlé de Voldemort et de Peter. Ils l'ont accusé de nous avoir trahit.
Professeur, Sesilina pivota vers Dumbledore, Voldemort a prévu d'attaquer Poudlard mais on ne sait pas quand. On doit récupérer Severus et Narcissa, eux sauront. Si Voldemort a appris pour eux ils sont morts. On doit aller les chercher !
Sesilina vous devez comprendre que la situation est délicate et….
Je comprends professeur mais vous savez ce qu'il pourrait se passer si Narcissa venait à mourir. On doit la récupérer et maintenant.
Albus hocha la tête avec un air songeur. Il jeta un rapide coup d'œil à Yuzel, puis son regard se posa de nouveau sur Sesilina. Cette dernière chuchota quelque chose à son frère qui transplana. William voulut le faire suivre par des Aurors mais Dumbledore le lui déconseilla. Les Potter et les Maraudeurs accusèrent le coup, Albus écoutait les triplés.
Albus, que se passe-t-il ?
Je crains que ces jeunes gens n'aient raison sur tout. Mr Pettigrow est effectivement passé du côté des Mangemorts.
Comment pouvez-vous croire ça ? Explosa James. Ils ne font que nous mentir depuis le début. Ils mentent même sur leurs identités.
Sesilina jeta un regard à son frère et s'avança vers James.
C'est vrai, on vous ment, depuis le début. Mais nous ne devrions pas être là, notre arrivée était un accident. On essayait d'échapper à une menace. Et cette menace c'est Voldemort. Mais on sait également comment le détruire. Alors, tu peux choisir de ne pas nous faire confiance. Mais sache qu'on est votre seul espoir. Une prophétie va être énoncée, une prophétie qui dira que seul Amaël peut détruire Voldemort, une prophétie qui dit ceci, « l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eux ne peut survivre tant que l'autre vivra ». On n'a pas le choix James, il n'a pas le choix. Tout à l'heure, on vous a parlé des Horcruxes et je sais que Lily et Remus sont au courant depuis bien plus longtemps.
Sesilina pivota vers les deux Griffondor afin de leur demander ce qu'ils avaient trouvé. Lily rougit et baissa la tête, Remus se racla la gorge.
Pas grand-chose à vrai dire. Juste qu'un Horcruxe visait à diviser son âme en deux.
C'est exact. Sauf que Voldemort n'a pas divisé son âme en deux mais en sept. Ou du moins c'est ce qu'il compte faire, on sait qu'à l'heure actuelle Nagini n'est pas encore un Horcruxe mais il est évident qu'avant de tuer Voldemort on va devoir le tuer lui aussi, par sécurité. On sait également qu'Amaël est l'un de ses Horcruxes et qu'il devra mourir, avant de pouvoir détruire une bonne fois pour toute Voldemort. Je sais…. Ça peut paraître absurde mais j'ai le moyen de le tuer et de le faire revenir à la vie. C'est dangereux, ça pourrait ne pas marcher mais il est prêt à prendre le risque. Tout ça pour vous James. Alors ne nous prend pas pour tes ennemis. Queudver est un Mangemort, il était prêt à vous trahir pour Voldemort
C'est impossible !
James jeta un regard haineux vers les triplés. Il ne comprenait pas pourquoi ils disaient ça, pourquoi ils accusaient leur ami. Il pivota vers les Maraudeurs, comme pour chercher du soutien. Mais ce ne fut pas le cas. Lily et Remus semblaient réfléchir à quelque chose, et Sirius, Sirius se trouvait assis à côté de Regulus, il ne prêtait aucune attention à ce qu'il se passait autour de lui. Il se sentait coupable et sa culpabilité pouvait presque se voir à l'œil nu. De nouveau il jeta un regard à Lily et Remus. La rousse avait les sourcils froncés et murmurait quelque chose au Loup. Elle se tourna vers les triplés et voulut ouvrir la bouche, mais James l'en empêcha.
Ne me dis pas que tu crois ces sottises ?
James…. Peter n'était plus avec nous, il disparaissait en permanence, il ne venait même plus pendant les vacances, il aurait dû être là.
Mais…. C'est impossible, il ne nous aurait pas trahit.
James…. Commença Amaël d'une voix douce. Je sais que ce n'est pas facile à croire, je sais que c'est ton meilleur ami, mais c'est un être faible, il ne recherche que la protection. Il m'a déjà supplié pour que je le protège, pour rester en vie….
Amaël. Tais-toi ! La voix de Sesilina avec retentit avec force. Tu en dis trop.
De toute manière, ils apprendront bientôt la vérité. Je suis un Horcruxe, tu va devoir me tuer et me ressusciter, tu sais aussi bien que moi ce qu'il va se passer.
L'annonce jeta un froid. James resta bouche bée. Sesilina ferma les yeux et se passa les mains sur le visage et fusilla son frère du regard. Sirius s'était levé d'un seul coup et s'était approché du petit groupe.
Qu'est ce que tu viens de dire ? Tu vas devoir le tuer et le ressusciter.
Oui, mais ça à l'air moins terrible qu'il n'y paraît…. Enfin je crois.
Vous allez devoir utiliser la magie noire.
Non, écoutez, je sais que ce n'est pas évident, surtout quand vous savez qu'on sait certaines choses capitales. Mais vous devez nous faire confiance.
James allait répondre mais c'est le moment précis que choisit Yuzel pour réapparaître, soutenant Narcissa. A peine quelques secondes plus tard, il fut imité par Severus. Le Serpentard avait une légère blessure à la tête, un filet de sang s'en été écoulé. Lorsqu'elle aperçut le corps de Regulus, Narcissa repoussa Yuzel et tituba jusqu'au jeune Black. Elle s'agenouilla à côté de lui et lui passa une main sur les cheveux. Elle étouffa un sanglot. Sirius s'approcha d'elle et lui posa une main sur l'épaule. Il l'aida à se relever et l'amena s'asseoir auprès d'Elicia qui commença à soigner sa blessure à la jambe.
Que c'est-il-passé ? Demanda rapidement Amaël.
La même chose que pour Regulus. Annonça Severus en jeta un regard vers le corps de son condisciple. Sauf qu'on a eu plus de chance.
Comment ça ?
Ils s'en sont pris à moi en premier, Lucius à refuser qu'on s'en prenne à Narcissa. Ils sont venus me chercher chez moi. J'ai réussi à me défendre et c'est à ce moment là que Yuzel est arrivé. Ensuite on est allé chercher Narcissa. Lucius a eu moins de scrupule quand il a vu qu'elle essayait de s'enfuir. On a surtout eu beaucoup de chance que Yuzel connaisse tous les passages secrets du Manoir Malfoy. C'est comme s'il y avait grandi.
Remus fronça les sourcils. Il venait de comprendre ce qu'il n'allait pas. Les triplés ne se perdaient pas, jamais, ils connaissaient les passages secrets de Poudlard, les pièges, ils savaient comment réagir avec chaque fantôme et depuis le début Sesilina et Amaël avaient haï Peter. Et maintenant Yuzel savait parfaitement se repérer dans un manoir qu'il n'était sensé n'avoir jamais vu. Voldemort, les Horcruxes, leur avance sur les Aurors, sur Dumbledore. Leurs véritables identités qu'ils cachaient. Leur inquiétude quand à la possible mort de Narcissa. La réaction de Sesilina à la mort de Regulus « on devait changer ça aussi ». Pourquoi avait-il mis autant de temps à s'en rendre compte, à assembler les morceaux. La voix de Rogue le sortit de ses pensées. D'après lui, les triplés n'avaient plus le temps. Voldemort préparait une attaque, contre Poudlard, car selon lui s'était le meilleur moyen d'attirer Dumbledore et les triplés, attaquer un lieu qu'ils voulaient protéger. Severus parla également de Peter, ce qu'il dit ne plu pas à James, ni aux Maraudeurs. Il était devenu un Mangemort, il avait d'abord été choisi pour espionner la famille Potter. Sesilina posa son regard sur ses frères. Elle le savait, elle devait détruire le dernier Horcruxe maintenant.
Comment allez-vous faire ?
Et bien…. De toute manière vous vous rendrez compte assez rapidement de qui nous sommes. Donc euh…. De là ou l'on vient, je suis une Guérisseuse.
L'aveu de Sesilina ne faisait que confirmer ce que Remus soupçonnait. Il croisa le regard de Lily, il le savait, elle aussi avait deviné.
Chaque Guérisseuse a un don qui lui est propre. J'ai la capacité de voler la magie des gens. C'est mortel. Mais il y a un processus qui consiste à enlever toute la magie d'un sorcier et de la lui redonner par la suite. Euh…. C'est dangereux, et douloureux…. Et c'est très risqué. Mais on n'a pas vraiment le choix. Alors….
Tu te sens de le faire maintenant ?
Sesilina hocha la tête. Elle posa une main sur l'épaule d'Amaël et lui fit un faible sourire. Elle demanda la permission à William d'utiliser son bureau. Il accepta, à la condition d'être présent. Il se méfiait toujours d'eux. Il les conduisit jusqu'à son bureau. Bien entendu, James, Lily, Remus et Yuzel les suivirent. Sirius, quant-à-lui refusa de les suivre. Il devait rester avec sa cousine.
Sesilina fit apparaître des bougies qu'elle organisa en un large cercle. Elle s'assit au centre en tailleur et demanda à Amaël de la rejoindre. Ce dernier s'allongea sur le sol et posa sa tête sur les genoux de Sesilina. Il plongea son regard dans le sien et y perçut une lueur d'inquiétude. Il lui sourit et lui prit la main. Il lui faisait confiance, en souriant il ajouta qu'il était prêt à lui confier sa vie. Sesilina leva les yeux au ciel. Elle plaça ses mains sur les tempes d'Amaël, les bougies autour d'eux s'allumèrent. Sesilina baissa la tête et commença à réciter une incantation dans une langue que personne ne comprit. Soudain un halo entoura le frère et la sœur. Les muscles d'Amaël se contractèrent, une grimace de douleur déforma son visage. La magie semblait s'évaporer du corps d'Amaël et encercler Sesilina. Le Griffondor sembla s'affaisser, sa tête bascula sur le côté, dévoilant la cicatrice qu'il avait sur le front. Une sorte de fumée noire semblait s'échapper de la cicatrice. Soudain, Sesilina ouvrit les yeux, ils étaient entièrement bleus. Le ton de sa voix changea, la magie glissa le long de ses bras, de ses mains, de ses doigts, elle glissait le long du corps d'Amaël.
Et là, il se passa quelque chose, quelque chose qui surpris toutes les personnes qui assistaient à la scène. Les visages de Sesilina et Amaël se mirent à changer.
A suivre.
Il parait que j'ai été horrible en m'arrêtant là?
A bientôt
Eliane
