Bonsoir, voici enfin le chapitre 20 (qui sera le dernier de cette fic), je l'ai fini depuis un long moment (au moins depuis septembre) il est corrigé depuis tout ce temps, je l'avais juste oublié (non, non, je ne suis pas stressée par mes cours).

Donc voilà, une partie n'a pas été corrigé, et j'ai eu un peu de mal (beaucoup même) à l'écrire.

en espérant que vous ne m'ayez pas lâché en cours de route par désespoir, bonne lecture ^^.

Chapitre 20 :

Cela faisait maintenant quatre jours. Quatre jours que Harry et Sélénia étaient à l'infirmerie, inconscients. Quatre jours que les Maraudeurs venaient prendre de leurs nouvelles. Quatre jours que Yuzel avait passés à l'infirmerie à veiller sur eux, sur Sélénia. Quatre jours, quatre longs jours depuis la fin de la bataille, depuis que Voldemort avait été détruit. Quatre jours. Alors, à l'aube du cinquième jour, Drago crut rêver lorsqu'il entendit la voix de Sélénia. Un murmure, à peine audible, mais un murmure. Il se leva de sa chaise rapidement et se précipita au chevet de la jeune femme. Elle entrouvrit les yeux, comme si soulever ses paupières lui broyait toutes ses forces. Drago ne put résister, il se pencha vers elle, la souleva et la serra contre sa poitrine. Une larme roula sur sa joue. Il avait cru la perdre. Sélénia semblait être une poupée de chiffon entre ses bras. Il la reposa sur le lit, elle esquissa un faible sourire. Drago se précipita vers la chambre de Pomfresh, la réveilla, lui ordonna de venir. Elle ausculta Sélénia. Elle devait se reposer, la magie avait failli la tuer, les souvenirs aussi. Alors Drago se posta de nouveau sur la chaise qu'il n'avait que rarement quittée depuis maintenant cinq jours, et regarda le visage apaisé de la jeune femme.

OoOoO

Des flashes. Les souvenirs éclataient dans son esprit comme des flashes. Puissants. Violents. Douloureux. Les nouveaux se mêlaient aux anciens. Les douloureux aux heureux. Ce qu'avait été sa vie à ce qu'elle aurait pu être. Il avait envie de hurler. Il avait envie de mourir. Il avait l'impression que son crâne allait exploser, son esprit se disloquer sous l'afflux des souvenirs. Il voulait se réveiller, il voulait ouvrir les yeux, en vain. Comme si ses paupières avaient été scellées. Puis un son parvint jusqu'à ses oreilles. Se fraya un chemin entre les souvenirs. Il la reconnut, la voix de Sélénia. Alors, il ouvrit les yeux.

OoOoO

Sélénia ouvrit les yeux péniblement. Elle croisa le regard acier de Drago. Il la serra dans ses bras. Elle voulut se dégager, voir comment allait Harry, mais elle n'y parvient pas. Le Serpentard la reposa sur le lit. Presque aussitôt elle ferma de nouveau les yeux et sombra dans un sommeil sans rêve. Lorsqu'elle rouvrit les yeux une lumière douce inondait la pièce où elle se trouvait. Elle se redressa en grimaçant. La douleur était toujours présente, elle semblait irradier chaque partie de son corps. Sélénia grimaça. Jamais elle n'avait ressenti ça, même lorsqu'elle était captive de Voldemort. Elle regarda autour d'elle. Elle se trouvait à l'infirmerie de Poudlard, ça, elle en était certaine. Elle entreprit de se lever. Bascula sur le sol et se retrouva à genoux. Elle se redressa, chancela, mais finit par trouver un semblant d'équilibre. Elle tituba jusqu'au lit en face d'elle. Sélénia se hissa sur le rebord et regarda Harry. Ses traits étaient marqués, par la douleur, par l'épuisement. Comme s'il essayait de lutter contre les souvenirs qui l'assaillaient. Elle le savait, elle avait ressenti la même chose. Elle passa une main sur son visage.

Miss Black !

Le cri de Pomfresh la fit sursauter. Elle se retourna. Peut-être un peu trop vite, le paysage autour d'elle se mit à tourner. Elle manqua de s'effondrer, mais l'infirmière la rattrapa. Elle la guida jusqu'à son lit. La fit asseoir et l'ausculta de nouveau.

Je vais bien.

Non, vous avez failli mourir vous et votre frère.

Ce n'est pas mon frère.

Peut-importe. Si Elicia n'avait pas était là, vous seriez morte. Maintenant restait tranquille.

Depuis combien de temps on est là ?

Environ une semaine. Vous vous êtes réveillée il y a deux jours, mais vous avez sombré presque aussitôt.

Harry ?

Il va mal. Il ne s'est pas réveiller depuis que vous êtes arrivés. Il est dans une sorte de coma.

Il faut que je le vois, que je sois à ses côtés quand il se réveillera.

Pour l'instant vous restez tranquille. Et ne bougez pas. je vais prévenir Dumbledore de votre réveil.

Sélénia attendit que l'infirmière soit sorti avant de se lever et de tituber vers le lit de Harry. De nouveau elle s'assit sur le lit. De nouveau elle passa sa main sur la joue du jeune Griffondor. Elle sentit la magie affluer, comme avant, lorsqu'elle n'était qu'apprentie, lorsqu'elle ne contrôlait rien. Puis plus rien, comme si la source de magie au fond d'elle s'était tarie. Une vague d'angoisse l'envahie. Elle chercha la louve, ne la trouva pas. De nouveau l'angoisse. Sa main se referma sur celle d'Harry. Elle l'appela, elle avait besoin de lui, il devait se réveiller. Harry ouvrit les yeux. Un sourire s'étala sur ses lèvres. Il se redressa avec l'aide de Sélénia. Il encercla le visage de la jeune femme avec ses mains. Elle posa son front contre le sien. Harry prit Sélénia dans ses bras, la serra contre lui.

J'ai cru te perdre.

Moi aussi….

La louve… elle n'est plus là.

Harry relâcha son étreinte et posa son regard sur Sélénia. Il essuya une larme sur la joue de la jeune femme. Une larme. La première qu'il lui voyait verser. « Les Guérisseuses peuvent pas pleurer » lui avait-elle dit. Pourquoi, il ne le savait pas. Ce qu'il savait en revanche c'est que cette seule larme avait le pouvoir d'anéantir Sélénia.

OoOoO

Tous se remettaient, petit à petit. Les examens avaient été repoussés. La plupart des élèves étaient rentrés chez eux. Ceux qui avaient décidés de rester à Poudlard s'étaient, pour une grande majorité, plongés dans leur cours, pour mieux oublier, ou du moins, essayer. Les Maraudeurs étaient eux aussi resté à Poudlard, une entente cordiale s'était installée entre eux, Severus et Narcissa. Chaque jour ils allaient à l'infirmerie, prendre des nouvelles des deux Griffondors, mais également pour tenir compagnie à Drago, le forcer à manger, à boire, et même à dormir. Aussi étaient-ils fiers de la victoire qu'ils avaient remportée en parvenant à faire sortir Drago de l'infirmerie. Le petit groupe se trouvait sur les bords du lac lorsque Yael accourut vers eux.

Sélénia s'est réveillée, j'ai pensé que vous voudriez la voir.

Drago bondit sur ses pieds avant de se précipiter vers le château. En arrivant devant l'infirmerie, le jeune Malfoy manqua de percuter Elicia, s'excusa rapidement et ouvrit la porte à la volée. Sélénia sursauta, elle pivota vers la porte et croisa le regard de Drago. Dans ses yeux se lisait un mélange de tristesse et de déception. Puis, elle aperçut Elicia. Elle se laissa tomber du lit, sentit les bras de Harry se refermer sur elle. Elle se dégagea violemment.

Vous n'aviez pas le droit de me faire ça. VOUS N'AVIEZ PAS LE DROIT !

Tu allais mourir, je n'avais pas le choix, je devais te retirer cette magie.

Mais vous n'aviez pas le droit de m'enlever la louve !

Harry tenta de rattraper Sélénia, mais de nouveau elle le repoussa. La jeune Black s'avança vers sa grand-mère et jeta sur elle un regard empli de rage.

Vous n'aviez pas le droit de me l'enlever.

On ne te l'as pas enlever, c'est quelque chose que l'on ne peut pas faire. Si la louve disparaît ou vient à mourir, alors la Guérisseuse meurt.

ALORS POURQUOI EST-CE QUE JE NE LA SENS PLUS ?

C'est normal, c'est comme…. si tu étais revenu au stade d'apprentie.

Je l'ai toujours sentie, toujours, même quand j'étais apprentie….

Une larme roula sur la joue de la jeune femme. Harry la saisie par le bras, et l'attira vers lui. Cette fois, elle ne résista pas. Elle avait besoin de lui. Il amena Sélénia jusqu'à son lit et la fit s'asseoir.

Est-ce qu'on peut rentrer chez nous ?

La question avait fusé, percutant chaque personne présente. Drago semblait s'être pris une gifle, en deux semaines, l'idée ne lui avait pas traversée l'esprit. Elicia fit un peu en avant, c'était la première fois qu'Harry la voyait hésiter. Il ferma les yeux quelques secondes, puis son regard passa de Sélénia à Drago, eux aussi avait compris.

On a utilisé les stèles. Nous devions confirmer notre idée première. Harry, Sélénia, vous avez récupéré de nouveaux souvenirs, c'est ce qui, associé à ce surplus de magie, a manqué de vous tuer. En revanche, Drago n'a pas hérité de nouveaux souvenirs, ce qui sous-entend une non naissance. Ça, plus le fait que vous ayez tué Voldemort….

On peut rentrer ou pas ? La coupa sèchement Sélénia.

Non, vous avez changé trop de chose, vous n'y avez plus votre place.

Comment c'est possible ? Demanda soudain Lily. Je veux dire, s'ils restent là, ils ne peuvent pas être là-bas ?

Jouer avec le temps est quelque chose de compliqué et de dangereux. En créant un autre futur, ils ont en quelque sorte créé des copies d'eux-mêmes. Vous voyez ce que je veux dire.

Oui, je crois. En fait, ils ne peuvent pas y retourner parce qu'ils y seraient en double.

Pour faire simple, c'est ça.

Il y eu un silence, ou se mêlait un sentiment de gêne et d'inquiétude. De la gêne de la part des Maraudeurs, car ils ne savaient pas comment remercier les triplés d'un tel sacrifice. De l'inquiétude de la part des triplés, car, même s'ils avaient toujours su qu'ils ne pourraient jamais rentrer chez eux, maintenant, c'était devenu quelque chose de concret, quelque chose de presque… effrayant.

Vous devez vous reposer, nous verrons ce que nous allons faire de vous plus tard. Trancha la voix de Dumbledore.

OoOoO

Une fois sortis de l'infirmerie, il avait été entendu que les triplés resteraient chez les Potter, juste quelque temps. Drago avait refusait, comme s'il savait qu'il n'avait pas sa place entre Harry et Sélénia. Il partit avec Severus et Narcissa. Les Guérisseuses, et plus particulièrement Elicia, prirent en charge les nouvelles identités des trois Griffondors.

Une fois arrivé au manoir, James et Lily parlèrent a Harry, longuement, essayant de le découvrir un peu plus chaque, comme pour se rapprocher de lui, le comprendre. S'il avait accepté de leur parler, il refusait d'aborder son histoire, leur histoire. Les seuls fois ou le couple avait abordé la question, un voile de tristesse avait traversé le regard d'Harry. Lily avait alors compris qu'il voulait les protéger, leur épargner la douleur qu'il avait enduré. Elle avait alors ressentit une immense tristesse, pour ce garçon, qui, elle le savait, n'était pas son fils, mais aurait pu l'être. Alors, elle se promit, comme pour réparer une erreur qu'elle n'avait pas commise, que son fils, son futur fils, ne souffrirait jamais, n'aurait jamais cet air triste en regardant ses parents.

Sirius quant à lui n'avait pas parlé avec Sélénia, il l'avait observé de loin, cette jeune femme qui aurait pu être sa fille. Cette jeune Guérisseuse à qui l'on avait enlevé ce qui la maintenait en vie. Il l'avait observé parler avec Harry et les autres, se déplacer, esquisser un sourire. Il avait observé son visage et les traits qui le composaient, son attitude. Il y avait retrouvé des airs des filles Black, mais également une ressemblance avec la jeune apprentie, Yael, à qui il n'avait toujours pas parlé. Remus était venu le voir, lui avait demandé pourquoi il n'allait pas la voir. Sirius ne sut pas quoi lui répondre, lui-même ne savait pas pourquoi il était incapable de lui parler. Puis, il finit par aller s'asseoir à côté d'elle. Il ne savait pas quoi lui dire.

Tu comptes rester assis là sans rien dire ?

Euh…. Non.

Tu en as mis du temps, James, Lily et Ayona sont en permanence en train d'assaillir Harry de question.

C'est sans doute parce qu'il trouve la situation normale.

J'en doute. Tu veux savoir quelque chose en particulier ?

Non. Habituellement je suis très curieux, mais là, je pense que je n'ai pas envie de savoir, je préfère attendre de voir par moi-même.

Bonne idée, puis, tu n'aurais pas tiré grand-chose de moi.

Sélénia, ça va ?

Comment ça ?

Avec la Louve et toute cette histoire, j'ai cru comprendre que ça t'avais pas mal chamboulée.

Oui, mais maintenant ça va, je la sens à nouveau, elle est là, tapis au fond de moi, c'est le principal.

Sirius hocha la tête, se leva puis se dirigea vers le manoir, laissant Sélénia contempler le cercle éclatant que la lune traçait dans le ciel. Il croisa Harry qui lui fit un sourire. Sirius pivota sur lui-même et regarda le jeune homme s'asseoir à côté de Sélénia. Cette dernière s'appuya sur son épaule. Sirius esquissa un sourire et regagna l'intérieur du manoir.

OoOoO

Harry et Sélénia se tenait face au manoir, des sacs se trouvaient à leurs pieds.

Tu penses qu'on a fait le bon choix ?

Est-ce qu'on a réellement le choix ? On a tout changé, on n'a plus notre place ici.

La voix de Sélénia se brisa. Harry la prit dans ses bras. Ils ramassèrent leurs sacs à dos puis franchirent le portail. Sélénia jeta un dernier regard vers le manoir. Harry lui pris la main.

On peut faire demi-tour. Il n'est pas encore trop tard.

Non. C'est juste que….

Je sais, mais ne t'en fais pas, tant qu'on est ensemble il ne nous arrivera rien.

Sélénia esquissa un sourire que lui rendit Harry. Après un tout dernier regard au Manoir Potter, ils s'enfoncèrent dans les rues de Godric's Hollow.

OoOoO

En se levant Sirius remarqua que la chambre d'Harry était vide, il se dirigea vers celle de Sélénia, et trouva la porte grande ouverte. Il pénétra à l'intérieur. Le lit était fait, et l'armoire grande ouverte, vide elle aussi. Sur le bureau se trouvait un coffrait en bois. Sirius partit chercher Lily, James et Remus. Une fois arrivé dans la chambre James ouvrit le coffret. Ce dernier émit un « clic », puis il sembla se séparer en plusieurs compartiments. Chacun d'entre eux contenaient des dizaines de fioles dans lesquelles semblaient flotter des filaments argentés.

Qu'est-ce que c'est ? Demande Lily.

Remus, les traits tirés par la pleine lune et l'effort qu'il avait fourni pour s'entendre avec le loup, s'approcha lentement du coffret. Il saisit l'une des fioles et la fit rouler sur la paume de sa main, puis il remarqua l'étiquette qui l'ornait.

Qu'il y-a-t-il d'écrit ?

Sirius et Yael, Juin 1979. Ce sont des souvenirs.

Remus avisa une coupelle d'argent dans un coin du coffret. Il s'en saisit et le posa sur la table. Il jeta un rapide coup d'œil aux maraudeurs. Lily hocha rapidement la tête, elle fut aussitôt imitée par James et Sirius. Remus ouvrit la fiole, et versa les souvenirs dans la coupelle, qui devint presque immédiatement une Pensine. Les Maraudeurs se regroupèrent autour d'elle et y plongèrent. Alors, les images inondèrent les maraudeurs, et devant eux défila ce qui aurait pu être leur vie.

Fin

Et voilà!

Une suite ou pas? l'idée trotte dans ma tête depuis un long moment, certains morceau sont d'ailleurs presque écrit, donc on verra bien.

En tout les cas, merci à tous de m'avoir suivi jusqu'au bout!

Eliane