Bonsoir les gens ! Tout d'abord, je m'excuse du retour que j'ai pris...je sais que j'avais promis un second chapitre assez rapidement (dans les réponses personnelles aux commentaires). Je voulais encore une fois vous remercier de me suivre ou de réagir à cette fanfic, cela me fait vraiment plaisir.

Pour ce qui est du prochain chapitre, je suis désolée, je ne sais pas encore quand je pourrais trouver le temps de le faire. Mais pas de panique, je ne lâche rien. Sur ce, je vous laisse, bonne lecture, et encore merci.

Bien sur, les personnages ou l'univers d'Assassin's Creed ne m'appartiennent en rien.

Chapitre 02: Un songe du future.

1506 Rome:

Ezio était assis dans son lit, le regard perdu dans le vide. C'est immobile, qu'un novice le trouva. L'homme, âgé d'une petite vingtaine d'années, était entré dans la chambre du Mentor, lorsque celui-ci ne répondit pas la troisième fois qu'il frappa. Il n'osait pas s'avancer vers Ezio, comme c'était la première fois qu'il le voyait dans un tel état. Le Mentor n'avait même pas remarqué son arrivée. Chose étrange alors qu'il était toujours en alerte. Ezio tourna enfin son regard vers le jeune assassin, qui se tenait toujours debout, près de l'entrée. Se levant lentement dans un premier temps, puis réalisant ensuite l'intrusion dans sa chambre, le Mentor fît alors signe au jeune homme de bien vouloir le laisser. Celui-ci s'exécuta sans se faire prier.

Pour Ezio, ce dernier rêve était plus étrange que les autres. Cette fois ci, il était certain qu'il avait pu capter l'attention de l'autre. Comme si finalement sa voix l'avait atteind. C'était là, bel et bien un progrès, même si le pourquoi du comment lui restait inconnu. Il avait pu établir un premier contact avec cet étranger. Il l'avait clairement vu tendre la main dans sa direction. Mais, étant encore trop ébêté par cette vision, Ezio n'avait pas saisit cette opportunité. Puis, il l'avait vu s'agiter, se parler à lui même. Seulement quelques mots de son monologue, lui étaient arrivés. L'un deux avait réussit à faire revenir sur Terre notre maître assassin. Le nom d'Altaïr avait été prononcé par cet homme. Cette révélation l'avait poussé à lui même s'exprimer. Il lui avait demandé son identité.

Prenant une profonde inspiration, Ezio se vida l'esprit quelques instants. Il devait faire comme de rien n'était. Car après tout, il n'y avait aucune raison de s'alarmer pour un simple rêve, et il avait déjà assez à s'occuper avec la reconstruction de Rome. Il allait faire comme tous les jours, et essayer de ne pas trop penser à cet inconnu.

New York de nos jours:

Desmond était comme toujours, dans l'Animus. Sa nouvelle journée avait passé à une vitesse incroyable. Pourtant, même si toutes les journées étaient épuissantes, Desmond ne semblait pas tout à fait présent, pour Rebecca. Elle avait remarqué que son ami était plus ou moins bizarre depuis quelques temps. Il ne cherchait pas à se rebeller contre son père, qui les avait rejoint, et qui dirigeait maintenant leur petite équipe, et ne cherchait pas non plus à répondre à Shaun lorsque celui-ci le provoquait. À vrai dire, il ne cherchait plus trop à intéragir avec eux depuis son réveil. Il ne parle pas plus que nécessaire, et part assez rapidement s'isoler. Elle avait conscience qu'elle n'avait, de son côté, pas non plus tenté de lui parler à coeur ouvert. La mort de Lucy les avait affectés, et Rebecca avait alors pensé laisser un peu respirer Desmond suite à ce drame. Elle savait que le jeune homme se sentait responsable, et voulait qu'il réagisse de lui même, qu'il ne pouvait se reprocher la disparition de leur amie. Mais visiblement, elle avait obté pour la mauvaise solution, vu que maintenant, il ne partageait même pas les choses les plus simples avec eux. Et aujourd'hui ne différait pas des autres jours, il n'était pas totalement présent, il était ailleurs. Elle espérait juste qu'il vienne enfin lui parler, se confier à elle à défaut de Shaun ou de ce père qui l'avait, autrefois, poussé à quitter la confrérie.

Elle l'observa, alors que ses mouvements étaient comme ralentis. Oui, Desmond semblait vraiment absent. Elle s'approcha de lui, et tendit la main vers lui, comme pour lui toucher l'épaule. Il ne remarqua pas le geste de la jeune technicienne. Elle n'entreprit plus aucune action, ne sachant pas comment réagir. Elle ignorait encore s'il ne lui en voudrait pas de le déranger, alors qu'il était dans son monde. Cela venait vraiment de plus en plus difficile, de continuer à travailler sans relâche, sans prendre le temps de bien faire le deuil d'une amie chère. Elle décida donc, à contre coeur, de ne pas montrer son inquiètude. Elle se retourna vers son "bébé" comme elle le disait si bien. Nier les problèmes allaient peut être les faire avancer plus vite vers leur but après tout. La course contre les templiers s'était incroyablement accélérée, et s'attarder sur des états d'âme, d'après les mots de William, n'allait que les conduire à leur perte.

OoOoOoO

Encore une fois, à sa sortie de l'Animus, Desmond eu la vue brouillée. Une nouvelle habitude dont il se serait bien passé. Cette machine allait vraiment le finir. Tout d'abord, des souvenirs sous forme de visions accompagnées de voix, puis des rêves, et maintenant c'était son regard qui était voilé. Même si ce n'était que l'espace de quelques secondes, c'était déjà bien assez pour convaincre Desmond qu'un nouveau problème s'ajoutait. Il soupira, puis cligna plusieurs fois des paupières.

Une fois sa vision plus ou moins adaptée au monde qui l'entourait, Desmond se dirigea vers ce qui leur servait de cuisine: deux ou trois malles entreposées, sur lesquelles se trouvaient des boîtes de conserve et une bouteille d'eau. Il avait grand besoin de boire. Mais malgré les trois verres qu'il venais de se servir, sa soif n'était pas étanchée. C'est au moment où il allait reposer son verre, qu'il remarqua le regard fixe de Rebecca sur lui. Elle affichait un visage neutre, et apparement ne comptait pas être la première à parler.

Il pouvait clairement voir qu'elle se faisait du souci pour lui. Mais malheureusement, même si pour lui sa folie était évidente, il ne voulait pas pour autant leur faire savoir que ça s'arrangeait pas. Il lui adressa néanmoins un petit sourire, puis s'éclipsa vite fait dans la salle voisine, afin d'être seul. C'est une fois dos au mur, qu'il regrettra presque de s'être enfuit. Se résignant à encore avoir une drôle de nuit, Desmond s'allongea, croisant les bras derrière sa tête.

-" Allez, c'est parti Ezio, va-t-on réussir à parler cette nuit ? " bredouilla-il en fermant fort ses yeux. Comme avoir ses rêves étaient inévitables, il allait essayer d'aller au bout. Et puisqu'il était fou, autant essayer d'avoir une conversation avec son ancêtre. Son imagination allait peut être faire qu'ils allaient bien s'entendre. Et Ezio était peut être celui à qui il voulait parler, si son inconscient s'obstinait à lui montrer... Il émit un léger grognement à cette pensée, trouvant soudain ridicule l'hypothèse qu'il s'était trouvée.

OoOoOoO

Comme il s'y attendait, Desmond se retrouvait encore une fois bien vite devant son arrière et quelque chose grand père. L'italien était fidèle au poste.

-" C'est terrible... je me trouve stupide dans mon propre rêve..." dit il à voix basse pour lui même " Bonsoir...? Ezio, je sais pas si tu m'entends ? Ou même me comprends..." il se gratta la nuque avant de recommencer à se parler tout seul " Je pense qu'il va parler ma langue puisque je l'imagine..."

Il nota un mouvement de la part d'Ezio, dans sa direction. C'était comme une hésitation de la part du Maître Assassin. Il le scrutait avec beaucoup d'intention, laissant à Desmond le sentiment qu'il devait user de sa vision d'aigle. "Tiens, je ne pensais plus à sa faculté spéciale... inconsciemment par contre, on dirait que je pense à tout." cette pensée le fit sourire.

Ezio l'observait toujours de façon intense. Cela en devenait presque gênant pour le pauvre Desmond. Son regard, bien qu'il ne soit plus plissé, ne laissait rien transparaître de son opinion sur le jeune homme.

-" Euh...Ezio ? Si par hasard tu me comprends ou m'entends, s'il te plait arrête de me regarder aussi fixement." soupira-t-il finalement. C'était vraiment un rêve frustrant.

Si la surprise l'avait scotché sur place la première fois, maintenant l'impassibilité du rêve l'énervait. Apparement, son subconscient ne prévoyait pas une longue discussion, mais un ennui mortel en compagnie de l'Assassin sans doute le plus bavard de l'histoire de sa famille.

Décidant au moins d'être confortable à défaut d'avoir un minimum d'actions, Desmond s'étira pour ensuite s'installer à terre.

-" Je t'entend clairement cette fois..." se fit soudain entendre la voix de l'Auditore. "Je ne sais pas encore qui tu es, mais je ne crois pas me tromper en disant que tu n'es pas un ennemi ?"

-" J'y crois pas ! Alors cette fois on peut communiquer !" Desmond bondit d'un coup sur ses jambes, tout en se parlant à lui même. " Effectivement, je ne suis pas ton ennemi." Lui répondit-il quand même, avec un mouvement négatif de la tête.

-" J'ignore pourquoi ta voix me parvient ce soir, mon ami. Mais dis moi ton nom avant que tout ne parte en fumée une fois encore. Tu connais déjà le mien, ne serais-ce pas juste que de te présenter ?"

Desmond le regardait tout en hésitant. Après tout, Ezio connaissait déjà le prénom de Desmond. Même s'il était une invention pure et dure de son imagination, lui révéler qu'il était ce même Desmond, ne l'emballait pas franchement.

-" Je vois bien dans tes yeux que tu doute mon ami. Si je dois te faire confiance, et si nous sommes amenés à hanter les rêves l'un de l'autre régulièrement, je crois que j'ai le droit de connaître ton nom." Reformula Ezio.

Après encore quelques secondes de silence, Desmond leva de nouveau les yeux vers Ezio.

-" Mon nom est Desmond Miles."