Trad F 4
Foresight par tmjohn72
Note de l'auteur : 'Je vous remercie beaucoup pour toute les reviews positives et tous les mots gentils pour le chapitre 3. J'espère que ce chapitre 4 sera à la hauteur de vos attentes. Ce chapitre contient des visions lourdes de conséquences et je pense que vous serez surpris de voir le cheminement parcouru par rapport à la situation en début de chapitre et celle en fin de chapitre.
J'ai tendance à utiliser des capitales pour « Alpha » et « Beta » parce que je pense qu'il s'agit de genre de titre, un peu comme « Maitre Suprême de l'Univers », et que j'ai senti que je devais le faire de cette façon. Donc je l'ai fait. Donc voilà. »
Note du traducteur (c'est-à-dire moi ^^) : Merci pour toutes vos reviews et les ajouts en favoris et en alertes ^^
Bonne lecture ^^
Chapitre 4
Quand Stiles se réveilla, il fut heureux que ce jour soit un samedi. Il ne détestait pas vraiment l'école à ce point, mais il ne voulait pas y aller, avoir des visions toute la journée et ainsi prouver à tout le corps étudiants à quel point il était bizarre. Il n'accordait pas vraiment d'importance à l'opinion qu'ils avaient de lui mais il préférait autant ne pas devenir complètement un paria. En descendant les escaliers, il sentit les œufs et le bacon que son père faisait cuire en sifflotant une chanson qu'il ne connaissait pas.
« Bonjour, papa. »
« Bonjour ! Tu as faim ? »
Stiles allait commencer à détailler la façon dont il allait tomber d'inanition s'il ne mangeait pas quelque chose, mais il se tut quand il pensa aux possibles visions qu'il aurait s'il touchait un des nombreux objets de la cuisine. Sa faim s'accroissant, il se contenta de hocher la tête.
« Bien. Ça sera prêt dans une minute. Qu'as-tu prévu de faire aujourd'hui ? »
« Je dois rejoindre Scott. Son patron va nous laisser regarder l'opération d'un chien. »
« Ça a l'air dégoutant. Mais je sais que si je tente de te dissuader d'y aller, tu iras encore plus vite, donc je ne dirais rien. »
« C'est surement la meilleure option. » Son père prit deux assiettes dans le placard et en tendit une à Stiles après l'avoir remplie d'œufs et de bacon.
« C'est du bacon végétarien ? Je suis fier de toi. » Son père hocha le tête mais en allant vers la table Stiles put voir le contenu de l'assiette de son père. Il avait un morceau de bacon végétarien accompagné de cinq morceaux de bacon normal fait à base de viande.
« Quoi ? Tu n'as pas dit que je ne pouvais pas manger les deux en même temps. Je pense qu'ainsi ils s'annulent l'un l'autre. »
« Je suis pratiquement sur que tes artères ne le ressentent pas ainsi. »
« Contente-toi de manger. J'ai l'impression que nous n'avons pas parlé ensemble depuis le dernier week end. Quoi de neuf ? »
Stiles lutta pour trouver les mots. Il ne pouvait pas dire à son père qu'il avait bu du poison pour sauver Derek ni qu'il était mort, même s'il aurait pu lui expliquer comment Derek avait réussi à le ramener grâce à la RCP. Il ne pouvait pas non plus lui parler des chasseurs ni du feu non plus ce qui était tant mieux. « Je n'ai eu aucun retard de toute la semaine dernière. »
« C'est tout ? Toutefois je pensais que ta vie serait un peu plus intéressante. »
« Pas vraiment. Et toi ? »
« Les amendes habituelles pour excès de vitesse. Il y a eu un feu dans un entrepôt il y a quelques jours et on a retrouvé six corps assez gravement brulés. Nous essayons de les identifier mais je pense que ça va prendre un sacré bout de temps. »
« C'est un horrible sujet de conversation pour un petit déjeuner. »
« Tu as raison. Comment se passe ta vie amoureuse dernièrement ? » Stiles ne savait pas par où commencer donc il décida que la meilleure option était encore de changer de sujet.
« Je ne sors avec personne tant que tu ne te trouve pas quelqu'un. Si je n'arrive pas à te marier avant de partir à la fac, je devrais revenir tout le temps pour te surveiller. »
« Stiles, nous avons déjà eu cette discussion. Je ne pense pas que quelqu'un puisse arriver à la cheville de ta mère. »
Il savait qu'il s'agissait de la vérité, même s'il suspectait aussi que c'était plus une excuse pour éviter d'essayer qu'une vraie raison pour éviter une relation. « La mère de Scott est toujours seule. »
Cette réflexion fit sourire son père ce qui lui donna un petit espoir. « Nous parlions de ta vie amoureuse. Il y a un truc pas clair sinon tu m'aurais juste jeté au lieu de tourner autour du pot. »
« D'une certaine façon, il y a quelqu'un que j'apprécie. » Les mots sortirent de sa bouche avant qu'il ne puisse les arrêter. Son père s'éclaira instantanément.
« Enfin ! Je m'inquiétais que cette fille à laquelle tu t'accrochais te fasse poireauter éternellement. »
« Elle et Jackson se sont remis ensemble. J'ai finalement compris que c'était futile. Les Borg* ne seraient pas fier de mon abandon mais je suppose que je peux le gérer. »
« Les qui ? »
« Qu'importe. Ça ne vaut pas une explication et je suis pratiquement sûr que tu me jugerais après coup. »
« Ok dans ce cas. Parle-moi de cette fille. Quel est son nom ? A quoi ressemble-t-elle ? Quel est son numéro de sécurité sociale ? »
« Tu vas vérifier ses antécédents ? J'aurais pensé que tu aurais voulu avoir un face à face en premier. »
« Nous vivons au 21eme siècle, » dit son père, en enfournant un morceau de bacon dans sa bouche. Comme d'habitude, Stiles mangea comme un animal, ce qui fit qu'il eut fini de manger rapidement. Plutôt que de mentir à son père à propos de la fille qu'il pensait apprécier, il haussa les épaules et déposa son assiette et ses couverts dans l'évier. « Je dois y aller ! »
« Attends ! Je veux des détails. »
« Aucune sorte de torture ne me fera parler. A plus. »
Son père lui fit signe au revoir alors que Stiles se dirigeait vers la sortie. Il s'arrêta un moment le temps de fermer sa veste puis il se dirigea vers sa jeep jusqu'à ce que ses yeux remarquent la Camaro noire familière garée devant son allée. Dès qu'il put voir le chauffeur, pour peu qu'il se soit posé la question de l'identité du chauffeur, Derek lui ouvrit la porte.
« Est-ce que tu m'espionnes ? Je ne monte pas en voiture avec un étranger tant que je n'ai pas vu d'abord les bonbons. »
Derek ignora la blague comme il faisait d'habitude. Stiles était de plus en plus convaincu que l'Alpha n'avait aucun sens de l'humour. « Je ne pense pas que ce soit une bonne idée que tu ais une vision alors que tu conduis. Je t'emmène chez Deaton. »
Stiles monta dans la voiture et boucla sa ceinture. « Je pourrais m'habituer au fait d'avoir un chauffeur. A la clinique vétérinaire ! »
« Est-ce que tu veux que je te frappe ? »
« Non, mais si tu le fais, je pourrais avoir une vision d'un souvenir embarrassant de ton passé alors ça pourrait valoir le coup. » Derek fit un mouvement brusque, Stiles leva les mains dans un geste défensif, « Hey, je plaisantais ! » Derek démarra la voiture et s'engagea sur la route, en l'ignorant. Stiles sentit son téléphone vibrer et quand il le sortit de la poche de son jeans, il vit qu'il avait un appel manqué de son père et un message sur son répondeur. Ses yeux s'écarquillèrent en l'écoutant.
« Stiles, c'est ton père. Imagine ma surprise quand, en regardant par la fenêtre, je t'ai vu monté dans la voiture de Derek Hale. Je pense que tu me dois une explication. Rappelle-moi pour que je puisse m'assurer que tu es encore en vie. » Stiles fit de son mieux pour prétendre que Derek ne venait pas d'entendre le message avec son ouïe de loup garou.
« Que vas-tu lui dire ? » demanda-t-il finalement, ce qui anéantit son espoir.
« Je vais lui mentir par sms. De cette façon il ne saura pas que ce n'est pas la vérité. » Il composa le sms et l'envoya. Il lut : C'est le chien de Derek qui va se faire opéré. Il m'emmène. Je suis encore en vie mais vérifie encore dans une heure juste par sécurité.
« La nuit dernière, j'ai oublié de mentionner à quel point c'était stupide de ta part de boire la fiole de poison. J'ai pensé que je devais m'assurer que tu comprennes bien que si jamais tu refais un truc aussi stupide, je ne m'embêterais pas pour te ramener à la vie. »
« Quel gâchis. Si j'étais toi je me ramènerais à la vie pour mieux me tuer à nouveau. Ça enverrait un message beaucoup plus clair. »
« Dans tous les cas, ne le refais plus jamais. »
« Je ne le referais pas. Je me rends compte que c'était une mauvaise idée, même si pour être juste, je me suis débrouillé pour t'empêcher de mourir. »
« Comment tu en viens à ça ? »
« Tu étais occupé avec la RCP donc tu es resté à l'écart du danger. Sans parler du fait que tes Betas ont eu un bon entrainement grâce à tous ses combats. En plus, le poison a été neutralisé. Attends, est ce que tu m'as fait du bouche à bouche ou tu as juste fait des pressions thoraciques ? Je suis pratiquement sur que je n'aurais pas pu respirer si j'étais mort. »
« Je ne veux pas en parler, » dit Derek, gardant son regard fixé sur la route.
« Allons, J'ai de superbes lèvres. Faire du bouche à bouche n'est pas la même chose que d'embrasser, même si les deux impliquent un contact des lèvres. »
« Peut-on ne plus parler de ça ? Jamais ? »
« Bien. Je raconterais que tu m'as juste grogné dessus et que tu as effrayé la mort elle-même. Même mort, je m'enfuirais de peur devant toi. » C'était un mensonge mais il était pratiquement sûr que Derek ne l'avait pas cru. Il était aussi pratiquement sûr que rien de ce que pourrait faire Derek ne pourrait le convaincre de rester loin de lui. Il se demanda quand cela avait commencé. Il y avait eu une époque où il haïssait Derek et n'avait aucune confiance en lui. Il n'était pas sûr de quand cela avait changé, et même s'il était content, jusqu'à un certain point, que ce soit arrivé, il aurait aimé savoir quand ça avait commencé.
Ils restèrent silencieux pendant le reste du trajet et quand ils arrivèrent sur le parking de la clinique, Stiles reconnut tous les véhicules garés. « Tu as invité toute la meute ? »
« Non, mais je ne leur ai pas dit qu'ils ne pouvaient pas venir. Je les ferais partir si tu le veux. » Stiles fit de son mieux pour trouver une raison valable de les faire partir mais il échoua.
« C'est bon. Ce sera plus facile pour eux de voir ce qui se passe plutôt que j'ai à leur dire chacun leur tour séparément. »
« Nous nous faisons tous du souci pour toi, Stiles. C'est une bonne chose que tout le monde soit là. »
« Même toi ? » Il allait trop loin, il le savait, mais la question le démangeait et il savait qu'il ne serait pas capable d'avancer plus longtemps sans avoir de réponse. Leur badinage était sympa mas ça ne lui apprenait rien à part que Derek tait en mesure de faire face à ses attaques verbales, mais il savait désormais que c'était une des qualités de Derek qu'il appréciait le plus.
« Oui, je me souci de toi. » Derek pensait que la question était ridicule et ça se voyait sur son visage.
« Ok. Cool. C'est bon à savoir, c'est tout. » Stiles entra en premier et Derek le suivit à l'intérieur. Deaton était dans l'entrée en train de parler à Scott et Erica à propos du schéma de migration des loups entre autre. Isaac s'illumina à l'interruption de la discussion.
« Je suppose que vous êtes au courant de la situation ? »
« Oui, y compris le fait que tu as volontairement bu du poison. Si je ne te connaissais pas aussi bien, j'aurais suggéré de te faire interner, » dit Deaton.
« Ils le foutrait à la porte. Stiles est trop cinglé pour ce genre d'endroit, » commenta Erica.
Stiles ignora la réflexion. « N'y a-t-il personne d'autres qui trouve bizarre qu'ici ce soit une clinique vétérinaire et que dernièrement il n'y ait jamais d'animaux ici ? »
« Tu tiens assez de l'animal pour être à ta place ici, Stiles, » dit Deaton déclenchant un ensemble de rire.
« Vous ont-ils mis au courant des conclusions de mes recherches ? » demanda-t-il soudain très sérieux.
« Je pense que tes recherches sont solides. J'ai quelque chose qui pourrait aider. » Ils regardèrent tous le veto sortir de la pièce et revenir un instant plus tard en tenant un panier plein d'objets. Il posa le panier sur le comptoir et fit signe à Stiles de venir plus près.
« Qu'est-ce que tout cela ? »
« Ce sont tous des objets que j'ai collecté au fils des ans. Chacun d'entre eux a une histoire documentées ce qui va me permettre de tester tes capacités. Prends en un et tiens le dans ta main. »
« Je devrais surement m'asseoir. Ca me file le vertige. »
Jackson et Lydia changèrent de place pour que Stiles puisse s'asseoir sur une des chaises les plus proches de la table. Elle était recouverte de magazines, la majorité parlant de déco et de cuisine. Deaton plaça le panier sur la table et retourna près du comptoir pour pouvoir observer.
« Ce n'est pas grave si ça n'arrive pas instantanément. Ceci va t'aider à développer ton contrôle pour que tu puisses l'utiliser quand tu le veux. Avec le temps je pense que tu apprendras aussi comment l'éteindre pour éviter d'avoir des visions. »
« Quoi, ce n'est pas quelque chose que vous pouvez me retirer ? »
Deaton secoua la tête. « Non. Ce n'est pas une malédiction ou un effet secondaire du fait d'être mort. Je pense que Stiles a toujours eu cette habilité et sa mort l'a juste déclenchée. »
Stiles tendit la main vers un objet du panier et le prit nerveusement. C'était une dague avec une lame émoussée. Il y avait un peu de rouille sur la partie supérieure de la lame mais elle semblait encore capable de couper au moindre toucher.
« La première chose qu'il prend est un couteau. C'est mauvais signe, » dit Jackson.
« Ce n'était pas moi qui se baladait en ville pour tuer et paralyser des gens. » Stiles fut content quand Jackson se tut, même s'il dû supporter la main de Lydia se resserrant sur la main de Jackson. Il ignora la culpabilité ressentie en repensant à ses mots avant que ses doigts se mettent à le picoter. Stiles sentit la lame se réchauffer sous ses doigts puis il sentit le frisson familier parcourir son corps alors que sa main s'enroulait fermement autour du manche blanc. Il sentit le monde glisser alors que ses yeux se fermaient.
Un douzaine d'homme portant des vêtements médiévaux autour d'une grande table ronde. Sur le mur il y avait un grand drapeau avec un dragon rouge en premier plan. Un garde en armure arriva en courant dans la pièce et chuchota à l'oreille du jeune homme que tout le monde observait. « Mes amis, Camelot est en danger. Nous nous devons de défendre notre royaume et de montrer à nos ennemis que si nous embrassons nos voisins, nous ne tolérons pas leurs agressions. »
Stiles prit rapidement une bouffée d'air et ouvrit les yeux. Ses doigts coururent sur la poignée blanche en regardant Deaton. « Putain j'y crois pas ! Le Roi Arthur ? » Le vétérinaire sourit et hocha la tête.
« Oui, elle a appartenue au Roi Arthur. Le vrai, semblable à celui des légendes qui existent encore aujourd'hui. Les spécialistes l'appellent Carnwennan*. »
« Donc il l'a vraiment fait ? Il a eu une vision ? » Il fit de son mieux pour ignorer les doutes de Lydia.
« Essaie avec un autre, » suggéra Scott. Stiles reposa la dague sur la table et tendit la main vers le panier, pour prendre l'objet qui attira son attention. Quand il prit un stylo plume, la majorité de la meute fut déçue. Stiles était intrigué par l'objet et surtout par son poids.
« Il est lourd. Comme de l'or. »
« C'en est, » dit Deaton. « Il vient d'une collection très spéciale. »
Stiles calma sa respiration et il relaxa son esprit. Il fixa l'objet et pensa à la façon dont il pesait sur sa main mais rien ne se passa. « N'abandonne pas. Essaie d'imaginer un anneau d'énergie autour et ta main draine cette énergie en toi. »
Stiles se concentra plus fort mais il pouvait toujours voir et entendre quand Derek se rapprocha de Deaton pour lui poser une question.
« Êtes-vous sûr que c'est sans danger pour lui ? » Deaton hocha la tête après l'avoir regardé un moment mais Derek ne fut pas calmé par cette réponse. Stiles était sur le point d'abandonner quand il sentit le besoin incontrôlable de fermer les yeux et tout, lumière et sons, etc, disparurent. Quand il ouvrit les yeux quelques minutes plus tard, sa respiration était difficile.
« C'était… diffèrent. Je n'ai vu où n'ai entendu personne mais j'ai ressenti le froid et j'ai vu les ténèbres. Et j'ai senti la peur, comme si je ne pouvais pas respirer. » Deaton plissa les yeux et continua à regarder Stiles en parlant.
« Dans ce cas, la plume n'était pas lié à une personne en particulier. Elle a toutefois survécu au naufrage du Titanic. L'or et l'argent ont tendance à absorber les énergies et à les stocker. » Stiles le reposa et prit une gorgée de la bouteille d'eau qu'Erica lui tendait.
« Est que ça va ? » demanda-t-elle et il fut un peu surpris quand il vit l'inquiétude sincère dans ses yeux d'habitude sans expressions. « Je pense. Cela me demande beaucoup d'énergie mais je pense que je récupère un peu plus vite à chaque fois. »
« Encore un essai et nous arrêterons. Tu as fait preuve de beaucoup de précision jusqu'à présent et je voudrais voir quelle réaction tu auras avec cette boule. » Stiles regarda à nouveau dans le panier et l'objet attira aussitôt son regard. Il tendit la main et le prit en le fixant du regard.
« C'est une boule de cristal ? Voulez-vous vraiment dire que… » Il se tut alors que l'objet déclenchait une vision. Comme auparavant, ses yeux se fermèrent et comme les autres fois il fut coupé du monde réel.
Derek lui sourit et il regarde l'Alpha de son propre corps au lieu de le voir d'une perspective différente. « Tu n'as pas à faire ça. Je ne serais pas blessé si tu me dis que tu n'es pas prêt. »
« Je ne ferais pas marche arrière, » s'entendit-il dire. « Et toi ? »
« Bien sûr que non. Tu es tout pour moi. »
« Je t'aime aussi. Un de ces jours je t'amènerais à me le dire. »
Derek sourit et l'embrassa sur la joue en attrapant sa main. L'Alpha, son Alpha, l'emmena hors de la pièce puis à l'extérieur où tous leurs amis et son père les attendaient.
« C'est parti, »entendit-il Lydia dire, et elle se précipita sous le belvédère pour attendre qu'ils arrivent jusqu'à eux. Elle avait un petit ventre de femme enceinte et une de ses mains le caressait en les attendant. « C'est votre dernière chance de changer d'avis. » plaisanta Erica quand ils arrivèrent, elle avait l'air vraiment heureuse en glissant sa main dans celle de Boyd.
Stiles sentait Derek qui marchait avec lui mais il ne le tirait plus en avant. Ils marchaient tous deux ensemble, sans que l'un dirige l'autre. Allison sourit et elle embrassa Scott sur les lèvres avant que Scott et Isaac les rejoigne devant. « Avez-vous les anneaux ? » demanda Lydia. Ils acquiescèrent.
« Dans ce cas, nous sommes prêts. Nous sommes ici en ce jour à cause de ces deux superbes hommes qui se sont trouvés l'un l'autre. Cette cérémonie est le témoignage de leur amour. Ils ont traversés les épreuves et les obstacles que la vie a mis sur leur chemin et ils sont restés ensemble et ont trouvé la force dans la compagnie de l'autre. Il y a sept ans ils étaient quasi-ennemis, ne sachant pas s'ils pouvaient se faire confiance et pourtant déjà, petit à petit, Derek calmait le jeune hyperactif et Stiles adoucissait l'Alpha grincheux. »
« Dieu merci, » dit Erica, ce qui provoqua un ensemble de rire.
« Nous sommes ici réunis pour célébrer leur union et la rendre officielle. Stiles, acceptes-tu de prendre Derek en tant que compagnon, pour le meilleur et pour le pire, et promets tu de l'aimer et de le soutenir pour le reste de ta vie ? » Stiles hocha la tête et regarda dans les yeux pleins d'espoir de Derek. « Ouais, je suppose qu'il le vaut bien. »
« Derek, accepte tu de prendre Stiles en tant que compagnon, et promets tu de l'aimer et de le soutenir pour le reste de ta vie, même si toutes ses blagues ne sont pas si amusante que ça ? »
« Je le veux, » dit Derek, revenant aux jours où il parlait avec peu de mots sans tous ses mots inutiles que les gens utilisent. « Echangez les anneaux je vous prie. » Ils le firent, plaçant chacun leur tour un anneau de titane a l'annulaire de la main gauche de l'autre.
« Au nom de l'état de Californie et en tant que compagne d'un des Beta de la meute Hale, je vous proclame unis en tant que compagnons et mariés. »
Stiles franchit la distance qui les séparaient et posa ses lèvres sur celles de Derek, infiltrant sa langue dans la bouche de l'Alpha pour que tout le monde puisse le voir. « Obscène ! » dit quelqu'un. Stiles était trop occupé à embrasser son compagnon pour s'en soucier.
Quand Stiles ouvrit les yeux il prit une grande bouffée d'oxygène. Il se leva et regarda les visages inquiets tout autour de lui, qui le fixaient. Quand ses yeux rencontrèrent ceux de Derek il fut terrassé par ce qu'il avait vu mais il fut aussi figé, paralysé par le processus qui lui avait permis tout ça. Quand la boule de cristal lui échappa, elle tomba rapidement en direction du sol. Alors qu'il tendait la main pour la rattraper, la boule s'arrêta en l'air et lévita sur place.
Elle était suspendue par une force invisible puis elle s'éleva pour se rapprocher de sa main jusqu'à ce qu'il l'attrape et resserre ses doigts sur elle pour assurer sa prise. « C'était inattendu, » dit Deaton.
« Qu'as-tu vu ? Tu es parti un bon moment. » Stiles réfléchit durement pour savoir ce qu'il devait dire exactement. Ses yeux évitaient Derek et il se rassit sur la chaise pendant qu'il se concentrait sur le fait d'enfermer tout ce dont il venait d'être témoin, parce qu'il ne l'avait pas seulement vu, il l'avait aussi ressenti.
« Est-ce que quelqu'un aurait de la téquila ? »
Fin du chapitre 4
*Carnwennan ou Carnwenhau («garde blanche»), était le poignard du roi Arthur dans les légendes arthuriennes galloises. Source : wikipédia
Alors, avez-vous aimez les visions de celle, moi je suis toujours aussi émue a chaque fois que je relit la vision du mariage ^^
A bientôt
