Foresight de tmjohn72
Merci pour vos reviews ^^
C'est presque la fin ^^ encore un chapitre après celui-ci ^^ (il est presque fini de traduire, il devrait arriver la semaine prochaine)
Bonne lecture
Chapitre 8
Stiles essaya de regarder la télévision mais il trouva que ce n'était pas assez distrayant. Il fit la vaisselle et venait juste de la finir quand son père rentra. Le Sheriff semblait un peu plus calme mais quand Stiles le vit se retirer dans son bureau pour se servir un verre de whisky, il sut qu'il ne prenait pas la nouvelle aussi bien qu'il aurait pu le souhaiter. Apres un moment, son père sortit de son bureau et s'assit sur une chaise à côté de la table.
« Tout d'abord, je comprends que tu doives me punir pour avoir séché l'école. Je sais que c'était stupide, tout aussi stupide que d'envahir ta scène de crime, mais peu importe ce que Derek à dit, c'était totalement mon idée. »
« Ça, c'est le premier truc que je crois dans toute cette histoire. »
« Bien. Tu dois savoir que Derek et moi sortons officiellement ensemble. Ce n'est pas juste un engouement comme pour Lydia. »
« Comment le sais-tu ? »
« Je le sens, » dit finalement Stiles, « comme si j'avais une connexion avec lui. Quand il est avec moi, il n'est pas le même que celui qu'il est avec nos autres amis. Il est sarcastique et grognon et distant, mais il est aussi compatissant et protecteur. »
« J'ai l'impression que nous parlons de deux personnes différentes. Stiles, tu sais que cette relation ne peut pas fonctionner. Pour commencer, il est plus vieux. »
« Oui, il est plus âgé. Six ans, pour être précis, ce qui représente la pire différence d'âge de toute notre société actuelle. J'étais sarcastique si tu n'avais pas compris. »
« Tu n'as que dix-sept ans. »
« J'en aurais dix-huit, dans moins d'un an. Derek et moi sommes faits pour être ensemble. »
Son père fronça les sourcils. « C'est exactement ce que tu disais à propos de Lydia Martin, je crois. »
« C'est vrai, tu as raison. La différence est que là c'est réel. Je ne sais pas comment te l'expliquer. »
« Tu peux commencer par me dire la vérité sur votre rencontre et sur le pourquoi il est, ne serais-ce, qu'entrer dans ta vie. »
« Scott et moi l'avons rencontré dans sa propriété. Scott avait perdu son inhalateur la nuit où tu m'as trouvé dans les bois, la même nuit où le corps de Laura a été trouvé. C'était le matin suivant. »
« Et il, quoi, il s'est présenté tout seul ? »
« Je savais déjà qui il était d'après tes dossiers. Il a rendu son inhalateur à Scott et nous a dit de quitter sa propriété. Au début je n'avais pas confiance en lui. En fait je l'ai même un peu haï en quelque sorte. Mais il a aidé Scott à gérer un truc personnel et, avec le temps, je suis tombé amoureux de lui. » Le Sheriff resta silencieux le temps d'intégrer l'histoire. Ses yeux restèrent sur Stiles tout le temps.
« J'ai parlé avec des gens qui vous ont vu ensemble un peu partout aux alentours de la ville donc ce n'est pas vraiment une surprise, sauf pour le fait que tu le reconnaisses. J'ai aussi entendu qu'il était à la station de police la nuit où nous avons tous été pris en otage. »
« Ouais, il était là. C'est compliqué. »
Le Sheriff soupira. « C'est justement ce que je ne comprends pas. Pourquoi y a-t-il autant de secret dans ta vie ? »
« Je vais te le dire si tu veux vraiment le savoir. »
Avant que le Sheriff puisse dire quoique ce soit, Stiles entendit un petit bruit d'air déplacé et vit une fléchette colorée se planter dans le cou de son père. Il tendit la main pour la retirer. Il commençait à regarder autour de lui quand il entendit un autre petit bruit et il sentit la douleur envahir son cou. Il jeta la fléchette et rencontra le regard du chasseur.
« Stiles, cours, » dit son père, en s'effondrant sur le sol.
« Derek… » Réussit à dire Stiles, avant que tout ne devienne noir.
…
Sa tête lui faisait mal comme si elle était martelée. Il regarda autour de lui et vit une tasse d'eau posée sur la table à côté de lui. Il la fixa pendant une minute et décida qu'il ne devait pas la boire. « Papa ? » réussit-il à demander.
« Ton père n'est pas là. Il est endormi chez toi et il ne mourra pas cette nuit si tu me dis tout ce que je veux savoir à propos de la meute Hale. » Stiles se tourna en entendant la voix. Ses yeux étaient verts et froids et la façon dont ils le fixaient lui donnait la chair de poule.
« Je ne sais pas de quoi vous voulez parler. » Il savait que le gars se souvenait surement de lui à cause de l'incident du buvage de poison mais il pensait que ça ne ferait pas de mal de jouer un peu au crétin.
« Je t'ai observé Stiles. Je sais que tu as le béguin pour l'Alpha. Je sais aussi qu'il ressent la même chose pour toi ce qui fait de toi le meilleur appât du monde entier. C'est impossible qu'il te laisse rester prisonnier très longtemps. »
« Dans ce cas, vous devriez me laisser partir. Nous ne voulons pas vous tuer. Vous pouvez quitter la ville et reprendre votre vie. De préférence, loin, loin d'ici. »
« Ce n'est pas ce qui va se passer. Sais-tu que les loups garous Alphas forment une connexion avec leur compagnon au fil du temps ? Perdre un compagnon est une perte profonde que toute la meute ressent. Que dirais-tu de voir à quel point il tient réellement à toi ? »
« Je pense que je vais passer mon tour. Que diriez-vous de faire des jeux avec des mots, anagrammes, mots croisés, à la place ? »
« J'ai déjà entendu que tu étais une grande gueule. » dit-il, en diminuant l'espace les séparant. Son poing bougea rapidement et Stiles sentit son visage le bruler sous le coup. Quand le soudain vertige le quitta il sentit la coupure de sa lèvre et le sang qui en coulait.
« Tu n'aurais pas dû faire ça. Maintenant ils vont te tuer. » Il ne savait pas d'où venait cette confiance. Il n'était pas sûr si c'était parce que des gens se souciaient de son sort ou si c'était parce qu'il n'était plus un humain ordinaire. Il se sentait plus fort, peu importe la raison. Le chasseur fut énervé par sa menace. Il envoya un autre coup, frappant Stiles à l'abdomen. Il entendit une côte se casser et sentit la douleur dans tous son corps. Il gémit quand le chasseur lui mit un autre coup, celui-là sur le côté du visage.
« Je n'aime pas faire ça Stiles. Je sais que ce n'est pas de ta faute si tu es ami avec eux. Ce n'est pas facile de tourner le dos aux personnes que tu aimes quand ils deviennent des créatures violentes. »
« Il ne sont pas violent sans raison. Ils ne blessent pas les gens pour le plaisir, pas comme toi. »
« Je tue des loups garous parce qu'ils sont une menace. Tu es trop aveugle pour le voir. »
Stiles regarda le chasseur marcher dans la pièce et se diriger vers un sac. Il fouilla son contenu pendant un moment puis il sortit une seringue et une fiole de liquide. Il regarda l'aiguille pénétrer la fiole et le contenu passer dans la seringue. Il enleva les bulles d'air et commença à se rapprocher de Stiles.
« Qu'est-ce que c'est que ce truc ? »
« C'est une recette spéciale. Ca contient un paralysant pour que tu ne puisses pas te débattre et un cocktail de médicaments qui va enflammer tous tes centres nerveux en même temps. En parlant de flammes, toi et tes amis avez essayé de me bruler vivant. Il va falloir que tu répondes de ta participation à cela. »
Stiles se concentra alors que l'homme se rapprochait. Au moment où il se préparait à l'injecter à Stiles, il se concentra et vit la seringue jaillir des mains du chasseur pour plonger dans son cou. Le chasseur paniqua alors que la télékinésie de Stiles poussait le piston qui envoya le sérum dans son corps. Les cris envahirent bientôt la pièce et Stiles, ne sachant pas combien de temps le chasseur serait hors d'état de nuire, lutta pour se libérer et détacher les cordes autour de ses poignets.
Quand il réussit à libérer une main, il commença à détacher l'autre, alors que l'homme devant lui commençait à convulser. Quand il fut sur ses pieds, il courut vers la porte et lutta pour ouvrir les serrures. Puisqu'elles ne voulaient pas s'ouvrir, il se concentra, s'imaginant le mécanisme et força chacune d'entre elles à s'ouvrir avec le pouvoir de son esprit. Une par une elles s'ouvrirent, jusqu'à la dernière. Stiles utilisa la poignée de la porte et fut récompensé par une bouffée d'air frais quand il ouvrit la porte.
Puis il courut, se dirigeant vers la forêt dans l'espoir que la meute sentirait son odeur et trouverait où il était. Il courut jusqu'à ce que ses jambes abandonnent et que la douleur lancinante de son abdomen soit trop insupportable. L'arbre sur lequel il s'appuyait était recouvert de rosée du matin, et ce ne fut qu'à ce moment qu'il réalisa qu'il avait été retenu toute la nuit. Il repoussa la fatigue en planifiant son prochain déplacement et se concentra sur le fait de s'échapper, surtout parce qu'il était sûr que le chasseur n'était pas mort et qu'il pouvait le rattraper n'importe quand. »
Avec le lever du soleil, il fut capable de voir qu'il se dirigeait dans la bonne direction, donc il se releva et continua de marcher. Il marcha jusqu'à ce que la douleur se rappelle a lui, alors il ralentit. « Où êtes-vous les gars ? » Frustré, il s'assit au sol et prit un moment. Quand une idée lui traversa l'esprit, il ne pensa pas que ça allait marcher, mais il mit ses doutes de côté, mit ses mains sur la terre et les laissa là. Il grogna en voyant qu'il n'était pas attiré dans une vision, mais c'était un faible grognement d'humains, et se remit sur ses pieds, déterminé à continuer d'avancer.
Dix pas plus tard, un barrage de flèche l'arrêta. En regardant partout il vit des flèches jaillir de derrière les arbres pour venir l'encercler. Il tourna sur lui-même et croisa les yeux enragés du chasseur, qui semblait plus faible mais toujours décidé à le tuer.
« Tu es déjà remis ? Tu parles d'une injustice. »
« Tout ce temps, je pensais que tu étais humain. Tu sais ce qu'on dit. Tu peux me duper une fois… »
« Je suis humain, » dit-il, en mettant ses mains par-dessus sa tête.
« Les humains n'utilisent pas la télékinésie. Tu es plus proches des loups garous avec qui tu traines que des humains. »
Il haussa les épaules. « Ca n'est pas vraiment important puisque tu comptes me tuer. » Le chasseur sourit en levant l'arbalète pour viser le cœur de Stiles avec sa flèche. « Non, en effet. »
Quand il tira, Stiles entendit le bruit du mécanisme. Il ne put presque rien faire si ce n'est paniquer, et il utilisa la panique pour se concentrer. La flèche plana jusqu'à un mètre de lui avant de s'arrêter brusquement. « Tu tires sur un télékinésiste. Que pensais-tu qu'il allait se passer, petit génie ? »
Stiles renvoya la flèche de là où elle venait mais il fut trop lent. Le chasseur l'évita. Elle alla se planté dans le tronc d'un arbre pas très loin de là où il se tenait. « Visiblement je manque de pratique. Et visiblement tu manques de flèches. »Le chasseur baissa son arbalète et il sourit à Stiles. Ce n'était pas un regard chaleureux alors Stiles recula de quelques pas et prit une des flèches plantées au sol, pensant s'en servir comme d'une arme s'il le fallait.
Le chasseur se dirigea lentement vers lui à petit pas lent et Stiles put voir ses yeux se balader tout autour, imaginant tous les scenarios possibles et une façon de se sortir de chacun d'entre eux. « Je dois l'admettre. Tout ça est vraiment galère. »
Le chasseur rigola. « Tu es une abomination, gamin. Il n'y a rien de personnel. »
« J'ai rencontré une abomination auparavant. Il avait des écailles et cet incroyable venin paralysant. On peut dire qu'en ce moment, j'aimerais bien qu'il soit là. »
« Il est là. Mais dans une forme différente. » Entendit-il Jackson dire, et il se tourna dans la direction de la voix. Le chasseur devint tout de suite plus nerveux alors que la meute bougeait lentement pour les encercler, se rapprochant pour qu'ils puissent tous deux voir qu'il n'avait aucune chance de s'échapper. Stiles reconnut le cercle formé pour les avoir vus s'entrainer à le faire lors de leur séance d'entrainement de meute. « Je dois dire, » ajouta Jackson, « Je suis un peu ému que tu ais demandé ma présence plutôt que celle de ton petit ami. »
« Techniquement, j'ai demandé un Kanima reptilien à écaille, pas un imbécile de Jackson. Néanmoins je ne peux pas trop me plaindre puisque mes chances de survie viennent d'augmenter considérablement. »
« Stiles, tu es blessé, » entendit il Derek dire, et les yeux rouges se tournèrent immédiatement vers le chasseur en émettant le plus féroce grondement qu'ils aient jamais entendu. Stiles regarda le chasseur commencer à trembler en réalisant ce qui allait lui arriver.
« Scott, emmène-le à la voiture. » dit Derek, de sa voix profonde et rocailleuse.
« Je vais bien, » leur dit-il, voulant leur montrer qu'il n'avait pas à être envoyé au loin quand ils devaient tuer. Il y eut un brouillard de mouvement alors que les betas se jetèrent sur le chasseur, le griffant, le mordant jusqu'à ce qu'il ne soit plus qu'un corps sur le sol. Derek fut aux côté de Stiles dans la minute qui suivit pour le serrer contre lui. Il fit de son mieux pour ignorer Derek qui le reniflait et quand ça devint vraiment énervant, l'Alpha se recula comme s'il l'avait ressenti.
« Nous devons t'emmener à l'hôpital. »
« Non, je dois voir mon père. »
« Il est à la station de police pour organiser les recherches. »
« Bien, Que quelqu'un m'emmène à l'hôpital avant qu'un de mes poumons soit perforé. »
« Je t'emmène, » dit Derek, et quand l'Alpha le prit pour le porter, il n'eut aucune plainte à formuler. C'était un sentiment de sécurité, de bien-être et il posa sa tête sur le torse de Derek jusqu'à ce qu'ils émergent de la forêt, ce qui ne prit que cinq minutes. « En premier, l'hôpital, puis je devrais appeler mon père. »
« Tu veux utiliser mon portable ? Tu pourrais l'appeler en chemin. »
« Non, il va se pointer et commencer à poser des questions. Nous devons décider de ce que nous allons lui dire. »
« C'est ton père. Tu dois choisir si tu veux qu'il sache ou pas. »
« Ouais, mais je suis un membre de ta meute. Nous devons prendre cette décision ensemble. » Derek acquiesça en aidant Stiles a monter dans sa voiture.
« Bien, nous déciderons entre les radios et le coup de téléphone. Là maintenant tu dois juste essayer de te reposer. Nous y serons bientôt. »
« C'est toi l'Alpha, » dit-il en fermant les yeux pour montrer à Derek qu'il savait que ça ne servait à rien d'argumenter.
Fin du chapitre 8
Plus qu'un ^^
A bientôt.
