Et voilà le 2ème OS fort attendu ! (lol). J'espère que vous aimerai autant ma bêta-lectrice à qui

je dis un gros merci autant pour sa correction que pour son petit commentaire qui m'a fait très plaisir.

Je vous souhaite une bonne lecture !

Moment d'intimité.

Ce que j'aime ces moments là. Ces petits instants d'une banalité déconcertante mais tellement riche émotionnellement qu'ils représentent le bonheur sur terre. Le simple fait de passer la soirée, chez moi ou dans ton appartement, ensemble enlacés dans le canapé, devant la télévision après une dure journée de travail me rend tout simplement heureux. Ce que j'apprécie ces instants d'intimité où personne ne peut nous déranger, nous surprendre.

Semblant de rien, c'est dur de travailler avec la personne que l'on aime, car on a toujours envie de la regarder, de l'embrasser, de la serrer contre soi, de la toucher… au point que c'est impossible de se concentrer. C'est d'autant plus difficile quand cette relation doit rester secrète, bien que je suspecte Ken et Yukki de l'avoir devinée.

Nous devons être très prudents pour diverses raisons, la première est que nous sommes des hommes, pas que les relations homosexuelles sont mal vues dans la société, mais nous sommes célèbres et nous n'avons aucune envie que notre vie privée, donc notre amour, soit divulguée dans la presse.

Une odeur de pop-corn me ramène sur terre. Un mouvement furtif me fait détourner la tête de la télévision vers mon bien-aimé portant un plateau remplit de friandise et de boisson. Encore un peu, je me croirai au cinéma. Ne le lâchant pas du regard, je le vois poser le plateau sur la table basse avant de se pencher vers moi pour m'embrasser tendrement. Un simple baiser montrant tout l'amour que nous ressentons pour l'autre.

-Godzilla ? S'étonna-t-il en faisant allusion à la jacket vide posée sur mes genoux.

-Hum… Tu ne veux pas ? Tu veux regarder autre chose ?

-Bah, ça ou un autre, quelle importance ? De toute façon, tu t'endormiras au milieu du film.

-Quoi ? Ce n'est même pas vrai ! Espèce de menteur ! D'habitude, c'est toujours toi qui…

Je m'arrête brusquement en remarquant son sourire espiègle. Bouche bée, je compris qu'il m'avait eu. Une plaisanterie dans laquelle j'avais sauté à pieds joints sans m'en rendre compte. A ce que je vois, je déteins un peu trop sur lui. D'habitude, c'est moi qui fais ce genre de blague et lui qui se fait avoir. En tout cas, ma réaction le fait bien rigoler.

-Espèce de… Et ça te fait rire ? M'écriai-je en colère contre lui et moi-même de m'être laissé prendre aussi facilement.

-Oh que oui !

Indigné par ces propos, j'attrape la jacket pour le frapper avec, ce qui augmenta l'intensité de son fou rire. Moi qui voulais lui faire ravaler ses paroles, je n'ai fait que lui donner une raison de plus de se moquer de moi. Tant pis, je l'aurai d'une autre manière, d'une façon plus subtile. Tout en riant intérieurement de ma petite vengeance, je prends un air renfermé et vexé digne du comédien que je suis devenu. Après tout, avoir joué dans deux films m'a permis d'améliorer mon jeu d'acteur.

-Tetsuya Ogawa, ce soir tu dormiras dans la chambre d'ami. Seul. Dis-je d'une voix froide et intransigeante en insistant bien sur le seul.

L'effet ne se fit pas attendre. Avec un plaisir dissimulé, je le vis s'arrêter immédiatement de rire au point de s'étrangler avec sa salive. Une belle quinte de toux lui fit monter les larmes aux yeux et devenir tout rouge. Une fois le toussotement passé, il leva la tête vers moi dont une lueur interrogative était présente dans son regard noyé d'eau. Il devait sûrement se demander si j'étais sérieux ou non. Adorable. Il est si mignon avec ses joues rougies que j'ai envie de l'embrasser et le serrer dans mes bras à l'étouffer. Comment puis-je savourer ma vengeance si j'ai en face de moi un être aussi mignon et provocateur ? D'un coup, je sens ses bras entourer ma taille avant d'être tiré en arrière jusqu'à ce que mon dos heurte son torse répandant en moi une douce chaleur.

-Pour cela, il faudra que tu puisses t'échapper ? Chuchota Tetsu à mon oreille touchant ma peau du bout des lèvres provocant des frissons le long de mon échine.

-Qui te dit que je veuille m'échapper ? Souriais-je doucement en me sentant bien et en sécurité contre lui.

-Tu sais que je t'aime, toi ?

-Oui, mais ne te gêne surtout pas pour me le répéter autant de fois que tu le veux.

Avec un petit rire, il m'embrassa le front, seule partie de mon visage lui étant accessible, avant d'attraper la télécommande du magnétoscope et d'appuyer sur lecture. D'un coup, l'écran fut noir. Aucune image, aucun son. Seul le bruit du magnétoscope se faisait entendre prouvant qu'il fonctionnait. Si le problème ne venait pas du magnéto, d'où venait il ? De la télé ? Impossible, elle marchait parfaitement jusqu'à ce que Tetsu prenne la télécommande.

-Qu'est ce que tu as foutu ?

-Hein ? Mais… mais rien !

-Tu as bien du faire une mauvaise manipulation !

-Comment ça !? Attend, tu n'es quand même pas entrain de m'accuser là ?

-C'est toi qui avait la télécommande en main je te rappelle.

-Pas besoin, ma mémoire va très bien. Et pour ton information, ce n'est pas de ma faute. Je n'ai rien fait, j'ai seulement appuyé sur la touche lecture.

-Tu te contredis mon cher.

Devant sa mine scandalisée et ses joues rougies par la colère, je ne peux m'empêcher de sourire. Je dois avouer que cette situation m'amuse, même si c'était de ma télé qu'il s'agissait et que notre soirée cinéma était fortement compromise. Je ne suis pas sadique, enfin si un peu sur les bords, mais le voir s'emporter aussi facilement et se dépêtrer dans ses propos est une chose si rare que c'est plaisant à voir. D'habitude, il est l'homme des situations de crise. Il trouve toujours une solution à tout problème sans perdre son sang froid, du moins lorsqu'il s'agit de notre groupe et de musique car en privé, c'est une autre histoire.

-Tu as très bien compris ce que je voulais dire Hyde-chan !

-Pas la peine de s'énerver.

-C'est toi qui m'énerve en m'accusant à tord !

Qu'est ce que je disais ? Lorsqu'il n'est pas question de travail, il est très facile de l'agacer ou alors c'est moi qui suis devenu pro pour le faire réagir, dans tous les sens du terme. Ne t'égare pas sur ce sujet Hideto, ce n'est pas le moment. Si je ne calme pas le jeu immédiatement, j'aurais droit à une grosse dispute et ma menace deviendra réalité. Comme je n'ai aucune envie de me disputer ou de dormir seul ce soir, je préfère me taire et trouver une solution à ce problème.

-Où est ce que tu vas ? S'interrogea Tetsu en me voyant me lever.

-Vérifier si les prises sont bien branchées.

A force de jongler entre les prises péritels selon que l'on veuille regarder la télévision, un DVD ou une cassette vidéo, il se peut que celle-ci bouge ou que l'on se trompe. En vérifiant le branchement, je me rendis compte que le problème ne venait pas de là. Peut être qu'il venait de la télé finalement ? Il n'y avait pas trente-six solutions pour le savoir. Sans plus attendre, je remis la prise péritel de la télévision avant de demander à Tetsu d'éteindre le magnétoscope. Sans réelle surprise, le son m'indiqua que celle-ci fonctionnait. Avec un soupir, je remis tout comme c'était avant que Tetsu rallume l'appareil pour obtenir le même résultat. Désappointé, je me laissais tomber sur le divan. Je ne voyais vraiment pas comment régler ce souci. Les papiers du magnétoscope étaient perdus et la garantie passée depuis bien longtemps.

-Un DVD, ça te dis ? Lui proposai-je avec un sourire crispé.

-Moi, j'ai une meilleure idée.

Avant que je ne puisse lui demander laquelle, je sentis ses lèvres se presser sur les miennes. D'abord étonné, je fermis doucement les yeux pour profiter de la chaleur et la texture de sa lèvre inférieur que je mordillais délicatement. Je sentis sa langue entrer dans ma bouche avant d'y explorer chaque recoin comme pour s'imprégner de ma saveur qu'il connaissait déjà me faisant gémir. En voulant plus, j'approchais mon corps du sien au point que mes jambes encadraient les siennes dont mon postérieur reposait dessus, tout en approfondissant le baiser. Ma langue entra en contact avec la sienne pour entamer une danse sensuelle lui arrachant un grognement de plaisir tandis que ses bras venaient entourer ma taille et mon cou, m'attirant encore plus vers lui. Le manque d'air me fit écarter le visage à contre cœur. Ne voulant pas rompre la magie de ce moment, je plongeais mon regard assombrit par le désir dans le sien. Je pouvais sentir sa respiration hachée sur ma peau attisant encore plus ma soif.

-Ne me regarde pas comme ça. Me réprima-t-il entre deux respirations.

-Comme quoi ?

-Tu es vraiment le maître de la provocation, le pire c'est que tu ne le fais pas exprès.

-Hein ?

-Comment puis-je résister à la vision de toi penché en avant, mettant ainsi tes jolies fesses en valeurs, ou à ton regard rempli de désir ?

-Ne résiste pas alors. Murmurai-je en passant mes doigts dans ses cheveux.

Je me mis à suivre le contour de sa bouche avec le bout de ma langue très lentement. Ce simple geste le fit frissonner. Avec un sourire, j'embrassais rapidement et délicatement chaque partie de son visage en oubliant volontairement ses lèvres. J'aurai aimé faire durer cette douce torture plus longtemps mais c'était sans compter ma propre faiblesse. J'en voulais plus. Avidement, je plaquais mes lèvres sur les siennes pour m'y attarder définitivement nous faisant gémir tous les deux. Sans plus attendre, je fis entrer ma langue dans son entre mais refusa tout contact avec la sienne. Ce petit jeu du chat et de la souris rendit impatient Tetsu qui me renversa sur le canapé. Surpris, je lâchais un cri qui se perdit dans sa bouche.

Un horrible hurlement inhumain nous fîmes sursauter. La télévision fonctionnait à nouveau.

-Finalement, j'avais raison. Soupirais-je. Tu avais bien appuyé sur un mauvais bouton.

-Quoi ?

Tendrement, je le repoussais pour pouvoir me redresser afin d'enlever la télécommande qui m'avait fait mal au dos lorsque j'étais tombé dessus. D'un air moqueur, je la brandis devant ses yeux avant qu'il ne la saisisse au passage pour arrêter le film et la jeter sur la table basse, pressé de recommencer là où nous avons été arrêtés. Au moment où il allait m'embrasser, je lui tendis un morceau de chocolat. Il me regarda d'une drôle de façon que je n'ai pu m'empêcher de me justifier.

-Ca serait dommage de ne pas en profiter, non ?

-Tu n'en veux pas ?! Capitula-t-il en soupirant.

-Je le dégusterai d'une autre manière.

Je le vis froncer les sourcils tout en le dégustant. Avec un sourire, je l'attrapais par le col de sa chemise pour le ramener au dessus de moi avant de m'emparer de ses lèvres dont le goût de la confiserie était mélangé au sien.

-Délicieux. Fondis-je.

-Le baiser ou le chocolat ?

-J'adore le chocolat. Répliquais-je dans un sourire avant que Tetsu me fasse taire d'un nouveau baiser plein de promesse.