/!\ CETTE FANFICTION CONTIENT UNE SCENE LEMON /!\
Mes pas sont rapides et lourds. Les poings serrés, je monte les marches deux par deux, excédé par le comportement d'Oscar. Mon épée, à l'abri dans son fourreau, se balance au rythme des mes jambes, mes mèches noires retombent devant mes yeux, je n'en ai cure : tout ce que je désire c'est mettre les choses au clair avec elle. C'est difficile de l'admettre, mais je l'aime, depuis le premier jour mon cœur bat pour elle. C'en est assez, il faut que je lui dise, sinon je vais éclater, surtout que la jalousie me ronge les entrailles progressivement. Oscar… Rien que d'entendre son prénom masculin résonner dans ma tête me donne la sensation de faillir.
J'entre dans son bureau sans prendre le temps de frapper, je claque la porte derrière moi. Elle est assise à son bureau, les yeux ronds et incapable de dire quoi que ce soit. Je l'ai prise au dépourvu, je ne parviens pas à m'empêcher de laisser un rictus s'installer sur mon visage. Je m'approche, pose une main à plat sur son bureau d'ébène et me penche vers elle. Ses longs cils battent plusieurs fois d'affilée, Oscar pose sa plume et plonge ses yeux bleus dans les miens. Ma main libre vient se poser sur sa joue blanche, écartant quelques mèches blondes par la même occasion. Elle me semble si fragile, si féminine que j'en oublierai presque qu'elle évolue dans un monde d'hommes en permanence. Fougueusement, je m'en vais m'emparer de ses lèvres pulpeuses, voulant les sentir contre moi. Oscar ne me repousse pas, c'est bon signe. J'ouvre les yeux subitement quand je sens une brève poussée d'Oscar vers mon visage, la jeune femme cherchant à approfondir notre baiser en se redressant sur sa chaise, prenant appui sur son bureau.
Chacun de notre côté du meuble, nous commençons à fatiguer et à manquer d'air. Nous interrompons rapidement notre baiser, essoufflés et nos regards ne se quittent pas un seul instant. Cette tension qui existe entre nous est omniprésente, je rêve depuis si longtemps de pouvoir la tenir dans mes bras, de la sentir contre moi, de lui apporter de la jouissance. Je n'ose pas croire que ce moment est arrivé. Je la vois ôter sa veste militaire, la plaçant sur la chaise je l'imite. Calmement et avec des yeux séducteurs, elle se rapproche de moi, à pas de chat, ses doigts fins viennent caresser mon cou, mon torse avant de descendre plus bas. Un petit sourire amusé sur son visage, elle déboutonne mon pantalon avant d'y glisser sa main. J'ai un hoquet de surprise, grognant de plaisir à chacune de ses caresses sur mon appareil masculin. Comment peut-elle savoir s'y prendre avec autant de finesse ? Cela me paraît presque irréel. Le plaisir commence à augmenter, je sens ce feu qui m'envahit et que même les gardes françaises ne pourraient pas arrêter.
« Tu aimes ça, pas vrai ? » me murmure-t-elle au creux de l'oreille, avant d'en mordiller son lobe.
Je suis pris au piège, je n'arrive plus à faire le moindre mouvement. Seulement, il me faut trouver une solution rapidement, sinon je ne pourrai plus me retenir : cela signifierait que je ne pourrai pas lui offrir de plaisir. M'obligeant à revenir à la réalité, je saisis le poignet d'Oscar avant de la faire monter sur son bureau. Je vais de nouveau kidnapper ses lèvres, elle enroule ses bras autour de mon cou alors que je commence à faire balader mes mains sur son corps si féminin. Je lui fais retirer sa chemise, me débarrasse de ses bandes et libère sa magnifique poitrine. Ses seins sont fermes et gonflés, ses tétons sont si durs qu'ils paraissent me pointer d'un air accusateur. Ma main droite commence à malaxer son sein gauche, elle soupire de plaisir je souris mais ne compte pas m'arrêter là. C'est à mon tour de descendre mes doigts vers son intimité, que je m'en vais titiller avec un bonheur presque plus jouissif que sa main sur mon engin. Je la caresse avec des mouvements circulaires tout en observant son visage qui se crispe d'extase. Des gémissements lui échappent, amenant des décharges au creux de mon ventre. Ses ongles s'enfoncent dans la peau de mes épaules, sa tête bascule vers l'arrière et des tremblements prennent possession de son corps. Face à son moment de jouissance, je sens que mon petit soldat au garde à vous palpite, j'ai tellement envie d'elle que…
Des secousses et des coups de poings sur mon épaule me surprennent. J'ouvre les yeux, face à mes camarades des gardes françaises qui sont en train de rire. Honteusement, je comprends que mon cerveau m'a joué un sale tour en me faisant fantasmer sur la seule femme que je déteste le plus au monde. Vêtus de leur chemise de nuit, Armand et Lasalle pouffent sans retenue devant moi. J'ai chaud, je réalise que je suis complètement trempé et que mon corps a ouvertement réagi à ce fantasme.
« Oh oui, Oscar ! Vas-y, c'est bon… Continue… » m'imite Armand, avec un air faussement langoureux.
Tout le dortoir se met à rire pendant que je peste dans mon coin.
« Quoi ? Ne me dîtes pas que vous n'avez jamais fantasmé sur elle ! » finis-je par répondre.
« Bah on ne la déteste pas, nous. Toi en revanche, t'as une drôle de manière de ne pas aimer quelqu'un. » réplique Jean.
Ils repartent dans un fou rire. Je me lève pour aller dehors, j'ai besoin d'eau froide. Je la déteste encore plus à présent.
Challenge : Oscar/Alain + rage
