Oh oui, je suis toujours en retard dans mes publications. On ne se change pas, hein.

Je suis pourtant bien rentrée de Crans Montana, je suis bien rentrée de Saint Petersbourg aussi - et au passage, c'est une ville merveilleuse, magnifique, je veux y retourner un jour en été. J'ai eu le temps de repartir à quatre jours à Zermatt aussi, pour clôturer cette saison de ski. Oui, je suis incapable de rester chez moi, je sais. Et quand j'y suis, j'ai atrocement trop de travail. Ces deux prochains vont me faire déménager en bibliothèque, j'ai hâte.

En tout cas, voici le troisième et dernier chapitre de cette fiction.

Qu'en dire ? Je n'en suis pas vraiment satisfaite. Il y a quelque chose qui manque, je le sais - peut-être parce que les Maraudeurs n'y apparaissent plus, peut-être parce que j'ai attendu trop longtemps pour vraiment le terminer... Dans tous les cas, les critiques seront les bienvenus : si je peux y papoter des corrections, allonger ou rajouter quelque chose, je le ferai avec plaisir.

Un très grand merci à : feufollet, Lili Carter, Inkfire, Bouyachaka, Lil's C et JustanotherTime pour leur review.

Disclaimer : Tous les personnages appartiennent à JKR.

Titre : Ce que mord la lune

Résumé : ''Cette année-là, l'Angleterre se heurta à un froid qui n'en finit pas. Il y eut les routes verglacées, les lacs figés, les arbres tombés. Il y eut les flocons à répétition, les heures de retenues, les points montants et descendants pour la Coupe des Quatre Maisons. Il y eut Andromeda qui ne rentra pas. Ma solitude dans une cabane en bois.'

Rating : K+

Bonne lecture !


« Est-ce que tu m'aimes ? demanda Nymphadora et à son regard lumineux, je ne pus que répondre :

– Oui. »

Ses cheveux se firent bleus. Sa bouche se tordit et devint plus large, plus épaisse ; ses joues se remplirent. Elle me lança une moue provocatrice qui me pétilla dans le cœur. Ses yeux seuls, ses yeux gris d'aristocrate, ne changèrent pas. La métamorphose n'avait jamais pu aller jusque là.

« Et comme ça, est-ce que tu m'aimes aussi ? »

J'hochai la tête :

« Tu devrais toujours garder cet air là. »

Elle éclata de rire, redevint elle-même et posa sa tête contre mon torse. Sa main vint chercher la mienne et s'y entrelaça.

Un long moment, nous restâmes ainsi.

Un silence d'enfant. Le vent frappant à la fenêtre, les couvertures nous reliant.

Il y eut le feu mourant, les bûches manquant e je ressentis cette voix aux accents hivernales qui résonna en moi :

« Mais que fais-tu, Remus ? – ses canines acérées, fantômes, se plantèrent aux creux de mes reins – A quoi joues-tu, lorsque tu attrapes cette fille qui lui ressemble, lorsque tu la serres entre tes bras et lui construit un avenir serré en toi ? C'est idiot, c'est si futile. Tu crois te libérer d'un poids, mais tu te mords la queue avec ostentation. Elle en mourra, tu le sais. Elle en mourra à cause de toi. »

Jusqu'à la fin, je ne pus associer Bellatrix Lestrange qu'aux froideurs du mois de janvier, me sentant toujours emprisonné par cette première vision, par ce champ de blanc où elle se dressait, la majestueuse, pareille à la Reine des Neiges qui emporta Kay dans un pays lointain. Peut-être planta-t-elle, elle aussi, une poussière au coin de mon cœur. Une ancre de dégoût contre laquelle je me débattis une vie entière.

Un jour, j'aperçus Nymphadora c'était au Terrier sûrement, lorsque les plats fumaient sur la grande table et que Molly recouvrait son angoisse de desserts dégoulinants. Son visage, aux premiers abords, me terrifia de par ses traits si connus, son regard aux nuances d'hiver. Mais il y avait chez elle une jeunesse malicieuse, une maladresse qui semblait émerveiller jusqu'au soleil. Elle possédait, bien gardée, une joyeuse inconstance et s'ouvrait toute entière, croisait les bras, parlait et riait sans arrière-pensée. Je m'aperçus bientôt combien elle brillait. Elle brillait de couleurs, il fallait l'arrêter, la calmer, la rassurer. Il fallait en prendre soin, la protéger, l'aimer.

Ce fut elle la première qui s'attacha. Ce fut elle qui posa ses lèvres sur les miennes et en détacha la boue qu'avait laissée l'ombre d'une femme qui lui ressemblait.

« Je n'ai pas peur avec toi, m'expliqua Nymphadora. Je sais que nous serons heureux pour le temps qu'on aura, et quand je suis avec toi, je m'en fiche de mourir demain. Je ne pense plus à la guerre. J'ai juste envie… je ne sais pas, juste envie de rester là et de ne plus penser à rien. Est-ce que tu comprends ?

– Oui.

– Est-ce que tu as déjà ressenti ça avec quelqu'un ? »

Il ne fallut pas. Je n'y pensai pas, pas à elle.

Je n'y pensai pas ou alors peut-être mais je la chassai d'un voile posé et finis par croire qu'elle m'avait échappé. Que Bellatrix Lestrange appartenait à un autre passé, à un paysage où il neigeait c'était il y a longtemps, quand j'étais jeune et innocent, elle était si belle alors, elle était un trou béant qui se saignait et me décomposait, est-ce que vraiment je pus l'aimer ?

« Non, jamais. »

Je caressai les cheveux courts de Tonks et déposai un léger baiser sur son front. Elle fronça le nez :

« Arrête. J'ai toujours l'impression d'être une enfant lorsque tu fais ça. »

Je ne voulus jamais voir qu'en vérité, c'est ce qu'elle était.

L'enfant du remplacement.


Puis Azkaban échappa à Bellatrix. Cette nuit, au Ministère – cette nuit où Sirius s'en alla – je ne l'affrontai pas. J'entendis son nom qui vint de très loin, pareil à une ombre, la cherchai, l'inventai jusqu'à ce qu'il me semble l'apercevoir.

Alors il y eut cette vague atroce de haine qui déferla sur moi et bloqua chacun de mes muscles. Je la vis, partout, je la vis, ou peut-être fut-ce ces lumières blafardes qui la dessinèrent hors de mes souvenirs, les sorts enveloppant sa chevelure ; il y eu un grand rire, un voile déchiré, un cœur battant et épuisé qui se brisa à mes pieds. Je la vis ensanglantée, je la vis lumineuse puis écrasée, barbouillée de laideur, je la vis apprivoisée, étranglée, découpée, en cadavre pour la remplacer mais ce ne fut pas là qu'elle fut tuée et de Sirius émergea alors une absence glacée.

Je voulus figer cette haine dans ma gorge la garder, la polir, savoir qu'il existerait toujours chez moi la possibilité de la ressortir pour Bellatrix. Ce sentiment me parut rassurant, il tira de mon ventre une force d'indifférence soudaine. J'en oubliai la neige, j'en oubliai le froid et sa silhouette gracile de reine pour n'en garder que l'obscure promesse de mort qu'elle incarnait. Je blanchis mes nuits à travailler le dégoût, puis une fois que je me crus à l'abri, tout s'échappa. La haine se glissa sous ma porte et m'abandonna, la lâche, pour me laisser avec Nymphadora dans les bras.

Bellatrix Lestrange revint, tout en chair, au même temps que l'hiver. Le plus doux, peut-être, que connut l'Angleterre.

La neige, poudreuse, laiteuse en se déposant, s'était assoupie sous les pas et se noyait, gorgée de soleil. Elle en était devenue hideuse lorsque Dumbledore m'envoya à l'autre bout du pays, dans l'espoir de rallier des loups garous à nous. Je m'y rendis seul, dans un village qui ne ressemblait à rien. Une ruine faite de bouts de bois et de tavernes grises accordées au ciel, où les sorciers avançaient collés aux murs en serrant contre eux leurs enfants, où les chiens reniflaient les décombres, hurlant de nuit comme de jours, usant ainsi de leurs dernières forces.

La magie noire et la terreur puaient aux portes. Cela me frappa.

J'avançai là-bas, cherchant à capter les regards baissés mais moi-même, lorsque je croisai mon reflet, j'eus du mal à m'appréhender. Le Polynectar avait déformé tout ce qui me représentait. Soudain, mes cheveux avaient brunis, mon visage s'était allongé soudain, ce n'était plus tellement moi, c'était ce moldu dans la rue, cet illustre inconnu, et puis j'aurai pu crever d'un coup sans que personne ne me nomme. Peut-être était-ce ça le pire, dans la guerre : mourir un peu par erreur, comme un chien au fond d'une ruelle, sans fleur à votre nom sur une tombe.

Ce fut là, sur ce chemin de décombres, dans un des derniers bars à la porte béante, que Bellatrix Lestrange s'engouffra. De l'autre côté de la rue, sa silhouette sans visage, sa silhouette tout en noir à la capuche relevée, me frappa de plein fouet.

J'y entrai.

Je n'eus pas besoin de la chercher pour la trouver. Des flocons s'étaient bloqués entre ses mèches, lui formant une tiare aussi glacée qu'éphémère, et ils étincelaient à la lumière pâle du bar. Je m'assis à ses côtés. Mon souffle chercha le sien, se cogna à son odeur acide et à ses traits ciselés.

Il n'y eut chez elle pas un cil qui en trembla.

Les deux ou trois ombres formant la clientèle la reconnurent et s'en allèrent sans bruit. Le patron cessa de respirer. Osa à peine s'approcher.

Je commandai un Whisky Pur Feu et à son sourire, je compris qu'elle m'avait reconnu, que quelque chose du plus profond de son être avait démasqué mon identité, malgré ma voix plus rauque, mes gestes lents et étudiés, malgré cette apparence étrange que la potion m'avait attribuée.

De longues minutes, elle se laissa observer.

Alors voilà Azkaban, pensai-je. Voilà tout ce que les Détracteurs retirent de la beauté extérieure. Tes joues gorgées de soleil se sont noyées, ne reste que ces os saillant qui semblent posséder une vie propre, qui tirent sur ta peau ; en fut-elle douce, un jour, je ne veux plus me le rappeler et pourtant mes doigts brûlent lorsque le souvenir se jette à ma gorge.

Lorsqu'enfin son regard se posa sur moi, il en pétilla. Mille Furies sortirent alors de ses yeux et hurlèrent à mon cou.

« L'odeur de ta race, murmura-t-elle. Cette odeur de loup. Elle te trahit. »

La première gorgée d'alcool m'explosa dans le corps.

Un rire silencieux passa entre ses lèvres je soutins son regard.

« Profites-en pour me tuer. »

Très doucement, sa tête se secoua : non. Non, non – sa tête chantante – oh non – sa tête lancinante – bien sûr que non – et obsédante.

« Après tant d'années, je te laisse ces retrouvailles.

– Et si je sors la baguette en premier…

– Alors peut-être que je t'admirerai. Mais tu n'as pas changé. Tu es ce gentil garçon, Remus, mordu par la lune et qui court derrière des ombres dans l'espoir de retrouver ce qu'elle lui a dérobé. C'était joli, cette innocence qui t'encombrait. C'était joli et puis c'est moi que tu as rencontré. »

Une main se posa sur sa joue. Je la découvris à nouveau nue.

« Je te tuerai, m'annonça-t-elle, quand tu croiras ne plus m'aimer.

– Alors il est temps. »

Elle rit :

« Ton regard est un traître, petit oiseau. Il est fasciné, il n'arrive à se détacher. Tu m'as là dans le ventre, n'est-ce pas dommage ? Tu m'as au plus profond de toi, chaque mot contient la puissance de te renvoyer à mon image. Comment crois-tu pouvoir nommer ce sentiment ? De l'obsession ? C'est là tout l'amour que je puisse connaître. »

Elle déposa une bourse sur le bar.

« Vois-tu, poursuivit-elle tandis que ses doigts s'enroulaient aux ficelles, tu portes en toi le désespoir du loup. Il est irréversible, à présent, il s'est glissé partout. Tu ne maîtrises plus cet affreux petit désir – la bourse s'ouvrit d'un coup sec – qui grimpe, et grimpe lorsque je suis là – elle y plongea la main – et grandit jusqu'à ce que tu te retrouves faiblement, ne pensant plus qu'à moi tout le temps. »

Les gallions roulèrent.

« De nuit, lorsque sort la lune, tu n'attends que moi. »

Puis elle se leva. Sa capuche retombe lourdement sur ses boucles qui tremblèrent en recouvrant ses seins.

« J'ai quelqu'un. », dis-je soudain.

Elle s'arrêta. Son regard se fit plus froid lorsque ses lèvres remontèrent et se pressèrent à mes oreilles. Je les sentis qui accrochèrent ma peau, la râpèrent. Son parfum me parvint comme un poison déversé :

« Quelqu'un qui me ressemble, oui. Qui détient l'âge auquel tu me vis pour la première fois. N'est-ce pas adorable, Remus, cet attachement que tu portes enroulé à tes bras ? Ton attirance me mord les doigts. Elle partage un reste de sang avec moi ; cela n'a aucune importance puisqu'elle aussi mourra. »

Je sus que Bellatrix ne mentait pas.

Je voulus la retenir, je n'y parvins pas. Peut-être y eut-il chez moi une minute d'hésitation, une condamnation qui sonna dans mes veines lorsque son baiser se sépara de moi et que je me retrouvai seul, ses gallions tournoyant encore.


Je me rappelai alors la guerre. Là-bas, dans cette partie lointaine de l'Angleterre, j'échouai la mission de rallier les loups garous. J'eus un enfant. Je découvrir la terreur de la perte ainsi que la culpabilité de ne pouvoir m'y opposer.

Nymphadora resplendit. Rogue trahit et Dumbledore devint un creux dans la neige, une plume déposée au champ de bataille. Fut-ce vraiment l'été qu'il s'en alla ? Est-il possible de se retrouver seul pour de vrai lorsque le soleil dégouline, atroce sensation de chaleur et de réconfort ? Puis cet enfant, qui m'apparut comme miraculeusement, cet enfant me ressemblant, si petit au creux de mes bras, si rougi par la vie.

J'en fus terrifié.

Une ultime fois, je me cognai à Bellatrix sur le Chemin de Traverse à présent désert. Ses pas, d'abord, se lièrent aux miens. Je les laissai frapper le sol, tournai, m'enfonçai dans l'obscurité. Puis ils devinrent plus léger, se glissant rapidement comme des serpents pour me rattraper. Je cherchai une ruelle, une embouchure d'où nous disparaîtrions ensemble peut-être je parvins à un cul-de-sac et me retournai. Sa baguette s'enfonça dans mon cou.

Et mon sourire se dressa pour la première fois en rempart. Un atroce soulagement à la voir.

« Charmant petit loup… »

Un suintement entre ses lèvres. Un suintement qui roule, roule et s'enroule à mon cou, qui traine ses noirceurs comme d'autres envoient leur vertu à terre. Elle a cette voix toujours chantante, l'inconstance au ventre ; elle a dans ses yeux rassemblé les éclats de haine pour s'en parer et pourtant elle n'est plus tellement belle, il y a quelque chose qui s'est détruit, une implosion intérieure qui a éteint le feu, l'a creusé d'ennui.

Je posai la paume de ma main contre ses lèvres. Je respirai son odeur. Elle se laissa faire comme une poupée. Je voyais l'obscurité dresser des failles sur son visage, je la voyais qui recouvrait ses traits.

Elle murmura :

« Tu m'as désirée une vie entière, Remus ? J'en suis touchée au plus au point. »

Ma main tomba jusqu'à ses reins.

« Connais-tu Chopin et sa Valse de l'adieu ? dis-je, et ma voix fut d'une douceur qui m'étonna. Elle nous ressemble étrangement. Une insouciante s'échappe d'elle, les notes sont légères. Je vais t'effacer, tu sais. Je vais me détourner, très doucement, et puis je vais vivre. Toutes ces années… »

Son sourire ne trembla pas, mais ses doigts effleurent ma joue.

Je voulus lui demander pourquoi : pourquoi Sirius, pourquoi moi, pourquoi faisait-elle donc ça, et à présent que j'étais son ennemi, que j'étais un loup-garou, un monstre, et que mon sang de sorcier s'était retrouvé rabaissé, pourquoi me gardait-elle là – mais il n'y avait rien dans ma tête qui se formait distinctement.

Un désespoir immense se refléta de mes yeux aux siens.

« J'ai réussi, dis-je en échange. J'ai réussi à te rayer. »

Son baiser fut glacé.

Un sanglot m'arracha la gorge. Je m'accrochai à son bras comme un orphelin, je m'accrochai à son odeur et à ses lèvres, à sa fureur terrible, à ma terreur imbécile.

« J'ai vraiment réussi. »

Mais oui que je mentis.

Il y a de cela des années, je fis tout pour qu'elle cesse d'exister. On n'idéalise pas l'image d'une femme vingt ans durant, n'est-ce pas ?


Dolohov me vit le premier et ce fut son rire sec qui parvint à me réveiller. J'esquivai le premier sort. Je pensai à Nymphadora, je pensai à Teddy. Je me rappelai l'insécurité, la mort siffleuse tandis que Poudlard s'écroulait. Je serrai ma baguette et me lançai ; le monde se mit alors à brûler.

Des pierres tombèrent, je sentis qu'on me rejoignait alors qu'autours de moi les sorts se déchiraient. Puis je l'aperçue. Elle était loin, silhouette difforme, elle s'était drapée d'une haine féroce qui me projeta pieds et poings liés. Sa voix me parvint, joyeuse et glacée, à l'image des premières neiges où je l'avais rencontrée : pas par la haine, mon petit loup, et j'ai une chanson qui me siffle au corps, et j'ai tes lèvres gardés à mes reins, tes doigts si fins accrochés aux miens.

Dolohov m'atteignit enfin.

Mais ce ne fut qu'elle qui me rentra dans le cœur. Bellatrix, avec ses cheveux de chaînes, ses passions distribuées, sa terreur qu'on n'avait su maîtriser et, par-dessus tout dans ce monde, sa folle allégresse devant les hommes qui lui avaient échappé.

Fallait-il qu'on en meurt, songeai-je. Fallait-il que tout s'écroule en nous pour qu'un jour nous nous croisions en paix.

Je tombai.


J'y retourne et elle revient.

« Va-t'en, dit-elle. Va-t'en, regarde : je te libère. J'ouvre les mains et il n'y a plus rien. Je suis froide, touche-moi. Serre-moi, tes doigts passeront au travers des miens. Je suis morte mais je suis toujours là. Dans une cage, est-ce que tu la vois ? M'y suis-je mise seule, je ne m'en rappelle pas. »

Je ferme les yeux.

Je sens son souffle qui vient de loin et m'encerclant, je sens l'hiver approcher.

« Va-t'en. », répète-t-elle mollement.

Mais c'est elle qui s'en va, à présent.


Est-ce qu'un jour mes fins voudront dire quelque chose, c'est une grande question :) En tout cas, si vous avez eu le courage de me lire jusque là, c'est que vous êtes des gens biens et j'espère que ce dernier chapitre ne vous aura pas trop déçu.

Une petite review pour la route ?

A bientôt,

Ana'