Coucou !
Voici le deuxième chapitre de ma fic', un chouilla plus court (encore une fois j'ai pas l'habitude d'écrire autant pour une histoire:/). Mille merci pour vos review, ça m'encourage à continuer d'écrire !
« Nous nions l'existence de nos anges. Nous nous persuadons qu'ils ne peuvent pas exister. Mais ils se manifestent. Là où on les attend le moins, et quand on s'y attend le moins. Ils peuvent s'exprimer à travers tout être sorti de notre imaginaire. Ils crieront à travers des démons s'il le faut. Pour nous pousser à engager le combat. »
Sucker Punch.
Chapitre 2 : Obsession
Quelques heures plus tard, Clint apparu dans l'atelier que Steve n'avait pas quitté. L'archer se sentait assez mal après leur dispute d'hier soir, et tenait à s'excuser (enfin Natasha avait insisté sous peine de faire la grève des câlins, alors…).
-Hum… salut.
-Oh salut, Clint.
Tiens donc, le blond semblait avoir oublié qu'ils étaient en froid. Il avait d'ailleurs l'air occupé.
-Qu'est ce que tu fais ?
-Jarvis détaille les vidéos de surveillance image par image et je vérifie un truc.
-Quoi comme truc ? Demanda Clint, déconcerté.
-Quelqu'un s'est introduit dans ma chambre cette nuit.
-Pardon ?
-Et y a allumé une bougie.
Steve se tourna vers l'archer et le regarda dans les yeux. La surprise y brillait, et même un agent du Shield ne pouvait mentir comme ça. Ce n'étais pas lui.
-Hein ? Mais c'est pas… et pourquoi t'as une caméra dans ta chambre, au fait ?
-Coulson. Encore.
-Ah ! Je t'avais bien dit qu'il chercherait un moyen de… enfin tu vois… Haha…
Clint s'arrêta vite de rire en voyant l'expression de Steve. Captain America était peut-être connu pour son sang froid exemplaire, mais cela ne l'empêcherait pas de le frapper s'il continuait ses sous entendus douteux sur la possible homosexualité de Coulson.
-Hahem ! Donc quelqu'un a allumé une bougie dans ta chambre ? Qui ?
-C'est ce que j'essaye de découvrir. Mais la caméra s'arrête pile au moment intéressant.
-Ah… c'est embêtant. Tu es sûr que ne pas avoir simplement rêvé ? Parce que ça parait étrange.
Le blond ne répondit pas. Bien sûr que non, tout cela était bien réel et effrayant.
Clint avait rapidement mis les autres avengers au courant, mais tout le monde était formel : personne n'avait bougé de son lit cette nuit (Loki et Thor avait juste bougé ensemble dedans mais ça c'était une autre affaire plus personnelle).
De son côté, Steve n'avançait pas plus. Rien n'y faisait, impossible de voir qui était l'intrus de cette nuit. Il se promit d'être plus vigilant et de ne dormir que d'un seul œil.
En fin de journée, Natasha proposa une promenade dans Central Park, afin que tout le monde puisse décompresser un peu, et d'éliminer certaines tensions évidentes à l'intérieur de leur groupe. A force de persuasion, elle sortit Steve de son antre, et d'une poigne ferme, l'amena dans la voiture où les autres les attendaient.
Pendant le trajet, Steve se rememorra les journées passées avec Tony dans ce parc. L'ingénieur n'était pas du genre à mettre le bout de son nez dehors « rien que pour le plaisir de voir des arbres », et grommelait souvent dans sa barbe lorsque son amant le forçait à bouger un peu de son atelier. Mais après quelques minutes il prenait sur lui rien que pour faire plaisir au blond.
C'était là où ils avaient dancé pour la première fois, dans un petit kiosque blanc. Là où Steve avait posé ses lèvres sur celles de Tony, là où il lui avait dit qu'il l'aimait…
Au début, le brun avait peur de se mettre en couple, d'officialiser la chose. Il avait peur de l'amour, car il savait que perdre Steve serait insupportable. Mais au fil du temps, il s'est dit qu'il fallait profiter de ce sentiment au lieu de le fuir. Quelle ironie… Quelle foutue ironie.
L'air était doux, et cette fin d'après midi d'automne était agréable. Les Avengers flânèrent dans le parc, puis s'installèrent dans l'herbe près du lac principal, en appréciant les derniers rayons du soleil sur leurs visages. Ils s'y attardèrent quelques moments, puis le soleil tomba et d'un accord commun ils décidèrent de rentrer.
Lors du chemin du retour, Steve s'égara dans ses pensées. Il observait sans vraiment voir Loki et Thor, qui marchaient devant lui. Soudain la main du dieu du Tonnerre prit celle de son frère et leurs doigts se lièrent étroitement. Clac, une baffe de tristesse en pleine face pour Captain America. Tony prenait sa main de la même façon, possessif et amoureux. Une vague de solitude l'envahit, et il se sentit mal. Il ralentit le pas, et se retrouva juste en dessous d'un échafaudage. Certains bâtiments n'avaient pas été reconstruits comme il le fallait après la grande bataille de New York et des réparations étaient encore en cours. Mais tout à coup un énorme bruit se fit entendre.
Steve se retourna et vit un tuyau de gaz éclater sous une trop forte pression. Le souffle de l'explosion le propulsa en arrière, dans l'immeuble en reconstruction. Il traversa une vitre et se retrouva au sol. Des débris commencèrent à tomber. Il ne savait pas du tout où était les autres. La poussière et la fumée l'aveuglaient et lui piquaient la gorge, il ne savait pas comment sortir de cet enfer. Du sang coulait sur son visage. Il déplaça une plaque qui bloquait sa jambe et se releva, non sans difficultés. Il devait sortir. Vite. Sinon le bâtiment allait s'effondrer et il allait mourir sous des tonnes de béton. Steve avança à tâtons et en toussant. Ses poumons étaient en feu.
Puis il se passa à nouveau une chose étrange. Pendant un instant il sentit une présence familière à ses côtés. Mais il avait beau tourner la tête et chercher dans chaque coin, personne ne se trouvait avec lui. Soudain :
-Steve ! ATTENTION !
Le blond évita de justesse le bloc de béton qui se détacha du plafond. C'était moins une. Il fallait qu'il sorte. Mais quelque chose le bloqua.
Devant lui, à quelques mètres seulement, Tony était là. Les yeux écarquillés d'horreur. C'était lui qui l'avait prévenu, il en était sûr. Mais ça paraissait impossible. Il était censé être mort.
-Bon sang Steve ! COURS !
L'adrénaline revint dans les veines du blond. Il sortit enfin de l'immeuble en suivant Tony. Le brun lui indiquait le chemin à travers les débris, et il put sortir sans être blessé. Noir de suie, crachotant ses poumons, les larmes aux yeux et la respiration sifflante, Steve s'affaissa sur le trottoir. Il entendit les sirènes des pompiers.
-Tony, qu'est-ce que… Tony ?
Le brun avait disparu. Steve se releva et parcouru du regard les environs. Il n'avait pas rêvé. Il l'avait vu… Aussi étrange que cela puisse paraitre… Tony l'avait aidé. Il l'avait sauvé d'une mort certaine. Il le savait.
Quelques heures plus tard :
Et si… ces deux mots revenaient sans cesse dans son esprit.
Etait-il fou ? La tristesse avait-elle donc détruit tout ce qu'il y avait de censé en lui ? Ou y avait-il encore une once d'espoir, une petite lueur dans l'obscurité, comme une bougie allumée dans une chambre noire de chagrin…
Steve était resté assis sur le toit de la tour pendant près d'une heure, à fixer l'horizon. C'était tellement dingue. Certes, sa perception du monde avait changée depuis tout ce qu'il avait pu vivre avec les Avengers, l'invasion des Chitauris, et la découverte d'autres univers. Mais même pour ces gens-là, la résurrection, les fantômes ou les miracles n'existaient pas. Il y avait peut-être une vie après la mort pour les humains comme pour les Asgardiens, cependant personne ne revenait jamais malgré les nombreuses prières.
Le soleil se levait. Steve savait que les autres s'inquiètaient pour lui. Il se doutait que Clint avait raconté sa mésaventure du matin au reste de l'équipe. Captain America n'avait pas dit un mot, juste marmonné comment il était sortit de l'immeuble (en excluant Tony de son récit). L'effondrement du bâtiment faisait maintenant l'objet d'une enquête. Apparement quelqu'un avait trafiqué les tuyaux de gaz. Mais Steve ne s'en préoccupait déjà plus.
Il faisait froid, un froid de matin d'automne. Le blond se concentrait seulement sur la chaleur qui réchauffait son cœur, glacé depuis trop longtemps. Il ferma les yeux, imaginant un instant Tony présent à ses côtés. Comme il aurait voulu qu'il soit là. Quand il les ouvrit, il n'y avait personne. Il soupira, un mince filet de buée s'échappa de ses lèvres. Il se rendit compte qu'il était fatigué. Il était temps d'aller se coucher, même si les insomnies et les cauchemars l'attendaient.
Cependant, cette nuit là, aucun mauvais rêve ne troubla son sommeil. Au contraire, tout ne fut que lumière et chaleur. Pour la première fois depuis des lustres il dormit paisiblement, sans se réveiller en hurlant.
3 jours plus tard :
Le mal de vivre. C'était une maladie qui rongeait les hommes jusqu'à l'os, qui les empêchait de rire. La douleur leur apprenait à résister au bonheur, à respirer, manger, réfléchir. Il n'y avait aucun remède à cela.
Voilà ce qu'avait apprit Steve durant sa longue torpeur. Mais lui avait trouvé ce remède. Ce remède était quelque chose qui ne pouvait pas s'avaler ou s'injecter comme des médicaments. Non c'était quelque chose de plus fort mais aussi d'infiniment fragile, qui ne tenait qu'à un fil mais qu'on ne pouvait pas si facilement briser. Un ensemble d'étranges paradoxes, une marmelade de contradictions.
L'espoir. Une infime petite partie d'espoir qui remplissait son être,qui lui donnait la force de vivre, qui était la seule chose qui avait de la valeur à présent. Un sentiment qui ne l'avait pas traversé depuis tellement longtemps, qui lui rappelait que tout n'était pas terminé.
Car il avait vu Tony, et ce n'était pas un rêve. Il était vivant, il en était certain.
Et Steve le retrouverait quoiqu'il arrive. Quitte à en mourir.
Plusieurs gros problèmes persistaient néamoins : Où était Tony ? Comment avait-il fait pour se retrouver dans cet immeuble en flammes ? Et pourquoi avait-il allumé une bougie (car Steve était sûr que le coup de la bougie venait également du brun) ?
Des questions dont il n'avait malheureusement pas la réponse. Mais il chercherait.
Dans un souterrain, en Malaisie :
Dans un couloir sombre, des bruits de pas se firent entendre, troublant le silence. Des soldats armés jusqu'aux dents s'engouffrèrent dans un long tunnel. Pas un seul ne parlait, ils étaient tous concentrés. Ils s'arrêtèrent devant une immense porte qui s'ouvrit immédiatement. Un des soldats se détacha du lot, et s'avança.
-Restez-ici, dit-il aux autres.
Le groupe se figea. Le soldat s'avança dans la pièce peu éclairée et la porte se referma brusquement, le faisant sursauter. La décoration était assez sobre, il n'y avait que quelques statues chinoises. Au milieu de la pièce se tenait un chinois d'âge mûr, assis en tailleur sur des coussins, lui tournant le dos. Ses cheveux étaient attachés en un chignon, et sa longue barbe lui tombait sur la poitrine. Il semblait méditer. Le Mandarin…
La pièce était grande, et sentait l'encens à plein nez. Le soldat se racla la gorge, mal à l'aise. L'homme ouvrit enfin ses yeux après quelques minutes, se releva et le regarda.
-Des nouvelles, agent Lee ?
-Et bien, maître…
-Parle donc !
Le soldat recula d'un pas.
-Nous n'avons que très peu de nouvelles. Mais l'attentat de New York contre les Avengers, il y a quelques jours seulement, a échoué. Ils ont survécu.
-Incapables… incapables !
Le vieil homme explosait de fureur. Son visage n'exprimait que de la colère, une colère noire, dévastatrice, qui effraya l'agent Lee. Il mit un temps à se calmer, et dévisagea le soldat.
-Et bien… il ne nous reste plus qu'à attaquer de face. Préparez la phase B. Je veux qu'elle soit oppérationelle pour dans deux semaines.
-Bien maître.
L'agent quitta la pièce d'un pas rapide, sans se retourner.
-Ils tomberont tous, se dit l'homme à lui-même. Je veux que le monde sâche ce dont le Mandarin est capable.
Voilààààà.
Blabla de l'auteur :
Tout d'abord, cette histoire n'est pas inspirée de « Tentation » (une amie m'a fait la remarque sous quoi ça ressemblerait un peu à Edward qui empêche Bella de faire des conneries alors qu'il est pas là ou je-ne-sais-quoi…). Mes sources d'inspirations sont très variées, pour cette histoire, ça serait plus le film « Ghost » d'où le titre (oui oui, j'étais vraiment au bout du rouleau et j'ai pris le premier titre qui m'est venu à l'esprit… bon pour quoi ce qui importe c'est le contenu de la fic').
Deuxièmement, le Mandarin est un des plus grands ennemis d'Iron Man dans les marvels, j'ai donc repris un peu de ses caractéristiques, mais j'ai exclus les pouvoirs avec les bagues. Pour moi c'est un terroriste cinglé, point. Pour celles qui se demanderaient à quoi il ressemble, on le voit dans le trailer d'Iron Man 3 (qui a l'air troooop bien d'ailleurs, j'attend avec impatience sa sortie !).
Enfin, ne voous inquiètez pas, je ne vais pas laisser le pauvre Tony de côté dans cette fic' (ça tuerait RDJ de ne pas être mis en avant dans une fiction pour une fois XD), ça ne serait pas du Stony pour rien. Je sais comment elle va se terminer (encore heureux), j'ai prévu une dizaine de chapitres. Je vais profiter des vacances (car oui, je suis en vacances ^^) pour avancer au maximum, et un nouveau chapitre sortira *sûrement* dans deux semaines.
