Être ta soeur

« Dragon, ça veut dire quoi « être ta soeur » ?

- Ça veut dire que je me sens responsable de toi.

- Et c'est quoi l'équivalent pour un garçon...

- ... tu ne sais pas ça non plus ?

- ... Non.

- On appelle ça un frère.

- Bon, alors tu es mon frère !

- Sauf que je ne vois pas trop comment tu peux être responsable de moi...

- Tu verras, un jour... ça changera ! »


Mira soupira, regarda la porte de fortune qui les coupait de la tempête de neige. Un air froid entrait par les interstices mal calfeutrés et cherchait à les mordre en passant outre le maigre foyer qu'ils avaient allumé. Parfaitement immobile dans un enchevêtrement de couvertures, la jeune fille reporta son regard sur les flammes et attendit d'un pied ferme l'hiver qui hurlait à la mort au dehors. Son ventre se mit à gargouiller. Elle soupira.

« Eh bien, tu déprimes ? »

Question bête, depuis le départ de Kyoku, Mira avait l'impression d'avoir perdu une partie d'elle-même. Celle-ci avait attendu son rétablissement puis avait profité d'un temps clair pour replonger dans la mer. En soit, Mira ne lui en voulait pas... elle savait ce que c'était d'être obligée de rester toute la journée, seule, dans une pièce, à attendre que quelqu'un vienne vous voir. Même si elle et Mira étaient très proches et que les moments passés ensemble effaçaient un peu de sa solitude, la sirène rêvait de ces jours où elle pouvait nager librement. Elle ne lui en voulait pas. Elle en voulait à ce monde qui interdisait aux sirènes de vivre au grand jour. Kyoku ne pourrait jamais vivre sur l'île des hommes-poissons, puisqu'elle était esclave et qu'une marque dans son dos le ferait savoir à tout un chacun, elle ne pouvait pas non plus vivre chez les hommes avec sa queue de poisson... mais elle espérait rencontrer quelques uns de ses semblables et vivre parmi eux, en renégate. La seule chose qui réconfortait la fillette était leur promesse : celle de se revoir un jour, sur les océans. Étrangement, elle avait la conviction que cela serait possible en restant avec Dragon.

« Tu ne m'as jamais dit quel était ton projet, Dragon, dit-elle en ignorant sa précédente question.

- Je veux changer le monde. »

Il avait dit ça simplement, comme on dirait à quelqu'un que l'on allait au marché. À son grand étonnement, Mira ne parut pas surprise mais très intéressée. Elle sortit avec précaution ses mains de ses couvertures et fit tourner la tasse bouillante de « thé à la menthe » entre ses doigts.

« Tu te souviens quand tu nous as dit que ton père t'avais lâché dans la nature pour t'endurcir ?

- Oui.

- Kyoku a dit qu'il était timbré.

- ... Ce qui n'est pas complètement faux, tu ne trouves pas ? Enfin, c'est pas plus mal, comme ça, je suis tranquille.

- Moi... je n'ai pas d'avis sur la question. Mes parents étaient inexistants sur le plan affectif, que ce soit en bien ou en mal. Je ne peux pas envier les autres d'avoir des parents, je ne sais même pas ce que c'est. Je en suis même pas triste de savoir que je ne sais rien de ça. »

Elle s'était dit que, coincés comme ils étaient, le seul moyen pour passer le temps était de parler. Or elle s'était promise de tout lui révéler avant qu'il ne l'apprenne autrement, comme la dernière fois. Elle but un peu puis prit une profonde inspiration. Elle avait toute son attention.

Il y eut un silence lorsqu'elle lui eut tout révélé, passant de la condition des « poupées » au meurtre du Tenryuubito, elle ne lui cacha absolument rien. Aucun risque que quelqu'un surprenne une telle conversation par un temps pareil, elle n'eut donc pas peur de tout lui dévoiler.

Il avait gardé le silence de bout en bout, son regard s'assombrissant de temps en temps. Quand elle eut finit, on n'entendit plus que le vent hurler au dehors... elle se rendit compte que cela donnait un côté particulièrement lugubre à son récit. Elle osa demander :

« J'aimerais savoir ce qui t'a tant fait détester le Monde, Dragon.

- Pourquoi ? Qu'est-ce que ça peut changer ?, il était encore perdu dans ses pensées.

- Ben... moi ça semble évident que je le haïsse, mais que t'as-t-il fait à toi pour que tu décides de le changer ?

- Rien. Rien personnellement. Mais je vois ce qu'il fait. Tu en es bien la preuve, non ? Et le royaume de Goa aussi est une belle preuve de la folie de ces gens. Mon vieux aura beau dire, il faut que quelqu'un fasse quelque chose, je n'ai pas peur d'être cette personne. »

Juste pour ça... juste pour les autres. Pas seulement pour lui.

« Merci. »

Il y eut, dans ce mot, les voix de milliers d'autres, portant un collier d'esclavage ou condamnés à être des poupées à vie. Elle eut l'impression qu'il pût les entendre.

« Bon allez, assez parlé de ça, tu as faim, non ? »

Comment mettre fin à un trop plein d'émotions par un sujet trivial ? Il se leva en repoussant ses couvertures, ouvrit un coffre derrière lui et revint avec un drôle de fruit dans les mains. Mira le compara avec tous les fruits vénéneux qu'elle connaissait sur l'île pour les avoir déjà « expérimentés » mais n'en reconnut aucun. Celui-là avait de drôles de dessins inscrits sur la peau, ainsi qu'une couleur assez improbable.

« Les marines avaient ça l'autre fois... comme ça me paraissait louche, je ne l'ai jamais sorti mais là... on n'a plus que ça à se mettre sous la dent. »

Il le coupa en deux... la couleur à l'intérieur était encore plus improbable. Malgré la faim qui la tenaillait, Mira le regarda longtemps, sceptique...

« Si tu veux tout savoir... c'est dégueu. »

Elle leva la tête, Dragon avait déjà mangé toute sa part. Efficace pour quelqu'un qui le trouvait infect. Elle se résigna, son ventre en alerte, et engloutit sa part le plus vite possible, comme on enlèverait un pansement. Mouais... c'était vraiment pas bon. Mais elle s'inquiéta vraiment quand Dragon se mit à trembler en face d'elle.

« Dragon ? »

Il comprima son torse de sa main, la respiration saccadée, suant à grosses gouttes.

« Oi ! Dragon ! »

Elle s'échappa de son cocon pour le rejoindre, le prendre par le bras, prendre son pouls, sa température. Tous les signaux étaient en alerte rouge... que devait-elle faire ? Elle regarda ses propres mains, rien, aucun changement, elle ne tremblait pas. Ce n'était donc pas à cause du fruit ? Mais alors... qu'arrivait-il à Dragon ?! Ce dernier eut un haut-le-corps, percuta la table de ses deux poings, à ce geste, la porte vola en éclats, et le vent s'engouffra dans la place.

Tout était devenu blanc, elle n'avait plus aucun repère, pire : Dragon avait disparu, volatilisé ! Elle plissait les yeux pour tenter de voir à travers les flocons de neige et le vent triomphant mais ce dernier était devenu le maître des lieux, et il fallut peu de choses qu'elle se retrouve ensevelie. Par une chance inespérée, le tempête se calma.


Le vent continuait de souffler, mais cela n'avait rien à voir avec le blizzard de ces derniers jours. Parce que oui, cela faisait déjà plusieurs jours qu'elle sillonnait à travers la forêt à la recherche de Dragon, revenait régulièrement à la cachette qu'elle avait déblayée et rafistolée, seule, en vain ; Personne. Elle finissait souvent la journée en se résignant à chercher de quoi manger pour le soir et du bois, les pieds trempés et le moral un peu plus bas. C'était dur de retrouver cette bonne vieille solitude.

Aujourd'hui elle avait décidé de retourner au Grey Terminal. Elle n'en avait pas envie, sa blessure d'il y a un mois et demie étant encore suffisamment récente pour lui rappeler les mauvais souvenirs qu'elle y avait, mais tant pis ; c'était le seul endroit où elle n'avait pas encore cherché. Elle cacha ses cheveux à l'intérieur de son bonnet, rajusta celui-ci sur son front et se lança. Mais une fois le Grey terminal fouillé de fond en comble, sans succès, elle dût songer à visiter la ville. Il y avait peu de chance qu'il s'y trouve, mais l'idée de rentrer une nouvelle fois bredouille la hantait. L'idée d'accepter la solitude était pire encore. Elle voulait toujours plus d'endroits à visiter, d'endroits où chercher... elle voulait oublier... seulement oublier qu'elle était seule. Elle n'y était jamais entrée, même avec Dragon... elle n'y connaissait rien.

Tant pis.

Elle passa la porte alors que l'on déchargeait des déchets dans Grey Terminal. Personne ne la remarqua. Finalement, elle y était : la ville. C'était grand, il lui faudrait plus d'un jour pour espérer l'y trouver. Elle passa dans les ruelles, évitant les ennuis avec une incroyable efficacité, utilisant son habileté naturelle à éviter les regards des autres, à se fondre dans le décor... elle passa, telle une ombre. Mais elle ne trouva rien.

Et puis elle s'était perdue.

Elle s'était assise en s'appuyant contre le mur pour faire une pause, grelottante de froid, se frottant les mains, elle regardait avec envie un attroupement devant un stand à vin chaud et marrons chauds, à côté, un gars profitait de la foule pour attirer du monde à un jeu d'argent avec des gobelets. En regardant leur manège, elle vit que les pièces que les gens gagnaient pouvait servir à avoir des marrons chauds. Cela l'intéressa au plus haut point : elle n'avait aucune notion de ce qu'était l'argent. Elle fit la queue pour le jeu. Une fois son tour arrivé, le gars la jaugea de haut en bas.

« T'as d'quoi parier ?»

Elle haussa les épaules. Il la regarda une nouvelle fois de haut en bas, fit la moue et dit, goguenard :

« On va peut-être pouvoir s'arranger ma mignonne. »

Elle savait très bien ce qu'il avait en tête. Deux armoires à glace se tenaient à chaque extrémité de la ruelle. Elle fit un pas en avant, l'autre eut un rire gras. Il ne lui en fallait pas plus pour qu'elle le déteste et ne décide de prendre le plus de ces choses rondes possible.

« Bien, bien fillette, t'as pas froid aux yeux, j'aime ça... cent Berry*, ça te va ? alors on est parti ! »

Les gobelets dansèrent sous ses doigts incroyablement agiles malgré le froid. Il avait sorti le grand jeu d'emblée. Pour lui, il n'était pas question qu'elle gagne un seul Berry s'il voulait en faire ce qu'il voulait après. Il finit par ramener les trois gobelets devant lui et croisa les bras.

« Alors poupée ? »

Les yeux de celle-ci se glacèrent à ce mot, il eut un léger frisson. Son regard n'avait pas bougé depuis qu'elle était venue devant lui, et l'avait fixé lui, et non les gobelets. Qu'est-ce qu'elle était au juste... ?

« Celle de droite. » dit-elle en précisant quelle droite de la main.

L'autre finit par éclater de rire et lui donna le billet de cent Berrys.

« Ok, ok, gamine, c'était bien joué. Tu surenchères ?

- Moi, plus les cents Berrys, plus... »

Elle releva légèrement son bonnet pour laisser voir l'éclat de sa gemme, juste assez pour pas que l'on voit qu'elle était incrustée dans son crâne. L'autre sembla imaginer un magnifique bijou.

« Contre tout ça... »

Elle montra les sacs remplis de billets à ses pieds. Ce qui représentait toute la recette du jour du gars.

« Décidément... tu es joueuse... bien, très bien... on fait comme ça t'arrange, gamine. »

Il souffla entre ses mains et... commença. Il avait encore doublé l'allure, les gestes fous, les gobelets se confondant : l'affaire de la journée. Cette fois, il ne lui laissait vraiment aucune chance. Une fois terminé, comme d'accoutumée, il croisa les bras.

« Alors gamine ? »

Il surprit encore une fois ce maudit regard. Une sueur froide parcourut son dos : non, aucune chance qu'elle devine cette fois.

« La bille n'est sous aucun gobelet.

- Que... »

Avant qu'il n'ait le temps de la remettre en faisant semblant de s'indigner, elle leva et reposa chaque gobelet en montrant bien à tout le monde qu'ils étaient vides. Vides... tous vides. Cette fois, il perdit toute couleur, oscillant entre le rouge et le blanc, son commerce venait de sombrer... Elle profita de cet état de choc pour emporter son butin et partir au plus vite.

« Oi... OI ! Arrêtez-là vous autres ! Elle emporte la recette ! Voleuse ! »

Et c'était elle qu'il traitait de voleuse... c'était la meilleure. L'armoire à glace qui était sur son chemin faisait les gestes trop lourds, et elle était trop agiles, même chargées de billets elle l'esquiva sans problème. Elle dû cependant oublier les marrons chauds pour s'éloigner de cet endroit au plus vite. Elle regarda les billets. Bon... avait-elle assez ? Peut-être pas. Après une longue course, elle ralentit finalement l'allure et en profita pour transvaser le contenu des sacs dans ses poches multiples de son nouveau, et oh combien grand manteau. Soudain, une odeur l'allécha. Sur une place se trouvait d'autres stands : on y faisait des crêpes. Que ça sentait bon ! Elle se rapprocha finalement, tenta de savoir si elle pouvait s'en acheter une, fut soulagée d'apprendre que oui et en commanda une au chocolat (elle ne savait pas ce que c'était, mais ça sentait encore meilleur que le reste). Il y eut des cris d'excitation derrière elle tandis qu'elle attendait sa crêpe.

« Qu'est-ce qui se passe ?

- Tu n'es pas venue ici pour la loterie ?

- Euh non... c'est quoi une loterie ? »

La vendeuse mit sans doute son ignorance sur le compte de son jeune âge et lui expliqua en quoi cela consistait.

« Tu vas voir la dame là-bas, tu achètes un billet de loterie, tu en gardes la moitié et l'autre tu la donnes au monsieur près de la grosse boîte, il la mettra à l'intérieur. Et tout à l'heure il y aura un tirage au sort. Les dix tirés auront de fabuleux prix. Je crois que le premier prix est une somme astronomique. »

Mira n'y connaissait rien à l'astronomie.

« C'est beaucoup ?

- Oh oui ! » elle lui tendit sa crêpe, et sourit en la voyant intéressée.

Mira mordit dans sa crêpe et fut submergée par une explosion de saveurs. Elle était irrémédiablement folle des crêpes... et du chocolat. Elle imagina toutes les crêpes au chocolat qu'elle pourrait s'acheter avec une "somme astronomique".

Elle alla voir la dame.

« Tu devrais te dépêcher, ça va bientôt commencer ! »

En effet beaucoup de personnes avaient acheté plusieurs billets pour augmenter leurs chances. Quand elle arriva devant la caisse, il n'en restait plus qu'un. Ne connaissant rien aux probabilités, elle l'acheta sans se poser de questions, fit tout comme la vendeuse lui avait dit et tendit son billet au monsieur.

« On vient de m'apporter le dernier billet ! Que le jeu commence ! »

On brassa l'urne et on tira les premiers numéros. Quelqu'un eut particulièrement de chance ; deux des siens furent tirés. Mira finissait juste sa crêpe lorsque le sien fut appelé. Elle rejoignit la scène en se léchant ses doigts, sous le regard de tous et monta les marches.

« C'est vrai que c'était bien toi qui m'avait apporté le dernier billet... »

Oui c'est exact, le millième.

« Bon et bien ! Nous venons de faire une heureuse famille, et qu'elle doit être heureuse de compter parmi ses membres une aussi chanceuse fille ! Voilà pour elle, le premier prix : un million de Berrys ! »

C'est sûr, vu l'accoutrement qu'elle avait, le gars qui avait organisé la loterie faisait un sacré coup de pub ; regardez ! Tout le monde peut gagner.

Pour une fois, il ne s'agissait pas d'une loterie bidon. Elle eut là encore beaucoup de chance.

« Tu es sûre que tu ne veux pas attendre que ton père vienne le chercher... ou ton grand frère si tu en as un ?

- Il est occupé. » dit-elle distraitement en prenant la mallette que l'on lui tendait.

Rentrer avec la mallette fut moins problématique que ce que le gérant pensait ; usant encore une fois d'une parfaite discrétion elle traversa Grey Terminal, la forêt, rentra dans son arbre et mit tout ça dans le coffre qui avait contenu le drôle de fruit. Le vent avait effacé toute trace de son passage dans la neige. Elle vida également ses poches. Quant elle eut terminé, il faisait nuit dehors. Encombrée comme elle était, elle n'avait rien pris à manger avec elle... elle alluma un petit foyer avec le bois qu'elle avait ramassé la veille, s'étendit sur sa natte et sommeilla, une seule crêpe dans l'estomac, et le goût du chocolat encore en bouche. Elle dîna dans ses rêves.


« C'EST QUOI TOUT ÇA ? »

Mira se réveilla en sursaut, les membres engourdis par le froid, cligna des yeux, crut un instant qu'elle avait entendu la voix de Dragon… le vit bel et bien, contemplant, éberlué, le nouveau contenu du coffre. Elle ne répondit pas à sa question, lui sauta dessus.

« Espèce de... t'étais où, hein ? Je t'ai cherché partout !

- Attends, attends, je vais t'expliquer mais d'abord c'est quoi ça ?

- Ça... c'est ce que j'ai gagné à la loterie et au jeu des gobelets. »

Elle dit ça comme si elle avait dit qu'elle était allé au marché...

« Bon... admettons.

- Y'a pas « d'admettons » ! C'est ce qui s'est passé, mais toi ?! J'espère que t'as une excuse pour m'avoir fait chercher... »

Sous sa secousse, dragon tressaillit un peu et manqua de s'écrouler. Il était pâle... très pâle, ça ne lui ressemblait pas. Elle sortit donc en lui commandant de rester ici s'il voulait encore être en vie après et alla chercher de quoi le nourrir.

Quelques poissons plus tard :

« En fait ce fruit était un fruit du démon. Il donne des pouvoirs spéciaux à celui qui le mange. Je pensais que c'était des histoires que me racontait mon vieux...

- Ah ? Comment ça se fait que ça n'ait pas eu d'effets sur moi ?

- Je sais pas trop... je sais juste qu'il est sensé exister qu'un seul utilisateur par fruit.

- Et alors, c'est quoi ton pouvoir ?

- Tu devines pas ? J'ai été littéralement aspiré par le vent ! Ou plutôt... je suis devenu lui ! Enfin, je crois... mais je contrôlais rien, c'était... horrible, je me sentais complètement impuissant. Et puis j'ai fini par comprendre ce qui m'arrivait et à contrôler un peu, mais j'avais pas mal dérivé... Je te parles même pas de la galère pour redevenir comme avant... impossible de manger pendant ce temps ni de... »

Des étoiles brillaient des les yeux de Mira.

« Trop bieeeeeen !

- T'as vu ! c'est pas trop génial ?! Bon par contre va falloir que je m'entraine. Ça te dit de suivre un entrainement avec moi ? Faut qu'on trouve quelque chose pour tes techniques de combat : t'as d'évidentes capacités en vitesse et agilité, mais alors zéro en force.

- Ça va j'ai compris... j'ai déjà pas mal augmenté mon endurance, tu sais ?

- Surtout que si tu veux partir avec moi... va falloir être au niveau ! »

Avait-elle bien entendu ? Elle le dévisagea, l'interrogea du regard.

« Ce n'était pas ce que tu voulais ? Retrouver Kyoku et...

- Sisi ! Bien sûr !

-Et bah alors ? Avec l'argent que tu nous a dégoté ce n'est plus un rêve ! Va falloir le grossir un peu en faisant des affaires en ville mais le temps du départ n'est plus très loin ! »


Cinquième chapitre ! J'avais une pêche aujourd'hui, alors contrairement à ce qui avait été annoncé, je le poste avant mon départ yataaaa XD ! L'inspiration est venue toute seule, comme une grande. Ça fait plaisir de temps en temps 3 ! Cadeau de Noël, pour vous remercier de vos gentils commentaires ;p !

Pour le prochain chapitre : petit saut dans le temps, huhuhu ^^.

* Cent Berrys : je crois que la valeur des Berrys est très proche de celle des Yens japonais, ce n'est donc pas beaucoup (la fille qui n'a pas DU TOUT la flemme de convertir...).

Note : pour le fruit du démon, j'ai fait mes petites recherches, et en fait il semblerait que seule la première bouchée confère le pouvoir ^^. Les hommes en général le mangent en entier pour être sûrs qu'ils seront les seuls à avoir le pouvoir alors qu'une seule bouchée suffirait. Comme c'est Dragon qui l'a mangé en premier, c'est lui s'octroie le pouvoir ;p. On ne sait pas vraiment s'il en un effectivement un, ni quelle est sa nature. Tant pis, je fais le paris XD !