Chapitre 7 : Au pied d'un arbre mort

Elle était fière de posséder un excellent instinct. Aussi, qu'un homme, qu'elle avait au premier abord trouvé sympathique, dégage une aura aussi imposante maintenant l'inquiéta au plus haut point. Par précaution, elle ne retint pas les banana-crocos auprès d'elle, et les laissa poursuivre la route jusqu'au point de rendez-vous. Cet homme était sans aucun doute capable de tuer chacun de ces monstrueux reptiles, mais elle par contre avait une chance de lui tenir tête.

« Ah... vous les avez congédiés... »

Mira comprit qu'il parlait des reptiles... elle étrécit légèrement les paupières.

« Que vous ayez été capable d'orienter votre attaque sous l'eau vers moi sans me voir, et savoir encore maintenant qu'ils partaient... vous possédez le haki ?

- Ahah ! Démasqué ! » lança-t-il en rejetant en arrière sa capuche, éclatant en un rire spontané et joueur.

Mira haussa un sourcil ; l'aura de cet énergumène s'était aussitôt adoucie, tout en lui faisant penser à l'attitude d'un gamin enjoué. Bien qu'il semblait avoir dix ans de plus qu'elle, à cet instant précis elle paraissait plus sévère que lui... mais aussi, profondément interloquée. Restant sur ses gardes, elle retourna sa lame contre son bras, la garde au creux de sa paume et, sentant là-dessous quelque jeu de rôle, enchaina, un sourire aux lèvres :

« Sincèrement, pensiez-vous que j'allais vous laisser mettre la main sur cet argent en les gardant ici ?

- Certes, c'était naïf de ma part de penser cela mais... tout de même qui vous disait que j'en voulais à cet argent ? »

Il y eut un long silence...

Il garda le sourire... sentit que pour une raison ou pour une autre, il n'était pas crédible. Il eut raison :

« Silver Rayleigh, pirate et second de Gol D. Roger, se retrouve dans un casino et poursuit la femme la plus chanceuse du monde après un rapt, mais n'en aurait pas après l'argent ?

- Ahah, c'est vrai que c'est dur à avaler... me voilà honoré, je ne pensais pas que Lucky Lady avait remarqué un simple pirate.

- Difficile d'en faire autrement avec une prime de plus de 100 000 000 de Berrys, dans mon métier il vaut mieux être au courant de ce genre de choses. Alors comme ça, vous, vous aviez remarqué que j'étais Lucky Lady ?

- Ne me comparez à ces incapables du casino, et puis, étant moi-même féru des jeux d'argent je suis également au courant de ces « genres de choses... ».

- Je vois, dit-elle en souriant, mais ne leur en veuillez pas, une grande partie de mon stratagème repose sur ce facteur essentiel : habitués qu'ils sont à être les maîtres, ils s'illusionnent en imaginant le danger devant leurs yeux loin d'eux. »

Ils papotèrent ainsi, tranquillement, comme si de rien était. L'idée qu'il tentait de gagner du temps tandis que ses nakamas attaquaient les crocos lui traversa l'esprit mais ne lui sembla pas correcte. En fait, elle avait beau chercher, elle ne savait vraiment pas ce qu'il cherchait et rien de ce qu'elle envisageait ne la satisfaisait.

« Bien, et maintenant, que faisons-nous ? » Il avait demandé ça, comme ça, de but en blanc. Elle réfléchit :

« Je ne vous montrerai jamais le chemin qu'ont suivi mes reptiles...

- Cela va de soit.

- Mais vous n'abandonnerez pas l'idée de mettre la main dessus...

- Ce serait indigne d'un pirate.

- Nous sommes donc coincés.

- A priori.

- Avez-vous une proposition ?

- Reprenons là où nous en étions, nous verrons bien lequel de nous deux aura le dessus.

- Et vous pensez que me battre suffira à m'obliger à vous révéler leur destination ?

- J'avoue que je l'espérais... »

Elle eut l'air pensive ; il semblait confiant, que faire ? Elle ne désirait pas vraiment employer les « grands moyens » mais... elle n'avait manifestement pas le choix. Le fait qu'il cherche encore à avoir l'argent prouvait qu'il était seul (et ce pour une raison inconnue), elle savait aussi que Dragon lui en voudrait de mourir pour « un peu » d'argent et qu'elle serait donc bien capable de tout lui révéler, si elle venait à être vaincue. Oui, mais... et les révolutionnaires ? Or de question de les mettre en danger, eux !

Bon... pas le choix.

« J'aurais peut-être une proposition. »

Rayleigh haussa les sourcils ; elle venait de ranger son arme et se rapprochait, l'air de rien, lui, garda son épée en main, pas très serein. Il nota cependant pour la énième fois qu'elle n'était pas des plus vilaines à regarder et ce malgré sa conscience qui lui soufflait quelques paroles de prudence, l'assommant de reproches pour sa galanterie mal placée face à sa nature de pirate. Un pirate qui, par nature, devait poursuivre un trésor et non le laisser glisser entre ses doigts.

Un pirate, oui, mais un homme aussi.

C'est pourquoi une fois qu'elle se fut rapprochée de lui de façon significative, ses idées se bousculèrent sous son crâne et ne savait plus trop où donner de la tête. Il nota tout à la fois son mystérieux sourire, ses yeux d'or incandescents, charmeurs, sa peau lisse et encore ruisselante de l'eau de la rivière, sa silhouette féline qui se laissait clairement deviner sous ses habits humides, son parfum rafraichissant et enivrant... oui, il nota tout cela bien avant qu'elle ne pose sa main sur sa joue. Il se passa alors beaucoup de choses ; tout d'abord le rythme des battements de son coeur accéléra de façon significative, ensuite il eut très chaud et il était persuadé que le soleil d'Alabasta y était pour rien, enfin en plongeant son regard dans le sien, d'un or le plus pur, il crut y voir quelque chose d'inouïe, comme s'il allait, là, trouver quelque trésor qu'il ne pourrait atteindre durant toute sa vie de pirate. Un fruit défendu.

N'importe, il se pencha vers elle, voulu le prendre, crut voir une porte s'ouvrir et tout devint noir ; un éclair aveuglant avait traversé son esprit et l'avait paralysé. Il tomba de tout son long dans le sable. Mira vacilla, tenant dans ses main l'épée qu'elle lui avait retirée pour ne pas qu'il se blesse dans sa chute.

Elle eut du mal à dompter sa respiration laborieuse : elle ne pensait pas qu'il opposerait une telle résistance ! Seul Dragon avait été capable de tenir si longtemps face à son esprit. Elle s'agenouilla à côté de lui et l'examina de plus près.

Assommé, inconscient. Normalement la décharge qu'elle lui avait envoyé endormait son homme pendant un jour entier... mais aux vues de ses résistances, cela ne durerait sans doute que quelques heures. Elle porta sa main à son front douloureux. Quelle guigne ! Elle était épuisé et tout son crâne semblait abriter une fanfare infernale qui tambourinait de toutes ses forces, enlaçant son cerveau d'un étau de fer rouge, une artère, quelque part, battait la mesure, qui sonnait jusqu'à ses tempes.

Elle avait soif.

« Bon, phase une du plan improvisé... ok. Mais... qu'en est-il de la phase deux ? »

Elle remarqua qu'il tenait quelque chose dans sa main gauche, elle en écarta les doigts et vit avec stupeur un de ses bracelets en or. Eh bien, même sous son emprise spirituel, ce pirate ne perdait pas le Nord ! Elle ne put s'empêcher de sourire, sincèrement cette fois, et conclut :

« Non, vraiment, même pour quelques heures, et même si je suis vannée, je ne peux pas le laisser ici, en plein désert... »

Surtout s'il devait être trouvé par quelque énergumène qui en profiterait pour récupérer sa prime. Elle soupira : Bon... elle n'avait encore uns fois pas le choix. Elle se dirigea vers la rivière et trempa sa main dans l'eau, espérant attirer à elle un inespéré croco sauvage qui se trouverait quelque part, à proximité.


Lorsqu'il se réveilla, il eut l'impression d'avoir essuyé la veille la plus grosse cuite de son existence. L'esprit vague, le cerveau en compote, un mal de crâne à réveiller un mort, chacun de ses muscles était engourdi, lourd, ces gestes, indécis et brouillons, bancales. Il dût se reprendre à deux fois avant de réussir à s'assoir, arrivé là, il eut un haut-le-coeur et son cerveau protesta vivement. Il opta donc pour une immobilité parfaite, durant quelque minutes. Minutes durant lesquels il tenta de discerner où il se trouvait.

Tout d'abord il reconnut le bruit de la mer ; le flux et le reflux des vagues finit de le rendre malade. Sous lui, autour de lui, des caisses. Il comprit qu'il avait été caché là, à l'abris des regards, tout le temps où il était resté inconscient. Aux vues de ces indices, il conclut qu'il se trouvait dans un port. Il faisait encore clair, mais la nuit s'apprêtait à tomber. Bien, ils étaient donc en début de soirée. Maintenant... comment était-il arrivé là ? Il tenta de se rappeler ce qui lui était arrivé ; casino, Lucky Lady, argent et crocos, désert, fleuve, re-Lucky Lady... Quant à ce qu'elle lui avait fait exactement... y repenser lui donna le tournis.

Bon, inutile donc de s'attarder là-dessus, il ne résoudrait rien ainsi. Il prit sa flasque et but de grandes gorgées de rhum : traitons le mal par le mal, hein ?

Cela lui remit du baume coeur et un peu de vigueur. Finalement ses sens retrouvèrent un peu de leur netteté et il put entendre au-delà d'un léger grésillement :

« … l'intégrité de l'argent.

- Bien, tenez-vous prêts à partir.

- Vous ne venez pas ?

- Je dois vérifier quelque chose... »

S'il avait eu toute sa tête, il aurait été capable avec son ouïe exercée d'entendre les pas feutrés se diriger vers lui, mais il eut juste le temps de voir ce visage gracieux et froid apparaître devant lui. Ce même visage qui l'avait plongé dans l'inconscience. Lucky Lady resta parfaitement immobile, mais il vit une légère surprise dans son regard ; elle ne s'attendait manifestement pas à ce qu'il se réveille si tôt. Il fut étonné d'entendre sa voix attentionnée :

« Comment vous sentez-vous ?

- ... comme un pinçon. »

Cela eut l'air de l'amuser, mais elle parut quelque peu gênée, sincèrement ;

« J'aurais préféré faire autrement, vous ne m'avez pas laissé le choix.

- Nous agissons au mieux chacun à notre façon avec nos différentes aptitudes, je suppose.

- Je ne pensais pas que vous le prendriez si bien...

- Princesse, nous devons partir. »

Pr-Princesse ? Voilà autre chose. Rayleigh ne comprenait pas tout. Elle détourna la tête quelques instant pour répondre, ce fut suffisant. Il relâcha toute la puissance qu'il avait patiemment emmagasinée dans ses muscles et l'attrapa. Sa tentative d'esquive fut foudroyante, mais il réussit à lui prendre le poignet. Ce simple effort fit sonner un tambour dans sa tête, il fut cependant surpris de sa propre réussite, et ce fut seulement après l'avoir ramenée à lui pour l'immobiliser qu'il comprit qu'elle-même était parcourue de tremblements, affaiblie, semblait-il, par sa propre attaque. Elle lui lança un regard empli de reproche, il lui lança son plus beau sourire :

« Vous ne pensiez pas que j'allais abandonner si facilement ! »

À sa grande surprise, elle lui rendit son sourire, poussa sur ses talons et le plaqua contre la caisse derrière lui. Son souffle fut coupé quelques instants, mais il tint bon, il ne put cependant l'empêcher de dire :

« Partez sans moi, j'ai reçu des ordres d'en haut : le temps presse, on avance. »

Cela semblait être une phrase convenue, car l'autre ne posa pas davantage de questions et déguerpit en lançant ses ordres à l'équipage du bateau qui renfermait tout l'argent du casino. Elle sentit les muscles du pirate se crisper dans son dos et faire un effort surhumain pour lutter contre son engourdissement, une poigne de fer voulut la faire tourner pour se dégager de cette position ennuyeuse... il se dégagea en effet, mais elle profita de cet élan qu'il lui offrait pour glisser son pieds sous le sien dans un mouvement circulaire fluide. Tournant sur elle-même tandis qu'il perdait brièvement l'équilibre, elle l'entraina dans une sorte de valse à la fin de laquelle il se retrouva à son point de départ : contre la caisse et cette danseuse infernale s'opposant à lui. Il fit une nouvelle tentative, fut de nouveau pris dans un enchainement de déséquilibre qu'elle créait, le manipulant comme une marionnette et le jetant un peu plus loin. Essoufflé, les nerfs en pelote, intrigué à son tour par cette étrange technique il l'observa. Sa posture de voleuse, son allure féline, ses mouvements de danseuse, elle semblait également posséder des pouvoirs psychiques manifestes... tout cela lui criait que la force brute ne lui serait d'aucun secours, que chacun de ses gestes seraient retournés contre lui.

Ainsi, cette femme avait parfaitement comblé son manque de force. Il fut admiratif... et se rendit à l'évidence ; il était trop tard, il n'entendait déjà plus les gréements du navire, ni les cris de ceux qui se trouvaient à son bord. Vaincu.

Il se laissa tomber sur sa caisse.

« Très bien, je me rends, inutile de continuer... »

Elle se redressa légèrement en l'entendant dire ça. Mais il ne comprenait pas... non, décidément il ne comprenait pas.

« Pourquoi m'avez-vous ramené alors que vous saviez que je ferais tout pour prendre l'argent.

- Et pourquoi pas ? » demanda-t-elle le plus simplement du monde. « Je ne pensais pas que vous vous réveilleriez si tôt. Je ne voulais pas non plus être responsable de votre capture.

- Vous auriez pu en profiter pour faire plus d'argent en me livrant. Après tout, il est marqué « mort ou vif ».

- Je ne tue pas.

- C'est cela...

- Que ceux qui sentent mauvais ! »

Il haussa les sourcils ; ceux qui sentent « mauvais » ?

« Les hommes... qui ne sont même plus des hommes. Les êtres infâmes et... »

Elle se retint de continuer, lui lança un regard furibond avant de prendre quelque chose derrière une caisse et la lui offrir, en guise de clôture de leur discussion. C'était son épée, qu'elle avait ramenée avec elle. Il comprit ou fit comme si, acquiesça et récupéra son bien, il y avait quelque chose qui forçait le respect chez elle. Il l'avait remarqué, sentit, dés l'instant où il l'avait vue dans le casino... mais même maintenant, il ne pouvait dire ce que c'était au juste.

« Vous avez un plan pour rejoindre votre bateau ?

- Aucun. »

Nouvelle surprise : mais c'était qui cette fille ?! Elle lui sourit :

« Et puis, même si c'était le cas, je ne vous le dirais pas, pas vrai ?

- Alors tout à l'heure quand vous leur avez dit...

- Du bluff.

- Ah...

- Vous savez, je joue souvent au poker. Je ne suis pas trop mauvaise. »

Il eut un sourire convenu, ils éclatèrent de rire.


Comment expliquer ce qu'il advint ensuite ? Persuadée qu'en le suivant elle trouverait une solution à son problème, à son exil forcé, elle ne le lâchait pas. Elle avait changé de vêtements, ceux-ci recouvrant absolument chaque parcelle de son corps, rendant invisible ses cheveux, ses bijoux, la protégeant du soleil ainsi que son identité. Lui recherchait ses compagnons, et ils n'étaient pas trop de deux pour recueillir des informations. Il lui expliqua qu'ils avaient été séparés un peu avant Rain Base, qu'il avait finit par rejoindre cette dernière mais n'avait trouvé personne... se laissant aller à son penchant pour les jeux de hasard, il était entré dans le casino et la suite... vous la connaissez. Ils repartirent donc de là où il avait perdu ses compagnons, et traversèrent le désert. L'un des éléments qui convainquit Mira de le suivre fut celui-ci :

« Pourquoi êtes-vous devenu pirate ?

- Ça s'est fait comme ça, Roger est venu me voir en me disant que nous allions « changer le monde »...

- Changer le monde ?

- Ahah ! Oui ! Je dois dire que je l'ai pris pour un illuminé à ce moment-là mais... il fait partie de ceux qui vous donne envie de les suivre jusqu'au bout du monde. »

Elle comprenait. Elle comprenait très bien, et au fond... elle avait hâte de faire sa connaissance.


Un jour, ils tombèrent dans un trou.

Oui... « un trou », dans le désert... alors qu'ils faisaient une pause à l'abri du soleil brûlant, à l'ombre d'un rocher*.

Mira avait atterri tout en douceur, avec une agilité de chat. En se relevant, elle vit plus loin un gros bloc en pierre avec des signes étranges gravés à sa surface. Elle s'avança et l'effleura de la main. Elle eut alors une étrange vision : un corps se trouvait au pied d'un arbre mort, blessé et se vidant de son sang. Plus l'arbre s'abreuvait de sang, plus il retrouvait la vie, et des fleurs rouges éclosaient sur ses branches. Elle voulut comprendre, se rapprocher, et vit : c'était elle ! C'était elle au pied de l'arbre, elle qui était gravement blessée ! Comment ? Pourquoi ? Que voulait bien dire cette vision ? D'effroi elle fit un bond en arrière. Sa main lui sembla ne faire qu'une avec le bloc de pierre, et elle crut pendant un instant qu'elle s'arrachait le bras.

Un cri retentit derrière elle.

« Roger ! »


En tombant, il voulut s'enquérir de sa compagne de voyage. Préoccupation inutile, elle négocia parfaitement sa chute, mais sembla captivée par un étrange monument. Il le reconnut tout de suite, il s'agissait d'un de ces ponéglyphes qu'ils avaient déjà eu l'occasion de trouver durant leur voyage. Lorsqu'il la rejoignit, et voulut lui expliquer ce que c'était, et remarqua que le regard de la jeune femme était vide... comme mort.

« Mira ? »

C'est alors qu'il le vit, derrière elle, une silhouette affalée sur le sol... rien n'émanait d'elle, aucune essence de vie, mort. Pourtant... pourtant... il connaissait très bien cette moustache noir, ce sourire qui semblait ne jamais quitter ces lèvres... Tout s'effondra en lui : Impossible !

« Roger ! »

Il le rejoignit d'un bond en reconnaissant son capitaine, s'agenouilla auprès de lui. À sa grande horreur, tout le reste de l'équipage se trouvait aussi ici, dans l'ombre, couché à terre.

« Oi, Roger ! Réveille-toi ! Alors quoi ? Tout ça pour ça ? Roger ? »

Derrière lui, il sentit le regard de Mira :

« Qu'est-ce que... »

Celle-ci était atterrée, se précipita sur lui, tenta de le relever.

« Rayleight il faut partir !

- Pas sans eux !

- Non attends, ce n'est pas ça, tu ne sens rien ? »

Il y avait en effet une odeur omniprésente dans l'air, entêtante, qui commençait à lui brouiller l'esprit. Mira lui prit la tête entre ses deux mains :

« Du gaz, Rayleigh, du gaz ! C'est une illusion, tu comprends ? Je peux y résister, mais toi, remonte ! Rayleigh ! »

Trop tard... ce dernier sombra de nouveau dans un profond coma.

« C'est pas vrai ! »

Elle passa sa main sur son front, tenta de dissiper le nuage qui trompait ses sens, de le réveiller, à tout prix ! Elle ne pouvait pas sortir seule, et encore moins le remonter.

« C'est pas vrai ! » répéta-t-elle

Concentre-toi..., il fallait qu'elle se concentre. Elle n'avait jamais fait cela auparavant, elle avait pris connaissance de ses pouvoirs psychiques que sur le tard, elle ne les contrôlait absolument pas. Le risque de faire du mal à Rayleigh était important. Elle sentit, à sa grande horreur des personnes se glisser dans le trou derrière elle.

« C'est pas vrai », pensa-t-elle...

Si elle rompait le lien psychique maintenant, elle n'osait imaginer les conséquences que cela aurait. Elle ne pouvait pas leur faire face, ni se défendre ! Allez Rayleigh, réveille-toi !

Tandis qu'elle avançait dans les brumes de son esprit, balayait la fumée, et tentait de faire resurgir les vestiges de sa conscience, elle entendit dans la réalité un sifflement, une piqure dans son épaule, un engourdissement de celle-ci. Son souffle se fit plus difficile. Comment ? Normalement elle était immunisée contre tout ce qui pouvait affecter son esprit ! Comment ? La réponse vint d'elle-même : le poison, lui, contrairement aux drogues, s'attaque au corps.

Elle tenta jusqu'au bout de réveiller Rayleigh, puis un rideau sombre tomba devant ses yeux, son corps avait instinctivement mis fin à sa tentative pour la préserver d'une mort certaine.


Et le septième chapitre. Je sais... je devais réviser... je suis irrécupérable. Mais bon, tant pis ^^! J'espère que vous avez passé un bon moment (et bonne année !)

Voilà donc la première confrontation avec l'équipage de Gol D. Roger ! Menfin... surtout Rayleigh, là XD. Il me semblait im-pen-sa-ble qu'une telle confrontation n'ait pas lieu. Et bien sûr comme Rayleigh aime particulièrement les jeux... bah, en voilà un mobile parfait XD !

Pour ce qui est de la fin, il s'agit du ponéglyphe que trouvent Chopper, Luffy et Zoro dans le désert, sous un rocher. Je ne sais malheureusement plus le nombre exact de l'épisode ni du chapitre. Et, même si cela vous sera expliqué dans les prochains chapitres, je vais un peu m'attarder sur les pouvoirs de Mira, afin d'anticiper sur les éventuels commentaires :

- c'est un pouvoir psychique entre télépathie, voyance (attention, la vision est toujours "cryptée", elle ne voit pas ce qui va se passer exactement) et un très puissant instinct.

- elle en a prit connaissance tardivement, d'où une grosse consommation d'énergie due à une grande concentration nécessaire à son utilisation lorsqu'elle veut l'utiliser dans le combat comme maintenant. On est en droit de supposer qu'à force de l'utiliser elle aura moins besoin de se concentrer, ce qui lui pompera moins d'énergie. Plus la personne en face possède un fort caractère plus celui-ci demande de l'énergie.

- Ce pouvoir est naturel, ce n'est pas un fruit du démon.

- C'est son dernier pouvoir en plus de son étrange lien avec les crocos. Il n'y en aura pas d'autres. Si vous voulez tout savoir, les deux sont liés, mais leur origine vous sera expliquée en temps et en heure.

En espérant que vous aurez aimé ! Le prochain chapitre sera mouvementé...

Merci encore pour vos commentaire, et merci à Pauline d'avoir répertorié ma fic (j'ai enfin compris ce que cela voulait dire... ahem...)