Bonjour ! Me revoilà avec le chapitre 1 de mon roman ! Bon je préviens, il est assez court, mais ils le seront tous un peu car j'alterne les points de vues dans chaque chapitre. Le chapitre 3 par exemple se portera sur le point de vue de Thomas !

Sinon n'hésitez pas à laisser un review pour me donner votre avis ! Ça me ferait énormément plaisir !

Bonne lecture et bonne fin de weekend ! (moi ma rentrée c'est demain…)

- Chapitre 1 -

- Hanna -

Je me réveillai en sursaut. J'avais encore fait le même rêve. Je passai une main dans mes cheveux décoiffés, essuyant de la pomme de la main la sueur qui perlait sur mon front. Ma respiration était saccadée, j'avais l'impression d'être restée en apnée pendant très longtemps. J'avais froid, froid de l'intérieur. Je soulevais mon t-shirt trop grand qui me servait de pyjama et touchait la marque que j'avais sur mon flanc, elle était glacée.

Cela faisait douze ans que je faisais ce cauchemar, depuis la mort tragique de mon père. On m'avait retrouvé inconsciente dans le sous-sol de notre petite maison, entre la vie et la mort, mon père gisant mort à mes côtés. Les médecins légistes et les policiers ne purent jamais déterminés comment mon père était mort, il était mort dans d'étranges conditions. Personne ne crut aux aveux d'une petite fille sur une ombre, ils mirent la faute de mes divagations sur la douleur de mes blessures qui pour eux, me firent halluciner. Je ne sais plus moi-même déterminer le vrai du faux dans mes souvenirs. On me bourra de médicaments et les psychologues me cataloguèrent d'instable aux penchants sckyzophrènes. Car depuis l'accident, de temps en temps j'entendais une voix dans ma tête. La voix de l'ombre de mes cauchemars.

J'attrapai maladroitement la petite boite qui se trouvait sur la table de nuit à côté de mon lit, et en sortit une pilule que j'avalai avec la bouteille d'eau posée à côté. Il était cinq heures et demie à en voir l'horloge de mon téléphone. Je n'allais plus réussir à m'endormir.

J'observais la petite chambre où je me trouvais. Je ne comptais même plus le nombre de chambre que j'avais vu passer depuis la tragédie. J'avais enchainé maison d'accueil en maison d'accueil. Celle-ci était la dernière en date. J'y étais depuis environ trois mois. Mais aujourd'hui je prendrais la route dans la voiture d'une assistante sociale pour aller dans une nouvelle famille d'accueil, celle-ci se trouvant dans le Maine à ce que j'avais compris.

Encore un an et je serais tranquille. Je recevrais le peu d'argent que possédait mon défunt père et enchainerais petits boulots sur petits boulots. Vivant libre, sans faire ces voyages incessants où je me faisais balloter comme un simple colis de famille en famille depuis douze ans.

Je décidais donc de m'habiller et de me préparer, parce que de toute façon, je devais partir tôt et que vu l'heure, il était complètement impossible que j'arrive à me rendormir. Avec mes cauchemars, j'avais pris l'habitude de me réveiller tôt.

Je pris mes affaires et me dirigeai vers la salle de bain au fond du couloir de l'étage. Je pris une douche brulante, laissant l'eau couler sur mes épaules pour me réchauffer de la froideur de mon cauchemar qui ne me lâchant pas et pour détendre les muscles de mes épaules contractés. J'y restai jusqu'à ce que la pulpe de mes doigts se mette à friper.

J'essuyais la buée sur la vitre dû à la chaleur de ma couche de la main tout en tentant de démêler mes cheveux de l'autre. J'avais un visage en forme de cœur avec des fauçettes hautes, un nez fin légèrement recourbé parsemé de tâches de rousseur que je trouvais affreuses, et des yeux verts allant vers le bleu clair. Le tout encadré de cheveux mis-long bouclés châtains clair dégradés surmonté d'une frange. Le tout désordonné et emmêlé au possible. Je me fis un chignon lâche vite fait et me mis du crayon noir et du mascara aux yeux. J'enfilais un jean délavé et troué avec un t-shirt à manches longues gris, le tout avec des converses. Je préférai la simplicité. J'avais pris l'habitude de faire le minimum pour me mettre en valeur car je n'en voyais pas vraiment l'intérêt. On n'a pas besoin de juger par le physique pour aimer quelqu'un. L'habit ne faisant pas le moine comme on dit, bien qu'à notre époque très peu de personne pensaient comme moi, préférant faire le culte du physique avec tous ces cosmétiques, ces chirurgies et ces régimes.

Je regagnai ma chambre et rangeai les quelques effets personnels que je possédais dans mon sac de voyage. Dans quelques heures je serais dans le Maine.

Je ne savais pas encore que cette nouvelle famille d'accueil allait changer ma vie.

Voila ! J'espère que ce chapitre vous à plu ! N'hésitez à me laisse mon avis et me dire si il y a des fautes d'orthographe ! (il y en a toujours quelques unes qui trainent ! les sales bêtes !)

Bisous !