Me revoilà donc sur cette fiction de a-dream-called-twilight2 :)
J'espère que vous êtes toutes d'attaque car j'ai une surprise pour vous. Ayant quelque peu laissé cette fiction à l'abandon (me concentrant sur ADCT et TA), j'ai décidé de vous mettre directement trois chapitres. Je sais, trois, c'est beaucoup, ça ne se fait pas, vous m'en voulez à mort xD
Sérieusement, cela me permet aussi d'avancer un peu dans l'histoire, pour passer à des sujets plus croustillants qui sont en plus juste accord avec le M dans lequel j'ai classé mon histoire, tel que l'enlèvement de Bella et sa détention monstrueuse… et pas que. Vous découvrirez bientôt – pour ceux qui n'ont pas encore lu T-A, que je suis assez folle, avec les personnages de S.M. J'en fais ce que je veux et ce n'est jamais bon.
Merci à lapiaf8, twilightdidine27 ainsi que Rose, d'avoir laissé un (ou des) commentaire(s) :)
Bonne lecture !
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Chapitre 3
Frappe-moi si ça te chante !
Alors que je me remettais peu à peu de ma grippe, une virée à la Push s'imposa car il fallait que je voie Jacob. Il fallait que je lui parle de mes attentions, quand bien même je savais qu'il allait mal prendre la nouvelle.
Malgré ma ferme intention d'aller parler à Jake de mes projets, mes doutes à propos d'Edward n'avaient cessé d'augmenter, ces derniers jours. J'avais tellement peur de le perdre que je craignais à nouveau de m'engager. Il m'arrivait d'avoir envie de tout annuler, de ne plus exister, d'aller m'enfoncer dans un trou qui me mènerait jusqu'au fin fond de la terre, au plus profond des enfers.
Cela m'était impossible, évidemment, car je refusais de faire souffrir Edward et je savais qu'annuler le mariage le blesserait profondément. S'il y avait bien une chose que je souhaitais avant tout, c'était son bonheur. Mais mon appréhension était tel, en cet instant, que j'avais juste envie de l'appeler pour qu'il me rassure et me parle de l'éternité que nous devions partager, lui et moi.
« Et si Edward me quittait ? »
« Et si je devais vivre l'éternité sans lui ? »
« Et s'il rencontrait une autre femme, plus belle, plus intelligente, plus agile ? »
Et, pire que tout :
« Et si Edward venait à mourir entre les mains d'un autre vampire, lors d'un combat contre les Volturi, voudrai-je vraiment vivre l'éternité seule ? »
Ce n'était, là, certes, plus un problème de confiance en Edward, mais un problème de confiance en notre avenir. Puis, la réponse fusa. Oui, je le voulais. Je voulais vivre auprès de lui malgré ces éventualités et personne ne m'en empêcherait. Ni Jake, ni mon père. Je me le promis dans un coin de ma tête, me répétant que qui ne tentait rien n'avait rien. Et j'allais peut-être toucher le gros lot. L'éternité avec Edward ! Le plus beau cadeau du monde.
Je pris ma veste et courus tant bien que mal jusqu'à ma Chevrolet, sous la pluie torrentielle. Je fus vite mouillée, malgré mon K-way, et me rendis à La Push. J'avais déposé un Post-It sur le frigo, expliquant à mon père où je me rendais et quand est-ce que je comptais rentrer, rien de plus.
J'entrai sur le territoire des Quileutes. Je me garai près de la cabane rouge et allai frapper à la porte. Personne ne m'ouvrit. Était-elle vide ? Où pouvait être Jack ? Billy ?
J'entendis un craquement, provenant des bois, et je crus percevoir une silhouette. Elle s'approcha de moi et j'eus terriblement peur, avant de me rendre compte qu'il ne s'agissait que de mon meilleur ami.
-Bella ?
-Jake, m'exclamai-je, véritablement heureuse de le voir !
-Qu'est-ce que tu fais là ?
Son ton était sec et cassant. Un ton que je n'avais entendu qu'une fois venant de lui, le jour où j'avais été cherché Edward à Volterra et qu'il avait compris que ce n'était pas lui que je choisissais. Ce pouvait-il que…
-Jake, tout va bien ?
Il tourna la tête et je crus voir une larme couler sur sa joue, avant que la colère ne gagne ses traits.
-Tu vas épouser la sangsue ?
-Tu sais.
Ce n'était ni une question, ni un reproche. Seulement une constatation. Quelqu'un l'avait mis au courant. Sans doute que Charlie avait parlé de sa mésaventure avec Billy. Billy en avait ensuite parlé à Jacob. Imbéciles !
-Oui, Bella, je sais.
Il s'approcha lentement de moi et, pour la première fois, j'eus véritablement peur de lui.
-Pourquoi, Bella ? Pourquoi ? Pourquoi lui ? Pourquoi pas moi ? Tu resteras la même, pour moi. Jamais je ne t'obligerai à changer, moi, tu m'entends ? Jamais ! Tu resterais toi, Bella. Une humaine merveilleuse !
Il s'était rapproché tout en prononçant ces paroles, me collant contre le mur de sa maison. Je sentis la chaleur émaner de son corps, venant se glisser contre moi.
-Jake, je l'aime.
-Tu m'aimes aussi, contra-t-il !
Sa réponse avait été rapide, comme s'il s'était répété mille fois la phrase dans sa tête, sachant ce que j'allais lui dire.
-Ce n'est pas pareil, Jake, tu le sais.
-Non, c'est toi qui ne sais pas Bella. Tu te laisses aveugler par le buveur de sang. Il ne te mérite pas ! Il finira par t'abandonner.
Pourquoi étaient-ils tous obligés de me répéter cela ? J'en avais assez d'entendre ces mots, et même plus encore !
-Il te manipule, Bella. Il t'utilise comme un jouet. Il se lassera de toi à la seconde où ton sang ne l'intéressera plus, tu le sais ! Crois-moi, il n'en vaut pas la peine.
Pourquoi me dire ces atrocités ? Pourquoi ne pas être heureux pour moi ? N'y avait-il donc personne pour me souhaiter tout le bonheur du monde, à l'idée de ce mariage ?
-Ja…
Avant d'avoir pu prononcer le nom de mon ami, je sentis des lèvres fortes s'emparer des miennes, m'embrasser contre ma volonté. Je tentai de me dégager mais Jacob attrapa mes poignets et bloqua mes bras au dessus de ma tête. Je chercai à détourner le visage mais Jake était fort, trop fort, comparé à moi, et le moindre de ses mouvements trop brusques me tirait un gémissement de douleur. Finalement, Jake abandonna la prise qu'il avait sur mes lèvres et recula son visage du moins de quelques centimètres. Puis, il prononça ces mots :
-Je sais que tu m'aimes, Bella. Tu réponds à mes baisers.
Je tentai une nouvelle fois de me dégager de son emprise mais n'y arrivais pas. J'avais mal au ventre. Je voulais me retirer, m'enfuir, avant que je ne trahisse Edward car oui : Jake ne m'avait pas laissée indifférente. Il en avait toujours été ainsi. Il avait néanmoins tord de dire que j'avais répondu à son baiser car ce n'était de loin pas le cas. J'avais encore un minimum d'intégrité et maintenant que j'avais fait mon choix entre lui et Edward, il était hors de question que je m'abandonne à nouveau à lui.
Je me défendis une nouvelle fois, plus violemment encore qu'auparavant. C'était néanmoins peine perdue et je compris que je n'arriverai qu'à rendre Jake plus dur, avec moi, si je continuais à me débattre comme je le faisais.
-Laisse-moi partir, Jake !
-Pas avant que tu l'aies dit.
Il voulait que je lui dise quoi ? Que je l'aimais ? C'était une blague ? J'avais déjà fait cette erreur et cela nous avait tous les deux fait souffrir. Il était hors de question que je le laisse gagner à ce petit jeu pervers, quand bien même il s'agissait de la seule solution de m'échapper de son emprise.
-Non, Jake, je ne le ferai pas. J'exige que tu me relâches tout de suite, tu m'entends ?
Alors qu'il allait m'embrasser une nouvelle fois, je détournai la tête. Il tenta de garder mes poignets d'une seule de ses mains. J'eus terriblement mal, durant une seconde, avant de trouver une faille et de réussir à m'évader de sa emprise. Je le frappai comme je pus, cumulant les coups. J'espérai qu'il avait mal, qu'il souffrait mais je savais que ce n'était pas le cas.
-Arrête, hurla-t-il, reprenant le contrôle !
Alors que j'essayais de lui échapper une seconde fois, je tombai dans la boue, m'en mettant plein les habits. Le pull que je portais m'avait été offert par Alice. Elle allait m'en vouloir, à n'en pas douter.
Jake s'agenouilla sur moi et je tentai de cacher mon visage, ayant dans la vague idée de ce qu'il allait tenter. Alors que je pensais qu'il allait à nouveau essayer de m'embrasser, je sentis ses mains sur mon corps. Comment osait-il ? Comment pouvait-il seulement croire que j'allai ainsi céder à ses caresses, à ses envies ?
-Jacob, tu es fou !
-Empêche-moi, si tu y tiens vraiment !
L'en empêcher ? Comment ? Je pesais à peine la moitié de son poids toute mouillée. Puis je compris. Je compris comment il voulait que je l'arrête.
La chaleur de son corps, cette chaleur que j'avais trouvée jadis si réconfortante, me semblait maintenant terriblement douloureuse. Elle me brûlait la peau.
Il me tenait fermement les poignets et je gémis de douleur. Alors que son visage s'approchait à nouveau du mien, je me forçai. Je lui dis.
-Je… Je t'aime.
Il s'arrêta dans son geste puis sourit. Des larmes se mélangeaient maintenant aux gouttes de pluies. Il passa une main sur mon visage, essayant de dénouer le rictus de douleur et de peur qui y était peint. Comme avec mon père, je n'osai plus le regarder. Et je n'arrivais pas à freiner l'impression que j'avais de tout perdre.
Il se releva alors que je restai couchée au sol, sous la pluie battante. Il faisait froid et j'avais l'impression d'être trahie, encore. Comme lors du combat contre Victoria, j'avais envie de me laisser dépérir sous une avalanche.
Je me relevai précipitamment et courus jusqu'à ma camionnette. Je tombai en avant alors que j'arrivais près de la porte, éclaboussant chaque partie de mon corps qui n'était pas encore couverte de boue.
Je rentrai à la maison le plus vite possible. Il fallait que je me change. Non. Il fallait surtout que je m'arrête, tout de suite. Je ne voyais plus rien. Ma vue était obstruée par mes larmes. Je m'accrochai au volant et passai mes mains dans mes cheveux, essayant vainement de me calmer. Si Edward apprenait ça…
J'avais honte de moi. J'allai le faire souffrir. Je ne savais même pas pourquoi j'avais peur d'Edward, pourquoi j'avais des doutes sur lui. C'était lui qui devrait avoir peur de moi. De nous deux, j'étais la plus encline à nous faire souffrir tous les deux.
Alors que je voyais à nouveau en face de moi, j'aperçus une voiture jaune. Je remarquai quelques secondes plus tard qu'il s'agissait de la Porsche. Alice. Du moins… J'espérai que c'était elle et non pas Edward. La voiture s'arrêta en face de la mienne et Jasper sortit de l'habitacle. Jasper ?
Il entra dans ma voiture et me regarda de haut en bas et de bas en haut. Je n'avais pas pensé à ce qu'il viendrait, lui. J'avais même espéré que personne ne me rejoindrait. Mais de là à ce que ce soit lui... J'ajustai une ou deux mèches de cheveux, le regardant avec surprise.
-Bella ? Que s'est-il passé ? Qu'est-ce qu'il t'arrive ?
-Rien.
Mes larmes et ma voix enrouée démentirent ma version déjà peu crédible. Jasper posa une main sur mon épaule, ménageant tout de même une certaine distance entre nous. Je sentis une vague de calme et de quiétude m'envahir.
-Merci, sanglotai-je.
Il attendit une trentaine de seconde avant de reprendre la parole.
-Qu'est-ce qu'il t'est arrivé, Bella ? Tu es couverte de terre.
-Rien. Vraiment rien. Je suis tombée.
Je ne pus cacher les trémolos de ma voix, malgré que je ne lui déballais qu'un demi-mensonge. Ou une demi-vérité.
Avant que je n'aie pu dire quoique ce soit, je me retrouvai sur le siège passager et Jasper au volant. Il démarra et nous nous engageâmes sur la route.
-Jasper ? Et la Porsche ?
-Je repasserai la chercher plus tard.
Je secouai la tête, n'ayant plus la force de me battre. Contre mon père, contre Jake, contre Jasper, contre cette grippe, qui, je le savais, reprenait le dessus grâce à mes vêtements trempés.
-Où est-ce que tu m'emmènes ?
-A la villa.
Je m'affolai, ne voulant pas qu'Edward me voie ainsi. Il allait se poser des questions et cela allait se finir en guerre.
-Non, Jasper, ramène-moi chez moi !
Il soupira et me regarda, avant de s'engouffrer dans la ville, prenant la direction de chez moi. Nous y arriviâmes et je descendis de voiture. Je remerciai Jasper de m'avoir raccompagnée, même si je ne savais pas exactement pourquoi c'était lui qui le faisait. Il partit avant que quelqu'un ne le voie et j'entrai.
Charlie n'était pas encore rentré, ce qui n'était pas étonnant, du fait que nous étions en pleine journée. Je décidai de monter dans ma chambre. Il fallait que je me déshabille et que j'aille prendre une douche.
Lorsque j'ouvrai la porte, je poussai un cri.
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Fin du chapitre 3 :)
