Saluuuuuut :)
Me voilà donc de retour… pour vous jouer un mauvais tour xD *Pokémon, toute mon enfance*
Un grand merci à rose et à lapiaf8, d'avoir laissé un gentil commentaire sur le dernier chapitre. Prenez-en tous de la graine ! :)
Bonne lecture !
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Chapitre 6
Déménagement
Je finissais d'emballer mes quelques affaires dans un sac de voyage. Alice m'aidait. Je ne l'avais jamais vue sautiller autant qu'aujourd'hui et son débit de paroles était véritablement hallucinant.
-Alors, ne t'en fais pas pour tes vêtements, tu peux tous les laisser ici ! Nous irons à Port Angeles. Non. A Seattle ! On dévalisera les magasins. Il y a une penderie de vide à la maison. Elle t'appartient déjà. Et de toute façon, celle d'Edward est presque vide. Il te faudra des pantalons, des pulls, de la lingerie, des manteaux, des…
Je ne l'écoutais déjà plus. Elle continua bien trop vite pour moi, ne se rendant pas compte que je n'avais que des oreilles aux performances humaines.
-Tu m'écoutes, Bella ?
-Bien sûr !
Elle leva les yeux au ciel et se remit à parler toute seule. Je descendis au premier où Carlisle parlait avec Charlie. Ce dernier avait voulu régler des détails avec lui. Ils sourirent lorsqu'ils me virent arriver et je me demandai encore où se trouvait Edward. J'entendis Charlie murmurer.
-Elle le cherche déjà.
Ce commentaire n'échappa pas à mon futur beau-père qui avait une ouïe bien plus développée que la mienne.
Alors que je portais mon deuxième sac dehors, dans la Mercedes, je vis une voiture argentée s'approcher dans l'allée. Je priai pour que ce soit Edward. Lorsqu'elle fut assez près pour que je puisse la reconnaître, je soupirai. Il s'agissait de la voiture du voisin et ce n'était en rien une Volvo. Je remontai supporter les babillages incessants de ma ravissante future belle-sœur.
-Tu sais, Bella, on devrait peut-être aller à Olympia. J'ai entendu parler d'une boutique qui venait d'ouvrir et qui proposait une ligne de vêtements uniques et qui nous serait totalement indispensable.
Olympia, maintenant. J'allai me retrouver à New-York, puis à Paris, d'ici très peu de temps. Ce n'était qu'une question d'heures. Je souris. Bien que je ne passerai sans doute pas assez de temps avec Edward et bien trop dans les magasins, ma nouvelle vie me plaisait déjà.
oOo
Alors qu'il était prêt de trois heures de l'après-midi, j'entendis une voiture se garer dans l'allée. Je courrais à la fenêtre et vis la Volvo du plus bel homme au monde, celle de mon vampire. Je descendis en quatrième vitesse, courrus dans le corridor, sortis et lui sautai dans les bras. Je l'embrassai.
-Et bien, quel accueil, sourit-il lorsque je le relâchai enfin !
-Tu m'as manqué. Où étais-tu ?
-A la villa, je te prépare une petite surprise.
Je devins tout de suite soupçonneuse. Je connaissais sa manie à toujours vouloir me couvrir de cadeau et quand bien même il pensait me faire plaisir, je ne supportais toujours pas qu'il me couvre d'intentions à des prix exorbitants.
-Quel genre de surprise ?
Il rigola, me ramenant à l'intérieur.
-Si je te le disais, ça ne serait plus une surprise. Mais elle devrait te plaire, crois-moi !
Une surprise qui devrait me plaire ? J'avouai que j'avais du mal à trouver. Qu'est-ce qui pourrait bien me faire plaisir ? Je n'en avais absolument aucune idée, en cet instant, ce qui ne m'étonnait pas de moi.
Edward entra dans la cuisine où se trouvaient déjà Charlie et Carlisle.
-Monsieur Swan, le salua-t-il.
Mon père ne lui accorda qu'un signe de tête.
Nous montâmes ensuite à l'étage où se trouvait encore Alice, décidant de ce que je devais prendre et de ce qui ne me servait à rien. Selon une de ses longues théories, un seul pull et un seul pantalon devraient me suffire. Je l'avais rapidement fait comprendre, lorsqu'elle m'en avait parlé, que c'était hors de question.
Il me restait encore mes livres à emballer. Je plaçai tous mes classiques dans un sac qu'Edward descendit. Alice vint s'asseoir sur le lit, faisant semblant d'être exténuée.
-Eh bien, ma grande… T'en avais du cheni à trier.
Je levai un sourcil et elle éclata de rire. Elle se calma et regarda autour d'elle. Elle finit par parler.
-Je suis heureuse que tu viennes vivre à la maison. Vraiment. Tu es sans doute la meilleure chose qui soit arrivée dans nos vies.
Je rougis comme à mon habitude et baissai la tête, gênée…
-Hum… Tu sais… En fait…
-C'est bon, Bella, n'essaye pas de nier. Ne fais pas ta modeste ! Tu es géniale. Tu as rendu Edward heureux, ce que personne n'avait réussi à faire avant toi. Tu nous as tous fait rêver. Il est vrai que nous avons eu peur, au départ. Edward et Jasper étaient terrifiés à l'idée de te tuer, Rosalie voulait te tuer et Esmée n'était pas très sûre d'elle, se rangeant du côté qui serait le plus bénéfique pour notre famille. Et puis voilà. Tu es là. Je suis là. Et on va faire de telles sorties shopping que c'est moi qui vais finir par te tuer.
Elle rigola une nouvelle fois. Un rire agréable, très agréable. Le rire d'un vampire.
-Au fait, mon frère te réserve une surprise que tu devrais aimer.
Bien sûr, Alice ! Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ?
-Tu sais ce qu'il a prévu, lui demandai-je précipitemment ?
-Bien sûr.
-Comment ?
Je me rendis compte de la stupidité de ma question et voulus me rattraper mais Alice me regardait déjà comme si j'étais devenue folle.
-Le talent, ma chère, le talent, finit-elle tout de même par dire.
-Et qu'est-ce que c'est ?
-Je ne te le dirai pas.
Qu'elle pouvait être agaçante !
-Pourquoi, s'il te plaît, allezzzz !
-Premièrement, parce que si Edward découvrait que je te l'ai dit, il se ferait une joie de faire un feu de camp. Deuxièmement, parce que ça gâcherait la surprise et ce serait vraiment dommage, il se donne tant de mal. Et enfin, parce qu'Edward nous épie de derrière la porte depuis le début de notre discussion.
Elle avait haussé le ton et, tout de suite, Edward entra. Je soupirai, n'ayant pas eu ce que je désirai. Des réponses à mes questions. Edward vint s'asseoir à côté de moi alors que je faisais mine de lui faire la tête. Je boudai comme une enfant de cinq ans. Il tenta de m'embrasser mais je décalai ma tête au dernier moment, ne le laissant atteindre que ma joue.
-Tu m'en veux ?
-Oui, si tu veux tout savoir. Je n'aime ni les cadeaux, ni les voyeurs, ni ceux qui écoutent aux portes.
Il me serra dans ses bras et j'eus bien du mal à lui en vouloir plus longtemps. Ce fut moi, d'ailleurs, qui finit par l'embrasser.
-Quand est-ce qu'on part ?
-Mais maintenant si ça te chante. Tes affaires sont dans la voiture mais il faudrait quand même passer dire au revoir à ton père.
Je ne fus pas pressée de descendre les escaliers. Même plutôt réticente. Je regardai plusieurs fois en arrière avant d'enfin me retrouver dans la cuisine, une odeur de pizza envahissant mes narines. Une série de questions telles que « Comment va faire Charlie pour manger ? » me vinrent à l'esprit et je me sentis terriblement mal. Je l'abandonnai. Edward me tenait le bras et je refusai de lui donner à lui aussi de faux espoirs. Il était tellement heureux face aux événements qui s'installaient.
Charlie se leva et Carlisle et Edward quittèrent la pièce. Nous ne dîmes rien durant encore plusieurs secondes. Je finis par me jeter dans ses bras.
-Tu vas me manquer, papa.
Il me serra à son tour, toujours sans un mot. Allait-il donc perdre à jamais sa langue ?
-Ta mère arrivera dans deux jours. Tu viens la chercher avec moi ?
-Bien sûr.
Il cherchait un moyen de rester en contact, je le savais. Il ne voulait pas que tout se finisse. Il ne le fallait pas. Nous devions essayer de renouer des liens. Nous devions tout faire pour y arriver.
-Je t'aime, papa.
-Je t'aime aussi, ma fille.
oOo
Je jetai un dernier regard à la maison et partis en direction de la Volvo. Je montai. Edward prit ma main et déposa un tendre baiser dessus, signe qu'il me soutenait. Je lui rendis un sourire serein.
-Je t'aime, Bella, murmura-t-il.
-Je t'aime, Edward, répondis-je sur le même ton.
Il enclencha la première et nous nous engageâmes sur la route.
Je savais que tout allait changer, que ma vie allait prendre un nouveau tournent, désormais. Je n'avais pas peur. Edward serait avec moi. Je serai avec Edward. Il m'aimait, je l'aimais, tout irait pour le mieux.
Je ne le savais pas encore, mais j'avais tord d'être aussi optimiste.
–
Fin du chapitre 6 ! Il ne s'y passe pas grand chose, c'est vrai, mais je trouve Charlie très émouvant. Et vous, comment avez-vous trouvé ce chapitre ?
