Me revoilà donc avec un tout nouveau chapitre encore jamais posté :D Je pense qu'il va vous plaire et j'espère que vous me le ferez savoir ^^
Sinon, j'ai décidé que je posterai un chapitre de cette fiction par semaine, chaque dimanche et j'espère réussir à garder ce rythme régulier.
Aussi, je remercie FraisyChocolat, qui a posté plein de commentaires depuis que j'ai recommencé à poster cette fiction.
Bonne lecture :)
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Chapitre 8
Angela, Mike et Jake
Je me levai. Une douce caresse m'avait éveillée. Je pensais trouver Edward à mes côtés mais ne le vis pas. Avais-je rêvé ?
J'allai dans la salle de bain et me regardai dans le miroir. J'avais les traits tirés. Des cernes s'étaient installées sous mes yeux, me donnant l'air d'une junkie. Pour ne rien arranger, mes cheveux avaient souffert, dans mon sommeil, et il s'abattaient n'importe où, n'importe comment, maintenant.
-Quellle horreurrrr, grimaçai-je.
Alice passa la tête par la porte de la salle de bain, me salua à peine, attrapa mon bras et me tira dans sa chambre. Elle m'assit sur une chaise et me regarda avec insistance.
-Oui, je vois. Je sais exactement ce qu'il te faut.
Elle m'appliqua toutes sortes de lotions, de crèmes, de masques et de maquillages. Alors qu'elle venait de finir, elle me tourna la tête en direction de la glace et je dus le reconnaître, elle venait de faire un miracle. J'étais tout juste reconnaissable. J'avais l'air… éveillée. Du moins, si l'on ne regardait pas mon plâtre.
Je retournai dans la chambre et vis Edward, adossé à la fenêtre, le regard dans le vide. Je fermai calmement la porte derrière moi, espérant quelque chose, un signe de sa part, une parole, une caresse.
-Tu étais là, cette nuit ?
Je me rapprochai de lui, ne voulant pas le perdre une seconde fois, comme lors de mon anniversaire. Il se comportait de la même manière, en cet instant, et cela me faisait peur. Je refusais la simple idée qu'il puisse y songer.
Il lui en fallut du temps pour répondre à ma question mais je fus soulagée de sa réponse, quand bien même elle était brève et n'incitait pas à la conversation. Il s'éloignait de moi, indéniablement.
-Oui.
-Edward…
-Oui ?
Je m'approchai encore de lui et allai me loger dans ses bras mais ils ne se resserrèrent pas autour de mon corps comme je l'aurai aimé.
-Tu ne me quitteras pas, Edward, n'est-ce pas ? Tu me l'as promis.
Je le sentis se figer et je m'en voulus. C'était évident qu'il n'allait pas me quitter mais j'avais tellement besoin d'être rassurée, ces temps… J'avais tant besoin de le sentir à mes côtés, à me soutenir, que je me devais d'anéantir le moindre doute qui surgissait en moi. J'avais toujours si peu confiance en ma personne. Je ne comprenais toujours pas pourquoi Edward m'avait choisie moi, et non pas une femme plus belle, plus intelligente, plus adroite. Une personne comme lui…
-Jamais plus je ne partirai, Bella. Je te l'ai promis, oui. Laisse-moi seulement…
Il passa sa main sur ma joue.
-Laisse-moi seulement un peu de temps pour digérer ça. Juste un peu de temps.
J'acquiesçai faiblement avant de quitter la chambre. Je descendis les escaliers, me retrouvant dans le salon, à la recherche du téléphone. Je le pris avec une mauvaise humeur palpable. Edward avait besoin de temps. Cependant, le temps n'était pas compté de la même manière pour moi que pour lui. Il pouvait parler de jours, comme de mois et d'années. Je ne le laisserai cependant pas m'ignorer trop longtemps. Aussi difficile était-ce pour lui de le croire, j'avais besoin de lui.
Je tapai le numéro de portable d'Angela, qui me répondit après seulement deux tonalités.
-Oui ?
-C'est moi, Bella. Je voulais savoir ce que tu faisais cette après-midi.
-Eh bien, pas grand-chose. Je dois surveiller mon petit-frère alors je dois rester à la maison, pourquoi, tu veux passer ?
-Eh bien, oui, pourquoi pas, puisque tu dois rester chez toi ! Autrement je t'aurai proposée une sortie.
-Non, non. C'est bon, tu peux venir sans problème. Vers deux heures ?
-Oui, vers deux heures.
-T'as pas l'air d'avoir le moral, toi. Je me trompe ?
Je soupirai. Pourquoi s'en rendait-elle plus facilement compte à l'autre bon du fil qu'Edward qui se trouvait dans la même pièce que moi il n'y avait pas cinq minutes ?
-Non, ça ne va pas très bien, mais ne t'en fais pas, je vais régler mes problèmes, tu ne m'en entendras pas parler.
Je l'entendis souffler dans le téléphone.
-Angela ?
Elle souffla une deuxième fois.
-Ca a un rapport avec ton mariage ?
Quoi ? Comment était-elle au courant ?
-Comment tu…
-Ecoute, ne m'en veux pas, je n'y suis pour rien !
Mais de quoi parlait-elle ?
-Madame Oliverez, la coiffeuse que personne ne supporte est passée au commissariat déposer une plainte contre un voisin trop bruyant. Ton père ruminait le sujet avec Billy Black qui se trouvait là. Elle a bien sûr capté toute l'histoire et s'est empressée de le dire à sa meilleure amie, la mère de Mike. Tu te doutes bien qu'à partir de ce moment-là, toute la ville a été mise au courant dans l'heure.
Je fulminai. Comment Oliverez et la mère de Mike avaient-elles osé ? Cependant, à la façon de parler d'Angela, je devinai que ce n'était pas tout.
-Il y a encore quelque chose que tu ne me dis pas ?
Ma voix laissait bien présager que je n'étais pas de bonne humeur et que si c'était le cas, elle avait tout intérêt à parler.
-Et bien, en fait…
-Oui ?
-Mike n'a pas apprécié la nouvelle, tu t'en doutes bien ?
Je m'imaginai tout de suite le pire.
-Qu'est-ce qu'il a fait, Angela ?
-Il a… Enfin… Il…
-Angela, s'il te plaît, parle, bon Dieu !
-Il a lancé des paris sur la durée de votre mariage, dit-elle très rapidement. Et, crois-moi, au moins la moitié de la ville participe en douce.
Je dus blanchir considérablement car Carlisle, qui venait de rentrer de l'hôpital, vint s'assurer que j'allai bien. Je lui fis signe de partir avant de reprendre la conversation.
-A combien s'élèvent les paris ?
-Je ne sais pas exactement. Mais Lauren a parié plus de deux cents dollars. Soit dit en passant, toutes ses économies.
Je rageai. Cette peste m'avait toujours haïe pour avoir eu celui qu'elle n'avait jamais réussi à mettre dans son lit. Edward. Mon Edward.
Dans ma rage, je claquai le téléphone, sans même dire au revoir à Angela. Il fallait que je parle à mon père. Tout de suite. Lui seul pouvait arrêter ces idioties de gamins. Je m'étais attendue à des commérages, certes, mais de là à ce que les gens parient leurs économies par simple envie de vengeance, je n'en revenais pas.
Je montai à l'étage, cherchant une jaquette à me mettre sur le dos. Je croisai Edward dans le couloir. Il avait l'air soucieux.
-Bella, tout va bien ? Tu avais l'air énervé, au téléphone.
Il avait été assez loin pour ne pas comprendre la conversation que je venais d'avoir. Enfin une bonne nouvelle !
-Oui, je vais bien. Je vais voir mon père. Cette après-midi, je passe un moment chez Angela.
-Très bien.
Je m'en allai lorsqu'il me prit la main. Je me retournai.
-Alice veut t'emmener à Seattle pour essayer des robes de mariées. Demain, ça te va ?
Je secouai la tête de haut en bas avec une pointe de mélancolie. J'avais espéré qu'il me retiendrait pour autre chose. Alors que je tentai de me dégager une nouvelle fois, il me retint à nouveau par la main, m'entraina vers lui. Il passa le bout de ses doigts sur ma joue et approcha ses lèvres des miennes. Je sentais son souffle et j'espérai qu'il allait aller au bout de son envie.
Il recula cependant au dernier centimètre nous séparant, laissant une sensation de manque sur mes lèvres.
-Passe une bonne journée.
Il resta immobile devant moi et je me décidai à m'en aller, pour le moins fière de lui. Il avait besoin de temps. Et apparemment, ça allait en prendre moins que ce que j'aurai pu croire.
J'eus du mal à enfiler ma jaquette avec mon plâtre me montant presque jusqu'au coude. Il me grattait et je savais que je transpirai, dessous. Cette pensée me fit grimacer. Le pire serait lorsque je devrais l'enlever. Je ressemblerai à un yeti. J'allai être aussi poilue que les ours qu'adore tant Emmett.
Je montai dans ma camionnette et me demandai comment j'allai conduire. Edward n'y avait apparemment pas pensé. Par chance, il s'agissait de mon bras gauche et je pouvais toujours changer les vitesses sans aucun problème. Tenir le volant et changer les vitesses à la fois allait être une autre paire de manche mais je me dépêchais de démarrer avant qu'Edward ne remarque ce que j'étais entrain de faire. Conduire à une seule main.
Je m'engageai dans l'allée, avant d'arriver sur la grande route. Je roulai une dizaine de minutes à vitesse réduite et arrivai gentiment à la ville. Puis, je fis un tourné sur toute et me garai en quatrième vitesse, lorsque je vis Mike, près d'un bar, des billets dans la main.
Je sortis en trombe de la voiture et allai le voir. Dès qu'il m'aperçut, il pâlit. Il cacha les billets.
-Bella, me salua-t-il en s'avançant vers moi.
-Mike !
-Que me vaut le plaisir de ta venue en ville ?
Il allait se prendre un coup de plâtre sur la figure ça n'allait pas louper ! J'espérais bien pouvoir lui casser le nez ou une dent, juste pour le principe.
-Arrête tes paris, lui ordonnai-je, me retenant de tout commentaire déplacé !
Il sourit timidement, me répondant qu'il ne pouvait pas, que cela ne fonctionnait pas comme ça.
-Pourquoi, Mike, tu peux me le dire ? Pourquoi t'évertues-tu, depuis la première fois que je suis entrée au lycée, à me mener la vie aussi dure ?
A mes mots, il rigola. Il était véritablement insupportable !
-Bella, je crois que tu n'as pas à te plaindre. Tu m'as royalement ignoré et cela fait maintenant plus de deux ans.
-Ne peux-tu pas comprendre que j'aime Edward ?
Je vis sa mère sortir de leur magasin de sport. Mike m'entraina un peu à l'écart, entre deux maisons. Il faisait relativement sombre. La pluie commençait à tomber.
-Edward. Edward le merveilleux. Edward le magnifique. Il n'y en a que pour lui. Je t'en ai voulu, Bella, pour ne pas m'avoir aimé. Mais j'ai dépassé ce stade, ne t'en fais pas. Maintenant, tout ce que je veux, c'est te pourrir la vie.
Je n'en revenais pas qu'il puisse faire preuve d'autant d'hypocrisie ! N'arrivait-il pas à comprendre que lui et moi n'avions jamais été fait pour être ensemble et que ce n'était pas une raison pour m'en faire voir de toutes les couleurs ?
-Arrête tes salades ! Tout ce que tu as toujours voulu, c'était me mettre dans ton lit.
Son visage devint grave. Il passa sa main sur mon visage alors que j'essayais de ne pas paniquer.
-Ce n'était qu'une façade, Bella. Tout ce que je voulais, c'était que tu m'aimes. Tu m'as attiré dès le premier regard. Je me suis toujours senti piégé par toi. Encore maintenant, je ne fais que penser à toi. Mais ne t'en fais pas. Je te laisse avec Edward. Ce que je vais faire, maintenant, c'est de t'énerver au plus au point.
Puis, il quitta la ruelle. Je me remis lentement des mes émotions. Mais qu'est-ce qu'il se passait, en ce moment ? D'abord Jake puis Edward et maintenant Mike. Je sentais que je n'allais pas tenir. J'eus l'impression que quelque chose ne tournait pas rond mais je n'aurais su dire quoi. C'était comme si quelque chose s'était déréglé.
Je regardai la pluie tomber je la sentis me mouiller. J'entendais les crépitements qu'elle faisait lorsqu'elle s'écrasait au sol. Puis, j'entendis un autre bruit. Quelque chose se rapprochait de moi. Je me retournais et aperçus Jake.
-Bella…
Il était torse-nu, l'eau dégoulinant le long de son corps. J'eus peur en repensant à ce qu'il s'était passé la dernière fois que l'on s'était vu.
-Jake, ne m'approche pas.
Dès qu'il fit un pas en avant, j'en fis un en arrière.
-Je suis désolé, Bella. J'ai essayé de t'appeler plusieurs fois, jusqu'à ce que je me rende compte que tu habitais maintenant chez la sangsue. Je voulais m'excuser. Je n'avais aucun droit d'agir ainsi. Je vais me ranger, retourner dans le droit chemin. Je te laisse, Bella. Je te laisse avec Edward.
Je ne sus quoi répondre. J'avais l'impression de me trouver devant une personnalité schizophrène. Jacob redevenait mon Jacob, à cet instant et je l'aimais à nouveau. Malgré tout, j'avais peur qu'il perde à nouveau le contrôle, qu'il redevienne le Jacob détestable qu'il était parfois.
Je décidai de lui faire confiance, de faire confiance au Jacob qui m'avait aidée alors que j'avais besoin de quelqu'un. Celui en qui j'avais pu compter et qui m'avait aidée à vivre. Je souris et m'approchai de lui. Alors qu'il relevait la tête qu'il avait baissée, je pus voir quelque chose que je n'avais jamais vu dans son regard. La haine. Il me regardait comme il regardait Edward. Un léger rictus déforma son visage et je tentai de reculer. Je trébuchai sur une canette de coca vide et tombai en arrière. Je me cognai la tête sur une pierre et tombai dans l'inconscience.
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Voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu et qu'il vous donne envie de lire la suite de cette fiction!
Qu'en avez-vous pensé? Perso, je n'ai jamais aimé Mike et j'aime bien lui donner le rôle du vilain. Pareil pour Jacob, du fait que je suis Edwardienne. D'ailleurs, s'il y a des Jacobiennes, ici, je vous conseille de ne plus suivre cette fiction, vous risqueriez de m'en vouloir profondément, par la suite xD.
A dimanche prochain, donc ^^
Bisous
