Me revoilà, aujourd'hui, comme promis, avec un nouveau chapitre. ^^
Je remercie lapiaf8, qui laisse toujours un petit commentaire quand elle passe, ce que j'apprécie grandement. Son unique commentaire est la seule preuve que j'aie que quelqu'un me lit :)
Je vous souhaite une bonne lecture !
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Chapitre 10
Un réveil
Une douleur plus grande que celle de mon bras me réveilla. J'avais mal. C'était ce que mon cerveau ne cessait d'envoyer comme message à tout mon corps. A moins que ce ne soit le contraire. Mon corps qui envoyait ce message à mon cerveau. Peu importe. Tout ce que je savais, c'était que je souffrais et que ça n'allait pas s'arrêter de si tôt.
Je ne savais pas où je me trouvais, ni ce que je faisais là. Je me souvins de Jake et puis plus rien.
La nuit était partout. Je ne voyais rien. Je laissai jouer mes autres sens, ne sachant que faire d'autre. J'entendis des gouttes d'eau, comme si un robinet fuyait, non loin : un « plic » lent, régulier. Je sentis une odeur de poussière et je devinai être dans un endroit que l'on n'avait pas nettoyé depuis longtemps. Sous moi, le sol était dur et froid : de la pierre ou du béton. C'est plat et râpant et je pariai sur le béton. Il ne faisait pas chaud. Pas plus de quinze degrés et, même, je n'en étais pas sûre.
La peur m'envahit. Que faisais-je là ? Rien ne m'était connu. Je tentai de me calmer, sachant que la peur ne servirait à rien. Je me trouvais seulement dans un lieu étrange que je ne connaissais pas, dans la plus totale obscurité. Non, ça n'avait rien d'effrayant. Du moins, j'essayais de m'en convaincre car je me rendis compte de quelque chose. Quelque chose d'effroyable : j'étais enfermée. Quelqu'un me retenait prisonnière. Ma respiration devint soudainement hachurée. Comme une asthmatique, je n'arrivais plus à faire entrer l'air jusqu'à mes poumons.
Je calmai ma respiration, la faisant revenir à la normale. Peu à peu, j'inspirai et expirai à nouveau correctement. Des larmes coulèrent sur mes joues. Je les séchai, ne voulant offrir ce plaisir à mon agresseur. Je pensai à Edward. Que faisait-il ? Où était-il ? Et, surtout… me cherchait-il déjà ?
oOo
Mon cœur eut un raté lorsqu'un cliqueti me prévint que je n'allais plus être seule très longtemps. Il s'agissait d'une porte qu'on ouvrait. La lumière, soudainement, fut aveuglante. J'avais mal aux yeux et je fus obligée de les fermer en partie. Quelqu'un entra mais je n'arrivais pas encore à discerner le visage de la personne qui, sans aucun doute, m'avait envelée. Puis, mes yeux s'habituèrent à la luminosité et je découvris qu'il s'agissait de Jacob.
C'était lui, effectivement, qui se trouvait devant moi. Durant un premier temps, j'eus peur. Néanmoins, je me rendis compte que cela aurait pu être pire. On entendait si souvent parler de gens qui disparaissaient, que l'on retrouvait morts et dont on devinait qu'elles avaient souffert le martyr, avant de trépasser. Malgré que Jake ait commis un acte odieux, envers moi, je restai persuadée que tout allait bien se passer. (Que j'étais naïve…)
-Jake, qu'est-ce que je fais là, lui demandai-je ?
Je regardai autour de moi et aperçus des boîtes de conserves, ainsi que des bouteilles de vin bas de gammes. Des chaises de jardin, ainsi que des sacs remplis de vêtements, une série de DVD et de vieilles VHS. J'étais dans un débarras, à n'en pas douter, dans une cave.
Jake me regardait mais ne disait rien, ne me répondait pas.
-Jacob, je te le redemande, qu'est-ce que je fais là ? Où suis-je ?
Son regard était vide de toute émotion. En cet instant, je reconnus le Jake, devant moi, et ce n'était pas le mien. Je me trouvais devant celui que je haïssais plus que tout au monde. Je frissonnai.
-Comment tu t'es faîte cela, à la main ?
Il montra mon plâtre du doigt. Je rougis en repensant à notre moment mais il n'était pas temps de laisser divaguer mon esprit dans ces souvenirs-là. Il fallait que je m'occupe de sortir de là.
-Je suis tombée. Tu me connais : je suis à peine capable de tenir sur mes deux jambes. Je me suis fracturée plusieurs os et Carlisle a jugé nécessaire de m'affubler de ce bloc de béton, tentai-je de plaisanter, tout en lui mentant effrontément.
Cela ne dut pas fonctionner car il leva un sourcil perplexe et je compris qu'il ne croyait pas un mot de mes paroles.
-Tu en es sûre, me demanda-t-il ?
-Oui.
Je décidai de parler le moins possible, maintenant. J'avais peur de me trahir et je ne voulais pas qu'il le sache ce qu'il m'était réellement arrivé.
-Bien que cela soit un scénario tout à fait probable, Bella, je ne peux que douter de ton histoire car je sais que c'est la sangsue.
Quoi ? Comment pouvait-il être au courant ?
-Jake ?
Je ne pus retenir les trémolos dans ma voix.
-C'est pour ça que tu es là, Bella. Tu es là parce que j'en ai décidé ainsi. Je ne te laisserai pas revoir Edward. C'est bien trop dangereux pour toi.
Quoi ? Mais qu'est-ce qu'il me chantait, là ? Je me levai, furibonde et m'avançai vers lui. Même si ce n'était pas mon Jake, il ne pouvait décemment pas me faire de mal !
-Non, mais pour qui te prends-tu ? Tu as l'intention de faire quoi, tu m'expliques ? Tu vas me garder ici indéfiniment parce que tu refuses ma relation avec Edward ? Tu es devenu fou ? Dis-moi tout de suite où je suis et ramène-moi chez moi, tu m'entends ?
Son regard ne reflétait aucune envie, rien. Pas de remord, ni de colère. Juste le vide, le regard de l'homme blasé.
-Je ne te ramènerai pas chez toi, Bella, comprends-le bien ! Tu resteras ici jusqu'à ce que tu acceptes la réalité telle qu'elle est. La sangsue est dangereuse pour toi, pour ta vie.
Je pouffai et rigolai.
-S'il te plaît, Jake ! De vous deux, je sais de qui me méfier en premier et ce n'est pas lui, crois-moi. Tu es devenu fou. De toute façon, Edward me retrouvera et j'espère qu'il ne ménagera pas ses coups lorsqu'il te retrouvera, toi aussi.
Il tourna légèrement la tête de droite à gauche, puis de gauche à droite et recommença encore deux fois.
-Edward ne te retrouvera pas. J'ai brouillé les pistes et il ne sait pas que c'est moi qui t'ai enlevée. Crois-moi, ce n'est pas demain la veille que tu retourneras dans ses bras !
Sa remarque me refroidit. Une soudaine question me vint à l'esprit. Quel jour étions-nous ?
-Jake, quand est-ce que tu m'as enlevée ?
Il sourit.
-Enfin une question intelligente.
Il me tendit un journal où je pus lire la date et le jour. Nous étions mercredi. Je devais aller voir mon père et Angela lundi. Ils devaient avoir remarqué que j'avais disparu ? Des recherches avaient déjà dû être lancées ? Puis, je me souvins d'une leçon que m'avait donnée Charlie, plusieurs années auparavant, quand j'étais encore petite, pour que je me méfie des gens qui voulaient me faire monter dans leur voiture.
« Tu ne dois jamais monter dans la voiture des gens, tu m'entends ? Même si tu les connais ! Seulement si ta maman t'a dit que tu devais le faire. On ne sait jamais ce que les gens ont derrière la tête. Il y a des méchants qui enlèvent les petites filles. Quand une petite fille disparait, Bella, on ne la retrouve généralement jamais. Quand quelqu'un se fait enlever, il est très rare qu'on le retrouve. »
Deux jours.
Cela faisait deux jours que j'avais disparu. Je voulais bien croire ce que m'avait dit Charlie, oui. On ne retrouvait généralement jamais les personnes enlevées. Mais Edward était un vampire, non ? Cela devait quand même faire pencher la balance ? Oui, je le pensais. Mais combien de temps allai-je rester captive ? Il ne fallait pas que je fâche Jacob. Je ne voulais pas vivre un enfer.
-Jake, combien de temps as-tu l'intention de me garder ici ?
-Le temps qu'il faudra, Bella. Si cela doit prendre un jour, tu resteras un jour, ou une semaine, un mois, un an. Cent ans, même, s'il le faut.
A ces mots, mes jambes me lachèrent et je dus m'appuyer contre le mur, derrière moi.
-Pourquoi, Jake ?
Je dus retenir mes larmes. J'allai pleurer, je le sentais. Il ne fallait pas, non.
-Transformer un humain en vampire est la pire chose qu'une de ces monstruosités puisse faire. T'enlever la vie, Bella ! Je ne laisserai pas Edward te tuer. Jamais. Quitter à ce que tu doives rester dans ce sous-sol toute ta vie.
Je n'en revenais pas. Comment Jacob avait-il pu déraper à ce point ? Comment pouvait-il me séquestrer alors que j'étais sa meilleure amie ? Il avait tellement changé. Ce n'était plus mon ami. Depuis maintenant et jusqu'à ce que je sorte de là, il allait devenir mon tortionnaire. Je me jurai mentalement de le haïr toute mon éternité.
-Ne t'en fais pas, Bella, je m'occuperai de toi. J'irai te chercher un matelas, que tu soies à l'aise, ici. J'irai te chercher à manger. Il y a des toilettes à l'angle. Cette pièce a été fabriquée dans le but d'y rester lors d'attaques à la bombe.
J'écoutais avec horreur tout ce qu'il me disait. Avec horreur, je comprenais.
-Je ne serais pas présent souvent. Du moins, pas au début. Il faut que je reste à Forks pour ne pas éveiller les soupçons. D'ailleurs, il est temps que j'y aille.
Il rebroussa chemin, ferma la porte dans un grincement et me laissa seule à mon sort. Lorsque je fus sûre qu'il n'allait pas revenir, je m'autorisai enfin à pleurer. Au moins, pensai-je, il avait laissé la lumière allumée, me laissant droit à la vue.
Une peur sans précédant s'attaqua à moi. J'avais peur de ne jamais revoir Edward excepté dans mes souvenirs. J'avais peur de ne jamais pourvoir le retoucher, à nouveau sentir son odeur si envoûtante, me plonger dans ses yeux qui me faisaient perdre la tête. Je l'aimais tant. S'il n'arrivait pas à me retrouver, je m'enfuirai. Il n'y avait pas d'autre solution.
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Voilà pour ce chapitre. J'espère qu'il vous a plu et vous motive à lire la suite.
Maintenant, ce qu'il faut savoir, c'est que je ne posterai plus la suite des chapitres tant qu'ils n'y aura pas deux commentaires sur le dernier. Ecrire et poster, ça prend du temps, bien plus de temps que de donner son impression en une toute petite ligne (je ne demande pas forcément des tartines, à moins que ça vous tente...) Malgré tout, il n'y a que deux personnes qui le font, qui poste un petit mot et si vous ne voulez pas prendre la peine de laisser une toute petite trace de votre passage, je m'arrangerai avec ces deux personnes pour leur envoyer les chapitres via mail. Ce serait tout de même triste d'en arriver là...
Voilà, en tout cas j'espère que vous avez aimé et je vous dis à dimanche prochain. :)
