Bonsoir à toutes :)
Voilà un petit chapitre pour cette fin de semaine! J'ai eu grandement envie de poster après que j'aie lu les petits (et grands) messages d'haylin-eant-25, constructifs, gentils et même drôles, qui m'ont grandement fait plaisirs :D
Merci aussi à alia00, Alisper, aleita48, Taylor et cristalle. Pour répondre à ta question (cristalle), je n'abandonne pas Don't worry. Je ne sais juste pas quand est-ce que je vais poster la suite ;)
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Chapitre 16
Folie
Je m'assis sur la chaise de la cuisine. La femme m'avait littéralement portée jusqu'à son appartement. Il y faisait chaud. Je vis une bouteille d'eau posée négligemment près de la corbeille à pain. Je la pris sans même demander la permission et bus tout mon saoule. L'eau coulant dans ma gorge était une sensation merveilleuse. Jamais je n'avais pensé que ce serait une telle merveille. Je vidai la bouteille sous les yeux inquiets et interrogateurs de la femme.
-Qui êtes-vous, demanda-t-elle ? Qui vous a enfermé dans ma cave ?
Il y avait une patience dans sa voix n'ayant d'égal que celle d'Edward. Ce qui était étrange, maintenant que j'y pensais, était qu'Edward n'était pas quelqu'un de patient.
-Je m'appelle Isabella Swan.
Devais-je lui dire qui m'avait faite enfermer ? Oui ? Non ? Qu'allait-elle faire après cela ? Appeler la police ? Je ne voulais pas que Jake se fasse arrêter. Je voulais le voir souffrir. Je voulais le voir mourir. J'étais peut-être un monstre de me dire cela mais il était hors de question que je pense autrement. Je voulais que Jake meure, quitte à ce que je doive le tuer de mes propres mains.
-Qui vous a enfermée ? Votre nom me dit quelque chose, mis à part ça. Nous serions-nous déjà rencontrée ?
Il ne me semblait pas non.
-Je ne sais pas qui m'a séquestrée. Et non, je ne vous connais pas.
-Eh bien, je m'appelle Rebecca Black. Je vais vous emmener à l'hôpital tout de suite, et prévenir la police.
Son nom me figea, me glaça le sang. Ce n'était pas possible ! Je savais d'où elle connaissait le mien. Elle était la sœur de Jake, sa sœur, la sœur de ce monstre. Elle avait obtenu une bourse pour l'université. Je ne savais rien d'autre à son sujet, même si c'était déjà beaucoup trop à mon goût.
-Est-ce que je pourrais passer aux toilettes, s'il vous plaît ?
-Elles se trouvent près de l'entrée.
Près de l'entrée ? C'était parfait. Je marchais jusqu'à elles et, dès que je fus près de la porte, je partis en courant. Je dévalai les escaliers et me retrouvai bien vite dans la rue. Je courus vite, trop vite pour moi. Je m'enfonçai dans cette ville que je ne connaissais pas. Je ne savais pas ce que je devais faire. Je courrais, encore, toujours, mes jambes me faisant souffrir. Je n'avais plus l'habitude de marcher. Je tombai au sol. Un passant m'aida à me relever.
-Vous allez bien, mademoiselle ?
Je ne lui répondis pas, préférant continuer, m'enfonçant toujours plus loin dans la ville. Je la reconnus enfin. J'y étais déjà venue, plusieurs années auparavant, avec mon père. Je me trouvais à Olympia. Je me sentis mieux à l'idée de savoir cela, de ne plus être perdue, d'avoir des points de repères mais, en même temps, je ne savais que faire. Je m'assis sur un banc, dans un parc, à la vue de quelques passants et de leurs chiens en balade.
Qu'allais-je faire ? Comment allais-je réussir à m'en sortir ? Je ne pouvais pas retourner voir Edward. Les Quileutes le surveillaient, surveillaient sa famille. Mon Alice, mon petit lutin, ma merveilleuse amie. Ma mère, Esmée, et Edward, oh Edward. Je voulais le tenir dans mes bras, le sentir contre moi, sentir sa présence. Il ne m'avait plus parlé depuis un moment, déjà. Je voulais à nouveau l'entendre, le percevoir d'une manière ou d'une autre mais je ne pouvais pas l'appeler, ni aller le rejoindre. Je refusais qu'une guerre éclate par ma faute.
Une larme coula sur ma joue. Comment allais-je faire ? Je n'avais pas de papiers, pas d'argent, je n'avais pas de toit, ni de quoi me nourrir. La moitié de l'état devait sans doute être à ma recherche. Ma mère devait se faire un sang d'encre. Charlie ne devait plus dormir et Edward devait perdre tout son contrôle, où qu'il puisse bien se trouver. Edward…
-Bella ?
Je sursautai à l'appellation de mon nom. Je relevai la tête alors que la peur que Jake m'ait déjà retrouvée me tiraillait l'estomac. Je fus soulagée de voir Mike. Mike ? Que faisait-il ici ?
-Bella, bon Dieu, tu es vivante. La moitié de Forks te croit morte !
Il s'agenouilla devant moi et passa sa main sur mon front.
-Tu es brûlante.
-Je sais, murmurai-je.
La brusque réalité me frappa comme une gifle au visage. Mike était là, devant moi. Il allait dire à tout le monde où je me trouvais. Il allait appeler mon père, alerter toute la ville et, par conséquent, les Cullen. Edward. Non.
-Mike, fis-je précipitamment. Je t'en supplie, ne dis à personne où je me trouve, je t'en supplie ! Ne le dis pas à Edward, ni à mon père, ni à personne. Je t'en supplie, garde ça pour toi, ne leur dis pas…
Mike me força à me calmer par des gestes et des mots réconfortants. Je ne connaissais pas cette particularité gentille à Mike. Il avait souhaité me pourrir la vie, non ? Pourquoi m'aidait-il, tout soudain ?
-Ne t'en fais pas, Bella, je ne dirai rien. Mais tu ne peux pas rester ici. Regarde-toi ! Allez, viens avec moi ! Je suis chez ma grand-mère, en ce moment, elle habite dans le coin. Tu as besoin de soins.
Je me levai, n'ayant, de toute façon, rien d'autre à faire que de le suivre.
-Ca ne va pas gêner ta grand-mère si je viens chez vous, demandai-je, alors que nous étions à mi-chemin ?
-Elle n'est pas là, en ce moment. Elle joue au Bridge avec des amies. Elle ne rentrera pas avant ce soir.
Nous arrivâmes dans un petit quartier résidentiel avec des maisons dignes de films sur la famille parfaite des Etats-Unis. Des pelouses bien tondues, des voisins ayant l'air aimant et courtois, revenant d'une partie de tennis entre amis. Le genre de villa qui faisait baver les gens habitent en appartement.
Mike m'emmena dans une maison des plus chaleureuses. La porte était peinte en rouge alors que la bâtisse était blanche. Devant l'entrée, un perron. Nous entrâmes et Mike me fit m'asseoir dans la cuisine. Il monta au deuxième et je regardai autour de moi. Il y avait une odeur de gâteau qui se mariait parfaitement aux broderies de chats que j'avais perçues dans le corridor. Il y avait un canapé en cuir, dans le salon, digne des Cullen et un vieux poste de télévision. Etrange. Ici, tout avait l'air d'être à la pointe de la technologie.
Mike redescendit avec une patte qu'il imbiba d'eau fraîche et qu'il vint me poser sur le front. Il me donna des comprimés.
-Qu'est-ce que c'est, demandai-je, suspicieuse ?
-Un analgésique pour la fièvre.
Je ne posai pas de questions et les avalai. Mike me parlait de sa famille, de sa grand-mère, de son grand-père qui avait récolté une grande fortune avec le temps, avant de léguer le tout à sa femme, à sa mort.
Je vis soudainement le sol tourner. Je m'accrochai au plan de travail de la cuisine, cherchant à ne pas tomber de ma chaise.
-Mike… Je ne me sens pas… bien.
Alors qu'il s'approchait de moi, je tombai dans le néant. Pour la première fois, je me retrouvai dans un sommeil sans cauchemar, un sommeil vide. Rien ne vint me perturber. Ni Jacob, ni Mike, ni même les magnifiques traits de mon Adonis, celui que j'aimais tant.
oOo
Des ombres bougeaient devant mon visage. Il fallait que je me réveille; il se passait quelque chose qui n'était pas des mieux pour ma sécurité. Une part de moi le hurlait. Il fallait que je me relève, que j'examine ce qu'il se passait autour de moi et que je prenne la fuite, si je me trouvais dans une quelconque situation dangereuse.
Un instinct de survie serait entrain de naître en moi? Enfin ? Un peu tard, non ?
J'ouvris les yeux et sentis quelque chose passer sur mon visage. Mike se trouvait au dessus de moi. Sa main balayait les mèches rebelles de mes cheveux.
-Tu te réveilles enfin.
J'essayais de lever mon bras, voulant me défaire de son étreinte que je n'appréciai guère mais fus bloquée dans mon mouvement. Je tentai de bouger mais n'avais que la vague impression de me tortiller en tout sens.
-N'essaye pas de te débattre, Bella, tu es solidement ligotée.
Quoi ? Que disait-il ? Comment pouvait-il ? Mais…
En regardant dans ses yeux, ma peur s'accrut. Il y reflétait la même haine et la même folie que dans le regard de Jake. Était-il un complice ? Était-il dans le coup avec Jake ? Pourquoi avais-je cette impression de les voir envoûtés ? J'arrêtai les questions, me rendant compte que même si j'en avais détenu les réponses, je n'aurai pas réussi à me débarrasser de mes liens. J'en aurai hurlé de rage. Pourquoi ? Alors que j'étais enfin libre, pourquoi à nouveau me séquestrer ? Pourquoi, pourquoi et pourquoi ? Je voulais seulement vivre heureuse avec Edward, rester allongée dans ses bras. Alors pourquoi me faire revivre cet enfer une seconde fois ?
Mike se leva et alla chercher quelque chose sur la table de nuit. Je me trouvais dans une chambre, une grande chambre qui n'était sûrement pas la sienne. Il y avait trop de raffinement dans la décoration. Si je me trouvais toujours dans la maison dans laquelle il m'avait conduite, ce dont je ne doutais pas, en raison des rideaux de nuit bordeaux tirés, je devais être dans la chambre de sa grand-mère.
-Mike, qu'est-ce que tu fais ? Tu t'attires des ennuis. Laisse-moi partir !
Pourquoi tous devenaient-ils fous ? Je devais me trouver dans un univers parallèle. Mon monde s'était écroulé en quelques secondes. Qu'est-ce qu'une seconde dans la vie d'un humain ? Rien, en apparence, mais bien assez pour détruire cette vie dans son intégralité. C'était complètement fou.
Mike se retourna vers moi. Il tenait un couteau à la main. Mais qu'est-ce qu'il faisait ? Qu'est-ce qu'il se passait ?
-Mike, qu'est-ce que tu fais ?
Ma voix tremblait. Mike s'approcha du lit et s'assit à mes côtés. Il posa le couteau près de moi et me regarda, laissant souvent son regard dévier dans le vide. Je sentis sa main sur ma hanche. Elle remonta quelque peu sous mon chemisier.
-Mike ?
-Tu sais, Bella, je t'en ai tellement voulu. Je t'en ai tellement voulu de ne pas m'avoir aimé, de m'avoir laissé dans l'ombre de Cullen. Pourquoi lui, Bella ? Pourquoi a-t-il été le seul à avoir droit à ton cœur, à avoir droit de te toucher ainsi, à pouvoir sentir ton odeur lorsqu'il en avait envie ?
-Mike, tu es devenu fou.
-Non, Bella. Au contraire, je n'ai jamais été aussi lucide de toute ma vie.
Sa main sortit de sous mon chemisier qu'il commença à déboutonner. Des tremblements me prirent lorsque je compris ce qu'il allait se passer. Je sentis ses mains sur ma peau. Me débattre ne servit qu'à le rendre plus désireux. Je pleurai à gros sanglots. Je sentis des doigts sur ma poitrine, près de mon soutien-gorge. Sa main droite se dirigeait contre mon pantalon.
-Mike, non !
-Mike, que fais-tu ?
Ce n'était pas moi qui venais de parler. Je regardai la porte et aperçus une petite dame, aux rides prononcées et aux cheveux d'un blanc argent. Elle avait un air effaré peint sur le visage et sa main droite sur son cœur.
Mike cacha le couteau dans sa manche. Il se releva et lui fis un grand sourire. Lorsqu'il parla, sa voix était douce et mielleuse, manipulatrice.
-Ne t'en fais pas, grand-maman ! C'est une amie. Elle est venue me voir. Elle a des tendances masochistes… si tu vois ce que je veux dire.
La femme acquiesça légèrement. En ce qui me concernait, je n'arrivais pas à faire quoique ce soit. Une part de moi savait que cette femme était ma seule chance de ne pas me faire violer. Oui, je le savais mais une autre part de moi ne cessait de me répéter que si je faisais quoique ce soit, que si je bougeais ne serait-ce que d'un centimètre, ou encore que j'émettais la moindre parole, cette pauvre femme n'allait pas survivre.
Elle eut l'air de se reprendre et fut soudainement en colère.
-Mike, je te prierai de détacher cette jeune femme avant que je ne m'énerve. Cela ne me gêne pas que tu ramènes tes petites amies dans ma maison, je le comprends tout à fait, mais de là à venir vous installer dans mon lit pour vos pratiques douteuses… J'ai des limites, mon garçon !
-Bien sûr, grand-maman. Pardonne-moi !
-Je t'attends dans la cuisine, Mike. Détache tout de suite cette jeune femme !
Elle lui tourna le dos et allait sortir, lorsque tout se passa alors très vite. Mike la saisit par le cou, passant son bras autour, et la lame traversa la chair de cette femme. J'hurlai face à la scène. Je devais rêver. Je devais forcément rêver ! Mike n'avait pas pu faire ça, si ?
Je me basculai tant bien que mal en bas le lit et essayai d'ouvrir la fenêtre. Il y eut un bruit sourd, signe que le corps venait de tomber au sol. On me tira en arrière sur le lit. Je ne cessai de hurler, espérant que quelqu'un m'entendrait, que j'arriverai à attirer l'attention. Quelque chose fut enroulé autour de ma tête, me bâillonnant. Je me débâtais comme une furie, essayant de lui échapper, quoique cela m'en coûte.
Ses mains et ses gestes immondes me donnaient la nausée. Alors que je me trouvais en sous-vêtements, il y eut un autre bruit. Un bruit que je n'identifiai pas. Mike s'arrêta de suite, mit la lame sous ma gorge, m'ordonnant de ne plus faire un seul bruit. J'obéissais, ne pouvant rien faire d'autre. Une nouvelle fois, tout se passa très vite. Jake entra dans la pièce, enragé. Mike se retrouva rapidement à terre sous une pluie de coups. Alors qu'il gémissait de douleur, Jacob défit mes liens et enleva le bout de tissus m'empêchant de hurler.
-Voilà, Bella, tout va bien. Tu vas revenir avec moi, ne t'en fais pas, tout va bien.
Alors qu'il me prenait dans ses bras, un rictus de douleur se peignit sur son visage. Ses yeux étaient exorbités. Je regardai derrière lui et perçus Mike, le poignardant comme il avait poignardé sa grand-mère. Jacob prit le couteau qu'il retourna contre son agresseur. Une fois, puis une deuxième et une troisième. Les deux hommes s'écroulèrent ensuite au sol, se vidant de leur sang. Je pris la couverture, les laissant agoniser sans remord aucun. Il n'y avait aucun doute face au fait que Mike allait mourir, je le savais. Un humain ne pouvait survivre à une telle riposte.
Dans la cuisine, je trouvai la sacoche de la vieille dame, la pris, espérant qu'il y aurait assez d'argent dans son porte-feuille pour quitter l'état, et fonçai droit dehors, ne me retournant pas. Je courus, courus encore. Plus vite encore que je ne l'avais fait lorsque je m'enfuyais de chez la sœur de Jake. Je hélai un taxi passant à mes côtés. Je devais avoir l'air d'une folle. J'étais habillée de mes simples sous-vêtements et de la couverture. Je dus sortir des billets pour que le conducteur accepte de me laisser monter. Une fois à l'intérieur de l'habitâcle, je lui ordonnai de me déposer à la gare. Il fallait que je prenne un train ou un bus. Il fallait que je parte avant que Jake ne guérisse de ses blessures. Dans le taxi, je me remémorai les deux derniers mois de mon existence. Jake était devenu fou. Mike était devenu fou. Ils avaient tous les deux essayé de me tuer. Du moins… Peut-être pas me tuer. Me séquestrer, me faire du mal, seraient des termes plus judicieux. Je n'étais maintenant plus rien qu'un tas d'os affamé et déshydraté, sans papier, et qui n'avait aucun moyen d'aller mieux. Je me rendis compte de quelque chose. Quelque chose à laquelle je n'avais pas fait attention, jusqu'alors, du fait que je m'étais concentrée sur le présent et non sur le futur. Ma vie était fichue. Dans le meilleur des cas, j'allais finir prostituée pour essayer de vivre ailleurs que sous des ponts, la peur au ventre de me faire tabasser par un client ou que Jake me retrouve. Dans le pire des cas, j'allais mourir d'ici peu, dans cette course folle contre la montre digne d'un thriller américain, tuée par Jake.
Alors que je regardai dans le rétroviseur du chauffeur, ce que je vis me glaça d'effroi. Derrière nous, un énorme chien nous suivait. Jake s'était transformé au centre de la ville, à la vue de tous.
Alors que nous nous trouvions au feu rouge, je payai le chauffeur et quittai la voiture. Je me remis à courir, ne me rendant pas compte de la folie de mon acte. Je n'arriverai jamais le distancer. Je n'arriverai jamais à le semer, il lui suffisait de suivre mon odeur. Je m'engouffrai dans une petite allée, ne sachant réellement où aller. Un cul-de-sac. Non, un cul-de-sac ! Ce n'était pas possible ?! Non ! Non et non !
Je me retournai vivement alors que je sentais une présence derrière moi. Jake, il était à nouveau là. Du moins, le loup qu'il était.
Je me tassai dans l'angle, sachant que mes dernières heures étaient arrivées. Si Jake voulait me tuer, je me laisserai faire. S'il avait l'intention de me garder enfermée comme il l'avait fait, je trouverai un moyen de mettre fin à mes jours. Ce n'était plus qu'une question de temps. Je ne voulais plus revivre le même cauchemar.
-J'aurai pu tant te donner, Bella, dit Jake, en reprenant sa forme humaine.
Il se plaça derrière un container à ordure et enfila un pantalon, avant de se replacer devant moi, tremblante comme une feuille.
-Tu as mal choisi ton camp.
Il me frappa au visage et je me retrouvai couchée au sol. Je le vis prendre le couteau qu'avait utilisé Mike pour tuer sa grand-mère.
-Je te dis au revoir, Bella.
Je me préparai au coup qui me serait fatal. Je l'attendais comme une délivrance. Je fermai les yeux, ne souhaitant pas voir ma mort, mais le coup ne vint cependant pas. Un bruit écœurant d'os brisé me fit ouvrir les yeux. Jacob se trouvait maintenant au sol. En face de moi, un vampire, j'en étais persuadée. Il était beau, très beau, comme son espèce l'était en général. Il avait les yeux d'un rouge sang très prononcé.
Je rigolai face à la situation. Après avoir été séquestrée par un loup-garou durant près de deux mois, après avoir été presque violée par un ancien ami qui avait poignardé sa grand-mère sous mes yeux, c'était par les mains d'un vampire au régime alimentaire le plus normal en ce qui concernait son espèce, que j'allai mourir. C'en était comique.
Il s'en pencha au dessus de moi et je lui demandai de faire ce que je n'aurai très certainement pas le courage d'accomplir seule.
-Tuez-moi, dis-je sans aucune émotion. Tuez-moi, qu'on en finisse. Allez-y ! Je sais que mon sang vous tente. Il tente énormément votre espèce, bien plus que les humains ordinaires.
Le vampire parut perplexe et, au lieu d'accéder à ma requête, il prit mon visage en coupe et me dit :
-Non, mademoiselle. Je ne le ferais pas.
Je levai les yeux au ciel. J'attrapai le couteau au sol et attaquai le vampire en face de moi. Peut-être que si j'arrivais l'égratigner ne serait-ce qu'un poil, il m'achèverait ? Il ne lui fallut cependant qu'une seconde pour me maîtriser.
-Garde le couteau si tu en as envie, mais tu viens avec moi !
J'arrêtai de me débattre, sachant que si ses intentions étaient fixes, ce n'était pas moi qui allai le faire changer d'avis. Il me prit dans ses bras et m'entraîna au centre de la ville, à la vue de tous. Il me mena jusqu'à un grand hôtel et nous fit entrer. Nous passâmes devant l'accueil. Personne ne nous fit de remarque, malgré le fait que je percevais quelques regards posés sur nous.
Il me semblait que j'avais déjà vu la personne me tenant comme on tient un bébé. Je n'aurais cependant pas pu dire où ni quand. Mon cerveau était embrumé par la fatigue, la faim, la peur et la résignation. Nous arrivâmes devant une chambre, la 1203, et il me posa sur le sol.
Il ouvrit la porte et me fit entrer. Je fis attention où je mettais les pieds, ne voulant pas m'étaler et me faire mal et relevai la tête alors que le vampire fermait la porte, derrière nous.
Je crus d'abord que j'étais à mon tour devenue folle. J'en étais persuadée. Mais non. Ce n'était pas le cas. Là, devant moi: je ne rêvais pas.
Edward.
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Voilà, j'espère que ça vous a plu.
Un petit commentaire avant de quitter la page?
Personnellement, je vous fais un gros câlin et vous dis à bientôt ;)
