Voilà pour un nouveau chapitre.
J'espère qu'il vous plaira et remercie Megane49, jenny56, haylin-eant-25, la fille, paulipopo et Taylor d'avoir laissé un commentaire sur le précédent chapitre :)
Bonne lecture !
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Chapitre 17
Contamination possible
Je regardai une énième fois en direction d'Edward, d'Alice, de Jasper, d'Emmett, de Rosalie, de Carlisle et d'Esmée, me demandant s'ils étaient tous réellement là, essayant de reconnaître le réel du factice, le mensonge de la vérité. Lorsqu'Edward tenta de s'approcher de moi, je reculai, à son plus grand désarroi.
-Bella, questionna son doux ténor ?
Que devais-je faire ? Était-il possible que lui aussi soit pris par la folie ? Jake et Mike avaient dit m'aimer… Edward m'aimait. Était-il possible que lui aussi soit devenu comme eux ?
Tous me regardaient avec incompréhension. Edward tenta une nouvelle approche. Alors qu'il faisait un pas en avant, j'en faisais un en arrière. Une douleur traversa les doux traits de son visage et j'eus mal au cœur de le voir ainsi. Cependant, la peur primait. Je ne voulais pas qu'il m'approche.
Je tenais toujours le couteau dans la main. J'allai m'asseoir à l'angle de la pièce, sachant qu'ici, je risquais moins de choses que dans la cave à Jacob ou la chambre de la grand-mère à Mike. Enfin… qu'en savais-je, en réalité ? Il fallait que je reste sur mes gardes.
-Bella, supplia Edward. Parle-moi, je t'en prie, parle-moi. Dis quelque chose ! Viens !
Une larme coula, puis une deuxième.
Edward, pour contenir ses émotions, ferma les yeux une seconde, baissa la tête, souffla, la remonta, les rouvrit.
-Bella, quoique l'on ait pu te dire à mon sujet, sache que je n'ai pas changé. Je suis toujours celui que tu as aimé avant ton absence. Je ne te ferais aucun mal. Et s'il te plaît, lâche le couteau que tu as à la main. Te voir avec cet objet me rend anxieux.
Bien sûr, qu'il était toujours le même, je le savais, il suffisait de lire tout l'amour et toute la peine dans son regard. Il n'était pas comme eux. Il n'était pas fou. En ce qui concernait le couteau, je ne voulais pas le déposer. Je me serais soudainement sentie trop vulnérable.
Alors qu'Edward s'agenouillait devant moi, s'approchant doucement, ne voulant pas m'effrayer, je lui sautai au cou, le gardant près de moi, l'obligeant à me serrer contre lui. J'avais fait tomber mon arme au sol. Je pleurai, passant mes mains dans ses cheveux, caressant son visage soulagé.
-Me lâche pas, Edward, me lâche pas ! Me lâche plus, je t'en supplie !
-Chut, Bella, je suis là, je resterai là ! Je ne te lâcherai pas.
-Me lâche pas, murmurai-je une fois encore !
J'avais tellement peur qu'il disparaisse maintenant que nous nous étions retrouvés. J'avais tellement peur qu'il me soit à nouveau arraché que je refusai qu'il ne s'éloigne ne serait-ce que de quelques mètres. J'avais besoin de le sentir, de le savoir tout proche.
J'avais niché ma tête dans le creux de son cou. Il avait sa main dans mes cheveux et me murmurait des paroles réconfortantes.
-Tout va bien, Bella, tout est fini. Je ne laisserai plus personne t'approcher. Tout est fini, fini, mon amour.
Il entoura ma taille de ses bras et alla me déposer sur le lit. Démétri quitta la pièce sur la demande de Carlisle. J'appréhendai ce qui allait suivre. Ils voulaient savoir. Je me préparai mentalement à leur révéler ce qu'ils auraient tous envie de savoir, tout en espérant qu'ils ne seraient pas trop curieux.
Carlisle se rapprocha du lit et j'eus une sorte de mouvement de recul. Edward s'empressa de me rassurer, me répétant que tout allait bien.
Je me collai contre son torse. En regardant mieux les membres de ma famille, je vis chaque émotion passant sur leur visage, et il y en avait. De la peur, du doute, de l'interrogation, de la joie – sûrement due au fait de me revoir – de l'amour, de la pitié, du remord. Oui, il y en avait des sentiments. Pas besoin d'avoir un quelconque don d'empathie pour le ressentir.
Edward regarda ce que je portais en dessous de ma couverture et vis que je n'étais habillée que de mes sous-vêtements. Il replaça la couverture sur mes épaules et fuit mon regard.
-Bella, commença Carlisle, voulant très certainement rompre le mutisme d'Edward. Pourrais-tu nous parler de ce qu'il t'est arrivé ? Nous dire qui t'a enlevée et ce qu'il désirait dans tout cela ?
Je me perdis dans mes souvenirs, cherchant le pourquoi. Qui, je le savais, oui. Mike et Jake. Mais pourquoi ? La folie leur avait pris sans aucune raison. La folie. Qu'est-ce que j'y connaissais en psychiatrie, exactement ? Rien. Mais Carlisle devait s'y connaître, lui, non ?
Je me tournai légèrement vers lui.
-Alors, Bella ?
Il avait une voix calme, trop calme. Bien qu'il essayait d'être réconfortant, j'avais l'impression d'être prise pour une gamine de quatre ans. Cependant, la question de cette histoire d'état mental dégradé me donnait des migraines et je devais en avoir le cœur net. J'étais persuadée que ce n'était pas naturel.
-Carlisle, je sais que vous êtes médecin, mais… vous vous y connaissez un peu en… psychologie ?
Il me regarda, étonné, puis sembla réfléchir. Il me répondit sur un ton qui signifiait clairement que ce n'était pas sa spécialité.
-Eh bien, la psychologie est une science très vaste. Pourrais-tu être plus précise ?
-Comment quelqu'un devient-il fou ?
-Eh bien… il y a différentes raisons qui peuvent pousser à ce résultat. La douleur en est une. Le désespoir, une autre. Le fait de croire que l'on n'a plus rien à perdre. La jalousie et la haine peuvent faire faire des choses insensées. La drogue, aussi.
-Non, ce n'est pas ce que je voulais dire.
Certes, cette explication aurait pu être valable s'il n'y avait eu qu'une personne qui m'avait attaquée. Mike ou Jake, peut importe. Mais les deux, comme ils l'avaient fait, cette lueur de folie meurtrière, dans leurs yeux, c'était impossible. Ca ne pouvait pas être cela.
-Je veux dire par-là, comment est-il possible de tomber dans la folie sans aucune influence extérieur, du moins pas de sentiments, pas de drogues. Seulement deux personnes qui ne se côtoient pas mais se connaissent, et…
-Bella, intervint Carlisle. Je ne comprends pas où tu veux en venir. Reprends calmement. Explique-moi la situation.
Il était vrai que je m'y étais mal prise et que mes explications étaient plus que douteuses, voire incompréhensibles. Je plongeai dans le regard du patriarche et m'exprimai clairement, cette fois-ci. Lentement et distinctement.
-Ce que je veux dire, c'est que même s'ils n'étaient pas parfaits, même s'ils avaient quelques PV pour excès de vitesse, même s'ils planquaient des magasines cochons sous leur matelas ou qu'ils avaient un rat mort dans leur casier, ce n'était pas des fous. Loin de là. Et ils n'étaient pas alliés. Ils n'avaient pas monté leur coup ensemble. Ils ne s'étaient sans doute pas revus depuis des mois, avant ce matin. Et là, tout d'un coup, ils ont changé. Ils sont tout simplement devenus fous. Fous. Il n'y a pas d'autres termes pour décrire ce que j'ai vu. Et je suis presque entrain de me demander si ce n'est pas moi qui suis devenue folle.
Il régnait un silence de mort. Tout le monde avait l'air de méditer sur mes paroles.
-Bella, tu parles de deux personnes. Qui ?
Alors que j'allai leur dire, le doute me prit. Si je leur disais qui s'était amusé à me torturer durant des mois, je savais qu'Edward allait le tuer. Certes, je l'avais souhaité. Et pas qu'un peu. Mais là… je doutais. Pourquoi n'arrivai-je pas à dire son nom ?
-Je ne sais pas.
Qu'avais-je encore fait ? Après mon petit monologue, on se rendait vite compte que je ne disais pas la vérité.
-Bella, me réprimanda Edward. Regarde-moi ! Regarde-moi dans les yeux et dis-moi que tu ne sais pas qui t'a fait ça.
Je plongeai mes yeux dans les siens, l'aimant un peu plus chaque seconde. Son regard ne tolérait aucun mensonge. Alors pourquoi lui mentir ? De plus, la vengeance était sans doute ce que je souhaitais le plus au monde. Alors que j'ouvrais la bouche, mon cœur fut soudainement comme brisé. J'avais l'impression de trahir Jacob malgré les souffrances qu'il m'avait infligées.
Edward prit mon visage entre ses mains et approcha le sien du mien.
-Dis-le-moi, Bella !
Je n'avais pas le choix. Je me sentais oppressée. Terriblement. Je n'avais pas le choix.
-Jacob.
Edward se figea. Il n'avait pas l'air en colère. Je ne me posai pas de questions, ne cherchant plus à comprendre ses réactions insensées.
-Et ? Tu as parlé de deux personnes, non ?
Je secouai faiblement la tête de haut en bas. Edward replaça une mèche de cheveux derrière mon oreille, dans un geste réconfortant.
-Mike. Mike Newton.
Il se leva et fis les cents pas dans la chambre. Il ne me regardait que peu, baissant les yeux lorsque j'essayais de croiser son regard.
-Edward…
-Je ne comprends pas, dit-il. Je n'arrive pas à comprendre. Lorsque je suis allé voir Mike, sonder son esprit, je n'ai rien vu qui aurait pu me mettre dans l'idée qu'il ait pu participé à ton enlèvement. Rien. Son esprit était net.
-Il n'a pas participé à mon enlèvement, murmurai-je.
Edward se rapprocha, venant se poser à mes côtés.
-Bella, nous devons savoir ce qu'il s'est passé. Tes propos n'ont aucun sens. Tu parles de Mike mais il n'est pas le responsable de ton enlèvement, de Jake, mais rien n'a de sens. Jake se trouvait presque toujours à la Push. Je ne comprends vraiment pas. Explique-nous !
Leur dévoiler ce que j'avais vécu ces quelques derniers mois me semblait impossible. J'en avais trop honte, je ne voulais pas non plus blesser Edward mais tous attendaient que je leur parle, que je leur explique. J'aurai mieux fait de jouer l'amnésique depuis le début. Et je ne pouvais rien leur cacher. Ils me connaissaient tous tellement bien que je n'arriverais pas à leur mentir sans qu'ils ne le sachent. Je ne pouvais que leur dire. De plus, était-ce une bonne idée de leur cacher des faits qui pourraient se révéler être d'une importance extrême ? Cela avait peut-être un rapport avec un vampire. Tordue, ma théorie, mais pourquoi Jake se serait-il transformé au centre même de la ville si on ne l'y avait pas contraint ?
-Bella, me pria Edward. Explique-moi !
J'allai leur dire, oui, parce que je n'avais pas le choix. Mais j'allai passer les détails les plus importants, leur donnant seulement l'essentiel.
-Je venais d'appeler Angela. Je me suis mise en colère lorsque j'ai su que toute la ville était au courant de notre mariage et qu'il y avait même des paris dessus. J'ai voulu aller voir mon père, voir s'il pouvait arranger quelque chose en ce qui concernait ces derniers, lorsque j'ai vu Mike en ville. Je me suis arrêtée et suis allée le voir. Il m'a emmenée entre Massow' et la quincaillerie. Nous avons parlé et il m'a dit des choses étranges.
-Nous le savons, me coupa Edward. J'ai revu cette discussion lorsque je suis allé sonder son esprit. J'en ai déjà parlé à tout le monde.
Je secouai la tête de haut en bas et repris mon récit.
-Une fois qu'il est parti, Jake est arrivé. Il m'a fait croire qu'il était venu pour s'excuser de ce qu'il m'avait fait, lors de notre dernière rencontre. Il m'a piégée. Je me suis encoublée, suis tombée en arrière, me suis cognée la tête et suis tombée dans l'inconscience. En me réveillant, je ne savais pas où j'étais, quand bien même j'ai deviné que je me trouvais dans un débarras, une cave. Jake venait me voir de temps à autres. Je restais la plupart du temps seule.
Je vis qu'Edward voulait que j'approfondisse. Je ne le fis cependant pas.
-Je ne savais pas depuis combien de temps je me trouvai dans cet endroit, lorsqu'une femme est apparue. Je l'ai supplié de me sortir de là. J'ai découvert qu'il s'agissait de Rebecca, la sœur de Jake. J'ai eu peur qu'elle soit sa complice et je suis partie de chez elle. J'ai couru à travers la ville, ne sachant pas où je me trouvais.
-Pourquoi n'as-tu pas appelé, me demanda Alice ? Nous serions de suite venus te chercher, tu le sais.
-Jacob disait que ce qu'il se passait était orchestré par toute la meute. Il a dit que certains loups vous surveillaient et que si je réapparaissais devant vous, ils n'hésiteraient à rendre le pacte caduc et vous déclareraient la guerre. Je ne savais pas si je devais le croire, mais j'avais bien trop peur que cela soit la réalité.
Ils secouèrent la tête, signe qu'ils comprenaient.
-Alors que je me trouvais dans un jardin public, assise sur un banc, à pleurer, Mike est arrivé. Il ne savait pas ce que je faisais là et avait vraiment l'air de se faire du souci pour moi. Il m'a parlé de ma disparition, m'a dit que tout le monde me cherchait. Il vivait en ce moment chez sa grand-mère et, lorsque je lui ai demandé de ne pas prévenir la police du fait qu'il venait de me retrouver, il m'a demandé d'au moins venir chez lui, qu'il puisse soigner ma fièvre. Je l'ai suivi et il m'a donné des comprimés. J'ai pensé qu'il s'agissait d'antalgiques pour ma fièvre mais c'étaient des somnifères, en réalité. Quand je me suis réveillée, je me suis retrouvée attachée sur le lit de sa grand-mère.
Je m'arrêtai, me demandant s'il était vraiment bien qu'ils soient tous mis au courant de la suite.
-C'est là que tout a dégénéré.
Une nouvelle pause. Ils attendaient patiemment que je continue, me laissant le temps de former mes phrases et surtout le temps de prendre le courage de les dire à haute voix.
-Jake était devenu fou. Il suffisait de le regarder dans les yeux pour s'en rendre compte. Ils reflétaient clairement une haine destructrice sans égal. On y trouvait cet éclat de déraison nous prouvant bien qu'il n'était plus lui-même. Et ce fut ensuite au tour de Mike. Il est devenu identique. Cette même lueur dans les yeux. Alors que je me réveillai, il a sorti un couteau de nulle part. Il m'a menacée avec. Je tremblai de peur, pensant à ce qu'il pourrait faire avec. Il m'a… partiellement déshabillée. Il a tenté de…
C'était tellement difficile de repenser à cela. A ce qu'il avait voulu me faire, à ce qu'il avait fait. Je pris ma respiration une nouvelle fois.
-Mais sa grand-mère est arrivée. Elle a été choquée de le voir là, avec moi, dans son propre lit. Elle s'est faite des idées sur notre compte que Mike n'a pas tenté de réfuter, bien au contraire. Ne pouvant pas dire qu'il allait… violer une amie disparue, attachée dans son lit, il a fait croire que j'étais une petite amie aux pratiques sexuelles peu orthodoxes.
J'entendis Edward tenter de cacher un grognement. Je le calmai, posant ma main sur la sienne, la serrant légèrement.
-J'aurai pu prévenir cette femme de ce qu'il se passait. J'aurai pu lui hurler d'arrêter cela. Pourtant, une part de moi ne cessait de me répéter que si je faisais le moindre geste, émettais le moindre bruit, elle mourrait. Sans doute à cause du couteau près de moi, de la folie meurtrière dans les yeux de Mike ou à sa façon de parler, je ne sais pas, mais je n'osais pas prendre la parole.
Mes souvenirs étaient très précis. Trop, trouvais-je. Je ne pouvais m'enlever le bruit de cette femme tombant au sol, morte ou se vidant encore de son sang. Jamais elle n'aurait pu penser que son propre petit-fils lui ferait un jour une telle chose. Non. Elle devait tellement avoir confiance en lui. Il devait être sa fierté. Comme toutes les grand-mères adorent leurs petits-enfants.
Après sans doute une longue minute de pause, je repris.
-Elle a réprimandé Mike, lui a demandé de me détacher et de venir nous mettre dans la cuisine, certainement pour nous parler des risques de ce que nous faisions, comme toute bonne grand-mère qui se respecte. Mike, qui s'était levé pour aller lui parler, a sorti le couteau de sa poche. Et aussi incroyable que cela soit, il l'a… poignardée.
Des sanglots naquirent du fond de ma gorge et Edward vint me serrer dans ses bras. Je m'accrochai à sa chemise comme si j'allai me noyer. Je ne voulais plus quitter ses bras, je ne voulais plus m'éloigner de lui ne serait-ce que quelques secondes.
-Il l'a tuée, Edward. Il a tué sa grand-mère. De sang-froid. Il l'a tuée sans même avoir de regret, sans montrer aucun remord, par la suite.
-Chut, Bella, c'est fini, tout est fini. Tout va bien, voilà, ne t'en fais pas, tout est fini, terminé.
Il disait cela comme si de rien n'était mais je savais qu'il était touché par ce que je lui racontais. Après tout, il avait côtoyé Mike. Il avait dû le supporter alors que ce dernier ne cessait de me faire des avances, ce qu'Edward n'avait jamais supporté.
-Mike ne te fera plus jamais de mal. Je l'en empêcherai.
-Tu n'en auras pas besoin. Après qu'il ait… J'ai… J'ai tenté de m'enfuir, sachant qu'il voudrait très certainement me faire subir le même sort. Alors qu'il me ramenait sur le lit, après m'avoir rattrapée, essayant de reprendre où il s'en était arrêté, Jake est arrivé dans la pièce. Ils se sont battus. Jacob l'a rapidement mis à terre et, alors qu'il allait à nouveau m'emmener, Mike l'a poignardé. Jake a retourné la lame contre son agresseur au moins trois fois de suite. Mike est mort et Jake étant blessé, j'en ai profité pour m'enfuir. Je me suis remise à courir dans la ville aussi vite que je le pouvais. J'ai réussi à attraper un taxi. Alors que nous nous trouvions à un feu, j'ai vu Jake sur le trottoir. Il a du sentir que j'étais proche, ou… je ne sais pas. Je ne comprends pas pourquoi il a fait ça, mais il s'est transformé. Il a pris sa forme canine devant tous les passants.
Je les sentis se tendre.
-Bella, tu es sûre de ce que tu dis, me demanda Carlisle ?
Il ne me croyait pas. Je n'étais pas folle. Non. Je ne l'étais pas. Du moins, je le croyais. Je l'espérai.
-Oui, j'en suis sûre. Vous pouvez demander à Démétri. Il vous le dira. Quand j'ai vu ce qu'il se passait, je suis sortie et ai essayé de le semer mais il était plus rapide que moi et pouvait facilement me pister. Comme une idiote, je me suis engouffrée dans un cul-de-sac et Jake a pu me coincer. C'est là que Démétri est arrivé.
Voilà, mon histoire était dite. Au fond, j'avais l'impression d'en avoir trop dit. Ca n'avait pas été aussi dur que ce que je l'avais imaginé. Cela m'avait surtout soulagée. J'avais, grâce à mes paroles, dégagé une partie du poids pesant sur mon cœur. Je me sentais apaisée. Edward, ses caresses et ses paroles rassurantes agissant favorablement sur mes nerfs.
Je rougis ensuite face aux vêtements, si nous pouvions appeler ça comme ça, que je portais. Edward l'avait remarqué, lui aussi. Puis, je me souvins que je n'avais pas pris une douche convenable depuis au moins… quoi ? Plus d'un mois. Je ne savais pas exactement combien de temps j'avais été retenue captive par Jake. Et je ne voulais pas le savoir. Je le découvrirai bien assez tôt, de toute façon. Mais quelque soit le nombre exact de jours depuis que je ne m'étais pas lavée, cela ne changeait rien. J'étais persuadée que l'on arriverait à me sentir à des kilomètres à la ronde.
-Edward, l'appelai-je d'une petite voix. J'aimerai utiliser la salle de bain. Je peux ?
Il ne me répondit pas mais me prit par la main et m'entraina à sa suite.
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Voilà pour ce chapitre. Des petites explications, c'est bien. Mais comment Bella réussira-t-elle à reprendre le court de sa vie? A avancer? Et aussi, qu'est-ce qu'il s'est passé avec Mike et Jake? Des idées?
Bon, bon, je posterai peut-être un chapitre tout prochainement, genre aujourd'hui, je pense.
A tout de suite ^^
