Voilà un nouveau chapitre ! :)
Celui-ci est assez calme mais ne vous en faîtes pas, Bella n'est pas tirée d'affaire. C'est juste une question de calme avant la grosse tempête :S
Je remercie lapiaf8, angel16, rose, lydouille, chattoncharmant et ptite-liline d'avoir laissé un commentaire sur le chapitre précédent. Ca me fait plaisir ^^
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Chapitre 21
Tendres moments
Je m'éveillai alors que la journée était déjà bien avancée. Depuis que les Cullen avaient remis en marche le chauffage et la cheminée, une température agréable s'élevait dans toute la maison. Pourtant, quelque chose de frais était placé le long de mon corps, sur le lit. Le lit ? Je tentai de me souvenir de ce que je faisais là, de ce qu'il s'était passé la veille. Une sorte de voile gris couvrait mes souvenirs. Je me souvenais de mon réveil, de l'absence d'Edward. Puis, la peur, complètement irréfléchie, incontrôlable. Impossible à refreiner. Et cette phrase se répétant encore et encore dans ma tête, véritable litanie incessante.
« Edward est mort. »
La douleur, la peur : voilà ce dont je me souvenais. Rien de plus.
-Bella, tu es réveillée.
J'ouvris quelque peu les yeux, essayant de m'habituer à la luminosité de la pièce. Elle était tellement forte qu'elle me donnait parfois mal à la tête. Je les refermai et me collai contre la forme froide à mes côtés. Elle calmait mes nerfs et dénouait le nœud que j'avais à l'estomac. Edwrd enroula ses bras autour de mon corps, me serrant légèrement.
-Comment vas-tu, demanda-t-il ?
Est-ce que j'allai bien ? En voilà une question tordue ! Il me semblait. Enfin, non. Enfin… Je ne savais pas. Je n'en avais pas la moindre idée. J'avais l'esprit embrumé, comme si je me réveillai après une nuit trop pleine de danses et d'alcool.
-Je vais bien, lui répondis-je tout de même.
Je ne voulais pas inquiéter Edward, non plus. En même temps, vu que je ne savais pas vraiment, ma réponse n'était pas un mensonge. Du moins… de mon point de vue. Du sien, j'en doutai.
-Tu mens, délara-t-il en soupirant.
J'ouvris une nouvelle fois les yeux et la lumière fut plus facile à supporter.
-Bella ! Comment veux-tu que nous t'aidions, si tu ne nous dis pas la vérité ?
-Je ne te mens pas. C'est juste… Que je ne sais pas vraiment comment je vais. Je me sens un peu… loque. Dirigée. Ca te va ?
-Qu'est-ce qui te fait penser ainsi ?
-Je n'en ai pas la moindre idée, soupirai-je. Crois-moi, si je le savais, j'aurai déjà mis un terme à la situation.
Nous restâmes un moment dans les bras l'un de l'autre, jusqu'à ce que mon ventre se mette à crier famine. La matinée était sans doute bien entamée et je devrais me gaver d'eau jusqu'à tard dans la nuit. Trois litre. Pf. Je n'avais jamais bu autant de ma vie que ces derniers jours. Carlisle voulait ma mort, c'était certain.
Edward me releva, me passa des vêtements propres et allait s'en aller, quand je l'interpellai.
-Edward, où vas-tu ?
-Je te laisse t'habiller. Tu me rejoins en bas ?
-Non, boudai-je, croisant les bras sur ma poitrine.
Il revint vers le lit. Il posa sa main sur ma joue et me regarda, scrutateur.
-Tu as encore besoin de quelque chose, demanda-t-il ?
Oui, j'avais besoin de quelque chose. Et pas des moindres. Cela faisait plus d'une semaine, aujourd'hui, que nous étions là et j'avais l'impression de ne pas passer assez de temps avec lui. J'avais, pire, l'impression qu'il me fuyait. Qu'il fuyait mon regard, mon contact, ma présence en général. Je me sentais comme une mère de famille, délaissée par son mari amateur de chair fraiche, en ayant marre de la monotonie de la routine et du train train quotidien que m'avaient offert vingt ans de mariage.
Je le tirai par le col de sa chemise, malheureusement gênée par mon plâtre, le faisant tomber sur moi.
-Oui. J'ai juste besoin de toi. Embrasse-moi !
Edward déposa ses lèvres sur les miennes dans un faux baiser passionné. Il se retenait tellement que ce n'était pas supportable. Je voulais le faire craquer, je voulais qu'il s'ouvre à moi, qu'il relâche un peu la pression.
-Edward…
Il se stoppa immédiatement et je n'en fus que plus frustrée. Je le poussai sur le côté et me relevai.
-T'es chiant, Edward !
J'allai quitter la chambre lorsque je lançai un coup d'œil en arrière. Il avait la tête baissée et un air tellement peiné que je ne pus que revenir auprès de lui. J'allai l'entourer de mes bras.
-Je suis désolée, Edward. Je ne voulais pas dire ça. Je suis tellement désolée. Je… Je suis à cran. Tu m'as demandé comment j'allai. Je ne vais pas bien, Edward. Je me sens toute petite et impuissante face à la situation. J'ai l'impression de m'éloigner de tout, de tout le monde. De toi. Et ça me fait peur.
Il releva la tête et me regarda de manière qui laissait à présager que lui aussi avait peur mais il ne le dit pas, se contentant de me rassurer du mieux qu'il le put.
-Je suis là, Bella. Nous sommes tous là. Je reste près de toi quoiqu'il arrive, crois-moi !
-Je sais.
Oui, je le savais. Mais…
-Mais, Edward, j'ai l'impression… J'ai l'impression que je te révulse. Que tu restes près de moi que pour apaiser ta conscience, que tu me gardes par pitié. Tu ne restes plus près de moi comme avant, tu ne cherches plus à m'embrasser comme avant. Tu… Tu ne me donnes plus de faux espoirs.
Il me fit tomber sur le lit et mit mes mains au dessus de ma tête, dans l'une des siennes. De l'autre, il parcourut mon corps, descendant jusqu'à l'entrée de mon haut de pyjama, (sorti des valises d'Alice), remontant jusqu'à ma poitrine, effleurant ma peau, me faisant haleter. Ses lèvres se trouvaient sur mon cou, le gouttant, le parsemant de baisers. Ces derniers se déplacèrent et vinrent se loger derrière mon oreille. Il s'arrêta, sa main sous mon dos, rapprochant ainsi mon corps du sien.
-J'aimerai tellement aller plus loin, Bella. J'aimerai tellement pouvoir te faire te sentir aimée comme tu le désires. J'aimerai te faire l'amour jusqu'à en oublier nos noms, jusqu'à en oublier qui nous sommes.
-Fais-le, haletai-je !
-Je ne peux pas, Bella. Tu le sais bien. Regarde ce qu'il s'est passé la dernière fois.
Il relâcha mon bras plâtré. Il avait raison mais j'avais tellement besoin de lui, besoin de le sentir, de me trouver entre ses mains, nos corps en fusion, jouissant l'un pour l'autre. Je voulais tellement… Non. Nous ne pouvions pas. Il avait raison.
Il posa ses lèvres sur les miennes dans un baiser qui… Je compris. Ce n'était pas un manque de passion que reflétaient ses baisers, non, mais une peur inexorable qui le bloquait dans ce qu'il faisait. Il était effrayé. Ce baiser était empli de peur et de désespoir. Comme si nous vivions notre dernière étreinte, comme si nous vivions nos derniers instants ensemble. Savait-il des choses que moi-même je ne savais pas ? M'avait-il caché des éléments importants, dans cette histoire ? Cela ne m'aurait pas étonné de lui. Il cherchait tant à me protéger, à m'épargner, que c'en était parfois affligeant.
Des larmes coulèrent sur mes joues. De frustration. J'espérai qu'il ne les remarquerait pas mais je n'aurai pas dû compter là-dessus. Rien n'échappait aux vampires. Certainement pas cela. Pas des larmes.
A nouveau, je sentis ses mains sur mon corps, créant ce contact dont j'avais tant besoin. Sa première main relâcha la mienne et il me plaça correctement, la tête bien callée sur l'oreiller. Faisait-il ce que je pensai qu'il faisait ? Oui ? Non ? Oui ? Ses mains glissèrent le long de mes hanches, enlevant petit à petit mon pantalon de nuit. Je me laissais faire, passive des événements, réalisant qu'il allait me donner bien plus que de faux espoirs. Il était clair que cela pouvait être dangereux, je le savais. Je savais que je mettais, en cet instant même, ma vie en jeu. Je m'en fichais. J'avais besoin de lui. Je me soucierai de la douleur plus tard.
Il entama un va-et-vient, me faisant gémir de plaisir. Il vint placer sa tête près de mon cou, humant mon odeur. Était-il fou de se tenter à ce point ? Il posa ses lèvres contre ma peau et je le sentis se retenir de me mordre à l'instant même. Je le retournai et le chevauchai à mon tour, donnant de légères impulsions à mon bassin. Il prit mes fesses entre ses mains, m'aidant à prendre un rythme plus rapide. Je laissai courir mes mains sur son torse, le faisant ronronner. Son nom s'échappa de ma bouche lorsque je jouis, m'emmenant en haut de sommets que je n'avais encore jamais visités avec lui. Ce fut ensuite à son tour et, lorsqu'il cessa de venir en moi, je m'écroulai sur le matelas, en même temps qu'il me serra contre lui.
-Bella ? Tu es entière ?
Je rigolai.
-Oui, Edward. Je suis entière.
Je me remis à rire, ne pouvant m'en empêcher. Là, en cet instant, j'étais heureuse. J'étais comblée, au bord des larmes, tellement mon bonheur était fort.
J'inspirai et expirai profondément, reprenant peu à peu mon souffle. Edward vint poser sa tête sur ma poitrine et traça de petits cercles, de ses doigts, autour de mon nombril. Je passai ma main dans ses cheveux, me délectant de leur douceur et de cette merveilleuse impression que j'avais. Celle qu'il était à moi et rien qu'à moi.
-Je suis heureux d'avoir pu t'offrir cela, Bella.
Nous restâmes ainsi encore une bonne heure, jusqu'à ce que mon estomac ne refasse des siennes, m'empêchant de profiter plus longtemps de mon fiancé. D'ailleurs, quand allait-il être mien pour toujours et à jamais ? Nous n'avions pas parlé du mariage depuis maintenant un moment, non ? Et ma transformation ?
-Edward, demandai-je, alors que je passai une robe de nuit que m'avait prêtée Alice ?
-Mon amour ?
-Nous n'avons pas encore abordé certains points, en ce qui concerne notre avenir…
Il releva la tête, vint se poster derrière moi, nous regardant dans le miroir.
-Tu parles de…
-Du mariage. Et de ma transformation. Oui.
Il soupira, réfléchissant. Il reprit avec peu d'enthousiasme.
-Je pense qu'il faudrait attendre que nos problèmes soient réglés.
-Jacob, murmurai-je.
En le regardant, j'eus l'impression qu'il voulut ajouter quelque chose mais il n'en fit rien. Nous nous dirigeâmes alors vers la cuisine, main dans la main. J'avais à nouveau l'impression d'être heureuse, d'être comblée. Et à la fois l'impression qu'un vide se formait autour de moi, que je perdais tout, que bientôt, je ne serais plus que l'ombre de moi-même. J'avais peur.
oOo
Edward m'avait fait manger et me gavait maintenant d'eau et de soda, prétextant qu'après nos activités, j'en avais besoin. Pf. Ouais, mon œil. Alors que nous regardions Arthur et les Minimoys, il m'avait fait ingurgiter près d'un litre. Un autre devant E.T et au moins encore un autre devant Le monde de Narnia. Je refusais de regarder d'autres films que de la fantaisie. Je voulais m'évader, quitter le monde l'espace d'un film et tout oublier de ce que j'avais vécu.
Il était vrai que je me sentais mieux, petit à petit. Il fallait l'admettre. Edward, nos… rapports d'aujourd'hui, m'avaient revigorée. Cela m'avait permis d'être réconfortée sur des points où je doutais. Son amour pour moi, par exemple. Oui, je me sentais vraiment mieux. J'avais le cœur plus léger, malgré la crainte sourde, tapie en moi, qui me disait que rien n'était terminé.
oOo
Alors que le temps filait, des démangeaisons me prirent aux bras. Je ne cessais de me gratter. Avais-je une allergie ? Je les regardai et vis qu'ils étaient rouges. Rouge à force de frotter, essayant vainement de stopper l'irritation. Rien n'y faisait. J'essayais de me calmer, de ne plus y penser, lorsqu'Edward me fit la remarque comme quoi je ne cessais de m'agiter.
-Ce n'est rien.
Je me concentrais sur le film, essayant d'oublier ce qui me semblait presque être une brûlure. Alors que je me grattai pour la énième fois, Edward s'inquiéta.
-Es-tu sûre que tout va bien ? Tu remues beaucoup.
Je lui tendis mes bras.
-Gratte.
Il me regarda perplexe et je dus m'y remettre toute seule. Des larmes de frustrations me montèrent aux yeux. Edward m'arrêta et posa ses mains sur mes bras, calmant l'irritation par la froideur de sa peau. Je soufflai, me faisant la remarque qu'Edward agissait sur moi comme un glaçon sur l'inflammation d'une piqûre de moustique.
Edward regarda attentivement mes bras et me fit ensuite me lever.
-Qu'est-ce que tu fais ?
Il m'entraina à travers la maison. Je remarquai soudainement que je ne l'avais encore jamais totalement visitée, l'occasion ne s'étant jamais présentée. Je connaissais juste le chemin de ma chambre à la cuisine, de la cuisine au salon, et du salon à ma chambre. Il me semblait pourtant que nous nous dirigions contre le bureau de Carlisle. Edward s'arrêta devant la porte que je reconnus de suite, et frappa.
-Entrez !
Edward me fit passer devant lui, ses mains toujours sur mes bras, m'empêchant ainsi de m'arracher la peau. Carlisle se trouvait derrière son bureau et nous fit nous asseoir, comme la dernière fois.
-Qu'y a-t-il ? Un problème, Bella ?
Pourquoi devait-ce toujours s'agir de moi ? Pourquoi pas Edward, pour une fois ?
-Bella a des démangeaisons aux bras. Elle est littéralement entrain de s'arracher la peau et je n'aimerai pas qu'elle se fasse saigner involontairement.
Carlisle passa devant moi et vint inspecter mes bras, cherchant quelque chose qu'il semblait ne pas trouver.
-As-tu déjà fait des allergies, Bella ?
-Pas aussi loin que je me souvienne.
-Tu n'es pas allée dehors ? As-tu touché une substance corrosive, telle que des produits de vaisselle ?
-Non.
-Eh bien je vais te donner une crème calmante. Si ça part, c'est que ce n'était rien. Si en revanche, cela persiste, je t'emmènerai à l'hôpital, passer des tests épicutanés.
Il alla chercher, dans une pharmacie, une crème qu'il tendit à Edward.
-A appliquer deux fois par jours. Si, dans trois jours, ça ne c'est pas amélioré, tu es bonne pour les tests, Bella.
Je soupirai et priai pour que cette crème fonctionne.
-Merci, fis-je en sortant.
Nous allâmes nous réinstaller devant notre film. Edward prit mes bras qu'il tartina de cette substance aux airs suspects et à l'odeur d'hôpitaux. Une question me taraudait.
-Edward ? Comment se fait-il que vous ayez toujours ce dont j'ai besoin sous la main ? Je parle de médicaments, donc.
-Eh bien… Carlisle anticipe, la plupart du temps. Et je te rappelle que nous devons absolument nous fondre dans la masse. Que se passerait-il si un voisin idiot venait à s'incruster chez nous, prétextant vouloir mieux connaître les Cullen, réussissait à se brûler en buvant du thé et que nous n'avions pas de quoi le soigner ? Certes, nous n'avons pas tout sous la main, seulement ce qu'un humain posséderait chez lui.
Evidemment. Pourquoi n'y avais-je pas pensé plus tôt ? Il me semblait même qu'il me l'avait déjà dit, auparavent.
-Et, continua-t-il, moins sûr de lui… Depuis que tu es à la maison, Carlisle a élargi sa gamme de médicaments.
Je soupirai. J'avais une véritable réputation d'attire-problèmes-en-tous-genres aux yeux de toute ma famille. Ce n'était pas le titre rêvé.
Les irritations se calmèrent et je pus enfin profiter du film sans être interrompue. Du moins… si nous ne comptions pas Edward et sa fâcheuse tendance à m'embrasser lors des meilleures scènes. A cet instant, j'étais presque… heureuse.
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Voilà pour aujourd'hui! Sinon, pour ceux qui ne le savent pas encore, j'ai repris la fiction Adreamcalledtwilight. Elle a été relue et réécrite et n'attend que votre lecture.
Sinon, concernant celle-ci, de fiction, que pensez-vous qu'il va se passer? Un certain nombre d'éléments perturbateurs vont se greffer à l'histoire, venant à nouveau perturber la vie du couple et notamment de Bella. Elle va encore en voir de toutes les couleurs ^^'
Bonne soirée à vous et à vos claviers! :)
