Salut les gens :)

J'espère que je vous pas trop manqué mais pour me faire pardonner mon attente (parce qu'il me semble que j'étais plus régulière, sur cette fiction, avant), et bien j'ai décidé de vous poster deux chapitres.

Je vous souhaite donc une bonne lecture et vous dis à bientôt !

Merci à Ella, chattoncharmant, Guest, DiNozzo-Ncis et ptite-liline d'avoir laissé un commentaire sur le précédent chapitre. PS pour Ella: la fiction n'est pas encore terminée xD

Chapitre 28

Apprendre à vivre à nouveau

Edward's POV

J'aidai Alice à caser son énième sac dans la voiture. Elle me fit un pâle sourire et me dit d'aller la rejoindre. se trouvait toujours dans la chambre et je l'entendais sangloter d'ici. Elle n'allait pas bien, je le savais. Généralement, elle ne le montrait pas. Elle restait seule et préférait ne rien dévoiler de ce qu'elle avait sur le cœur.

Ma famille vint me souhaiter bonne chance. Tous me serrèrent dans leurs bras et c'est avec un certain pincement au cœur que je regardai deux voitures s'en aller.

Me revinrent alors les sanglots de Bella en mémoire. Plus destructeurs en ce qui concernait mon cœur que précédemment. Je fermai les yeux et expirai fortement. Je ne pouvais abandonner Bella. C'était à cause de moi qu'elle souffrait. Si je n'avais pas cédé à mes envies, cette première fois, jamais elle ne se serait faîte enlevée par Jake. Jamais elle n'aurait failli se faire violer par Mike. Elle n'aurait pas la mort de Démétri sur la conscience. Oui, tout était de ma faute. Je ne pouvais pas l'abandonner.

Puis, avant que je n'atteigne la chambre, une question me vint à l'esprit. Si je restais auprès d'elle, était-ce parce que je l'aimais ou par pitié ?

Je me maudis de suite d'avoir pensé cela. Je l'aimais. Plus que tout au monde, je l'aimais. Jamais je ne pourrai vivre sans elle. J'avais cependant l'impression que plus rien n'allait être comme avant. J'avais l'impression de perdre ma Bella, la femme que j'aimais plus que tout au monde.

Je m'adossai contre le mur, pensant l'impensable. Elle sans moi. Moi sans elle. C'était inimaginable mais je savais que ça allait se passer ainsi. Cela se produisait, sous mes yeux, sans que je ne puisse rien faire. Alors il était temps que j'aille la voir. Il fallait que j'essaye de la faire aller mieux. Je l'obligerai à aller mieux, si cela était nécessaire, mais je ne pouvais la laisser s'éloigner. Je ne pouvais rien y faire mais je devais quand même essayer.

Je me levai et allai frapper à la porte. Bella ouvrit et me sourit mais ce n'était qu'une façade. Je me pris à son jeu. Il ne fallait pas que j'entre directement dans le vif du sujet. J'allai lui laisser le temps. J'allai l'aider en douceur.

-Tu vas mieux ?

Son sourire s'élargit et elle murmura un oui. Elle me laissa la place d'entrer et je l'entrainai dans le lit. Il fallait que nous parlions, autant nous mettre à l'aise. Je l'attirai contre moi et inspirai avidement son odeur. Elle était différente, maintenant, mais non moins envoûtante.

-Bella…

Elle releva la tête, toute ouïe.

-Je ne sais pas par où commencer. Par Jasper, j'ai eu un faible aperçu de ta douleur. Ta façon de te cacher montre bien à quel point tu as mal.

Elle me fit un faible oui. C'était bien. Je voulais qu'elle s'ouvre à moi. Qu'elle me dévoile ce qu'elle avait sur le cœur. Refuser de parler n'allait en rien arranger les choses.

-J'aimerai donc que tu ne me caches rien. C'est pour cela que nous ne sommes maintenant plus que nous deux dans cette grande maison. Pour affronter le passé. Pour affronter tes peines, Bella. Tes angoisses et tes souvenirs douloureux.

Bella était immobile. Je ne savais que faire. La voir ainsi me tuait. Je voyais couler des larmes, sur son visage, ou, du moins, je les imaginais.

-Parle-moi, Bella. Dis-moi. Tu en as besoin. Tu as besoin d'en parler, c'est vraiment important. Pour nous.

Bella inspira et bloqua sa respiration. Si elle était encore humaine, elle serait entrain d'étouffer.

Je passai une main sur son visage, lui insufflant le courage suffisant pour qu'elle se reprenne. Elle vint cacher son visage contre mon torse et je sentis ses lèvres bouger contre le tissu de ma chemise, lorsqu'elle parla.

-Je suis un monstre, Edward.

Comment pouvait-elle penser cela ? Comme si elle avait pu choisir son don !

-Bien s…

-Si, Edward. Je suis un monstre. A cause de moi, des personnes sont mortes. Des gens que j'aimais. Je les ai poussées à leur propre autodestruction. M'aimer au point d'en mourir, au point de les rendre fou. Je ne mérite pas de vivre, Edward. Je ne te mérite pas. Et même si c'est égoïste…

Elle s'arrêta. Egoïste ? Que voulait-elle dire ? En quoi était-elle égoïste ? Que pouvait-elle bien faire d'égoïste ? Que pourrait-elle faire qui le soit ? Ma respiration fut bloquée lorsqu'une éventualité m'arriva comme une claque dans la figure. Voulait-elle mourir ? Attenter à sa vie ?

-Bella, qu'est-ce que tu vas faire ?

-Rien, murmura-t-elle, cachant son visage plus encore contre moi.

-Bella ? Promets-moi que tu ne mettras jamais fin à tes jours !

Elle sursauta légèrement à ses mots et je compris qu'elle ne pensait pas à cela.

-Je te le promets, Edward !

Je fus de suite rassuré. Mais qu'est-ce qu'elle ne m'avait pas dit ? Quel sujet aurait-il pu être censuré ?

-Alors fini ta phrase, Bella.

-Je ne te mérite pas et même si ce que je vais dire est des plus égoïstes, Edward, jamais plus je ne te laisserai t'éloigner de moi. Jamais. Je ne veux pas… Je refuse que tu disparaisses à ton tour. J'ai trop peur de te perdre.

Elle sanglotait maintenant. Quel idiot ! Mais quel idiot ! Comment avais-je pu penser une seule seconde à la quitter ? Certes, je ne l'avais pas explicitement exprimé mais la question que je m'étais posé sur si oui ou non j'aimais Bella, ou n'avais-je que de la pitié pour elle, voulait tout dire. Quel idiot ! Jamais elle ne survivrait à mon départ. Et moi non plus. Je le savais. Je l'aimais bien trop pour cela. Oh oui, je l'aimais. Jamais je n'aurais dû en douter. J'étais monstrueux.

-Ne t'en fais pas, Bella. Cela ne me pose aucun problème.

Sa main se resserra autour de ma chemise. Cela signifiait qu'elle ne m'avait pas tout dit.

-Et, Bella ?

-Je ne te laisserai pas repartir même si tu ne veux plus de moi, Edward. Je n'en aurai plus la force. Autant j'ai accepté de le faire une fois, lorsque tu m'as quittée. Autant je sais que tu me laisserais, moi, si je voulais partir – ce qui n'arrivera jamais – mais jamais plus je ne pourrai te laisser t'en aller. Et c'est d'un égoïsme pur.

Je la serrai que plus contre moi. Une part de moi adorait cette idée, être obligé de rester auprès d'elle à jamais. Une autre ne le voyait pas de la même manière. L'éternité, c'était long. Et je me repris une fois encore. L'éternité ne serait que trop courte pour que nous puissions nous aimer assez longtemps.

-Je t'aime, Bella. Ne t'en fais pas. Je resterai près de toi.

Je déposai un baiser dans ses cheveux.

-Continue à me parler, Bella. Dis-moi ce que tu me caches encore. Dis-moi ce qui te tracasse. Tout. Il faut tout que tu me dises.

Je vis un éclat de peur, dans ses yeux. Oui, elle ne m'avait pas tout dit.

-J'ai… Je… Tu sais…

-Oui ? Prends ton temps ! Ce n'est pas ce qui nous manque.

-J'ai peur, Edward. J'ai…tellement peur.

-De quoi ?

J'en avais une vague idée.

-De tout, Edward. Du monde, de mon don, de moi. De toi, aussi. De la famille. Des gens que je pourrai toucher et qui me feraient du mal. Je ne veux pas revivre ça, Edward. Jamais.

-De la famille ? De moi ?

Elle inspira. Comme j'aurai aimé me maudire de ne pas savoir ce qu'elle pensait.

-Et si mon don s'en prenait à vous ? Et si je vous faisais du mal ? Regarde Jacob, Mike et Démétri. Ils avaient tous un lien différent avec moi. Qu'est-ce qui nous dit qu'il ne va pas s'en prendre à la famille, cette fois ? Et je dois dire que cette option m'effraye.

Que je la comprenais, en ce moment. J'y avais pensé. Je devais admettre que cette idée m'avait traversé l'esprit. M'imaginer Carlisle, Jasper ou Emmett comme Jake, Mike ou Démétri me révulsait. Mais quelle option avions-nous ? Aucune.

oOo

Plusieurs jours passèrent. Certains plus longs que d'autres. Bella flânait dans la villa, mélancolique. Elle était allée dehors, une fois. Elle avait essayé de ressentir la froideur l'Alaska, ou alors essayait-elle de s'habituer à son nouveau corps, je ne savais pas.

Elle parlait peu. Répondait quand je lui posai une question, n'engageait quasi-jamais la conversation. J'avais l'impression de la perdre chaque jour un peu plus.

Il n'y avait pas de sexe, entre nous, juste des étreintes. C'était suffisant. Largement.

Bella était dans la cuisine, en ce moment. Elle regardait les plaques avec une certaine mélancolie et j'aurai volontiers parié qu'elle regrettait son nouveau statut de vampire.

Je me tenais dans l'embrasure de la porte. Je la regardais mais elle ne se doutait visiblement pas de ma présence. Ses mains tremblèrent et j'entendis un sanglot. C'en était trop, il fallait que je sorte. Je me précipitai dehors. J'avais mal au cœur, mal de la voir ainsi. Je ne pouvais rien faire, mes tentatives restaient veines. Je courus. Longtemps. La nuit approchait à grand pas. Puis, alors que la lune s'élevait maintenant dans le ciel, il y eut un craquement de branches écrasées. Je m'arrêtai, percevant des bruits de pas. Puis, une odeur. Un Quileute. Je me postai en position d'attaque.

La suite tout de suite :D