Voilà la suite !

Merci à ceux qui auront laissé un commentaire sur le chapitre précédent :)

Chapitre 29

Edward est mort

Cela faisait maintenant plusieurs heures que je me trouvais dans la cuisine. Je regardais les plaques, n'y voyant… rien. Absolument rien. C'était étrange. Qu'est-ce que je faisais exactement ?

Je regardai autour de moi, cherchant l'homme que j'aimais plus que tout au monde, Edward. Il ne se trouvait pas ici. Je montai dans la chambre, à sa recherche et remarquai qu'il ne s'y trouvait pas, non plus.

-Edward, appelai-je ?

Pas très fort. Assez, néanmoins, pour qu'il m'entende sur un bon rayon. J'attendis une dizaine de secondes. Elles passèrent lentement, très lentement. Le silence me faisait écho et c'était une torture de ne pas entendre les pas d'Edward se rapprocher. Où pouvait-il bien se trouver ?

Je l'appelai une nouvelle fois, plus fort. Peut-être ne m'avait-il pas entendue ?! Mais rien. Je sortis de la maison, les vents glacés d'Alaska ne me provoquant pas même un frisson. C'était étrange, inhabituel. J'espèrai que j'allai m'y habituer. Ce n'était qu'une question de temps.

-Edward !

Cette fois, je hurlai. Que lui était-il arrivé ? Pourquoi ne me répondait-il pas ? S'était-il passé quelque chose ? Pourquoi ne m'avait-il pas prévenu, s'il s'en allait ? Pourquoi me laisser m'inquiéter ainsi ?

Le temps passait et je continuai à le chercher. J'avais peur. Peur pour trois raisons. La première était que je me trouvais être une cible facile. N'importe qui aurait pu m'attaquer en cet instant et personne ne pouvait me protéger. Certes, je n'aimai guère qu'Edward se mette en danger pour moi mais je devais cependant avouer que sa présence était réconfortante. Deuxième point, Edward était peut-être en danger et j'haïssais à même cette idée. Enfin, troisième point, certes ce n'était pas le plus sensé, et je refusais tout simplement d'y croire, mais ne pouvait cependant ne pas y penser. Et si Edward était partit une nouvelle fois, m'abandonnant ? Ces derniers temps, je n'étais pas d'une bonne compagnie. De plus, je représentai un danger non-négligeable.

Je m'effondrai à genoux dans la neige. Aucune larme ne coulait et c'était pour le moins déroutant. Le mal-être persistait. Il ne s'évacuait pas et je compris enfin ce qu'Edward voulait dire par : « Il nous est impossible d'oublier. » Comment était-il même possible de l'envisager, alors que nous ne pouvions nous soulager de la douleur ?

-Bella ?

Je relevai la tête, espérant voir mon Adonis. Que… Quil ? Que faisait-il ici ? Pourquoi en Alaska ?

-Tu vas bien, Bella ?

Je me relevai, refusant qu'il me voie dans un état pitoyable. De plus, Edward devait être quelque part pas loin. Il ne pouvait pas m'avoir quittée.

-Oui, très bien. Un petit coup de faiblesse. Que fais-tu ici ? Ca fait longtemps !

Quelque chose ne jouait pas. Quelque chose était étrange dans sa façon d'être. Son regard. Il était agressif. Mauvais.

-Ca fait longtemps, oui.

-Quil, que fais-tu ici ?

Il me regarda et je crus percevoir un sourire. S'il se transformait et essayait de me tuer, je n'avais aucune chance de m'en sortir. Il ne fallait même pas que j'essaye d'y penser. Il avait de l'expérience, j'étais nouvelle-née. Je n'avais aucune base au combat, hormis mon instinct si prévisible.

-Je suis venu venger Jacob.

Quoi ? Quoi ? QUOI ?

-Quil, qu'est-ce que… tu…

-Edward est mort, Bella. Je l'ai tué. A quelques kilomètres au nord se trouve un feu. Il est entrain de brûler les restes de ton monstre.

Je ne pris pas la peine de l'attaquer, bien que mon instinct me hurlait de le faire. Edward. Mort. Edward. Mort. Edward… Encore ces mots tournant dans ma tête. Encore. Encore. Encore. Je laissai Quil de côté, allant chercher ce maudit feu. Je tombai plusieurs fois, prise de violents sanglots. Edward. Mort… Non. Le feu. Il était là. Comme Quil l'avait dit. Les lieux étaient envahis par son odeur.

-Non, murmurai-je devant le feu, les mains sur la tête, avançant doucement contre les flammes.

Quil se trouvait derrière moi. Il me regardait avec mépris. Puis, il glissa à mon oreille :

-Je te souhaite de vivre longtemps, Isabella.

Il s'en alla, me laissant seule ainsi. Je ne comprenais plus rien. Un surplus d'information envahissait ma tête, s'entremêlant, s'entrechoquant. Je me retrouvais couchée au sol, pleurant des heures, des jours. Le feu était maintenant éteint. La neige tombait. Je me laissais ensevelir. A quoi bon bouger ? A quoi bon tenter de m'éloigner de ses cendres ?

-Edward…

Un murmure, encore. Que pouvais-je dire d'autre ? Je voulais qu'il me prenne dans ses bras. Je voulais qu'il me touche, ressentir sa présence. Puis, toute notre vie me passa sous les yeux. Notre premier baiser, notre première fois, ma première venue chez lui, la prairie, tout. Tout y passa. Et lui, avait-il eu la chance – ou la malchance – de revisionner tous ces moments si intimes de nos vies ? Je ne le saurai sans doute jamais. Jamais.

Après plusieurs jours passés ainsi, je me rendis compte qu'il serait si facile pour moi d'aller le rejoindre. Pourquoi n'y avais-je encore jamais pensé ? Comment avais-je pu oublier CA ? EUX ? Les Volturi ? Ils étaient sans doute ma seule chance de rejoindre mon aimé.

Mais comment aller en Italie ? Je n'avais pas un centime en poche et je n'avais aucune idée d'où je pouvais en trouver. De plus, il m'était impossible d'y aller en avion, je ne pensais pas pouvoir supporter l'odeur ennivrante du sang. Et... Oh et puis… Et puis tout était si confus, si difficile à décortiquer. Alors pourquoi s'embêter ? Pourquoi faire compliqué quand je pouvais faire simple ? Arrêter de penser. C'était la meilleure chose à faire. C'était cependant plus facile à dire qu'autre chose. Et puis… Oh, ma famille, mon Alice. Pourquoi leur infliger une telle souffrance ? Alice, ne voyait-elle pas ce qui se passait ici ? Ne s'inquiétait-elle pas de ne pas pouvoir joindre Edward au téléphone ?

Je me levai difficilement et marchai. Il fallait que je marche. Une heure, un jour. Il fallait que je retrouve Alice. Elle était gentille, Alice. Peut-être m'aiderait-elle à aller rejoindre Edward ?!

Devoir me séparer de ses cendres m'était insupportable. Mais c'était le mieux à faire. Dans quelque temps, je serais à Forks et quelqu'un accepterait bien de me faire rejoindre mon aimé, non ? Je voulais le rejoindre. Ce n'était qu'une question de temps.

Je souris en pensant le serrer dans mes bras d'ici quelques heures, quelques jours. Ou plutôt, vu à la vitesse à laquelle j'avançais, quelques semaines ou plusieurs mois. Cette idée me glaça le sang et j'accélérai l'allure. Vite, plus vite, toujours plus vite.

-Edward, je veux juste te retrouver. Pardonne-moi ce que je veux faire.

oOo

Je sentais presque le froid me rongeant la peau. Pourtant rien ne m'atteignait plus. Ni le froid, ni les balles d'une arme, seulement cette force qui me poussait à le rejoindre. Elle seule était mon alliée lorsque j'arrivais à Forks. J'arrêtai de courir. Je marchai lentement, me rapprochant toujours plus de la villa. Son nom hantait ma tête. Il était là, tout près de moi, je le savais. Je ne le voyais pas, c'est tout. Je ne le sentais pas, ne l'entendais pas. Et mon Dieu ce qu'il me manquait.

Je passai à l'extérieur de la ville. Non pas que je m'intéressai au fait qu'on me reconnaisse, c'était le dernier de mes problèmes, mais cela m'aurait fait faire un détour. Je ne voulais pas perdre de temps ainsi.

Je marchai jusqu'à la villa. Il n'y avait personne. Ils étaient tous sortis. Je ne savais pas si Carlisle était de garde à l'hôpital ou s'il était parti chasser. Mais encore une fois, quelle importance ?

Je restai debout sur les escaliers. Je ne bougeai plus, ne pleurai pas. J'attendais qu'ils reviennent, qu'ils m'achèvent…

Je ne remarquai rien lorsque tous revinrent de leur chasse. Leurs regards changèrent lorsqu'ils me virent ainsi dépravée. J'étais sale, les yeux dans le vide, ne les regardant pas. La détresse peinte sur mon visage.

Carlisle s'approcha de moi, accompagné par Jasper, préoccupé par mon état mental. Un nouveau-né pouvait être dangereux…

-Bella ? Que fais-tu ici ? Où est Edward ?

J'eus une sorte de frisson à l'entente de son nom. Je me repliai sur moi-même et me laissai tomber sur les marches, mes jambes ne me tenant plus. Carlisle me retint de justesse, bien que je n'aurai plus eu grand mal, maintenant, et me secoua quelque peu.

-Bella, que se passe-t-il ? Parle-moi !

Je le laissai faire ce qu'il voulait de mon corps. Le secouer, le gifler, ce n'était pas important. Esmée prit la relève, essayant de m'arracher un son alors que la panique l'envahissait.

-Bella, ma chérie parle-moi ! Que se passe-t-il ?

Puis à nouveau des sanglots. Edward. Edward. Edward. Edward. Son nom, son visage, son odeur. Lui. Edward. Tout m'était si fort. La peine ne s'estompait pas. Pas la moindre, la plus infime amélioration. Et je ne voulais pas. Je ne voulais pas aller mieux. Aller mieux était synonyme d'oublier. Non, jamais je ne voulais l'oublier. Même si, maintenant, ma vie allait être très courte. Je voulais mourir.

-Edward est… mort.

Bon, je sais, je suis folle et je commence à sérieusement vous inquiéter…

Edward? Mort? C'est possible, ça? Vous y croyez?

La suite dans le prochaine episode xD

Un ch'ti commentaire pour me faire part de vos envies de meurtre? *mouahahahahahahah*